LUP
grands vint s’ajouter l’accusation , vraie ou fausse, d'avoir assassiné le grand-trésorier Alphonse de Bivar. Le roi , jaloux à son tour de la toute-puissance et des immenses richesses du favori , l’abandonna à une commission judiciaire : Alvaro fut condamné à être décapité, et mourut avec courage, 1453. R-
LUNAS, ch.-l. de cant. (Hérault), arr. et à 13 kil. O. -S. -O. de Lodève, près de l’Orb ; 724 hab. Mines de cuivre et de plomb argentifère.
LUNATE , nom anc. de Lunel.
LUND, Lundinum Balavorum , v. de Suède, dans la préfecture et à 15 kil. N.-E. de Malmœ ; par 55° 42’ 1(5” lat. N., et 10» 51’ 17” long. E.; 8,680 hab. Evêché. Université, avec bibliothèque et précieuses collections d’histoire naturelle, d’antiquités et de médailles; jardin botanique. Observatoire. Belle cathédrale. Fabr. de lainages, tabac; tanneries. C’est aux environs, sur la colline de Lybers, qu’étaient élus les rois de Scanie. En 1675, bataille sanglante entre les Suédois et les Danois.
LUNDI (du latin lunæ dies, jour de la lune ) , 2e jour de la semaine. Chez les anciens , la lune présidait à sa lre heure. Dans l’Eglise catholique, le lundi est appelé seconde férié , et consacré plus particulièrement au S'-Esprit. Les Manichéens jeûnaient ce jour-là en l’honneur de la lune, comme le dimanche en l’honneur du soleil. Le lundi gras est celui de la semaine où finit le carnaval; le lundi saint , celui de la semaine sainte.
LUNE (Monts de la). V. Djebel-el-Kamar.
LUNEAU DE BOISGERMAIN , littérateur, né en 1732 à Issoudun , m. en 1801, fut quelque temps jésuite, puis quitta son ordre pour faire à Paris des cours publics de grammaire, d’histoire et de géographie. Il écrivit des livres, qu’il voulut vendre lui-même, et perdit les procès que lui firent les libraires. Son seul ouvrage important est une édition de Racine, 1768, 7 vol. in-8°, avec une Vie et des Commentaires assez médiocres.
LUNEBOURG, v. de Prusse (Hanovre), ch.-l. d’un gouvernement, à 45 kil. S.-E. de Hambourg, 132 N.-E. de Hanovre, sur l’Umenau; 14,450 hab. Collège de nobles, gymnase, bibliothèque. Raffineries de sucre, brasseries. Commerce de sel et de chevaux. Château et hôtel-de-ville très-remarquables. Station du chemin de fer de Hanovre à Hambourg. Lunebourg, fut jusqu'en 1369 la résidence des ducs de Lunebourg, puis ville hanséatique, et jusqu’en 1813 ch.-l. du dép. de l’Elbe-inférieur, dans le royaume français de Westphalie. E. S.
lunebourg , anc. principauté d’Allemagne , dans le cercle de Basse-Saxe, formant auj. un gouvernem. de la prov. de Hanovre, borné au N. par le Holstein, le Lauenbourg et le territoire de Hambourg, à l’E. par le Mecklembourg-Schwerin et la Saxe prussienne, au S. par le Brunswick et le gouv. d’Hildesheim, à l’O. par les gouv. de Hanovre et de Stade. Arrosé au N.-E. par l'Elbe, qui y reçoit le Jeetze, l’Ilmenau, l’Elste, le Sclnvinge et l’Oste, et au S. par l'Aller, afïl. du Weser. Superf., 1,020,000 hect. Pop., 358,701 hab. Ch.-l., Lunebourg. La plus grande partie du pays est une vaste plaine, rarement interrompue par des collines, et nommée les Landes de Lunebourg; elle est presque stérile ; une petite portion seulement est cultivée. Le sol produit du sel, du bois et de la tourbe. Il y a de bons chevaux et beaucoup de bétail. Peu d'industrie : toiles et lainages. Commerce intermédiaire avec Hambourg. — Le duché de Lunebourg , après avoir appartenu à des princes de la maison de Brunswick, fut réuni au Hanovre en 1692. Compris, de 1807 à 1810, dans le royaume français de Westphalie, il fut partagé, de 1810 à 1814, entre les départem. des Bouches-de-l’Elbe et des Bouches-du- Weser. En 1814, il retourna au Hanovre. E. S.
LUNÉGIANE (la), pays d’Italie, entre le Piémont, les duchés de Parme, de Modène et de Massa-Carrara; cap., Ponlremoli. Il tire son nom de la petite ville ne Lunegiano (autrefois Luna), et appartint longtemps aux Malaspina. 11 a été détaché de la Toscane en 1847 , et réuni au duché de Modène ; auj. dans la prov. de Massn-et-Carrara.
LUNEL, Lunate , ch.-l. de cant. (Hérault), arr. et à 23 kil. E.-N.-E. de Montpellier, près de la rive dr. de la Vidourle, et sur le canal de son nom , qui met cette ville en communication avec la Méditerranée , le Rhône et le canal du Languedoc, et en fait un entrepôt important pour le commerce du pays; 6,251 hab. Collège. Fabr. d’esprits et d’eaux-de-vie ; comm. de grains, farines, fruits, etc. On récolte sur son territoire un vin muscat très-estimé. Près de là, à Lunel-le-Vieil , sont des grottes remplies d’ossements fossiles. — Au VIe siècle , Lunel était peuplé par dos Juifs, qui y eurent une synagogue célèbre; il appartint aux se’gneurs d’Etampes, revint à la couronne en 1400, I
fut pris et pillé par les calvinistes ; Richelieu en rasa les fortifications en 1632.
