‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 814 sur 864 · LOY · texte numérisé non relu

LOY

minum alticorum, ibid. , 1820, in- 8°; Aglaopliamus, seu de theologiæ mysticœ Grœcorum causis , Kœnigsberg, 1829, 2 vol. in-H°, belle étude sur les mystères du culte grec, dans laquelle il a combattu la Symboliiiue de Creuzer; Paralipomenn Grammaticœ graecœ, Leipzig, 1837, 2 vol. in-8"; Pathnlogiœ sermonis grœci prolegomena, ibid., 1843, in-8°; Rhemnticon, sive verborum grœcorum et nominvm verbalium technologia, Kœnigsberg, 1848, in- 8°; Patkologiœ linguœ grœcœ elementa , ibid., 1853, in- 8°, etc.

LOCKHART ( John-Gibson) , littérateur anglais, né dans le comté de Lanark (Ecosse) en 1794, m. en 1854, abandonna le barreau pour les lettres , et débuta par des articles dans le Dlaclcwood Magazine, une traduction d'Anciennes ballades espagnoles, et une Vie de Cervantes. Puis, dans des Peters Letters to his kinsfolk, il donna une série de portraits satiriques, empruntés à la société d’Edimbourg, eu ils causèrent beaucoup d’émotion. Devenu le gendre de Walter Scott en 1820, il voulut s’exercer dans le roman comme cet illustre écrivain, et publia : Valerius, 1821, dont le sujet est tiré des premiers temps de l’Empire romain; Adam Blair, 1822, tableau de mœurs écossaises; Reginald Dation, 1823; et Matthew Wald, 1824. Depuis 1825, il eut à Londres la direction en chef de la Quarterly Review. On lui doit encore une Vie de Robert Burns, 1828, et une Vie de Waller Scott, 1838. B.

LODZ ou LOD.'I , v. de l’Empire russe (Pologne), gvt et à 120 kil. S. -O. de Varsovie, à peu de distance du chemin de Varsovie à Cracovie. Fabrique de cotonnades, de tissus de laine, et de toiles. On l’a surnommée le Manchester de la Pologne. Pop., ,31,564 hab. C. P.

LŒBELL (Jean-Guillaume), historien allemand, né à Berlin en 1788, m. en 1863, fut professeur à l’École militaire de Breslau, à l’École des Cadets de Berlin depuis 1823, et enfin à l’Université de Bonn de 1829 à 1853. Sans parler de l 'Histoire universelle de Becker, dont il donna, avec Woltmann et Menzel , une édition refondue, il a laissé ; Lettres d'un voyageur, Leipzig, 1837, in-8°, écrites à la suite d'une excursion en Belgique; Grégoire de Tours et son temps, ibid., 1839; Histoire universelle, 1846, dont il n’a paru qu’un volume ; Principes d’une méthode pour Ven seignement de l'histoire , ibid., 1847, in-8°.

LŒWENHIELM (le comte Gustave de), né en 1771, m. eu 1856, entra très-jeune comme cornette dans les gardes du corps de Gustave III , roi de Suède, et se trouva auprès de ce prince lorsqu’il fut assassiné en 1792. Pendant les années 1805 et 1806, il commanda l’avant-garde de l’armée suédoise en Poméi'anie. Durant la campagne de Finlande, où il était à la tête de l’arrière -garde, il fut blessé et fait prisonnier par les Russes, 1808. Échangé l’année suivante, il fut nommé chef des gardes du corps de Charles XIII , puis général , et gentilhomme de la chambre. Charles XIV le prit pour 1er adjudant , et lui donna le commandement en chef de la cavalerie. En 1813, Lœvenhielm fut attaché à l’état-major général de l’empereur Alexandre Pr. A partir de 1816, il entra dans la carrière diplomatique, fut envoyé à Vienne en qualité de ministre plénipotentiaire, et, depuis 1818 jusqu’à sa mort, remplit les mêmes fonctions à Pai-is. — Son frère, le comte Charles de Lœvenhielm, a signé, au nom de la Suède, les tx’aités de 1815. B.

LOGROSClNO (Nicolas), compositeur de musique, né à Naples vei's 1700, m. eu 1763, s’est particulièrement distingué dans le geux-e bouffe. On lui doit l’invention des finales. Depuis 1747, il fut professeur de contre-point au Conservatoire de Palcrme.

LONDE (Charles), médecin, né à Caen en 1798, m. en 1862, membre de l’Académie de médecine de Paris en 1825, présida la commission que le gouvernement fiançais envoya étudier le choléra en Russie et en Pologne. Il a été un des fondateurs des Archives générales de médecine. Indépendamment des ax ticles qu’il a foux-nis à dix ers recueils scientifiques, on lui doit : Gymnastique médicale, ou de l'exercice appliqué aux organes de l'homme, 1821, in-8° ; Nouveaux éléments d’hygiène, 2e édition, 1838, 2 vol. in-8°.

LONGCHAMPS (Px-omenade de). Vers le milieu du xvine siècle, la haute société de Pax-is prit l’habitude d’aller, pendant les trois derniers joux-s de la semaine sainte, faire une espèce de pèlerinage à l’abbaye de Longchamps. Comme cela devint une mode, on affectait de se montrer sur la route de Longchamps, qui devint alors la promenade la plus fréquentée et la plus mondaine, car la ville imitait la cour.

