‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 829 sur 864 · PEC · texte numérisé non relu

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l'ancienne école de peinture flamande, trad. en français, Gand, 1841, in-8°; l'Art chrétien en Espagne, en aliéna., Leipzig, 1853, in-8°; Raphaël d'Urbin et son père Giovanni Santi, 1839, trad. en français, Paris, 1860, 2 vol. in-8»; le Peintre-Graveur, contenant l’histoire de la gravure sur bois, sur métal et au burin jusque vers la fin du XVIe siècle, l’histoire du nielle, etc., Leipzig, 1860, 2 vol. in-4°. B.

PASTA (Judith), cantatrice, née en 1798 près de Corne, d’une famille israélite, m. en 1865, étudia au Conservatoire de Milan, et, après avoir joué sur des théâtres secondaires, vint en 1816 se faire entendre à Paris, où elle eut peu de succès. Mais, à la suite de nouvelles études, elle y reparut avec éclat en 1821, et, jusqu’en 1827, ne remporta que des triomphes. Quand elle revint en 1834, sa voix était altérée. M“e Pasta s’identifiait merveilleusement avec les personnages qu’elle devait représenter, et donnait à ses accents quelque chose de profond et de pénétrant. Tancrède, Roméo, Otello, Nina, Camille, Médée, furent ses meilleures pièces. Ce fut pour elle que Bellini écrivit la Somnambule et Norma, et Pacini sa Niobé. B.

PASTORET (Amédée-David, marquis de), né à Paris en 1791 , m. en 1857, fit ses études au lycée Napoléon, alla à Rome, en 1809, en qualité de secrétaire général au ministère de l’intérieur du gouvernement provisoire, devint intendant de la Russie-Blanche en 1812, administrateur des pays conquis en Allemagne en 1813 , puis souspréfet de Corbeil et de Châlons-sur-Marne, maître des requêtes en 1814 , commissaire du roi au sceau de France en 1817, gentilhomme de la chambre en 1820, conseiller d’État en 1824, colonel de la 7e légion de la garde nationale de Paris en 1826, se démit de tous ses emplois à la Révolution de 1830, fut plus tard l’un des conseillers intimes du comte de Chambord et l’administrateur de ses biens en France, rompit avec les Bourbons en 1852, et accepta de l’empereur Napoléon III une place de ténateur. Il était membre de l’Institut (Académie des Beaux- Arts) depuis 1823. On a de lui, outre des Mémoires dans le Recueil de cette compagnie : les Troubadours, poème en 4 chants, 1813; Politique de Henri IV, 1815; les Normands en Italie, poème en 4 chants, 1818; le Duc de Berry, 1820; le Duc de Guise à Naples, 1824; Elégies, 1825 ; la Chute de l'Empire grec, 1828; Raoul de Pellevë , roman, 1834; Érard du Châtelet, 1836, etc. B.

PATANIA (Joseph), peintre, né à Palerme en 1780, m. en 1852. Doué d’une imagination féconde et brillante, il traita tous les genres , histoire sacrée et profane, compositions anaeréontiques, paysage, portrait, miniature , etc. Parmi ses grands tableaux , on cite un Christ flagellé, un St Vincent, l’Adoration des Mages, Françoise de Rimini, Vénus et Adonis, l’Espérance embrassant l’Amour. Il composa aussi une suite de dessins dont les sujets sont tirés du Télémaque de Fénelon. B.

PAXTON (Joseph), architecte et horticulteur anglais, né en 1803 à Milton-Bryant (Bedford), m. en 1865, fut occupé comme jardinier-paysagiste par les ducs de Somerset et de Devonshire. La magnifique serre du château de Chatsworth avait déjà fondé sa réputation, lorsqu’il construisit, en 1851, pour l’exposition universelle de l’industrie à Londres, le fameux Palais de cristal, qui depuis, enlevé pièce à pièce de Hyde-Park, et reconstruit avec remaniements à Sydenham, est devenu un musée universel des sciences et des arts. Plus tard, il vint en France, où il bâtit, pour le baron de Rothschild, le ehâtean de Ferrières. Depuis 1854, il fut député de Coventry à la Chambre des communes. On lui doit un Traité pratique de la culture du dahlia, 1838; un petit Dictionnaire de botanique (avec Lindley), 1840; un Almanach du fermier, etc. B.

PAYER (Jean-Baptiste), botaniste, né en 1818 à Asfeld (Ardennes), m. en 1860, étudia simultanément le droit et les sciences, fut reçu, en 1840, agrégé de Faculté, passa une année à Rennes en qualité de professeur de géologie et de minéralogie, revint à Pai'is pour enseigner la botanique à l’École normale supérieure et suppléer M. de Mirbel à la Sorbonne, devint, après la Révolution de 1848, chef de cabinet au ministère des affaires étrangères, et fit partie de l’Assemblée constituante comme député des Ardennes. On lui donna, en 1852, la chaire d’organographie végétale à la Sorbonne; il y réunit plus tard celle d’anatomie et de physiologie végétale, et entra, en 1854, dans la section de botanique à l’Académie des sciences. 11 a publié le Cours élémentaire d’histoire naturelle d’Adanson, 1845, 2 vol. in-18, et ses Familles naturelles des plantes, 1847, in-18. Entre autres ouvrages originaux, on lui doit un Traité d’organogénie végétale comparée et une Botanique cryptogamique.

