LUD
LUG
Leipzig, 1720-40, 12 vol. in-8°, collection précieuse et très -recherchée; Vita Jusliniani alque Theodoræ , nec non Triboniani , Halle, 1731, in-4°, excellente introduction à l’histoire du droit romain.
LUDGLll (Saint), 1er évêque de Munster en 802, m. en 809. Fête, le 26 mars.
LUDHEANA. V. Lodiana.
LUDIUS, peintre romain , contemporain de l’empereur Auguste , est célèbre non-seulement par le nombre et la dimension des peintures dont il couvrit les murs des édifices de Rome, mais par une révolution qu’il opéra dans la peinture; il n’est pas, comme ou l’a dit, l’inventeur de la peinture à fresque, il en généralisa seulement l’usage, et la fit triompher sur l’encaustique.
LUDLOW (Edmond), un des chefs de la révolution d’Angleterre, né en 1620 à Maiden-Bradley ( Wilts) , m. en 1693, prit une part active à la guerre civile, et figura aux batailles d'Edge-Hill et de Newbury . Nommé député au parlement en 1645, il devint le chef des Indépendants, fit opposition à Cromwell, dont il sentait l’ambition, se laissa tromper par ses protestations, et le seconda dans le procès de Charles 1er, dont il signa l’arrêt. 11 voulait maintenir la république; pour l’éloigner, on l’envoya en Irlande sous les ordres d’Ireton ; il manifesta hautement son opposition, fut rappelé, refusa de se rallier à la politique du Protecteur, et se retira des affaires. A la mort de Cromwell, il se déclara pour le parlement contre l’armée, et fut de nouveau éloigné en Irlande, mais comme gouverneur, 1659; obligé d’en sortir par un complot de ses officiers, il revint à Londres , fut témoin du rétablissement de la royauté, échappa aux poursuites dirigées contre les régicides, trouva un asile à Genève, puis à Vevay, où il mourut, après avoir vainement essayé de rentrer en Angleterre à la révolution de 1688. On a de ce républicain enthousiaste, brave soldat et bon administrateur, des Mémoiies fort curieux, Vevay, 3 vol. in-8°, 1699, trad. en français, Amsterdam , 1699, 3 vol. in-12, et réimprimés par M. Guizot dans ses Mémoires relatifs à la révolution d’Angleterre.
ludlow, v. d’Angleterre, comté et à 39 kil. S. de Shrewsbnry.au confi. de la l'eme et de la Corve ; 5,171 hab. Ruines d'un ancien château-fort normand, avec plusieurs tours, dans Tune desquelles Butler a écrit une partie de son Hudibras. Fabr. de meubles, gants, cuirs, et cordages.
LUDOLF (Job) , orientaliste, né à Erfurt en 1624, m. en 1704, apprit à Leyde les langues orientales, visita la France et l’Angleterre, devint précepteur du fils de l’ambassadeur de Suède à Paris, fut envoyé, en 1649, à Rome, où il se perfectionna dans la connaissance de la langue des Abyssins, et, après une absence de 7 années, revint à Erfurt. Le duc de Saxe-Gotha l’appela à sa cour en 1652, le nomma conseiller aulique, et, plus tard, son résident à Francfort-sur-le-Mein. En 1683, il passa en Angleterre, où il communiqua au parlement, mais sans résultat, un plan d’alliance avec le roi d’Abyssinie. De retour à Francfort, il fut élu président de l’Académie d’histoire de cette ville. Ses principaux ouvrages sont : Uistoria Ælhiopica , 1681 , in-fol., trad. et abrégé en français sous le titre de Nouvelle histoire d'Abyssinie, Paris, 1684 et 1693, in-12; de Uello turcico féliciter conficiendo , 1686; Grammalica ambaricæ linguœ quæ vernacula est Habessinorum, 1698, in-fol., la première grammaire de ce dialecte de la langue éthiopienne; Grammalica linguæ œtliiopicœ, 1702, in-fol. ; Lesicon œlhiopico-latinum, 1699, in-fol., etc. — Son neveu, Henri-Guillaume Ludolf, né à Erfurt en 1655, m. en 1710, a publié en latin une Grammaire russe, Oxford, 1696, in-4°. D.
LUDüLPHE, savant chartreux, né en Saxe vers 1300, m. vers 1370, prieur de la chartreuse de Strasbourg, a laissé , outre plusieurs livres de sermons : In Psalterium expositio , Paris, 1506; Vita Clirisli, 1474, in-fol. , trad. en italien par Sansovino, Venise, 1570, et en français par Guillaume Le Menand, Paris, 1490. On lui a attribué sans preuves V Imitation de Jésus-Clirist.
LUDOVIC le More. V. Sforza (Ludovic).
LUDOVIOI ( Charles-Gunther) , en latin Ludovicus, né ù Lei pzig en 1707, m. en 1778, professeur de philosophie à ''université de sa ville natale depuis 1734, archiviste de cette université, et bibliothécaire de la Société de langue alh mande et des beaux-arts, a laissé : Plan abrégé d’une histoire complète de la philosophie de H ’olf, Leipzig, 1735, 2 vol. in-8°, et 1737-38, 3 vol. in-H°; Plan détaillé d'une histoire de la philosophie de Leibniz, 1737 ; Remarques sur la philosophie de Leibniz et de Wolf, 1738 ; Théâtre de l'histoire universelle du x vnie siècle, Leipzig, 1745-54, 8 parties in-8°. 11 fut un des collaborateurs de Y Encyclopédie allemande, depuis le tome 19e jusqu’au 64e
LUDWIG ( Chrétien-Théophile ) , botaniste , né à Brieg (Silésie) vers 1709, m. en 1773, étudia à Leipzig, fut adjoint comme botaniste à une expédition envoyée en Afrique par le roi de Pologne, revint en 1733, et eut une chaire de médecine et de botanique à Dresde en 1747. On a de lui : de Seau plantarum, in -4", Leipzig, 1737 ; de Minuendis planlarum generibus, in-4°, ibid., 1737 ; De/initiones plantarum, iu-H°, ibid., 1737 et 1747 ; Imlitutiones hislorico-physicœ regni vegetabilis , in -8°, ibid., 1742 et 1757; Eclypa vegelabilium usibus medicis præcipuè de-stinatorum , Halle, 1760, in-fol., etc. Ludwig est, après Linné, un des savants qui contribuèrent le plus à opérer dans la botanique une réforme salutaire.
