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mées en Allemagne; celle qui est intitulée la Dernière pensée de Weber est de lui, et non de Weber. Il fut aussi un excellent chef d’orchestre. B.

RENAUD (Charles), sculpteur, né à Spoix (Côte-d’Or), en 1765, m. en , est auteur, avec Beauvallet, des

trois beaux bas-reliefs du piédestal de la colonne Vendôme, à Paris, sur les faces du N., de l’E. et de l’O., d’après les dessins de Zix. Il a exécuté douze bas-reliefs de la spirale du fût de la colonne, d’après les dessins de Bergeret.

RENDU (Ambroise-Marie-Modeste),néà Paris en 1778, m. en 1860, élève de l'École polytechnique sous le Directoire, en fut exclu pour avoir refusé le serment de haine à la royauté. Il écrivit dans le Mercure de France. Lors de la création de l’Université impériale, en 1808, il en devint un des inspecteurs généraux, et travailla surtout à l’organisation du personnel. En 1817, il fut nommé membre du Conseil royal de l’instruction publique, où il s’occupa beaucoup de l’instruction primaire. 11 prit sa retraite en 1850. On lui doit: Système de l’ Université de France, 1816, in-8°; Essai sur l’instruction publique, et particulièrement sur l’instruction primaire, 1819, 3 vol. in-8°; Traité de morale, 1834, in-12 ; De l' association en général, et spécialement de l'association charitable des Frères des écoles chrétiennes, 1839, in-8° ; De l’instruction secondaire, et spécialement des écoles secondaires ecclésiastiques, 1841, in-8°; Code universitaire, 3e édition, 1846, in-8°; De l’Université de France et de sa juridiction, 1847, in-12; traduction des Psaumes, avec notes et réflexions, Paris, 1858, 3 vol. in-8°.

RENÉE (Amédée), littérateur, né à Caen en 1807, m. en 1859, commença par être professeur libre, puis vint à Paris près d’Augustin Thierry, qui le prit pour secrétaire. Après avoir essayé de se faire connaître par un recueil de vers intitulé : Heures de poésie, 1841 , in-18, il rencontra mieux sa vocation en écrivant pour l’Encyclopédie des gens du monde les biographies de Cromwell, Henri IV, Louis XIV, Napoléon Ier. Ces travaux furent remarqués, et lui valurent d’être attaché, de 1835 à 1840, à la rédaction de l'Institut historique et de la Revue de Paris, puis, en 1842, au Constitutionnel. Dans ce même temps, Sismondi étant mort avant d’avoir pu terminer les deux derniers vol. de son Histoire des Français, les éditeurs confièrent à Renée l’achèvement du 29e vol., et la composition du 30e, qu’il donna en 1843. Nommé bibliothécaire du palais de Meudon en 1847, il conçut l’idée d’un ouvrage sur les Princes militaires de la maison de France. C’est une suite de nombreuses et fort intéressantes biographies, qui ne parurent qu’en 1848 , gr. in-8°. En 1853 , il avait été appelé au secrétariat du grand maréchal du palais , mais sans renoncer à ses travaux littéraires; ainsi il donna: Histoire de cent ans (1750-1850), traduite de l’italien, de Cantu, Paris, 1852-53,4 vol. in-12, avec ‘des additions; les Nièces de Mazarin, Paris, 1856, 3e édit., gr. in-8°; 5e édit., 1858, in-8°, et gr. in-8°, peinture de moeurs et de caractères du xvil® siècle, ouvrage intéressant, bien étudié, habilement composé, et qui obtint beaucoup de succès. En 1857, Renée, député du Calvados au Corps législatif, fut appelé à la direction politique du journal le Constitutionnel; mais, toujours fidèle à ses études, il donna, en 1858, Madame de Montmorency , in-8°, ouvrage dans le genre des Nièces de Mazarin, puis Louis XVI et sa cour, in-8°, ouvrage qui est le 30e vol. de l'Histoire de Sismondi, révisé avec de nouveaux documents. Enfin, en 1859, il publia la Grande Italienne (Mathilde de Toscane), in-8°. C. D— y.

RETIIEL (Alfred), peintre allemand, né à Aix-la-Chapelle en 1816, m. en 1862, fit d’abord partie de l’école de Dusseldorf, et fonda rapidement sa réputation par d’importants tableaux, tels que V Etablissement du christianisme dans les Gaules, Daniel dans la fosse aux lions, S1 Martin partageant son manteau, Némésis poursuivant un meurtrier, et Gustave- Adolphe retrouvé sur le champ de bataille de Lutzen. L’hostilité que lui témoignaient les autres peintres le détermina à se retirer, en 1841, à Francfort, où il se plaça sous les auspices de Philippe Veit. Bientôt il obtint parconcours la décoration à fresque de la grande salle du Conseil à Aix-la-Chapelle, où il peignit un grand nombre de scènes empruntées à la vie de Charlemagne. En dehors de cette série, il représenta encore un Charles le Gros au milieu des peuples, l’Ouverture du tombeau de Charles le Gros par Othon III, le Concile de Francfort, la Réconciliation d’Othon Ier avec son frère Henri, un portrait de Charles- Quint, etc. Partout on reconnaît l’indépendance de la méthode, la facilité et la grandeur de la composition, l’énergie de la touche. Dans ses dernières années, Rethel r ésida à

Rome, occupé de représenter, dans une suite de dessins la campagne d’Aunibal en Italie. B.

