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TACCA ou TAKKA, pays du Soudan égyptien, entre I et au S. par le désert de Nubie, à l’O. par l’Atbara, à l’E. 15°-16° 30’ lat. N., et 33°-34° 30' long. E., borné au N. | par le Barka; arrosé vers le centre par le Gasch ou Mareb,
TAR
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d’où le nom de province de Gascli qu’on lui donne quelquefois. Pays généralement plat, fertilisé par des irrigations dérivées du Gaseh, et produisant abondamment du doura, du sésame et du coton. Les habitants, appelés Hallenga , sont des Abyssins. Ils étaient indépendants avant 1821 ; alors ils ont été soumis par Méhémet-Ali, pacha d’Egypte, La capitale est Kassela ou Kassalali; les autres villes sont : Gos-Radjeh, Fillik et Mitkenab au N., Sabterat au S. C. P.
TAGANT, pays du Sahara, entre 17° 10'-19° 20' lat. N. et 12° 40' -14° 50' long. O. Les montagnes renferment du fer et du quartz; on trouve, dans les plaines, des palmiers, un peu de blé et d’orge. Les principaux villages sont ; Tijika, Raschid et Kasr-el-Barka. Les habitants appartiennent aux tribus maures des Kountah, des Tajakant, des Douaich, et commercent au S. avec Balcel, dont ils ne sont éloignés que de 6 jours de marche, à l’E. avec Tombouktou, au N.-O., par l’Adrar, avec le Maroc. C. P.
TALCA (Province de), division politique du Chili, au centre; entre celles de Colchagua au N., de Maule au S., l’océan Pacifique à l’O-, et les Andes à l’E. ; 7,785 kil. carrés; 79,439 hab. Ch.-l., Talca. Vins, tabacs, grains. C. P.
TALFOURD (Thomas Noon-), auteur dramatique anglais, né à Reading en 1795, m. en 1854, publia dés 1811 un recueil intitulé Poems on various subjects, se fit recevoir avocat en 1821, acquit un certain renom au barreau de Londres, fut député par sa ville natale aux Communes en 1835 et eu 1839, devint juge du Banc de la reine en 1849, et mourut sergeant at law à Stafford. Collaborateur du New-Monthly Magazine et de la Revue d’ Edimbourg, il essaya de relever l’Angleterre de sa décadence dramatique, et d’y introniser la tragédie classique. Les pièces qu’il composa dans ce dessein, et particulièrement Ion, imité d’Euripide, 183fi, eurent du retentissement. Il a laissé, en outre, une Vie de Charles Lamb, et des récits de voyages sous le titre de Vacation rambles and thoughts, 1845, un Essai critique sur le théâtre grec, une Vie d’Anne Radcliffe, etc.
TANCITARO, v. du Mexique, à 117 kil. S. -O. de Valladolid; 2,000 hab. Ch.-l. d'un département de même nom (division de Guadalaxara), qui a été formé du S. -O. de l’anc. Etat de Mechoacan ; entre les dép. de Mechoacan au N. et à l’E., de Coalcoman au S., et de Colima à l’O. Nombreuses forêts; mines d’or et d’argent; eaux thermales; soufrières, surtout au S., où est le volcan de Jorullo.
TANGA, v. de l’Afrique orientale (côte de Zanguebar), dépend de l’Ousambara, et est située sur l’océan Indien, par 5° 5' lat. S., et 36° 45' long. E. Commerce de métaux travaillés, fruits, esclaves, ivoire; 5,000 hab. C. P.
TANGANYIKA (Lac), appelé par les Arabes Ujiji ou ünyamezi, dans l’Afrique centro-orientale, découvert en 1858 par Speke et Burton, à environ 280 lieues de la côte de Zanguebar, entre 3°-8° lat. S., et 26° 30'-27° 20' long. E. Il a la forme d’un ovale très-allongé , plus large au S. qu’au N., et ayant à peu près dans son milieu 50 kil. de largeur. Il est à 562 mètres au-dessus du niveau de la mer; il ne parait recevoir que trois rivières, au S. le Marungu, à l’E. le Malagarazi, au N. le Rusuzi, qui semble venir d’une haute chaîne demi-circulaire de 2,000 mètres, appelée monts de la Lune. On trouve sur la rive orientale les villes de Kabogo et de Kawélé, sur la rive occidentale celles de Kassengé dans une île du même nom, et d’Uvira au N. C. P.