LUNÉVILLE, en allemand Lünstadt , s.-préf. (Meurthe), à 30 kil. S.-E. de Nancy, sur la Vezouze, près de son confl. avec la Meurthe, sur le chemin de fer de Paris à Strasbourg; 12,289 hab. Trib. de lr» instance; collège; bibliothèque. Les parcs, devenus promenade publique, de larges rues, de belles constructions, les casernes, le manège couvert, attestent la splendeur qu’eut cette petite ville au xvme siècle. Champ-de-Mars de 200 hectares de superficie. Commerce de grains, vins , eaux-de-vie, chanvre, lin, bois, etc. Fabr. de draps, faïence renommée; filatures de laine et de coton, blanchisseries de toiles; ganterie; broderie. — En 1702 , Lunéville devint la résidence des ducs de Lorraine ; Léopold, en 1706, fit magnifiquement reconstruire le château, élevé vers 1610 par le duc Henri; ce château a été en partie incendié en 1849. Le 9 fév. 1801 , un traité fut signé à Lunéville entre la France et l’Autriche: il confirmait le traité de Campo- Formio, donnait pour limites à la France le Rhin et les Alpes, à l’Autriche l’Adige , reconnaissait les républiques ligurienne, batave, helvétique, cisalpine, en leur laissant la faculté d’adopter le gouvernement qu’elles jugeraient convenable, et sécularisait certains Etats ecclésiastiques en Allemagne, pour indemniser les princes séculiers dépossédés de leurs Etats sur la rive g. du Rhin. — Patrie du chevalier de Bouffiers, du peintre Girardet, et du général Haxo.
LUNGERN , v. de Suisse ( Unterwald), sur le lac de son nom, dans lequel des travaux considérables ont été faits de 1790 à 1836 pour son dessèchement partiel , à 13 kil. S. de Sarnen; 1,400 hab.
LUNGHI (Martino), architecte, né vers le commencement du xvie siècle, auprès de Milan, fut d’abord ouvrjer marbrier, étudia l’architecture, et s’y fit un nom assez célèbre. Ses principaux ouvrages sont, à Rome, la Tour des Vents, dans le palais Quirinal, l’Eglise nouvelle des PP. de l’Oratoire, la façade de celle de S1- Jérôme degli Schiavi, à Ripetta, le campanile du Capitole, et surtout le palais Borghèse, avec sa belle cour à deux rangs de portiques superposés.
LUNIG (Jean-Christian), compilateur, né en 1662 à Schwalenberg (Lippe), m. en 1740, voyagea dans presque toute l’Europe, fouillant les bibliothèques et les archives, et fut secrétaire de la ville de Leipzig. On a de lui : Archives de l'empire d'Allemagne, en allemand, Leipz. , 1713-22, 24 vol. in- fol. ; Chancellerie de l'empire germanique, en allemand, ibid. , 1714, 18 vol. in-8°; Code diplomatique de l'Italie, Francf., 1725-32, 4 vol. in-fol., en latin ; Corps du droit féodal germanique, Leips. , 1727, 3 vol. in-fol., en latin ; Codex Germaniœ diplomalicus , ibid., 1732-33, 2 vol. in-fol.
LÜNSTADT, nom allemand de Lunéville.
LUNULE, Lunula, petit croissant d’argent que les sénateurs romains portaient , dit-on, à leur chaussure, au dessous de la cheville du pied. On ne sait rien de certain , ni de vraisemblable, sur l’origine et la signification de cette lunule, et on ne l’a trouvée à aucune statue antique. C.D — y.
LUPARIA, nom latin de Louviers.
LUPATA I Monts), dits aussi l'Epine du monde, chaîne de mont. d’Afrique, au S.-E., commence vers les sources de la Sofala, au S. du Monomotapa, se dirige au N.-E., en formant la limite O. de la capitainerie-générale de Mozambique, et se termine près du Zanguebar.
LUPATIA. V. Altamura.
LUPERCAL , grotte située au pied occidental du mont Palatin, dans l’ancienne Rome. Suivant la tradition , elle avait servi de tanière à la louve nourrice des fondateurs de Rome. Cette grotte existait encore du temps des empereurs. On voyait auprès un petit temple de Pan , avec la statue de la Louve, allaitant Romulus et Rémus. C. D— y.
LUPERCALES (les), Lupercalia, fête de Pan , célébrée annuellement dans l’anc. Rome, le 15 des calendes de mars (15 février), par les Luperques ( V. ce mot). Ils s’assemblaient au Lupercal ( V. ce mot), nus, avec une ceinture au bas des reins, et frottés d’huile. Le flamine-Dial ( V. ce mol ) immolait à Pan une chèvre et un chien ; le Roi des sacrifices ( V. ce mol ), présent à la cérémonie , touchait le front de chaque Luperque avec un couteau teint du sang des victimes, et l’essuyait ensuite avec de la laine trempée dans du lait; puis les peaux des victimes étaient découpées en lanières et distribuées aux Luperques qui , partagés en 2 collèges, se répandaient par la ville et dans les environs, frappant tout le monde sur leur passage avec les lanières qu’ils avaient reçues. Les femmes tendaient les mains à cette flagellation , dans la croyance qu’elle avait la vertu de rendre fécondes les épouses stériles, et de procurer aux autres une heureuse délivrance. Les Lupercales