LIA
une édition A'Orderic Vital, 1838-55, 5 vol. g'r. in-8°.
LEPR1NCE (Jean), frère de Mme Leprince de Beaumont, peintre, né à Metz en 1733, m. en 1781, fut élève de Boucher, dont il eut le bon esprit de ne pas imiter la manière. En 1764, il fut reçu à l’Académie de peinture. Il était bon coloriste, mais ses tableaux révèlent plus de pratique que d’inspiration. Leprince inventa, en 1769, l’art de la gravure sur cuivre à l’eau-forte.
LERMINIER (Jean-Louis-Eugène ), publiciste, né à Paris en 1803, m. en 1857, fut d'abord avocat, se fit connaître par une analyse des idées de Savigny Sur la possession en droit romain, 1827, et ouvrit, en 1828, un cours public , qu’il résuma dans un livre intitulé : Introduction générale à l’histoire du droit, Paris, 1829,in-8°. Il participait en même temps à la rédaction du journal le Globe , devenu l’organe des Saint-Simoniens. En 1831, on créa pour lui au Collège de France une chaire d’histoire des législations comparées. Ses cours, dont il posa les principes dans la Philosophie du droit , 1831, 2 vol. iu-8°, eurent, par leurs tendances très-libérales, un grand succès auprès de la jeunesse des écoles. Lerminier publia successivement : Lettres philosophiques écrites de Paris à un Berlinois , 1833, in-8°, qui avaient déjà paru en grande partie dans la Reçue des Deux-Mondes; De l'influence de la philosophie du xvme siècle sur la législation et la sociabilité du xixe, 1833, in-8°; Eludes d'histoire et de philosophie, 1834, 2 vol. in-8°; Au delà du Rhin, ou de l’Allemagne depuis j/me de Staël, 1834, 2 vol. in^°. En 1836, on commença d’entrevoir des modifications dans ses doctrines ( V. Du nouveau ministère, dans la Revue des Deux-Mondes, 1836; De l’assassinat politique, ibid. ; Six Ans, ibid.; Des théories et des affaires, — Polilique d'Aristote, ibid., 1837 , le Livre du peuple, Lettre sur la presse politique, et la polémique avec George Sand, ibid., 1838). Quand il eut accepté une place de maître des requêtes, les étudiants se tournèrent contre lui; deux fois l’émeute le chassa de sa chaire, et, depuis 1839, il ne sortit plus de la vie privée. Il coopéra à la fondation de deux recueils quotidiens, le Droit et le Bon Sens, rédigea pendant quelques années la chronique politique de la Revue de Paris, et, en 1849, entreprit les Tablettes européennes, revue qui n’eut ni mérite ni succès. Enfin, en 1848, il fut attaché à la rédaction de la partie littéraire du journal l'Assemblée nationale. B.
LERMONTOFF (Michaïl-Jurjevitch), poëte russe, né en 1811, d’une famille noble, tué en duel en 1841, était officier dans la garde impériale. Il a chanté avec vigueur et vérité les beautés de la nature sauvage et "grandiose du Caucase. Dans ses œuvres, publiées à Sl-Pétersbourg , 3e édit., 1852, on remarque surtout le Chant du tzar Ivan Wassiliévitch, le Jeune Tcherkesse, Ismail-Bey, et un roman en prose, le Roman de notre époque.
LEROY D’ÉTIOLLES (Jean-Jacques-Joseph), chirurgien, né à Paris en 1798, m. eu 1860, a été l’un des inventeurs de la lithotritie, et a imaginé divers instruments qu’elle emploie. On lui doit aussi le bourrelet à réseau élastique pour les enfants, le clysoir, divers engins de guerre, etc. V. Exposé des titres scientifiques de M. Leroy d’Etiolles, 1854.