TANINGES, ch.-l. de canton (Haute-Savoie), arr. et à 12 kil. N.-E. de Bonneville; 1,140 hab.
TARDY DE MONTRAVEt. (Louis-François), marin et géographe, né en 1811 à Vincennes, m. en 1864, fut chargé des observations astronomiques et de l’hydrographie dans le voyage de Dumont-d’Urville sur l'Astrolabe et la Zélée, 1837-40, puis explora de 1842 à 1845 les côtes septentrionales du Brésil et le cours de l’Amazone jusqu’à 200 lieues de son embouchure, voyages qu'il publia sous le titre d’ Instructions sur les côtes de la Guyane, Instructions sur la côte septentrionale du Brésil et le fleuve des Amazones, 2 vol. et atlas. Dans une autre croisière sur la Constantine (1853-1856), il prit possession, au nom de la France, de la Nouvelle-Calédonie, et explora les parages dangereux de l’Océanie centrale et du N.-E. de l’Asie, voyage dont il publia les résultats en 1857, sous le titre à’ Instructions sur la Nouvelle-Calédonie, les mers du Japon et la mer d’Ckhotsk. Gouverneur de la Guyane française de 1859 à 1864, il ne put résister aux influences du climat, et revint en France, où il mourut. C. P.
TARIJA (Département de), division politique de la Bolivie, dans le S.; entre ceux de Potosiàl’O., de Chuquisaca
au N., de Santa-Cruz à l’E., et la Confédération Argentine au S.; arrosé par le cours supérieur du Pilcomajo et du Vermejo; récolte de quinquina; quelques mines d’argent et de cuivre. Ch.-l., Tarifa. Il est divisé en 3 districts : Tarija, Salinas, Concepcion. Pop., 88,900 hab., sans compter 40 à 50,000 Indiens insoumis. C. P.
TARNOW (Fanny), femme de lettres allemande, née en 1783 àGustrow (Mecklembourg-Schwérin), m. en 1862, a laissé, outre des traductions de romans français et anglais, un grand nombre d’écrits qui annoncent une femme prématurément désabusée des illusions de la jeunesse, et qu’on a réunis sous les titres de Choix des écrits de Fanny Tarnow (Leipzig, 1830, 15 vol.), et de Recueil de contes (ibid. , 1840-42, 4 vol.). On lui attribue le roman intitulé Deux ans à St-Pétersbourg (ibid., 1833), où se trouve une peinture intéressante de la Russie vers la fin du règne d’Alexandre Ier.
TASCHER DE LA PAGERIE (Madame), mère de l’impératrice Joséphine, la première femme de Napoléon 1er. Née aux Trois-Ilets (Martinique), en 1736, m. en 1807 dans la même île, elle épousa en 1761 le comte Tasclier de La Pagerie. Son nom de famille était Rose-Claire Desvergers DE SANNOIS.
TASCO, v. du Mexique, ch.-l. du département d’Iturbide, à 110 kil. S.-O. de Mexico, près de la rive dr. de la Zacatula.
TCHADDA, rivière de l’Afrique centrale, appelée aussi Bé-noué (la mère des eaux), formée dans l’Adamawa par la réunion de deux grands cours d’eau, le Kebbi venant de l’E., le Faro du S., qui se réunissent au-dessus d’Yola. La Tchadda, presque aussi considérable que le Niger, coule jusqu'à Yola du N.-E. au S.-O., entre 8°-10o lat. N., et depuis les confins orientaux de l’Adamawa jusqu’à son confluent avec le Niger, entre 12°-4° 20' long. E. C. P.
