DIV. IV. GUADALAXARA
DIV. VII. SIÉRIDA.
Nayarit.
Zaeatecas.
Aguas-Calientes.
Jalisco.
Autlan.
Cidima.
Coalcoman.
Tancitaro.
DIV. V. MONTERHY.
Cohahuila.
Mapimi.
Nuevo-Léon.
Matamoros.
Campêche.
Yucatan.
La Laguna.
Tabasco.
Chiapas.
DIV. VIII. culiacan.
Mazatlan.
Cinaloa.
Alamos.
Sonora.
Arizona.
Californ'e.
Pour la mar ne militaire, le territoire était partagé en trois préfectures maritimes : Vera-Cruz , pour les côtes du golfe du Mexique; Acapulco , pour les côtes du Sud-Pacifique; Mazatlan, pour les côtes du Nord-Pac.fique et du golfe de Californie. C. P.
MEYERBEER (Jacques ou Giocomo-Meyer Bhkr, dit), célèbre compos teur de musique, né à Berlin en 1794, m. en 1864. Pianiste très remarquable dès l’âge de neuf ans, il perfectionna ce talent sons la direction de Clementi, puis alla étudier la composition à Darmstadt auprès de l’abbé YoHer. Nommé, à 17 ans, compositeur de la cour de Hesse-Darmstadt, il avait déjà écrit beaucoup de musique religieuse, et un oratorio intitulé Dieu et la Nature , quand il aborda le théâtre à Mun’ch et à Vienne; ses premières pièces , la Fille de Jeplité, 1812, et Abimelech, 1813, écrites encore dans le style de l’oratorio, ayant eu peu de succès dans un monde où le prince de Metternich patronnait la musique italienne, il partit pour l’Italie, où l’audition des opéras de Rossini le conduisit à modifier sa manière II fit représenter, sur difi’érentes scènes ita- 1 ennes : Romilda e Costanza, 1817, Semiramide riconosciuta, 1819, Emma di Besburgo, et Margherita d'An/ia, 1820; l'EsuIe di Granata, 1822. Ces opéras prouvaie t la flexibilité du talent de l’auteur, qui était parvenu à s’assimiler le caractère des maîtres italiens. L’abandon du style national pour celui d’une école étrangère suscita en Allemagne des oppositions à Meyerbeer : dégageant des attaques de l’ignorance et de l’envie les critiques sérieuses et sincères que lui adressait son condisciple Weber, il essaya de conciber les traditions de l’art allemand avec le style italien, et donna, en 1821, Il Crociato, opéra qui réussit dans toute l’Europe. Il y donna la première preuve de son aptitude à exprimer, tout à la fois par les charmes de la mé odie et par les richesses de l’harmonie, les situations dramatiques. Mais la gloire du composbeur fut surtout fondée et se développa par les pièces qu’il fit jouer au Grand-Opéra de Paris : Robert le Diable, 1831 ; les Huguenots, 1836; le Prophète, 1849. Dans les intervalles qui séparèrent ces grandes œuvres, Me\erbeer, nommé directeur de la musique du roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV, composa des psaumes, de» cantates, des mélodies, des hymnes, des marches, des morceaux d’orchestre, un opéra allemand (le Camp de Silésie, 1844), qui fut reproduit avec changements et additions en 1847 sous le titre de Wielha, et mit en musique Struensée, (1846), drame posthume de son frère Michel Bi er. Il prouva de nouveau la flexibilité de son génie en écrivant, pour l’Opéra-Comique de Paris, deux autres pièces, l'Étoile du Nord, 1854, et le Pardon de Ploermel , 1859. Enfin, l’Opéra a recueilli l’héritage d’un dernier chefd'œuvre, l’Africaine, 1865, que son auteur n’a pu voir représenter. La musique de Meyerbeer offre une alliance intime de la mélodie et de l’harmonie, combinées d’nne façon merveilleuse pour rendre avec justesse toutes les situations dramatiques. Les inflexions du chant, le choix et le mélange des instruments, la coupe des morceaux, le rhythme, tout concourt à l’unité d’expression et d’effet. Une science prodigieuse, un art profondément calculé, s’ajoutent aux conceptions les plus fortes, aux inspirations les plus élevées. Pour l’auditeur, l'étonnement pré-
MIL
MIN
cède l’admiration : il faut entendre plusieurs fois de pareilles œuvres, si l’on veut en sentir toutes les beautés. Meyerbeer excelle à rendre les contrastes, à peindre les passions tumultueuses, à graduer l’intérêt; chez lui, la musique est étroitement attachée à la poésie, et le caractère mélodique en parfait accord avec l’esprit du texte. Parmi ses cantates, on distingue la Fête à la cour Je Ferrare , la Marche des archers bavarois, celles pour l’inauguration de la statue du grand Frédéric à Berlin et pour l’anniversaire de la naissance df Schiller, etc. Il a laissé, entre autres ouvrages manuscrits, des chœurs et intermèdes d’orchestre pour la tragédie des Euménides d’Eschyle. B.
