PE
PER
premières opérations contre les Arabes. Rappelé en F rance peu après , il obtint, en 1840, d’être renvoyé en Algérie. Employé dans la province d’Oran, il ne cessa d’y guerroyer pendant quinze ans, y gagna le grade de lieutenantcolonel, et, en 1842, celui de colonel. Il sut faire aux Arabes cette guerre de ruse et d’activité qui seule réussit contre eux, et devint un de leurs plus terribles adversaires. De 1841 à 1844 il prit part aux expéditions les plus difficiles du général Bugeaud, jusques et y compris la bataille d’Isly. En 1846, fait général de brigade et commandant de la division d’Oran, il fut promu, en 1850, général de division, en restant dans la même province, qu’il ne quitta que par occasion, pour faire l’intérimat de gouverneur général de la colonie. Chargé , en 1852, de l’expédition contre Laghouat, il s’empara de la ville après une vive résistance des Arabes. Appelé au commandement du 1er corps de l’armée d’Orient, il arriva au siège de Sébastopol en janvier 1855. Trois mois après, le général Canrobert, commandant en chef, ayant donné sa démission, Pélissier le remplaça, du choix de l’Empereur, et, le 8 septembre suivant, prit d’assaut la ville, qui fit une savante et terrible défense. Cette victoire lui valut le bâton de maréchal et le titre de duc de Malakoff. Pélissier, rentré en France, reçut l’ambassade de Londres. Lors de la guerre d'Italie, 1859, l’Empereur le chargea d’organiser à Nancy une armée pour observer l’Allemagne, et au besoin la contenir. Après la paix de Villafranca, 1859, il devint grand-chancelier de la Légion d’honneur, puis, en 1860, gouverneur général de l’Algérie, où il mourut le 22 mai 1864. C. D— y.
PELOUZE (Théophile-Jules), chimiste, né à Valognes en 1807, m. en 1867, fut élève en pharmacie à La Fère, vint en 1827 à Paris, où il se lia avec Gay-Lussac, et fut chargé, en 1830, du cours de chimie créé par la municipalité de Lille. C’est de cette époque que datent ses premières recherches sur la composition et les propriétés du sucre indigène. Ou le rappela bientôt à Paris pour suppléer Gay-Lussac à l’Ecole polytechnique. En 1836, il fit un voyage en Allemagne, et y découvrit, eu collaboration avec Liebig, l'acide œnanthique , qui donne aux vins leur bouquet. Admis à l’Académie des sciences en 1837, il suppléa Thénard au Collège de France, remplaça Dumas à l’Ecole polytechnique, et obtint enfin la chaire de Thénard, qu’il occupa jusqu’en 1851. Essayeur à la Monnaie dès 1833, il y devint vérificateur des essais, et, en 1848, président de la commission des monnaies. 11 a fait insérer de nombreux travaux dans les Comptes rendus de l’Académie des sciences et dans les Annales de physique et de chimie ; on remarque ceux sur le dosage du cuivre, sur le dosage des nitrates et particulièrement du salpêtre, sur l’acide butyrique et sur la butyrine, sur la dévitrification du verre, sur le pyroxyle ou coton-poudre. Son principal ouvrage est un Traité de chimie (avec Frémy), 1853-56, 6 vol. in-8°.
PENAUD (Charles), marin français, né en 1800, m. en 1864, entra au service dès l’âge de 14 ans. Commandant de la station navale du Sénégal en 1851, il explora les bords de la Casamance. Directeur du cabinet au ministère de la guerre et contre-amiral en 1853, il commanda l’escadre de réserve en Orient en 1854. L’année suivante, à la tête de l’escadre de la Baltique, il prit part aux opérations anglo-françaises contre Sveaborg et les ports de la Finlande. En 1858, on le nomma membre du Conseil d’amirauté et vice-amiral. B.
PENDJAB. Après sa soumission par les Anglais, en 1849, le Pendjab forma une province de la Présidence de Calcutta, administrée par un lieutenant-gouverneur dépendant du gouverneur général des Indes, et comprenant non-seulement le Pendjab proprement dit, le pays des cinq rivières entre l’Indus et le Sutledge, mais encore quelques districts voisins que les Anglais y avaient réunis à l’O. du premier de. ces fleuves et à l’E. du second. Il avait 240,712 kil. carr., et 14,629,125 hab., la plupart seikhs et zélés musulmans. La haine qui les animait contre les Hindous, et l’habileté dugouverneur, sir John Lawrence, firent peut-être le salut de l’Inde anglaise en 1857 (F. Inde, au Supplément). Aussi, quand la révolte fut à peu près étouffée, que le gouvernement de la péninsule passa directement à la Couronne, et que l’on répartit plus également les divisions territoriales, on érigea le Pendjab en Présidence spéciale (lerjanv. 1859); Lahore en est la capitale. C. P.
