HONDURAS. — HONGRIE
Cé^ par rAng^Ieterre, a-t-il cherché ois à reconstituer une nourelle coniTec les États de Salvador et de Ni- !S tentatîTes n'ont pas réussi, tant par Dtipatbies mutuelles des confédérés, ite des obstacles que TËtat de Gnaeessé d*y mettre. En 1854, les États " et de Kicara^a, qoi avaient depuis innées plus ou moins fait cause LTec le Honduras, s'en séparèrent et un traité de paix et d'alliance avec lia. L'année suivante, en octobre înéral Trinidad Gabanas, qui s'était apion de la fédération avec le Salvaîicaragua, et de la guerre contre le . fut renversé par une révolution et > territoire. Son successeur, le géné- Guardiola, s'empressa de conclure 'alliance avec le Guatemala. Pendant lécs que dura sa présidence, le gé- 08 Guardiola, malgré sa qualité de ses antécédents d'une nature assez réussit, grâce à son énergie, à se ine autorité à peu près aussi absolue, ement indépendante des autres pouiisit, que celle dont le général Cariait à Guatemala. Deux événements ont signalé sa présidence : le traité embre 1 850 avec TÂngleterre qui a I la république hondurienne les lies et la capture en 1860 de l'aventurier Walker.
on des lies de la Baie fut pour Santos 'occasion d*un conflit avec le clergé.
lauses du traité de cession suppus habitants des lies de la Baie joui- I liberté des cultes. Cette mesure fut 3làmée dans un mandement par le titulaire , M. Miguel dcl Cid. Le généola voulait entrer plus avant dans la réformes ecclésiastiques. Mais Topu clergé, qui s'était un instant rele vicaire capifulaire dans l'État voile président à revenir sur ses pas.
;s en étaient là, lorsque, le 11 jan- , le général Santos Guardiola fut asir le major Pablo Agarica, son ennemi
li suivant, une convention nationale Santa-Rosa lui donnait pour succesce-prf"Sident de la république, M. Vestellanos.
nu du Honduras est évalué à plus de lollars. La dette extérieure est de lollars. Il y a une dette intérieure, liffte en est inconnu.
Taii^itation perpétuelle dont ces peibliques sont le théâtre, tient surtout ection de leur force militaire. Quoique nues ordonnances espagnoles soient 1 rigueur, rien n'est réglé, ni recruli scrrice, ni avancement. Les grades es aux hommes de couleur, qui, à de exceptions près, sont sans capacité flucnce sur le soldat, iction publique est tout entière entre du clergé. Aussi en ce qui concerne
les classes inférieures, la distribution de l'enseignement est-elle tout à fait nulle.
La culture de la cochenille et celle de la salsepareille sont les grandes ressources du pays, et composent le fonds de ses exportations.
La capitale de l'État, Comayaguya, a une population de 18,000 habitants; mais c'est surtout par le port d'Omoa que se fait le commerce d'importation. Inutile de dire que là, comme dans les autres parties de l'Amérique centrale, ce commerce est presque entièrement entre les mains des Anglais.
Le Honduras britannique se compose en grande partie de la ville de Bélise et de son territoire. D'après des documents soumis au Parlement en 1861, la population de cette colonie , lors du dernier recensement , qui a eu lieu en 1861, était de 19,000 habitants. Dans la même année, voici quel avait été le mouvement de. cette population: naissances 447, mariages 113, morts 174. Le revenu public était de 27,982 , et la dépense de 27,778 Ilv. st Les douanes contribuaient au revenu pour 17,424 liv. st., les droits de tonnage pour 2,649, et l'excise pour 3,310 liv. st. La subvention aux écoles primaires pour cette population de 19,000 âmes était de 1,200 liv. st. La police et le service des incendies coûtaient 2,52 1 liv. st
Louis GOTTAIU).
HONGRIE. Les rapports de la Hongrie avec l'Autriche présentent un double problème de droit et de politique d'un haut intérêt ; nous chercherons à Télucider, mais il n'appartient qu'aux événements à le résoudre. Voici d'abord quelques notions générales sur le pays.
La Hongrie et les contrées qui s'y rattachent sont traversées par leDanube,qul y reçoit quelques affluents importants. Au nord, la Hongrie est séparée de la Galicie par la puissante chaîne des Karpates ; à l'ouest elle touche à plusieurs provinces allemandes de l'Autriche et s'étend jusqu'à une assez faible distance de Vienne. A Test nous trouvons la Russie et au sud la Turquie ou plutôt les Principautés. La Hongrie proprement dite a une superficie de 3,897 milles carrés (212.377 kil. carrés) et 9,901,000 habitants; la Croatie et TËsclavonie, 350 milles c. (19,180kil. c.) et 876,000 habitants; la Transylvanie, 998 milles c. (54,471 Idl. c.) et 1,927,000 hab. (Voy. Tarticle Autriche.) Ces deux derniers pays se rattachent à la Hongrie par des liens historiques plus ou moins étroits; la Transylvanie (Siebenburgen) est située à Test, la Croatie-Esclavonie au sud de la Hongrie.