TCHEMKENT, v. de l’Empire russe (Sibérie occid.), ch.-l. du Territoire de Turkestan (F. ce mot au Suppl.), par 44° lat. N. et 66° 30' long. E., à l’E. du Silioun et à 1,300 kil. S.-E. d’Orenbourg, 250 N.-O. de Khokand, 500 N.-E. de Boukhara, et 700 N.-E. de Khiva; 12,000 hab. Entourée d’un fossé et d’un mur très-haut ; citadelle sur une éminence en dehors de la ville. Elle a été prise par les Russes en 1864 sur le khan de Khokand. C. P .
TCH1TA , v. de la Sibérie orientale, sur la rivière de Tchita, près de son confi. avec l’Ingoda, ch.-l. du Territoire du Transbaïkal; 1,800 hab. C. P.
TCHOUI, fleuve de l’Asie centrale, naît dans les monts Moustagh , ramification occidentale du Thian-Ghan , et coule d’abord du S. au N. jusqu’à la pointe occidentale du lac Issi-Koul; il n’est séparé du lac que par une plaine de 5 à 6 kil. inclinée doucement vers l’E., disposition dont on a profité à une époque inconnue pour le faire communiquer avec le lac par un canal appelé Koutemalda. A partir de cet endroit, le Tchoui coule du S.-E. au N.-O. jusqu’aux lacs unis Saumal-Koul et Télékoul, où il se perd. II arrose le N. de la nouvelle province du Turkestan russe. ' C. P.
TÉBOURSOUK. V., plus loin, Tjboursek.
TEDJOURA, v. de l’Afrique orientale, sur le golfe de son nom , à peu de distance au S. du détroit de Bab-el- Mandeb, par 11° 46' 35'' lat. N. et 40° 40' 15" long. E. ; résidence du scheik des Adaïl et des Débének , tribus des Danakil et musulmans fanatiques. Export, de peaux, fruits, dattes, par les ports de Zeila, Berberah, Aden et Moka. — Le golfe sur lequel elle est située, forme un enfoncement profond du golfe d’Aden, entre les côtes des Danakil au N. et du Somal au S. ; il est commandé à son entrée par l’ile Mosha, que les Anglais ont occupée en 1858. C. P.
TEGOBORSKI (Louis de), économiste russe, né en 1793 à Varsovie, m. en 1857, employé à la haute Cour du royaume de Pologne, puis à la Chambre des domaines de l’État, auditeur au conseil d’Etat en 1818, maître des requêtes en 1822, consul général de Russie à Dantzig en 1828, ministre plénipotentiaire à Paris en 1834, chargé ensuite des négociations à Vienne, où il résida 12 ans, prit place au conseil d’État de l’Empire en 1848, entra plus tard dans le Conseil privé, et siégea au département de l’Économie politique. On a de lui, entre autres écrits : De l’instruction publique en Autriche, Paris, 1841, in-8°; Des finances et du crédit public de l’ Autriche, ibid., 1843, 2 vol. in-8°; Coup d'œil sur le commerce de l'Autriche, en allem., Vienne, 1844, in-8°; Etudes sur les forces productives de la Russie, Paris, 1852-54, 4 vol. in-8°; Essai sur les conséquences éventuelles de la découverte des gites aurifères en Californie et en Australie , ibid., 1853, in-8°, etc.
TENORE (Michel) , botaniste, né à Naples en 1781,
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m. en 1861, fit des cours publics, obtint une chaireà l’Université, et fut chargé par le gouvernement d'établir un Jardin des plantes, qui est devenu l’un des premiers de l’Europe. Il a publié : Traité de Phytognosie, 1803-1808, 8 vol. ; Flore napolitaine, 5 vol. in-fol.; Flore particulière de la province de Naples, 1824; Recherches sur les propriétés médicales des végétaux du royaume de Naples ; Flore médicale universelle, etc.
TEPOSCOLULA, v. du Mexique, ch.-l. d’un département de son nom, dans la division militaire de Puebla, par 17°20' lat. N. et 99° 50' long. O.; 4,500 hab. Fabr. de toiles de coton. — Le département, formé du N. -O. de l’anc. Etat d'Oajaca, est situé entre ceux de Puebla au N., d’Oajaca à l’E. et au S., de Guerrero à l’O. Mûriers, cacao, cochenille, sucre.
