LUN
LUL
premier le quinquina , appelé d’abord poudre de Lugo. i
LUGOS ou LUGOSCH, en hongrois Nemel-Lugos, brg des Etats autrichiens (Hongrie), chef-lieu du condtat de Krasso ou Krassova, sur la rive g. du Témès, à 280 lui. S.-E. de Bude , 55 E. de Temesvar, en face de Vallachisch- Lugos; 7,000 hab. Bous vins; élève de vers à soie; tanneries.
LUGUVALLUM, v. del’anc. Bretagne romaine (Grande- Césarienne); auj. Carliste.
LUllv, nom hollandais de Liège.
LUINI iBernardino), peintre du xvie siècle, né àLuino sur le lac Majeur, a été regardé à tort comme élève de Léonard de Vinci. A en juger par son style, il travailla à Rome sous la direction de Raphaël , et ht connaître sa manière en Lombardie. On admire les fresques qu’il fit à Saronno, et un Crucifiement à Lugano. 11 a l’intelligence parfaite du clair-obscur, et une grande vérité de carnation.
LUIS (SAN-), une des provinces-unies du ltio-de-la- Piata , au S. -O. , entre celles de San- Juan et a’e Cordova, au N., de Santa-Fé et de Buénos-Ayres à l’E. , de Mendoza à l’O., et les Pampas au S. ; 800 l;il. sur 50 ; 32,000 hab. Ch.-l. , San-Luis-de-la-Punlct. Sol montagneux au N. et à l’O., et très-fertile. Elève de bétail.
LUIS-DE-MAItANH AO (SAN-). V- MARANIIAO.
LU1S-DE-POTOS1 (SAN-). V. POTOS1.
luis de-la-punta (san-) , v. du Rio-de-la-Plata, ch.-l de l’Etat de San-Luis, à 715 ldi. N.- O. de Buénos-Ayrcs ; 5,500 hab.
LU1TPERT ou LIUTBERT, roi des Lombards, succéda en 700 à son père Cunibert, sous la tutelle d’Ansprand , mais fut fait prisonnier par un compétiteur, Aribert II , qui ordonna sa mort.
LUITPRAND , roi des Lombards, 712-744. D'abord allié du pape Grégoire 11 contre l'empereur Léon l'Isaurien, il prit Kavenne, Bologne et la Pentapole, 728. Mais le pape effrayé se tourna contre lui; il perdit alors ses conquêtes, et marcha contre Rome. 11 attaqua aussi Grégoire III , qui avait accueilli le duc de Spolète révolté; Charles- Martel allait arriver quand il mourut, ainsi que le pape , 741. A l’intérieur, Luitprand réprima l’aristocratie, et fut un sage législateur.
luitprand , évêque de Crémone au Xe siècle, s’attacha à l’empereur Othon le Grand , qui l’envoya deux fois en ambassade à Constantinople, 946 et 968. Il assista au concile de 963 , qui déposa le pape Jean XIII. C’était un des hommes les plus érudits de son temps. Ses Œuvres complètes ont été publiées à Anvers, 1640, in-fol. ; on y trouve une histoire d’Allemagne de 862 à 964 , et un récit de son ambassade auprès de l’empereur Nicéphore Phocas.
LUKNUW. V. Laknau.
LULEA , riv. de Suède , traverse un lac de même nom , et se jette dans le golfe de Botnie , à Lulea. Cours d’environ 350 kil. , du N.- O. au S.-E.
lulea , v. de Suède, dans le lan et à 42 kil. N.-E. de Pitea, port de commerce à l’einbouch. delà Lulea; 1,580 hab. Bâtie par Gustave- Adolphe. — A 8 kil. de là est Gamla-Lulea ou Lulea-la-Vieille.
LULLE ( Raymond ), né à Palma ( île de Majorque ) vers 1235, d’une famille riche etnoble, m. enl315, futsénéchal de Jacques Ier, roi d'Aragon. Il passa la première moitié de sa vie dans la dissipation et les plaisirs; mais à 30 ans, quoique marié et père de famille , il renonça au monde, et se fit franciscain. Il conçut le projet de former une milice de théologiens, qui iraient convertir les Musulmans par la dialectique. Dans ce but, il étudia l’arabe, le turc, et tous les systèmes de philosophie, auxquels il emprunta leurs procédés, plus ou moins propres à déterminer la conviction. Il découvrit alors un art nouveau, qu’il appela le grand art , et qu’il présenta comme une méthode unique pour raisonner sur toute espèce de sujets. C’est une disposition artificielle, et très-saisissable à l’œil , de sujets et de prédicables classés d’après certaines distinctions, un arrangement topique, de la nature de ceux que les anciens orateurs appelaient au secours de l’imagination , une combinaison de mots , qui a pour objet de substituer un mécanisme au travail de l’intelligence. Bonne tout au plus, selon Leibniz, pour l’improvisation , elle est inutile des qu’elle s’étend au delà, l.ulle enseigna sa méthode à Montpellier, 1276 ; à Rome, 1285 ; à Paris , 1287 ; à Gênes, 1289 : elle fut bientôt professée publiquement en Europe dans plusieurs collèges. Cependant les rois et les papes se moquèrent de la croisade spirituelle que voulait entreprendre Lulle ; aucun d’eux n’y donna les mains ; Benoît VIII traita de fou l’inventeur. Indigné, mais non découragé, Lulle résolut d’accomplir seul l’apostolat qu’il avait rêvé. A Tunis , en 1292 , il triompha avec éclat des
philosophes averroïstes. A Bone et à Alger, en 1306 , sa parole eut quelque succès. Mais, dans un second voyage à Tunis, il fut lapidé par les habitants. Un vaisseau génois recueillit son corps, et le transporta à Majorque, où il fut inhumé. Ses compatriotes en firent un martyr. D’autres en ont fait un saint, plusieurs un hérétique; Benoit VIII lui a donné son véritable nom. Lulle a écrit sur toutes les sciences, même sur la cabale et la magie. Ici , on porte scs ouvrages à 1,000; là , à 4,000. Les principaux sont : Ars generalis sive magna , etc. , comprenant : Ars demonstrativn , Ars inventiva , Ars expositiva , Arbor scienliæ , Ars brecis , Contra Averroistas lit. xil, Logica nova. On a publié, ses OEuvres complètes à Mayence, 1721 , 10 vol. in-fol. L’Art de Lulle eut le sort ordinaire des recettes empiriques de ce genre ; il eut une vogue immense et reçut des éloges inouïs, jusqu’à ce que la philosophie cartésienne eût évincé Gelle à laquelle il était adapté. Lulle fut le chimiste le plus accompli de son époque. En cherchant la pierre philosophale par la voie humide, et employant la distillation comme moyen, il fixa l’attention sur les produits volatils de la décomposition des corps. De Gérando a inséré sur la vie et les écrits de Lulle trois Notices dans les Mémoires de l’Académie des Inscriptions, 1814 et 1819. C. N.