LESLIE ( Charles -Robert) , peintre, né à Londres en 1794, m. en 1859, étudia sous Benjamin West et IV. Ailston, devint membre de l’Académie royale en 1825, et y professa de 1848 à 1851. Leslie a pris la plupart de ses sujets dans Shakespeare, Cervantes, Molière, Sterne, Fielding, Walter Scott, etc., et rendu avec un très-grand bonheur les pensées de ces auteurs. Nous citerons : Sancho Pança et la Duchesse, 1824; Don Quichotte dans la Sierra Morena , 1826; l'Oncle Toby et la veuve Wadman, 1831 ; Tristram Shandy retrouvant ses manuscrits, 1833; une scène des Joyeuses commères de Windsor , 1838 ; le Bourgeois gentilhomme faisant des armes avec sa servante, 1841; une scène du Malade imaginaire, 1843 ; Trissotin lisant son sonnet aux dames, 1845; la Lecture du testament de Roderick Random, 1846; F al staff jouant le rôle du roi, 1851; Sancho et le docteur Pedro Rezia, 1855. Il fit aussi de la peinture de genre, des portraits, des toiles historiques ( Jane Grey acceptant la couronne, le Pharisien et le Publicain, etc,), et quelques tableaux officiels, tels que la Reine recevant le sacrement à son couronnement, 1843, et le Baptême de la princesse royale, 1855. Il a publié son cours à l’Académie royale sous le titre de Manuel des jeunes peintres, 1853. B.
LESSON (René-Primevère), voyageur et naturaliste, né à llochefort en 1794, m. en 1849, entra, en 1809, à l’École de médecine navale de sa ville natale, fut reçu pharmacien de la marine en 1820, et prit la direction du jardin botanique. Attaché à l’équipage de la' Coquille, il fit de 1822 à 1825 le voyage autour du monde sous les
ordres de Duperrey, recueillit une foule d’animaux pour le Muséum d’histoire naturelle de Paris, et étudia la constitution géologique des côtes du Pérou , du Chili , des îles Malouines, et celle des montagnes Bleues en Australie. Après la Révolution de Juillet 1830, il devint pharmacien en chef de la marine à Rochefort, et, en 1833, membre correspondant de l’Académie des sciences. Il a laissé, entre autres ouvrages: Manuel de mammalogie , 1827, in-18; Manuel d’ornithologie, 1828, 2 vol. in-18; Complément des œuvres de Buffon, 1828 et suiv., 10 vol. in-8°; Voyage médical autour du monde, exécuté sur la corvette la Coquille,
1829, in-8° ; Histoire naturelle des oiseaux-mouches, 1829, in-8°; Voyage autour du monde sur la corvette la Coquille, Zoologie , 1830, 2 vol. in-4”; Histoire naturelle des colibris,
1830, in-8» ; les Trochilidées, 1832, in-8° ; Manuel d’histoire naturelle médicale ou de phormacographie, 1833, in-18; Histoire naturelle des oiseaux de paradis, des séricules et des épimaques, 1835, in-8° ; Mélanges littéraires et d’histoire naturelle, 1838; Histoire naturelle des zoophytes acalèphes, 1843, in-8°. Lesson a coopéré au Bulletin des sciences de Férussac, au Dictionnaire des sciences naturelles, au Dictionnaire classique d’histoire naturelle, etc.
LEURET (François), médecin, né à Nancy en 1797, m. en 1851, fut reçu docteur en 1826, alla exercer son art pendant quelque temps dans sa ville natale, revint à Paris en 1829 et, devint médecin de l’hospice de Bicêtre. Il a laissé : Sur les phénomènes qui se succèdent dans les organes digestifs pendant la digestion (avec Lassaigne), 1825, Mémoire couronné par l’Institut; Sur l’état du pouls chez les aliénés (avec Mitivié) , 1832; Fragments psychologiques, 1837 ; Anatomie comparée du système nerveux dans ses rapports avec l'intelligence, 1840, où il se montre l’antagoniste de Gall. Mais on doit principalement citer son ouvrage Sur le traitement moral de la folie. Ce fut lui qui établit à Bicêtre une école pour les aliénés, et le repas en commun au réfectoire.
LÉVEIL ( Jean -Arnould) , architecte, né à Paris en 1806, m. en 1866, fut élève de Huyot, remporta le grand prix de Rome en 1832, et fit, comme envoi de 4« année, une restauration du quartier du Forum romain, qui fut très-remarquée. A son retour de Rome, nommé inspecteur des travaux du Palais de justice de Paris, il abandonna bientôt cette place pour se livrer à ses goûts indépendants. Dessinateur très-habile et savant, il travaillait pour ses confrères , pour les peintres d’histoire et de genre, pour les peintres de décorations théâtrales, et pour la librairie pittoresque sérieuse. Il a fait plusieurs des plus beaux dessins des Édifices de Rome moderne de Letarouilly, plusieurs fonds de tableaux pour M. Gérôme, et des dessins d’antiquités dans V Univers pittoresque de MM. Didot. La plupart de ces travaux ne sont pas signés. Il a restitué, en collaboration avec M. Dezobry, un grand Plan de Rome antique, dans ses parties les plus intéressantes, pour l’ouvrage de Rome au siècle d'Auguste, avec une série de Vues pittoresques, restituées aussi, des principaux sites ou monuments de la même ville, à la même époque. Léveil avait le sentiment de l’Antiquité, et, aidé de son collaborateur, il a fait de cette petite collection une œuvre digue de l’attention des antiquaires et des savants. On lui doit encore un Vignole, traité élémentaire pratique d’architecture, ou Etudes des cinq ordres, gr. in-4°, 72 pl., en usage dans les Ecoles d'architecture.