TÉRAMO (Province de), division administrative du Royaume d’Italie, qui a remplacé, en 1864, l’anc. Abruzze Ultérieure /re; bornée par celles d’Ascoli air N., d’Aquila à l’O., de Chiéti au S., et l’Adriatique à l’E.; elle renferme, vers le centre, l’une des plus hautes cimes de l’Apennin, le Gran-Sasso d’Italia (Monte-Corno), et est arrosée par le Vomano. Beaucoup de bestiaux et de pâturages; 3,324 kil. carrés; 230,061 hab. Deux arrondissements: Téramo, ch.-l. de la province, et Civita-di-Penne. C’est le S. de lanc. Picénum. C. P.
TERCEIRA (Comte de Vili.aflob, duc de), général et homme d’Etat portugais, né en 1790, m. en 1860. Entré fort jeune au service, il parvint, pendant les guerres contre Napoléon Ier, au grade d’officier d’état-major, et passa, en 1826, colonel, puis brigadier. Il prêta serment de fidélité à la charte de don Pedro, reconnut dona Maria, la fille de ce prince, comme reine de Portugal, et, nommé major général, battit et expulsa le marquis de Chaves, partisan de don Miguel. Le grade de maréchal fut sa récompense; mais il ne lui fut pas confirmé par don Miguel devenu régent, et, devant les menaces du parti réactionnaire, il dut s’enfuir en 1828. Depuis cette époque jusqu’à la capitulation d’Evora (1834), qui mit fin à la domination de don Miguel, il joua un rôle important dans toutes les entreprises de l’armée constitutionnelle contre les troupes royales. C’est avant l’expédition des Algarves, dont il était le chef, que don Pedro lui conféra le titre de duc de Terceira. Placé, en 1836, à la tête du ministère, il en fut bientôt renversé par les démocrates. Revenu au pouvoir en 1842, il ne put encore s’y maintenir. Lors de l’insurrection démocratique de 1846, la reine l’envoya rétablir l’ordre à Oporto. Fait prisonnier par les insurgés, il ne fut rendu à la liberté que par le triomphe des chartistes, et rentra au ministère ; mais voyant que son influence n’était pas prépondérante, il donna sa démission, et refusa désormais le pouvoir. B.
TÉREK (Territoire du), division administrative de l’Empire russe (lieutenance de la Caucasie), formée en 1863 du S. du gouvernement de Stavropol ; borné au N. par ce gouvernement, dont il est séparé par le Térek, à l’O. par le Territoire du Kouban, au S. par les gouvernements de Koutaïs et de Tiflis, à l’E. par le Daghestan et la Caspienne. Le Sud renferme les plus hautes cimes du Caucase, l’Elbrouz et le Karbeck ; le N. forme de belles vallées arrosées par le Térek et ses affluents, et renferme de beaux pâturages. Ce Territoire, qui correspond aux anciennes provinces de grande et de petite Kabardah, aux pays des Ossètes et des Tchetchenzes, est partagé entre les trois divisions militaires du Centre, de l’Ouest, de l’Est, et en pays des Cosaques du Térek au N. ; ceuxci (anc. Cosaques du Caucase) forment un corps d’armée de 21,000 h., divisés en 10 régiments. Sup., 49,000 kil. carrés; pop. 393,000 hab., dont 112,000 chrétiens, les autres musulmans. Ch.-l., VladiltawUas. C. P.
TERQUEM (Olry), mathématicien, né à Metz en 1782, d’une famille juive, m. en 1862, entra en 1801 à l’École polytechnique, y fut quelque temps répétiteur, obtint en 1804 la chaire de mathématiques spéciales au lycée de Mayence, devint professeur à l’École d’artillerie de la même ville en 1811, et bibliothécaire du Dépôt central d’artillerie à Paris en 1814. On a de lui : Manuel d’algèbre, 1827; Manuel de géométrie, 1828; Manuel de mécanique, 1828; Exercices de mathématiques élémentaires, 1842; divers travaux dans le Journal des mathématiques de Liouville. Depuis 1841, il publia, avec Gérono, les Nouvelles Annales de mathématiques, recueil auquel il joignit en 1855 un Bulletin d’histoire, de biographie et de bibliographie mathématiques.