MICHAUD (Louis-Gabriel), dit Michaud jeune, né à Bourg en-Bresse en 1772, m. en 1858, fut d’abord officier d’infanterie, quitta le service en 1797, et acheta un brevet d’imprimeur -libraire à Paris. Pendant le Consulat et le 1er Empire, il manifesta des opinions royalistes, et se fit, avec son frère l’historien, agent de Louis XVIII à Paris. Michaud est connu surtout par la publication de la Biographie universelle ancienne et moderne , 1811-1828, 52 vol. in-8°, rédigée par une société de gens de lettres; ouvrage augmenté d’un Supplément, 1834-54, 29 vol. in-8°. Beaucoup d’articles du Supplément sont empreints de l’esprit de parti réactionnaire. Il fut aussi l’éditeur de la Biographie des hommes vivants, ouvrage composé dans un sens de royalisme exclusif.
MICHEL (S1-), ch.-l. de canton (Savoie), arr. et à ldi. S.-E. de S'-Jean-de-Maurienne, sur la rive droite de l’Arc; 973 hab.
MICHEL (Marc-Antoine-Amédée), vaudevilliste, né à Marseille en 1812, m. en 1868. Il a écrit plus de cent pièces, dont le caractère est la bouffonnerie des situations et du langage. Telles sont : la Chanteuse des rues, 1840 ; un Tigre du Bengale, 1849 ; une Femme qui perd ses jarretières, 1851 ; le Chapeau de paille d'Italie , 1851 ; M"* de llontenf riche, 1856, etc,
MIGER (Simon-Charles), graveur, né à Nemours en 1736, m. en 1820, élève de Cochin, entra à l’Académie de peinture et de sculpture en 1778. Son œuvre se compose de 300 pièces environ. V. Bellier de La Chavignerie, Biographie et Catalogue de l’œuvre de Miger, 1856. Les ouvrages de Miger se distinguent par un dessin correct et une touche ferme.
MIGUEL (Don Marie-Evariste), 3e fils du roi de Portugal Jean VI, né à Lisbonne en 1802, m. en 1866. Dominé de bonne heure par les plus mauvais instincts, dépourvu d’instruction au point de ne savoir ni lire ni écrire à vingt ans, il fut poussé à la révolte par sa mère Chnr!otte-Joachime, fille du roi d’Espagne Ferdinand VII, et par le parti clérical et absolutiste. Deux fois coupable, 1821-22, il obtint deux fois son pardon par une apparence de repentir. Après l’assassinat du marquis de Loulé, conseiller de Jean VI, une troisième insurrection réussit en 1824 : mais les ambassadeurs étrangers exigèrent que le roi fût rétabli sur le trône, et Don Miguel dut se retirer à Vienne en Autriche. Il revint après la mort de son père, en 1826. L’héritier du trône, Don Pedro, satisfait de l’Empire du Brésil, abandonna le Portugal à Doua Maria, sa fille mineure ; Don Miguel accepta la tutelle de sa nièce ; mais, dès 1828, il renvoya les Cortès, contraignit la jeune reine de regagner le Brésil, et exerça la plus odieuse tyrannie. Des violences avant été commises sur des négociants français, l’amiral Roussin captura dans le Page la flotte portugaise en 1831, et imposa les réparations légitimes. En 1832, Don Pedro vint défendre les droits de sa fille, s’empara des Açores, puis d’Oporto, et, après avoir repoussé les attaques du maréchal français Bourmont, qui commandait les soldats de Don Miguel, fut reçu à Lisbonne. Attaqué aussi par les Anglais, qui détruisirent ses derniers vaisseaux au cap S'-Vincent, et par les troupes d’Isabelle II, reine d’Espagne, Don Miguel signa, en 1834, la capitulation d’Evora, par laquelle il s’engageait à ne plus reparaître en Portugal. Il alla vivre à Rome, dans le plus grand oubli. B.