REYNAUD (Jean ), philosophe et publiciste, né à Lyon en 1806, m. en 1863, fut élève de l’Ecole polytechnique, en sortit ingénieur des mines en 1824, se mit, en 1830, dans la communauté des Saint-Simoniens; puis, en 1836, entreprit, avec Pierre Leroux, une Encyclopédie nouvelle, ouvrage qui a été abandonné à moitié, environ, et qui devait avoir 12 ou 15 vol. gr. in-8. Reynaud en a tiré l’article Druidisme, qu’il republia à part sous le titre de Considérations sur l'esprit de la Gaule , 1847, in-8°, et dont les doctrines ont été réfutées par M. Th.-Henri Martin dans son Appendice au livre de la Vie future, 1858, br. in-12. En 1836, il donna un traité de Minéralogie à l’usage des gens du monde, in-18. A la Révolution de 1848, Reynaud se démit de ses fonctions d’ingénieur, fut député à l’Assemblée constituante par le département de la Moselle, et devint, au ministère de l’instruction publique, président du comité des hautes études. Dans l’Assemblée, il vota avec la partie démocratique modérée, mais résigna son mandat après l’élection du prince Louis-Napoléon à la présidence de la République. Quatre ans après, il publia Terre et Ciel, Paris, 1854, gr. in-8", ouvrage de philosophie religieuse, et son principal titre littéraire. L’idée fondamentale est la continuité de la vie humaine à travers des épreuves successives, par la transmigration des âmes, d’astre en astre, dans des corps d’espèces différentes. Il y a beaucoup de mysticisme, de métaphysique, de rêverie dans cet ouvrage, et une tendance prononcée à vouloir rapprocher la théologie et la philosophie; c’est, eu somme, une amélioration du système de la métempsycose, épuré sous les influences du spiritualisme chrétien, mais ce n’est que cela. Terre et Ciel a été réfuté par divers écrivains, entre autres par Th.-Henri Martin, dans la Vie future suivant la Foi et suivant la Raison, Paris, 1858, in-12. C. D — Y.

RHAT (Oasis de). V. plus haut Ghat.

RICHARDSON (James), voyageur anglais, né en 1806 dans le comté de Lincoln, m. en 1851. Voulant explorer l’Afrique centrale, il chercha d’abord à y pénétrer par le Maroc ; mais l’exiguïté de ses ressources ne lui permit pas de sortir de ce pays. En 1845, il partit de Tripoli, visita Ghadamès et Ghat, et opéra son retour par le Fezzan. En 1850, il parcourut le royaume d’Asben et le Damerghou ; il mourut avant d’atteindre le lac Tchad. Les relations de ses voyages ont été publiées.

richaudson (John), naturaliste écossais, né en 1787 à Dumfries, m. en 1865, entra dans la marine royale eD qualité de chirurgien, assista au siège de Copenhague en 1807, servit ensuite au Canada, accompagna J. Franklin dans ses voyages de découvertes au pôle Nord en 1819 et 1825, fut nommé médecin de la flotte en 1838, et inspecteur des hôpitaux en 1840. On a de lui : Fauna borealiamericana, 1829, in-4° ; Zoologie de l’expédition du capitaine Beechey, 1839, etc.

RICHOMME (Joseph-Théodore), graveur, né en 1785, m. en 1849, étudia le dessin sous Régnault, remporta, en 1806, le grand prix de gravure, et fit à Rome une étude toute particulière des œuvres de Raphaël , à la reproduction desquelles il consacra la plus grande partie de sa vie. Il devint membre de l’Institut en 1826. On a de lui : la Vierge de Loretle, 1813 ; Adam et Eve, 1814 ; la Sle Famille, le Triomphe de Galatée, 1820-22; la Vierge au livre, d’après Raphaël, et un portrait de ce peintre, 1840 ; Neptune et A mphilrite, 1817, d’après Jules Romain; Thétis portant les armes d’Achille, Daphnis et Chloé, et un portrait du général Bonaparte, d’après Gérard ; Andromaque et Pyrrhus, d’après Guérin, 1824; Henri IV et ses enfants, et François Ie1 recevant les derniers soupirs de Léonard de Vinci, d’après M. Ingres.

RICHTER ( Otton- Frédéric ) , voyageur russe, né en Livonie en 1792, d’une famille allemande, m. en 1816. En 1815, il visita la vallée du Nil jusqu’à Ibrim, Jérusalem, la Galilée, le Liban, Damas et le Haouran ; la partie la plus neuve de ce voyage fut une excursion à Palmyre, et la route d’Alep à Latakiéh. De là il se rendit dans l’ile de Chypre, dont il visita plusieurs points, et aborda au port d’Alaïa, sur la côte de l’anc. Pampliylie , avec l’intention de regagner Constantinople à travers l’Asie Mineure. En 1816, il visita la Pamphylie, le Taurus central, et il parcourait la vallée du Méandre, lorsqu’une maladie le força de revenir à Smyrne, où il mourut. La relation de son voyage fut écrite par G. Evers sous ce titre : Excursions dans le Levant, d’O.-F. Richter, d'après ses journaux et ses lettres, Berlin, 1822 (en allemand). Cette relation, quoique intéressante, ne renferme malheureusement que des ébauches, auxquelles manquent les développements nécessaires sur des sujets d’érudition. C. P.

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