La promenade de Longchamps cessa en 1792; la Révolution sévissait, les classes riches émigraient, l’aristocratie de naissance ou de fortune était un titre de proscription, enfin la société polie n'existait plus à Paris. Cette éclipse

dura 4 ans. Six mois environ après l'installation du Directoii-e, gouvernement qui max-qua une ère de renaissance pour le luxe et le plaisir, la promenade de Longchamps recommença. En 1797, le monde élégant, ou autre, s’y porta avec une sorte de fureur ; on y vit pour la première fois les bockeis, cabriolets légers, invention d’un célèbx-e carrossier du jour, et les carriks, autre voiture du même genre, importation de la ville d'Irlande de ce nom. Au Longchamps de cette année, Franconi, célébrité du temps comme chef d’un spectacle équestre, se montra avec les artistes et les musiciens de son théâtre dans une vaste gondole qu’escox-tait, à cheval, toute la troupe dos écuyers. Longchamps était la nouvelle importante du jour; les feuilles publiques en rendaient compte dans les plus grands détails, et même on publiait des brochures descriptives de cette px-omenade avec les noms des dames les plus élégantes qui l’avaient ornée de leur présence. Alors Longchamps n'était plus Longchamps que de nom ; la promenade ne se prolongeait plus à travers le bois de Boulogne, où la pauvre abbaye était tombée sous le marteau de la bande noix-e; les dévots de la mode et du plaisir promenaient leur vanité et leur cui'iosité sur les boulevards intérieurs du noi'd, les Champs-Elysées, l’avenue de Neuilly, et n'allaient guère au delà de la porte Maillot, entrée du bois de ce côté. Les voitux-es se mettaient en files, l’une montante, l’autre descendante , de chaque côté de la chaussée, et des gendarmes à clieval, postés de place en place, empêchaient qu’aucune ne quittât son rang. Sous le premier Empire français et sous la Restauration, le milieu de la chaussée fut réservé aux équipages des pex-sonnes titx-ées, des ministres, et du cox-ps diplomatique. — A partir du Consulat, Longchamps commença de décliner un peu. Bien que la px-omenade duxât 3 jours, comme jadis, il n’y avait, suivant un tenue à la mode ou de la mode, qu’un seul beau jour, le second : un élégant ou une élégante poxxvait , sans se compromettre, ne point paraître au premier ni au troisième jour. Sous la Restauration, ainsi que sous le gouvernement de Juillet, il en fut de même. Mais, le beau jour, la foule était si considérable, que souvent la file commençait à la pox-te Sa nt-Denis pour finir à la porte Maillot. — Aujourd’hui Longchamps existe toujoux-s, mais avec moins d’originalité encoi’e, parce qu’il aune x-ivale perpétuelle, la promenade quotidienne de l’après-midi au bois de Boulogne. C. D — y.

LORRY (Anne-Charles), médecin, né à Crosne (Seiueet-Oise) en 1726, m. en 1783, élève de Ferrein et d’Astruc, fut protégé par les maréchaux de Nouilles et de Richelieu, et traita Louis XV dans plusieurs maladies. On a de lui : Essai sur les aliments, 1757, 2 vol. in-12; de Melancholiâ, 1765, 2 vol.; Tractatus de morbis cutaneis, 1777, in-4°, ouvrage que des médecins d’aujourd’hui mettent encore au-dessus de celui d’Alibert; de Morborum mutalionibus et conversionibus, publié par son neveu Halle, 1784. Lorry a aussi donné des éditions annotées des Aphorismes d'Hippocrate et de ceux de Sanctorius.

LOUBON (Charles-Joseph-Émile), peintre, né à Aix en 1809, m. en 1863, élève de Granet et de Roqueplan, directeur de l'école de dessin de Marseille depuis 1845, a cultivé le genre, l’histoire, et le paysag-e. Loubon a peint pour la Chambre de commerce de Max-seille les ports de Nantes, du Havre, de la Ciotat, et des Martigues.

LOUIS Ier, roi de Bavière de 1825 à 1848, était né en 1786, et succéda à son père Maximilien-Joseph. Son règne, commencé par l'abolition de la censure et par d'autres mesures libérales, trompa bientôt les espérances de la nation : l'influence donnée au clergé, les poursuites contre les protestants et les patriotes, les violations répétées de la Constitution, et enfin le ex édit accordé à une ex-danseuse, Lola Montés, qui fut créée comtesse de Lansfel 1 , provoquèrent un mécontentement devant lequel Louis dut céder à la suite de la révolxxtion française de 1818. Il abdiqua, et mena une vie privée jusqu’à sa mort en 1868. Ami des lettres et des axts, il avait publié des Poésies (3e édit., 1839, 4 vol.), un outrage en prose intitulé les Compagnons du Walhalla (1843), fait creuser le canal Louis qui joint le Danube au Mein, et bâti l’Odéon, le Palais-Royal, la porte de la Victoire, la Glyptothèque et la Pinacothèque de Munich, ainsi que le Walhalla de Ratisbonne. B.

LOVER (Samuel), peintre et poëte anglais, né à Dublin vers la fin du siècle dernier, m. en 1868, publia, sous les auspices de Thomas Mooi-e, des Légendes et contes irlandais (1820), oxxvi-age auquel il donna une suite en 1836. Ce sont les superstitions populaires de son pays qui en ont fourni les sxxjets ; tout est traité avec naïveté et un esprit plein de bonhomie. Les miniatures de Lover

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