TESSAOUA, v. de l'Afrique centrale (Soudan), par 13° 42' 30'' lat. N. et 5° 55' 20" long. E., entourée d’un fossé et de palissades; environ 10,000 hab. Capitale d’un
petit Etat du même nom, entre ceux de Sokoto au S. et à l’O., de Bornou à l’E., et les Touaregs au N. C. P.
THACKERAY (William-Makepeace), romancier anglais, né en 1811 à Calcutta, m. en 1864, était fils d’un employé au service civil de la Compagnie des Indes, et fut élevé en Angleterre. Son père ayant été ruiné, il demanda des ressources à la littérature. Les essais critiques, nouvelles, esquisses de mœurs, qu’il fit insérer dans les recueils périodiques, ont été réunis sous le titre de Mélanges, 1855-56, 2 vol. ; on y trouve déjà la sagacité d’observation, la vivacité d’esprit, la gaieté railleuse, la netteté de style, qui devaient caractériser ses meilleures productions. Thackeray joignait souvent des caricatures à ses œuvres : ce fut ainsi qu’il publia dans le journal satirique le Punch, dont il fut longtemps le principal rédacteur, la série d’articles qui a formé le Livre des Snobs. A cette première manière se rapporte aussi le Diamant des Hoggarty. Thackeray cultiva ensuite avec le plus grand succès le roman proprement dit, et donna successivement: la Foire aux vanités, 1847; Pendennis , 1850; Histoire d'Henry Esmond, 1852; les Newcomes, 1853; les Souvenirs de Barry, 1856. Il fit aussi des lectures publiques en Angleterre et aux États-Unis; on les a recueillies sous le titre de : les Humoristes anglais du xixe siècle, 1851. Ses meilleurs romans ont été traduits en français. B.
THALWEG, mot allemand signifiant chemin de la vallée, et souvent employé en français comme terme géographique, pour désigner la ligne du plus fort courant d’un fleuve ou d’une rivière, la direction qu’un objet flottant, abandonné à lui-même, reçoit pour arriver le plus rapidement au fond de la vallée, ou, comme on dit, à vau-l’eau. Le thalweg n’est pas le lit de la rivière proprement dit, puisque, dans beaucoup de cours d’eau, il est sujet à se déplacer, et même à se dessécher en partie.
THARGÈLIES, fête athénienne, en l’honneur d’Apollon et de Diane considérés comme les auteurs de tous les fruits de la terre. On la célébrait au mois de Thargélion , d’où lui venait son nom , et l’on y sacrifiait des victimes humaines , deux hommes, ou un homme et une femme.
THARGELION , onzième mois de l’année athénienne. Il répondait à notre mois d’avril.
THEBA1DE (Province romaine de), démembrée de l’Égypte propre à une époque incertaine, mais assurément avant Dioclétien, puisque l’on cite un président de la Tliébaïde en 253. Il faut probablement en rapporter la création à Septime-Sévère, dont la politique ombrageuse avait déjà démembré des gouvernements qu’iljugeait trop vastes, comme la Thrace et la Bretagne. Elle avait pourmétropole Antinœ, et fut rangée au i Ve siècle dans le diocèse d’Egypte, la préfecture et l’Empire d’Orient. Elle comprenait toute la Haute-Egypte. C. P.