Cette contrée renferme des montagnes riches en mines, des plaines fertiles, des vignes dont les vins généreux (nous rappelons le Tokay) jouissent d'une juste célébrité, des pâturages quLnourrissent des bétcs à cornes et à laine en grand nombre et des chevaux vigoureux par troupeaux nombreux. Des causes diverses ont retardé les progrès de la prospérité d'un pays aussi favorisé par la nature : les barrières intérieures, l'insuffisance de la population, peutêtre les lois et les mœurs ; mais la plupart de
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cbiifr^s J&W3 faJ:-râ. La. T.-iCi^ .- iz.-r -rzc'-tri.z iovc- ^fe 5 '.:.:?' Mi iryirs. :.: . i.::: î: :maux» et i':«.'. 3-:' 4 Ail-rOJC is. .r r-fîic -ra rcç rilatLoas iiT'ePMfs. ?i:cr -rCre ■:i;c:;;-::. r-: ij.cs r:-: la Paiaarie a ici. 3:: 5*j»«. *:. ■:•: :n::':ii. et I.JIS luOïS ai Ail-fSMii-iâ . =: Mj.ijTirs tï que les Cooirs si-iuir*» «."csirrez:. sur ~"f pv^pulatioa totale ie :..»::. :'.'•. jîj^.. J >. *:«: i!.-:luandi et 4.îK»0 Midjryir«. la rrizie zu;cr.:r de U popuIanoQ aprdfte:ij:i: i .a n:o sliT^ i l'ouest et à la aitio^al.re rrîizij-; i L -es: .
H n'est pas sons laportiaoe i rriz^r q-i^ U Hoacrie renfenne 5.!J>. .«.O. !a ">:a::e-ESf:'.lnnîie rcO.OOO. la Tnssr-Tinie ■::>..■;.: ca:r:-> hv]uos. que le comtre lies CPJô'star.!? îurîi-friens et reformes est de ^.j}.". •': e- Hoccr.e et de 4(? t.OOO en Trj:isyÎTar.:e. c: ^;':t' ces p'ay< •ont en outre habites par l ',!uùî de Gneesuc^s et '* millions de Orées non ut-is. La relrçion c a |MS ete sans qiieîqi:e i:uTue:'.v-e dav.s î fcisto*rv do la Uonjcne. bien vju e!U* ri a:: ras contrit" uo »ensil»loniout a dcsitir.r ics \la.:^"yjr>î.
Mais SI .'os^lorîMcrsoiiCç:-.' rc:i:!u'::!îe2turi> enlio ou\. ils u\ntt pus t^^i-jv-ur^^ :.:i: b,;y lutiuco »\i'C los naCioiuhCos soi:ii:i>os j lci:r vVJ:i;:utij:î. Non% MO |»on\o:îs pas adi::o::re ijue Us de*ct:> \\m\\s kWs Huns ont elo les >ci::s vjimqu^'i;-^ doiiv ol lunuams ot ^luo chci eux jaiuais îes ihmU u a ion i ou à se pla:iu!ro de îcitrs sci^^ueurs. 1.0 iiu^iuo autour s\m n<i\'.w uuo assertion si pou iMuli.ildo. ra\VMlo i|uo!.ii:os psiices pîusjoin |tti«l\itio dun MUil^^emoiit dos paysans en ItouMitol
C'omI »|uo I ou toute nuiiiorrxmtpue ne se reniitiiiiiv (|uo ^laus* l ilo il l lopu». ou les hommes |iM« l:ul!« iviuiuo en Kiiropo. Or en Eu- ^f 01 joue uu rOle prt^umnenl; la mo-
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Jlillll-nir-':. r^./r rTI.- fi.rvi ■ii.'riiant»
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r-n:: :: a Tii.-:: :-t -i^=:.:':v. •"■:; v^c ,
j.'..".'^; tc^- -;:.,- ■ -rir-.-f :: ?«.- 5..U1 l*^. : '•• i,zdz '. :' il" i ?r:i z.i:. : » I.' 1 7 i-i.: -.-t '^--oj.r: j.iii r:- >. i^mj^s dt ^;.-ri. -■■t i-u: -: iç-is i-zi ::::■:< ^ju. 5;ij ^aj-:"jz"-:s i.::*i t.-:i' it-,; .-.^.j. ::-,;vt :: zj-.vz^ .■■:^-.-ï Zr- îj- : i-i-j-rlles Tint.:;::.- :;.--.-? > . i? V;:::s la c
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■ r- T -S , -T ?T .....■■:: .■..r:..i::r.-rit nos ra: .; .s. : ir'-f p-ï ^ :i ii'ils oiii jttt- que -:;'i.:s :e l..--i.sz:r iiLs ks ttnèbr