PECLET ( Jean-Claude-Eugène), physicien, né à Be-

sançon en 1793, m. en 1857. Élève de l’École normale, il en sortit en 1815, et fut nommé professeur de physique et de chimie au collège de Marseille. Là, il eut l’idée, le premier peut-être en France, de créer un de ces cours municipaux si heureusement multipliés depuis, où les ouvriers viennent se familiariser avec les procédés scientifiques, et demander à la théorie des conseils pour se diriger dans la pratique des ateliers. On le nomma, en 1819, maître de conférences à l’Ecole normale de Paris. En 1828 et 1829, il contribua, avec MM. Dumas et Olivier, à fonder l’École centrale des arts et manufactures, où il a enseigné pendant près de trente ans. Il devint inspecteur de l’Académie de Paris en 1838, et inspecteur général de l’Université en 1840. On lui doit : Traité élémentaire de physique, 4e édit., 1847, 2 vol. in-8° et atlas; Traité de l'éclairage, 1827; Traité de la chaleur considérée dans ses applications, 3e édit., 1860, 3 vol. gr. in-8°, fig.

PEDRO V (Don), roi de Portugal, né à Lisbonne en 1837, m. le 11 nov. 1861. Fils de la reine dona Maria 11, il lui succéda le 15 nov. 1853. Pendant sa minorité, il fit un voyage dans les principales contrées de l’Europe, prit les rênes du gouvernement le 15 sept. 1855, et régna en souverain constitutionnel. En 1861 , la fièvre jaune ravageant Lisbonne, le jeune roi voulut partager les dangers de sa capitale, afin de la pouvoir mieux secourir, et succomba à une fièvre maligne, qui l’enleva en deux jours. Un de ses frères lui a succédé sous le nom de Louis Ier.

PELET (Jean-Jacques-Germain, baron), illustre général et écrivain militaire, né à Toulouse, en 1777, m. en 1858, adopta avec ardeur les principes de la Révolution. En 1800, on l’envoya dans le corps du génie, à l’armée d’Italie. Devenu aide-de-camp du maréchal Masséna, il fit avec lui les campagnes de Naples , 1806, de Pologne, 1807, et d’Autriche, 1809. Envoyé à l’armée du Portugal, en 1810, à la grande-armée qui envahit la Russie, en 1812, commandant à Dresde en 1813, il protégea, après la bataille de Leipzig, la retraite de l’armée française. En 1815, il reparut sur les champs de bataille de Fleurus , de Charleroi et de Waterloo. Mis à la demi-solde par la 2® Restauration , il vivait trèsretiré , en s’occupant d’études historiques , lorsque Gouvion-Saint-Cyr, ministre de la guerre, le nomma membre du comité de défense du royaume, en 1818, place qu’il perdit en 1821. Après la Révolution de juillet 1830, il fut nommé, la même année, commandant de l’École d’étatmajor, puis général de division, et directeur du dépôt de la guerre. Ses compatriotes lui donnèrent, l’année suivante, le mandat de député; il vota presque toujours avec l’opposition, et demanda l'abrogation de la loi qui proscrivait la famille Bonaparte. Le roi l’éleva à la pairie en 1837; il devint, en 1841, membre du comité d’état-major, et fut mis à la retraite, pour limite d’âge, en 1845 ; mais comme on ne voulait pas se priver de ses lumières, le ministre le maintint à la tête du dépôt de la guerre. En 1850, il fut élu à l’Assemblée législative par le département de l’Ariége; en 1851, choisi par Louis-Napoléon comme un des membres de la commission consultative; en 1852, créé sénateur; en 1855, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, par le même décret qui augmentait le nombre des membres de cette Académie. C’est sous la direction du général Pelet que la belle carte de France, dite du dépôt de la guerre, a été entreprise, ainsi que la grande carte de Morée. Ses ouvrages personnels sont : Mémoires sur la guerre de 1809 en Allemagne, Paris, 1824-26, 4 vol. in- 8° ; Principales opérations de la campagne de 1813, dans le journal le Spectateur militaire, dont il fut un des fondateurs ; Introduction aux campagnes de l’empereur Napoléon en 1805, 1806, 1807 et 1809, 3 vol. in-8°; les Fortifications de Paris, 1841, in-8°; enfin l’édition de l’ouvrage du général de Vault, intitulé : Mémoires relatifs à la succession d’ Espagne, sous Louis XIV, Paris, irnpr. royale, 1835-48, 7 vol. in-4° et atlas in-fol.

PÉLISSIER (Jean-Jacques-Amable) , maréchal de France, né à Maromme (Seine-Inférieure) en 1792, m. en 1864, entra, en 1814, au Prytanée militaire de La Flèche, puis passa à l’École de Saint-Cyr, d’où il sortit sous-lieutenant dans l’artillerie de la maison du Roi. Pendant les Cent-Jours, il fut envoyé à l’armée d’obeervation du Rhin, et, après la 2e Restauration, à la légion de la Seine- Inférieure. En 1819 il entra au corps d’état-major, fit son apprentissage dans divers régiments, et n’obtint qu’en 1828 le grade de capitaine dans ce corps. Pélissier, alors qu'il n’était que lieutenant, avait fait avec distinction les campagnes d’Espagne, 1823, et de Morée, 1828-29. Lors de l’expédition d'Alger, 1830, placé à l’état-major général de l’armée, il gagna le grade de chef de bataillon dès les

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