LUDW1GSBURG ou LOUISBOURG, v. forte du Wurtemberg, à 20 kil. N. deStuttgard; 10,250 hab. Ch.-l. du cercle du Necker; hante école militaire, lycée; arsenal et fonderie de canons. Fabr. d’orgues, draps, fils d’or et d’argent, chapeaux de paille, porcelaine. Vaste château royal, avec beaux jardins et galerie de tableaux. Située dans une belle position, cette ville fut bâtie de 1704 à 1718, et servit de résidence princière de 1727 à 17.33.
LUDWIGSLUST, v. du grand-duché de Mecklembourg- Sehwerin, sur un canal qui joint la Stor à la Regnitz, à 35 kil. S.-E. de Schwerin ; 5,000 hab. Beau château, qui était, avant Schwerin, la résidence du grand-duc.
LUGA1GNAC, brg (Gironde), arr. et à 18 kil. S.-E. de Libourne, sur le Fontada; peut-être le Lucaniacum d’Ausone. Ane. tour du Xe siècle, et qui appartint au duc de Lorges; 362 hab.
LUCANO , en allemand Lauwerz, v. de Suisse, sur la rive N. du lac de son nom, Tune des 3 capitales du canton du Tessin, à 22 kil. S. de Bellinzona, 18 S.-E. de Locarno, 52 de Milan; 5,397 hab. Commerce de transit; forges à fer et à, cuivre; manuf. de soie, papier, tabac. Contrefaçon de la librairie italienne. Foire considérable pour le bétail. On remarque les églises S1 -Laurent et Ste-Mariedegli-Angeli.
lugano ( Lac de) , le Ceresius Lacus des Rpmnins, baigne le canton du Tessin et la province italienne de Como, où il afflue au lac Majeur par la Tresa , près de Luino ; 23 kil. sur 2; 4,845 bect. de superficie; sa plus grande profondeur est de 175 mèt. Navigation active ; pêche abondante.
LUGDUNENSIS, prov. de la Gaule. V. Lyonnaise.
LUGDUNUM , auj. Lyon, v. de la Gaule, d’abord ch.-l. de toute la Celtique, qui prit d’elle le nom de Lyonnaise puis seulement de la Lyonnaise Ire, chez les Ségusiens. V. Lyon.
lugdunum BATAVORUM , v. delà Gaule (Germanie IIe) , dans la partie N. de l’ile des Bataves. Auj. Leyde.
lugdunum clavatum, nom anc. de laon.
LUGDUNUM UONVENARUM. V. CONVENUS.
LUGENFELD, c.-à-d. champ du mensonge, lieu aux environs de Colmar, où Louis le Débonnaire , attaqué par ses fils en 833 , fut abandonné de son armée. On le place au N. de la ville , près d’Ostheim , ou au S.- O. , dans la plaine d’Ochsfeld , entre Thann et Cernay.
LUGGARUS, nom allemand de Locarno.
LUGNY, ch.-l. de cant. (Saône-et-Loire) , arr. et à 24 kil. N. de Mâcon , sur le Bourbon ; 566 hab. Vins communs.
LUGO, anc. Lucus Augusti , v. d’Espagne (Galice), cap. de la prov. de son nom , à 496 kil. N - O. de Madrid, 80 E. de Santiago , près de la rive g. du Minho ; pop. de la commune : 21 ,300 hab. Evêché suffragant de Santiago. Fabr. de bonneterie et de maroquin. On remarque ses fortificat. romaines et sa belle cathédrale. Ce lieu était occupé par un sanctuaire des Druides. Les Romains y fondèrent une ville qui devint très-florissante; les Arabes la prirent en 714; elle leur fut eidevée en 755. Prise par les Français en 1809. Aux environs sont des bains d’eaux thermales. — La prov. ou intendance de Lugo, formée de la partie N.-E. de l’anc. Galice, et située entre l’océan Atlantique au N., les prov. de la Corogne à l'O., de Pontevedra au S. -O., d’Orense au S., la Vieille-Castille à PE., a 150 kil. sur 60 Superf., 9,800 kil. carr. ; 432,500 hab. en 1860.
lugo, anc. Lucus Diunœ, Forum Lucium, v. du royaume d’Italie, prov. et à 24 kil. O. de Ravenne, sur le Seuio; 8,250 hab. Prise par les Français eu 1796.
lugo (Jean de), cardinal, né à Madrid en 1583, m. en 1660 , se fit jésuite en 1603 , fut envoyé à Rome par sou ordre, y professa pendant 20 ans la philosophie et la théologie, et reçut du pape Urbain VIII le chapeau de cardinal en 1643. Scs œuvres théologiques ont été publiées à Lyon, 1633-1660, 7 vol. in-fol. La partie la plus estimée est un Traité de la pénitence. C’est ce cardinal qui distribua le