> f::fr.: i.nj: :-:5 :n;eu:i:n5 libéral» J« > "r. ... . L i ir Miri-i-Tii'-r-.iv. qui oaua .-. < -.:■ ■jjl-îl: le la no'il-risv hon;:njise. '■=^-— ~— t- '-•-. ■--> .■-•^s'.q'iviices SI 11 :^..:-:î. t: r.::iz::L":T.: ci:.\: ie porter l'attt i • 1 lj:.'.:: sur sàliL^UTctde préparer le F.a.-.ziTr.: ::: î^iir. par le ma-i^ryar Ce < r':ç-:.::ii:: a Joseph 11. cWait ~. l'avoir dt r--i:x irvir.: îa i.ji to'js les habitants du d ivoir ito'.i lo s-:rTa-*-\ tlabli la libertt cui:es e: a-itros ir.iiovarious pareilk^. q gmir r-Lv.^atirn de i:>9 allait inscrit kttrvs dr fi 11 *:i. holas ! de saii^, dans le nil»:< de î huaiàtii:»-.'.
0:1 ::::s îax-rLur dexasrôration si nous r d::s:::? les îoiLinitS .les -patriolts iiboi prsiii't". s lors de la rounion de la die ir.' : r» i:s dovons crporidint citer le pa: SMiViî.t li'un historien hou^n-is distinu'uc i tr;o:e. l\\tq:ie Michaèl Hurwàth. qui fut 1 Risirt .ies culîes dt- itplKmèro république cro:sc. Voici cvimmont il sex prime dans s: g'j ;roA f'.>rti-\rfc Histoire des llouirrois') rap;i. tSr^a l>i»:: L esprit de la révolution eaise agissait e,::aIonient sur eux et y [m'0( une agitation autrefois inconnue. .Mais ils ceptorent les idées révolu tionnîiires qu'a
1. N> li«ant pas la lanjrae hnnfroi«o, nous tr •on« d'aprv* une traduction allomande faitn év: ment par an Hungroi*, danii le tome V do la G wart.
HONGBIE.
poofaieiit 8*accorder ayec leurs opinions uelles, et arec leurs mes nationales et tioiineUes. Kt tandis que les chefs de la on française déclarèrent à la féodalité are à noort, les libéraux hongrois furent nseurs les plus ardents du serrage atar Joseph IL Vis-à-Tls de la dynastie ils ëfent sans doute sur la souTeraineté le ; mais ils n'entendirent par la nation, lation de YerfoOcsy ou la noblesse. Leur rdre fut « la liberté ; et cette déesse des modernes trouTa parmi eux beaucoup et ferrents, qui la glorifièrent dans les lèes des comitats; mais ils attachaient i particulier à ce mot devenu si banal. ndaient parle mot de liberté, uniquement tien du pouToir illimité et des privilèges )bles5e , et la possession de Tinfluence ilbires générales, à Texclusion de toutes res classes de la population. Ce parti nx prit dans la plupart des comitats 3S dn gouvernement et dirigea pendant >ngtemp8 Thistoire et le sort de la paromein, p. 212 et 213.) en effet entre leurs mains que résidait oir avant 1848. La diète se divisait en lambres ou tables : la Chambre des mat composait de 1 1 barons du royaume it les grandes charges de FÉtat, des I catholiques et grecs, des obergespans des comitats, d*nn représentant de la et de tous les princes, comtes et barons s; la deuxième Chambre (Chambre des mprenait les députés des comitats, de ie, des villes royales, des chapitres, de s prieurs et prévôts de monastères et atdaiaires des magnats absents et de
ible des magnats était présidée par le Turiœ (grand juge), et la table des états lélèguè de rempereur ou le vice-palatin. Dtës étaient élus pour trois ans : ils avaient t un mandat impératif qui leur était lans les assemblées des comitats comde nobles. Le peuple n'était pas reprétles villes ne nommaient que 1 et plus
députés, bien que le nombre des comi- Bgiois fût de 45. Ces comitats exerçaient id pouvoir; c'est parleur influence que nidpalités étaient composées uniquee nobles, dont les prétentions exagérées oomie entravaient souvent Tadministra-
pays.