LEVENS, ch.-l. de cant. (Alpes-Maritimes), arr. et au N. de Nice; 1,187 hab.
LEWIS (George Cornewall), homme politique et littérateur anglais, né en 1806, m. en 1863, fit ses études à Eton et à Oxford, fut reçu avocat en 1831, devint commissaire de la taxe des pauvres «n 1839, membre du Parlement et secrétaire du Bureau de contrôle en 1847, soussecrétaire au ministère de l’intérieur en 1848, secrétaire de la Trésorerie de 1850 à 1852, chancelier de l'échiquier de 1855 à 1858, et ministre de l’intérieur en 1859. Outre des traductions anglaises de l 'Histoire des Doriens et de l’ Histoire de la littérature grecque par Ot. Millier, de l 'Economie politique des Athéniens par Boeckh, il a laissé : Essai sur l’origine et la formation des langues romanes, 18.35, in-8°; Essai sur te gouvernement des colonies, 1841, in-8° ; Recherches sur la crédibilité des premiers temps de l'histoire romaine, 1855, 2 vol. in-8°.
LHÉRI.E. V. Brunswick, dans ce Supplément.
LIADIÈRES (Pierre-Charles), littérateur, né à Pau en 1792, m. en 1858, entra à l’École polytechnique en 1810, servit dans l'arme du génie pendant les campagnes de 1813 et de 1814, reprit du service en 1820, combattit parmi les insurgés de Juillet 1830, fut nommé officier d’ordonnance du roi Louis-Philippe, conseiller d’État en
LIN
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1846, et représenta la ville d’Orthez à la Chambre des députés de 1834 à 1848. Par ses œuvres dramatiques, il appartient à l’école demi-classique de C. Delavigne; le style en est correct, mais froid. Ce sont des tragédies de Conradin et Frédéric, 1820, de Jean sans Peur, 1821, de Jane Sliore, 1824, de Walstein, 1829, et les comédies de la Tour de Babel, 1845, et des Bâtons flottants, 1851.
LIARD (Joseph), ingénieur, né en 1747 à Rosièresaux-Saiines (Lorraine), m. en 1832, a construit le pont de Roanne sur la Loire, et le canal qui joint le Rhône au Rhin.
LIBAN (Eyalet du), gouv. général de l’Empire ottoman (Turquie d’Asie), créé en 1861. Entouré par ceux de Saïda et de Damas, il comprend la côte de la Syrie depuis le Nahr-el-Kébir au N. jusqu’à Saïda au S-, moins cette ville et celles de Beyrouth et de Tripoli; à l’E. il s’étend jusqu’au Liban,etauS.-E. jusqu’au Djebel-el-Scheickdans l’Anti-Liban, avec la ville de Zahlé. 11 est administré par un gouverneur chrétien , dépendant directement de la Porte, nommé pour trois ans, et assisté d’un medjilis ou conseil central de 12 membres représentant les diverses religions, Maronites, Grecs orthodoxes et catholiques, Musulmans , Druses, Métualis. La montagne est divisée en 6 arrond. administrés par un agent du gouverneur et un medjilis local; les arrond. en cantons, et Ies»cantons en communes, dont les habitants choisissent le sc’neick. Un corps de police mixte, recruté dans le pays, est chargé du maintien de l’ordre; la Porte a le droit de construire sur la route de Beyrouth à Damas, qui traverse le pays, un blockhaus pouvant contenir 300 soldats. C. P.
LICHTENSTEIN (Martin-Henri-Charles), naturaliste, né à Hambourg en 1780, m. en 1857, séjourna, à partir de 1802, comme précepteur et médecin, au cap de Bonne- Espérance, revint en Europe en 1806, et fut appelé en 1811, en qualité de professeur d’histoire naturelle, à l’Université de Berlin. Il publia ses Voyages dans le sud de l'Afrique, 1811 et 1832, 2 vol. gr. in-8°. Lichtenstein jouissait d’une grande renommée en Allemagne comme zoologiste.