LULLI (Jean-Baptiste), célèbre compositeur de musique, né à Florence en 1633, m. en 1687 , vint à Paris dès l’âge de 13 ans, entra chezMllede Montpensier en qualité de marmiton , et passa ensuite parmi les violons de cette princesse. Nommé , en 1661 , surintendant de la musique du roi, il obtint, en 1672, le privilège de l’Académie royale de musique. 11 composait la musique des ballets et intermèdes qu’on donnait à la cour de Louis XIV, fit celle de la Princesse d' Elide et de V Amourmédecin,de Molière, etc., et joua même les rôles de Pourceaugnac, et du Mufti dans le Bourgeois gentilhomme. Il écrivit, dans l’espace de 15 ans, 19 opéras, dont les principaux sont • Alceste, 1674; 77iésée, 1675; Atys , 1676; BelUrophon , 1679; Proserpine, 1680; Persée , 1682; Armide , 1686, etc. Quinault fournissait les paroles , et ils eurent un grand succès. Malgré le défaut de variété dans les formes, le sentiment dramatique a longtemps soutenu ces ouvrages , dont le récitatif est remarquable par la vérité de la déclamation. Lulli a écrit aussi une multitude de symphonies, de trios et d'airs de violon, et plusieurs grandes compositions pour l’église. B.
LULWORTH (EAST-), vge d’Angleterre (Dorset), à 22 kil. S.-E. de Dorchester ; 353 hab. Son ancien château fut la résidence de Louis XVIII et de Charles X pendant l’émigration. Ruines d'une abbaye de Cisterciens, fondée en 1172.
LUMAGUE (Marie de), née à Paris en 1599, m. en 1657, entra fort jeune dans l’ordre des Capucines, en sortit par raison de santé avant d’avoir prononcé ses vœux, fut nommée gouvernante des enfants de la duchesse d’Orléans, fonda, en 1630, l’Institut des Filles de la Providence, chargées d’instruire les enfants pauvres des campagnes, et aida S1 Vincent de Paul à établir la maison des Nouvelles- Catholiques, qui fut dotée par Turenne.
LUMBRES, ch.-l. de cant. (Pas-de-Calais), arr. et à 14 kil. S. -O. de Sl-Omer, près de la rive g. de l’Aa ; 795 hab.
LUMELLO, v. du royaume d’Italie (Novare), à 24 kil. N.-O. de Voghera, sur la rive dr. de l’Agogna ; 3,600 hab.
LUNA, anc. v. maritime importante en Etrurie, sur la Macra. En 867, le normand Hastings, la prenant pour Rome, l’incendia. Son siège épiscopal fut alors transféré à Sarzane. Montaigne en vit les ruines en 1581. Elle donne encore auj . son nom au pays voisin , la Lunégiane.
luna , brg d’Espagne (Aragon), prov. et à 50 kil. N. de Saragosse; 1,970 hab. Patrie de l’antipape Pierre de Luna (Benoît XIII ).
luna (Alvaro de), ministre de Jean II, roi de Castille, était le fils naturel d’un seigneur du même nom. Le crédit de la puissante maison aragonaise de Lnna le plaça, à l’âge de 18 ans, 1408, auprès de Jean II encore enfant. Aimé du jeune prince, qui, en 1422, le créa connétable, il fut , pendant plus de trente ans, le vrai roi de la Castille. Sous son ministère, la victoire du Figuier, 1431, où les Musulmans perdirent 30,000 hommes, ébranla jusque dans ses fondements le royaume de Grenade. Au dedans, il lutta sans cesse avec énergie contre l’esprit anarchique d’une aristocratie toujours prête à la révolte, et contre l’influence des infants d’Aragon Jean et Henri, cousins et beauxfrères du roi , qui voulaient s’emparer du pouvoir, même par la violence, et que soutenait leur frère Alphonse V. Eloigné trois fois de la cour, 1426, 39, 41, mais bientôt rappelé, il succomba à la fin , lorsqu’à tous les griefs des