THENARD (Louis-Jacques), chimiste, né à la Loupliére, près Nogent-sur-Seine (Aube), en 1777, m. en 1857, devint professeur à l’Ecole polytechnique et au Collège de France, membre de l’Institut en 1810, et vice-président du Conseil supérieur de l’Instruction publique. Charles X le créa baron; le département de l’Yonne l’envoya à la Chambre des députés, où il siégea de 1828 à 1832 ; le roi Louis- Philippe le fit pair de France en 1832, et, en 1842, chancelier de l’Université. Comme professeur, Thénard a rendu d’immenses services à l’enseignement de la chimie ; successeur de Fourcroy, dont il fut d’abord l’élève et le préparateur, il a contribué, plus que tout autre, à populariser le goût des sciences physiques, et à multiplier les applications de la chimie à l’industrie et aux beaux-arts. Son Traité élémentaire de chimie théorique ou pratique a eu 6 éditions, et a été traduitdans toutes les langues. Ses travaux de laboratoire ont été nombreux, et il a écrit, depuis 1800, tin grand nombre de Mémoires, disséminés dans les Annales de chimie (lre sériel, les Annales de chimie et de physique (2e et 3e séries), les Mémoires de l'Académie des Sciences, les Mémoires de la Société d'Arcueil, etc. Ses recherches faites en commun avec Gay-Lussac ont paru en 1811, en 2 vol. in-8°, sous le nom de Recherches physicochimiques. C’est dans ce magnifique ouvrage que furent publiées les curieuses recherches des deux savants sur le bore, l’extraction du potassium et du sodium, la nature du chlore, des acides fluorique et fluoborique, l’analyse élémentaire des matières organiques, etc. Seul, Thénard a publié d’intéressants travaux sur les éthers, l’acide sébacique, le dosage de l’acide carbonique de l’air, etc. Plus tard, il découvrit l’Eau oxygénée ou Peroxyde d'hydrogène , qui est devenu le point de départ de toutes ces singulières actions réunies sous le nom de Phénomènes de contact, dont il agrandit encore le cadre par sa belle étude du Polysulfure d'hydrogène, et par les recherches qui lui furent communes
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avec Dulong Sur la propriété dont jouissent certains corps de favoriser la combinaison des fluides élastiques. Dans les derniers temps de sa vie, il revint sur cette question, et, le 27 août 185-5, il communiquait à l’Académie des Sciences un résumé des expériences entreprises par lui et son fils, Paul Thénard, Sur les corps dont la décomposition s'opère sous l’influence de la force qui a été appelée forcis catalytique. Dans l’ordre des applications industrielles, Thénard est l’inventeur (en commun avec lîoard) d'un procédé ingénieux pour la fabrication de la céruse, de la méthode encore suivie d’épurer les huiles d’éclairage, d’une belle couleur bleue minérale à base de cobalt pour la peinture à l’huile, d’un mastic hydrofuge pour la peinture à fresque (en collaboration avec d’Arcet), etc. Il a clos glorieusement sa carrière en fondant la Société des secours des Amis des Sciences, pour venir en aide aux personnes vouées à la culture des sciences et tombées dans le dénûment ; son apport comme souscripteur a été de 20,000 fr. J. B.
THERASSE (Victor), statuaire, né à Paris en 1796, m. en 1864, élève de Bridan et de Lemot. On lui doit : le buste de Duquesne, dans le musée de la marine au Louvre; la Régente Bathilde , dans le jardin du Luxembourg ; la statue du peintre Rigaud, au nouveau Louvre ; plusieurs bustes au musée de Versailles, etc.
THEKES1NA, v. du Brésil, appelée aussi Poti, Puty ou Villa de Potxj, eh.-l. de la prov. de Piauhy, par 5“ 40' lat. S. et 44° 30' long. O., à 150 kil. N. d’Oiéras, l’anc. ch.lieu, sur la rive gauche du Rio-Paranahyba, au confluent du Rio-Poti. Commerce important de coton. C. P.
THIBOUST (Pierre-Antoine-Auguste, dit Lambert), acteur, puis auteur dramatique, né à vers 1826,
m. en 1867, élève du Conservatoire de Paris, y remporta à 22 ans un prix de tragédie, puis fit partie de la troupe de l’Odéon. Vers 1850, il commença d'écrire pour les théâtres secondaires, mais en collaboration avec divers auteurs. Ses principaux ouvrages , petits tableaux de mœurs bourgeoises ou populaires, finement observés et très-gaiement touchés, ont paru sur les théâtres des Variétés, du Palais-Royal, du Gymnase dramatique et du Vaudeville. Les principaux sont : Paris qui dort, la Corde sensible, 1852 ; les Filles de marbre , les Mystères de l'été, 1853; V Histoire d’un sou, les Oiseaux de la rue, le Cabaret du pot cassé, 1854; le Quart de monde, Un bal d’Auvergnats, 1855; Je dine chez ma mère, 1856 ; les Princesses de la rampe, la Veuve aux camélias, 1857 ; les Femmes qui pleurent, 1858; les Chevaliers du pince-nez, 1859; les Mémoires de Mimi Bamboche, le Passé de Nichette, 1860; la Mariée du mardi gras, 1861 ; Une corneille qui abat des noix, Deux chiens de faïence, Un mari dans du colon, 1862; les Diables roses, 1863; Aux crochets d’un gendre, L'homme n’est pas parfait, 1864; la Marieuse, le Supplice d’un homme, 1865; la Consigne est de ronfler, 1866. Lambert Thiboust, mort jeune encore et dans toute la force de son talent plein de naturel et d’entrain, a composé plus de 50 ouvrages.