LIEVEN (Dorothée de Benkendorff, princesse de), née, en 1784, d’une ancienne famille de Livonie, m. en 1857, fut élevée à S1 Pétersbourg- dans l 'Institution des filles nobles, sous le patronage de l’impératrice Marie, femme de Paul Ier, qui la maria, à seize ans , au ministre de la guerre, le comte de Liéven. Elle suivit son mari en 1810 à Berlin, où il avait été nommé' ministre de Russie, l’accompagna dans son ambassade en Angleterre, et y séjourna de 1812 à 1824. Pendant ces 12 années, les salons de la comtesse de Liéven furent les plus fréquentés de Londres, grâce à la vivacité de son intelligence et à l’impartialité de son caractère. C’était elle qui , en réalité, dirigeait l’ambassade. Les chefs des partis les plus opposés se donnaient rendez-vous chez elle, comme sur un terrain neutre où toutes les opinions pouvaient se produire. Le charme de sa conversation, la finesse et la solidité de son jugement , ont laissé des souvenirs ineffaçables. Elle retourna à SUPétersbourg, où son mari avait été rappelé peur être gouverneur de l’héritier présomptif, aujourd’hui l’empereur Alexandre 11. La perte subite de ses deux enfants la détermina à quitter la Russie pour résider en France ; elle reçut à Paris l’accueil le plus distingué. Dans ce pays d’adoption, qu’elle ahnait particulièrement, toutes les Révolutions l’ont respectée; tous les hommes remarquables se sont fait;iin honneur d’être admis dans son intimité. F — t.
LINARES, v. du Mexique (Nouveau-Léon), à 72 kil. E. de Monterey, près de la rive g. du Tigre; 1,200 liab. Evêché. Elève de bestiaux.
LINCOLN (Abraham), homme d’Etat américain, né dans le Kentucky en 1809, m. en 1865, fut d’abord charpentier, puis épicier à Salem, fit lui-même son éducation, et embrassa la profession d’avocat. Après avoir fait partie de la législature de l’Illinois, il siégea au Congrès des États-Unis de 1847 à 1849. Candidat des abolitionnistes pour la présidence, il fut élu en 1861, et aussitôt les Etats esclavagistes prirent les armes. La guerre qu’il soutint • avec énergie contre la sécession (F. États-Unis, dans ce Supplément ) tirait à sa fin, et il venait de recevoir une seconde fois la présidence, lorsqu’un acteur, Booth, l’assassina en plein théâtre, dans la loge présidentielle.
LINDLEY (John), botaniste anglais, né en 1799 à Catton, près de Nonvich, m. en 1865, professeur à l’Université de Londres depuis 1829, a publié : Digitalium monographia , 1821 ; Icônes plantarum spontè China nascentium , 1821 ; Collectane a botanica, 1821 ; Rosarum monographia, 1822; Introduction to the natural System of botany, 1830; Fossil Flora of Great-Britain, 1831-37, 3 vol. in-8°; Introduction to systemalical and physiological botany, 1832; La-
dies's botany, 3e édit., 1837, 2 vol.; Généra et species of Orcliideous plants, 1837-38; Sertum orcliideum, 1838 ; Tlieory of horticulture, 3e édit,, 1853; Flora medica, 1838; Pomologia Britannica , 1841, 3 vol. in-8°; The vegelable Kingdom, 3e édit., 1853, etc.
LINDPAINTNER (Pierre- Joseph), compositeur de musique, né en 1791 à Coblentz, m. en 1856, étudia sous Winter, fut en 1812 chef d’orchestre au théâtre de Munich, et, depuis 1819, maître de chapelle à Stuttgard , où il forma un des meilleurs orchestres de l’Allemagne. Compositeur facile et fécond, aux formes et aux combinaisons distinguées, il a laissé un grand nombre d’œuvres instrumentales, des opéras [le Vampire, la Génoise, les Vêpres siciliennes, etc.), un ballet de Joclco, divers morceaux de musique sacrée, oratorios, messes, psaumes, etc., et une instrumentation pour le Judas Machabée de Hændel. B.