PENEY (Alfred), voyageur français, était depuis 15 ans médecin du Soudan à Khartoum, quand il entreprit de découvrir les sources du Nil. Il partit de Khartoum ennov. 1860, et, après avoir exploré au-dessus de Gondo-
Koro les cataractes deGarbo et de Makedo, s’avança jusqu’à environ 2° 30' au N. de l’équateur, faisant connaître beaucoup de sources qui, dans ces contrées, alimentent le Nil. Il fut emporté par la fièvre paludéenue en juillet 1861. Le journal de son voyage a été envoyé en France. C. P.
PENRHYN (Iles). V. plus loin Polynésie américaine.
PERDONNET (Albert-Auguste), ingénieur, né à en 1801, m. en 1857. Entré à l’Ecole polytechnique en 1821, il en sortit l’année suivante pour se faire ingénieur civil. Il dirigea le matériel du chemin de fer de Versailles (rive droite), devint directeur de l’Ecole centrale des arts et métiers de Paris, et fit des cours gratuits pour les ouvriers, à l’Association polytechnique, l’erdonnet a beaucoup écrit sur son art, et en vulgarisateur; il a fourni un grand nombre d’articles au Journal de l'industrie et au Dictionnaire de l'industrie, et publié, entre autres ouvrages : Voyage métallurgique en Angleterre , avec MM. Elie de Beaumont et Dufrénoy, 1827, et 2e édit. 1837-39, 2 vol. in-8°; Mémoires métallurgiques, 1830, in-8° ; Portefeuille de l’ingénieur des chemins de fer, 1843, 3 vol. in-8° et atlas; Nouveau portefeuille des chemins de fer, 1859 et suiv. ; Traité élémentaire des chemins de fer, 1855-56, 2 vol. in-8°; Notices générales sur les chemins de fer , 1859, in-12; Cours professés à l’Ecole centrale.
PERLET (Adrien) , acteur comique , né à Marseille en 1795, m. en 1850 , joua d’abord sur le théâtre de Bruxelles, fut appelé à Paris en 1819, et débuta avec un grand succès au Gymnase dans le rôle de Rigaudin de la Maison en loterie. Plus tard, il créa des rôles importants dans le Parrain, Michel et Christine, l’Artiste, le Comédien d’Elampes, etc. C’était un comédien plein de finesse et d’art, qui excellait surtout dans les travestissements. Il renonça de bonne heure au théâtre, et publia en 1848 un écrit sur V Influence de la comédie sur les mœurs.
PERNOT (Alexandre-François), peintre, né en 1793, à Vassy (Haute-Marne), m. en 1865, élève de Y. Bertin, fut professeur des pages de la maison de Charles X. Il a traité le paysage historique avec largeur. Parmi ses tableaux, on remarque les Fossés de Vincennes en 1815, Marius à Carthage, la Chapelle de Guillaume Tell, la Vallée de Domrémy , le Château d'Abbotsford, le lac Lomond, la Cathédrale de Strasbourg, l’Incendie de la cathédrale de Chartres , le vieux Paris, les Ruines de Pierrefonds, etc. II publia aussi, sous le titre de Voyages, un grand nombre de sites de France, d’Ecosse, d’Allemagne et de Suisse.
PERSE (Royaume de). En 1860, la Perse s’est fait céder par le Bélouteliistan le Kouhistan et l’O. du Mekran jusqu’à la riv. de Poulira. En 1865, elle a vaincu lesTurcomans, et étendu sou territoire au N. jusqu’au golfe Balkan de la mer Caspienne et jusqu’à Mérou dans les terres. Le royaume est actuellement divisé en 19 provinces, subdivisées en districts :
Provinces.
Au Nord
Chefs-lieux.
Aderbaïdjan
Ghilan
Mazendéran
Tabaristan
Asterabad
Au centre
Tauris ou Tébriz.
Recht.
Sari.
Demawend.
Asterabad.
Irak-Adjémi
Koum
Ispahan
Kaschan
Yezd
A l’Ouest :
Téhéran.
Koum.
Ispahan.
Kaschan .
Yezd.
Kourdistan persan Kirmanchahan . . . , Khousistan
Hamadan.
Kirmanchah.
Chouster.
Au Sud :
Fars ou Farsistan
Kerman
Kouhistan ou Béloutchistan
persan
Bender-Abassi
Chiraz.
Sirdjan ou Keiman,
Pouhra.
Bender-Abassi.
A l’Est :
Kouhistan persan. .
Khoraçan
Bihrdjan,
Mesched.
PERSIANI (Fanny Tacchinakdi, dame), cantatrice.