THIEBSCH (Frédéric-Guillaume), érudit allemand, né en 1784 près de Fribourg sur l’Unstrutt, m. en 1860, fut nommé professeur au lycée de Gœttingue en 1808, à celui de Munich en 1809. Il fonda dans cette ville, en 1812, un Institut philologique, et commença la publication des Jlcta pliilologorum Monacensium. Il prit, en 1813, une part active au mouvement qui rendit à l’Allemagne son indépendance nationale ; plus tard il ne se montra pas moins passionné pour la délivrance de la Grèce. lise mêla par de nombreux écrits à toutes les discussions relatives à l’enseignement en Bavière, et fit adopter un plan d’études qui prévalut de 1830 à 1853, et dans lequel les études professionnelles se mêlaient aux études classiques. On a de lui, entre autres ouvrages : Grammaire grecque, principalement pour le dialecte d Homère, 3e édition, Leipzig, 1826 ; Grammaire pour les classes, 4e édition, 1854; une édition de Pindare, 2 vol., 1820; Des périodes de la sculpture chez les Grecs, 2 vol., 1820; Sur les écoles savantes, surtout en Bavière, Stuttgard et Tubingue, 1826-37, 3 vol.; De l’état actuel de la Grèce et desmoyens d’arriver àsa restauration, Leipzig, 1833,2 vol. ; Etat actuel de V instruction publique dans les Etats de l'ouest de l’Allemagne , en Hollande , en France et en Belgique, 1838, 3 vol.
THIERRY (Joseph-François-Désiré), peintre paysagiste et décorateur, né à Paris en 1812, m. en 1866, élève de Gros et de Philastre. 11 a déployé, dans les décors de théâtre, beaucoup d’imagination et un vif sentiment du pittoresque. Souvent associé avec Cambon, il exécuta pour l’Opéra les décors du Prophète, de Jérusalem, du Juif errant, et, pour l’Opéra-Comique, ceux de l 'Etoile du Nord, du Songe d'une nuit d’été, etc.
TH1ESSE (Léon), littérateur, né à Rouen en 1793,
m. en 1854, publia, en 1815 et années suivantes, les Lettres normandes, recueil périodique, politique et littéraire, qui fut assez goûté, les Constitutions françaises, 2 vol. in-8°, et écrivit, en 1824, pour la Bibliothèque du xix,: siècle, un Résumé de l’histoire de Pologne. 11 fut aussi attaché à la rédaction du journal le Constitutionnel. Après 1830, il quitta les lettres pour l’administration, et devint successivement préfet du Jura et des Deux-Lèvres.
THO.MIRE (Pierre-Philippe), ciseleur et bronzier, né à Paris en 1751, m. en 1843, étudia d’abord la sculpture sous Pajou et Houdon, et fut chargé par celui-ci d’exécuter en bronze le Petit Ecorché, et de faire une copie en marbre du Voltaire assis qu’il voulait offrir à l’impératrice de Russie. Puis il se livra presque exclusivement à la fabrication des bronzes, fut employé par la manufacture de Sèvres, et reproduisit les ouvrages de Roland, de Chaudet, de Prudhon, de Pigalle, etc. Ses productions les plus remarquables sont : un Candélabre, offert à Louis XVI en mémoire de la guerre d’Amérique (auj. au palais de SMJloud) ; des Candélabres destinés au palais du roi d’Angleterre George IV ; des Surtouts de table, pour les Tuileries et la ville de Paris; un Temple, en bronze doré, enrichi de malachite et de lapis-lazuli, commandé par le comte A. Demidoff. 11 fit aussi, en collaboration avec Odiot, le Berceau du roi de Rome, la Psyché et la Toilette offertes à l’impératrice Marie-Louise par la ville de Paris. Thomire a délivré du mauvais goût l’industrie des bronzes, introduit la pureté du dessin et les harmonieuses proportions de l'antique, substitué l’art au métier. B.