LIOUViLLE (Félix-Sylvestre-J.-B.), avocat, né à Toul en 1803 , m. en 1860. Inscrit depuis 1829 au tableau des avocats de Paris, il a surtout plaidé au civil. Sa Science de jurisconsulte le plaçait au premier rang. 11 fut élu bâtonnier de l’ordre en 1856. Les discours qu’il a prononcés en cette qualité ont été publiés sous ce titre : Devoirs, honneurs , avantages , jouissances de la profession d’avocat, suivis des Eloges, donnés à cette profession, de Notices nécrologiques et de l'Eloge de M. Paillet, in-8°, Paris, 1857.
LIPRANDI ( Paul-Pétrovitcli), général russe, né en 1796, m. en 1864, servit sous les ordres de Woronzow de 1812 à 1815, et se distingua à la prise de Varsovie en 1831. Lors de la guerre d’Orient, en 1854, il commanda le corps d’armée qui bloqua Iialafat, et dut évacuer la Valachie; puis, envoyé en Crimée, il enleva les retranchements des Turcs à Balaklava, et fit éprouver de grandes pertes à la cavalerie anglaise. En 1855, il dirigea l’aile gauche des Russes à la bataille de la Tchernaïa.
LITTA (Pompeo, comte ), historien, né à Milan en 1781, m. en 1852, entra dans l’armée française en 1804, et rentra dans la vie civile en 1814. En 1848, le gouvernement insurrectionnel de Milan l’appela aux fonctions de ministre de la guerre et au commandement de la garde nationale. On a de lui un ouvrage imprimé avec un trèsgrand luxe : Famiglie célébré italiane, 1819-52, en 75 parties, contenant l’histoire de 75 familles nobles d’Italie. B.
LITTROW (Joseph-Jean de), astronome, né en 1781 à Bischoff-Teinitz (Bohême), m. en 1840, fut militaire en 1802, devint professeur d’astronomie à l’Université de Cracovie en 1807, et à celle de Kazan en 1810, directeur de l’observatoire d’Ofen en 1816, et, en 1819, de l’observatoire de Vienne, où il fit des cours très-suivis, enfin reçut en 1837 la direction du chemin de fer de Ferdinand. On a de lui, entre autres ouvrages : Astronomie théorique et pratique. Vienne, 1821-27, 3 vol. in-8°; Dioptrique, ibid. , 1830 ; Gnomonique, 1831 et 1838 ; Merveilles du ciel, Vienne, 4e édit., 1853, excellent traité d’astronomie populaire. — Son fils, Charles - Louis de Littrow, né à Kazan en 1811, directeur de l’observatoire de Vienne depuis 1840, a fait des Annales de cet établissement un recueil scientifique célèbre.
LIVOURNE (Prov. de), division du roy. d’Italie, ne comprend que la ville de Livourne , sa banlieue, et l’île d’Elbe, qui forment chacune un arrondissement. Superf., 325 kil. carrés; pop., 116,810 hab.
LLANQUIHUÊ (Province de), province du Chili, créée en 1861. Elle comprend la côte du Pacifique depuis le Rio- Bueno au N. jusqu’au canal de Chacao, qui la sépare de l’ile de Chiloé au S.; elle est bornée au S. par cette île et le golfe d’Ancud, à l’E. par la Cordillère, au N. par la province de Valdivia. On y voit plusieurs volcans, le Puyégué, l’Osorno, le Calbuco, et des lagunes intérieures, surtout celle de Llanquihué, qui s’écoule à l’Océan par le Maullin. Elle est divisée en trois départements : Llanquihué, Osnrno, Carelmapu. Le premier formait, avant 1861, une colonie agricole peuplée de 10,000 hab., la plupart Allemands; les deux autres dépendaient des provinces de Valdivia et de Chiloé. Le chef-lieu est Porl-Montl , au fond du golfe d’Ancud. C. P.
LOBECK (Chrétien-Auguste), philologue allemand, né à Naumbourg (Prusse) en 1781, m. en 1859, fut nommé recteur du lycée de Wittemberg en 1809, puis obtint en 1810 une chaire à l’Université de cette ville, et, en 1814, à Kœnigsberg, pour y professer la littérature ancienne. Outre un grand nombre d’écrits académiques, on a de lui : DU veterum adspectu corporum exanimium non prohibai, Wittemberg, 1802, in-4°; De sublimitate Tragœdiæ grœcœ propria, ibid., 1802, in-4°; De morte Bacchi, ibid., 1810, in-4°; Ajax Sophoclis commentario perpetuo illustratus, Leipzig, 1810 et 1835, in-8°; Phrynichi Eclogae no-
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