MILL (James), historien et économiste anglais, né à Montrose en 1773, m. en 1836, exerça le ministère évangélique, puisse livra tout entier aux lettres. Collaborateur de la llevue d'Edimbourg et de l' Encyclopédie britannique, il a publié, en outre : Histoire de l'Inde anglaise, 1818, 5 vol. in-8°; Eléments d’économie politique, 1822, où l’on retrouve les principes de Bentham; Analyse des phénomènes de l'esprit humain, 1829.
MILLER (Hug-h), géologue anglais, né en 1802 à Cromarty (Écosse), m. en 1856, a publié : Scènes et Légendes du nord de l'Ecosse, 1835; le Vieux grès rouge, ou Nouvelle
promenade dans un vieux champ, 1841, manuel de géologie, où sont décrites de nouvelles espèces d’animaux fossiles; Premières impressions de l’ Angleterre et de son peuple, 3e édit., 1853; V Empreinte des pieds du Créateur, ouvrage qui contient, sur la Genèse et sur la constitution primitive du globe, des idées neuves que les récentes découvertes ont confirmées.
MILOCH OBRENOWITCH , prince de Servie, né en 1780, m. en 1860, fut d’abord gardeur de pourceaux, puis marchand de bestiaux. Lors de l’insurrection des Serbes en 1801, il combattit sous les ordres de Georges Czerny, et fut nommé voïvode. Quand l’autorité des Turcs eut été rétablie en 1813, il sut leur persuader qu’il se ralliait à leur cause; mais il releva le drapeau national en 1815. Les Turcs, taillés en pièces, reconnurent l’indépendance de la Servie, moins Belgrade, dont la citadelle leur restait, et à la condition d’un léger tribut. Le meurtre de Czerny, (1816) délivra Miloch d’un dangereux compétiteur, et servit trop bien ses intérêts pour qu’il échappât au soupçon de complicité. Miloch fut élu, en 1817, prince héréditaire de Servie; ce titre lui fut confirmé par une nouvelle élection en 1827, et par la Porte en 1830. Sans éducation, orgueilleux, insolent, despote et rapace, il devint odieux même à sa famille, et fut forcé, en 1839, d’abdiquer le pouvoir. Ses fils Milane et Michel, puis Alexandre Karageorgewitch, fils de Czerny, en héritèrent successivement. Les intrigues de Miloch pour se relever ne réussirent qu’en 1858 : l’Assemblée nationale de la Servie le rétablit, et la Porte y donna son consentement. Il porta toute son attention à doter la Servie de forces militaires régulières.
MINESOTA ou MINNESOTA , l’un des États-Unis de l’Amérique du Nord, entre le Wisconsin à l’E. , l’Iowa au S., le Dacotah à l'O., la Nouvelle-Bretagne et le lac Supérieur au N. ; 218,735 leil. car. ; 162,000 hab. Capitale, Saint-Paul. Il tire son nom de la rivière SUPierre, affluent du Mississipi, appelée par les Indiens Minesota (c.-à-d. rivière boueuse). Sol généralement fertile, couvert de forêts et d’herbages, arrosé par la Ste-Croix, le SVLouis, le Red-River, et le Mississipi Supérieur, et entrecoupé de lacs (lac Itasca, lac Rouge, lacs des Pluies, des Bois, etc.). — Le Minesota, anc. district des Mandanes, détaché du Wisconsin, du Michigan et de l’Iotva en 1848, fut organisé en Territoire en 1849, et en État en 1857. Ii a un gouverneur élu tous les deux ans, un Sénat de 21 membres élus poiir deux ans, et une Chambre de 42 représentants annuels. C. P.
MINISTÈRES. Supplément à l’auticle qui (est dans le corps du Dictionnaire.
Voici la dotation financière portée au budget de 1868 pour les divers Ministères, moins celui de la Maison de l’Empereur :
Ministère d’État, dépenses ordinaires. . . 3,042,400 fr.
Dépenses extraordinaires ” ”
Justice et cultes. — ordinaires 33,185,885
Pour les cultes. — ordinaires 48,3 74,386
— — extraordinaires.... 5,300,000
Total 89,902,671
Affaires étrangères. — ordinaires 12,933,200
— — extraordinaires.. 5,300,000
Total 18,233,200
Intérieur. — ordinaires 57,997,815
— — extraordinaires.. 4,808,000
Total 62,805,815
Finances. — ordinaires 776,596,o41
— — extraordinaires. 5,525,000
Total 782,121,541
Guerre. — ordinaires 362,833,238
— — extraordinaires 26,707,201
Total 389,540,439
Marine et colonies. — ordinaires 148,051,482
— — extraordinaires... 15,200,000
Total 163,251,482
MIT