THOMSON (Thomas), chimiste, né en 1773, m. en 1852, fut professeur à Edimbourg et à Glasgow. Il employa le premier les symboles pour exprimer la composition des produits chimiques, et il fut l’un des plus ardents propagateurs de la théorie atomique. On lui doit : Système de chimie, 7 vol. in-8°, trad. en français sur la 5e édition de 1817. Paris, 1818, 5 vol.; Principes de la chimie établis par les expériences, ou Essai sur les proportions définies dans la composition des corps, 2 vol. in-8°, trad. en français, Paris, 1825. Il publia, en outre, à Londres, les Annales de philosophie , une Histoire de la chimie, et une Esquisse de minéralogie et de géologie. Les A nnales de chimie, les Annales de chimie et de physique (2e série), mais surtout les Transactions philosophiques et les Annales de philosophie, renferment un grand nombre de Mémoires de ce savant chimiste. J. G.
THONE, ch.-l. de canton (Haute-Savoie), arr. et à 17 kil. S.-E. d’Annecy; 1,092 hab.
THOREN3, ch.-l. de canton (Haute-Savoie), arr. et. à 15 kil. N.-E. d’Annecy; 377 hab.
THOUVENEL (Edouard-Antoine), homme d’Etat, né à Verdun eu 1818, m. en 1866, fit en Orient et sur les bords du Danube un voyage dont il publia le récit sous le titre de Hongrie et Vatachie (1840, in-8°), et entra dans les bureaux du ministère des affaires étrangères, puis dans la diplomatie. 11 était ministre plénipotentiaire à Athènes en 1850, lorsqu’une escadre anglaise vint au Pirée pour appuyer les réclamations du juif Pacifico ; il organisa la résistance de la cour d’Athènes. Après avoir été ambassadeur à Constantinople de 1855 à 1860, il fut nommé ministre des affaires étrangères. L’annexion du comté de Nice et de la Savoie, la reconnaissance du royaume d’Italie par plusieux-s puissances, l’expédition de Syrie, la conclusion des traités de commerce avec l’Angleterre et la Russie, furent les principaux actes de son administration. Entré au Sénat en 1859, il en fut grand référendaire en 1865. B.
TIBOURSECKouTEBOURSOUK, v.de la Tunisie, près de l'Oued-Ivhallad, à 90 kil. S. -O. de Tunis; 1,200 hab. Tiboursek est l’anc. Tubursicumbure ; ruines romaines composées dos murailles qui entourent la ville, d’un castrum bâti au N.-E., et d’une porte monumentale élevée par Thomas, préfet du prétoire d’Afrique sons Justin II, en 566. C. P.
TIDIKELT, oasis du Sahara, forme l’extrémité S.-E. de la vaste réunion d’oasis appelée le Touat; elle s’étend entre 26°-27° lat. N. et l°-2° long. O. Elle est divisée en deux commandements : à l’O., celui d’Oulad-Zenan, avec les villages d ’Aoulef et d’Akebli ou Agabli ; à l’E., celui d ’Ainsalah ou Insalah. Le Tidikelt nourrit beaucoup de chameaux et de chèvres; ses habitants commercent à l’E. avec les Touaregs Hoggar, au N. avec le Maroc et l’Algérie, au S. avec 'Tombouktou et Sokoto. C. P.
TIEDEMANN (Frédéric), médecin et naturaliste allemand, né à Casselen 1781, m. en 1861, fut nommé, à l’âge de 24 ans, profes-eur d’anatomie et de zoologie à l’Université de Landshut. En quelques années, il y publia une Zoologie, une Anatomie du cœur des poissons, du lézard volant