tiative des lois appartenait au souverain qu'à la Chambre des états , et non à la re des magnats; cette dernière pouvait tant rejeter les propositions des états, e votait les impôts et le contingent mi*
kmgrie jouissait ainsi de droits dont les pays de la anaronne^ étaient privés; il tts étonnant que la cour de Vienne réacontre la gène qui en résultait pour le
■sprcssioB d« pAj« on lÊuta de la couronne a gfai« ÛMMM le fait qne le toaverain d'Autriche \mmgiÊ^% était en même tempe chef nomîMA de
gouvernement. Mais au Heu d* élever ces autres pays au niveau de la Hongrie, on préféra pendant longtemps diminuer Tinfluence de la diète hongroise. On s'appuyait dans cette lutte tantôt sourde, tantôt patente sur Tantipathie des nationalités opprimées ou lésées par les Madgyars.
C'est pour se défendre contre le gouvernement central — peut-être aussi dans des vues d'ambition personnelles — qu'on demanda dès 1847 un ministère hongrois séparé, afln de n'avoir plus rien de commun avec l'Autriche que la personne du souverain , organisation qu'on appelle: Vunion personnelle. {Yoy, ce mot.) Les événements de 1848 leur firent obtenir l'adhésion de l'empereur Ferdinand 1«' (Ferdinand V, comme roi de Hongrie), et 9 ministres sous la présidence du comte Biaitthyany (M. Kossuth fut ministre des finances) furent chargés de la direction des affaires.
Sous l'élan donné par ce premier succès et dominée par la pression morale exercée par la révolution de 1848, la diète prit une série de mesures libérales : les non-nobles furent déclarés électeurs, la liberté de la presse fut proclamée, mais cette liberté fut tellement réglée qu'il en résulta un mécontentement menaçant. Nous ne saurions passer ici en revue tontes les lois votées , tous les règlements promulgués alors, ni faire ressortir les actes qui pouvaient appeler la critique; mais voici une analyse de la loi électorale.
Ceux qui jouissaient antérieurement du droit électoral, le conservent; ce droit est accordé en outre à tous les habitants mâles k%é& de vingt ans, non condamnés pour crime et remplissant les conditions suivantes : posséder dans les villes une maison ou un champ d'une valeur de 300 florins et dans les' campagnes une certaine propriété dite quart de session, ou qui sont chefs d'un atelier, d'une usine ou d'un autre établissement industriel ou commercial, ou qui ont un revenu certain d'au moins 100 fl., ensuite les médecins, avocats, ingénieurs, artistes, professeurs, les membres de t| Société savante hongroise, les pharmaciens, ecclésiastiques , instituteurs , quel que soit le chiffre de leur revenu; enfin tous ceux qui jouissent du droit de bourgeoisie dans les villes, même s'ils ne remplissent pas les conditions ci-dessus.
Pouvait être élu tout électeur âgé de vingtquatre ans et sachant parler la langue hongroise. La Chambre des états ou des députés compta alors 337 députés, dont 60 élus dans les communes ou villes, 17 de Croatie, 15 des Confins militaires. Ajoutons, pour compléter la liste des lois importantes de cette époque, que la Transylvanie fut déclarée incorporée dans la Hongrie.
Nous ne pouvons pas aborder ici l'histoire des années 1848 et 1849. On sait que l'empereur Ferdinand l*' abdiqua le 2 décembre 1848, que son frère n'accepta pas la couronne qui passa ainsi directement à son neveu l'empereur actuel François-Joseph. On sait aussi que le gouvernement ne crut pas pouvoir se soumettre à un état de choses que la violence lui avait
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imposé. On ne saurait 8*en étonner. Une signature arrachée à un particulier est annulée par tous les tribunaux du monde; et l*on Tondrait qa*une adhésion donnée lorsque l*émeute gronde eût une valeur quelconque? Pourquoi deux poids et deux mesures? Nous sommes d^ayis qu*une nation n'a Jamais hesoin de violence pour obtenir du prince tout ce qu'elle peut légitimement demander: aucun sonverain ne peut résister longtemps à la pression pacifique de ropinion publique. Il làut que les citoyens sachent attendre au besoin trois, quatre ou cinq ans. davantage même. Il vaut mieux obtenir pacifiquement telle liberté dans vingt ans que de remporter de vive force. Toutes les /tbertés arrachées ainsi ont été perdues peu de temps après. Les victoires pacifiques sont les seules durables.
La Hongrie Va appris à ses dépens. Dans sa guerre contre la maison de Habsbourg elle eut un moment la victoire : elle en usa pour déclarer déchue, le 1 4 avril 1 849, la maison d'Autriche. Faute impardonnable! En montrant ainsi que l'empereur n'avait pas tort d'attribuer des arriére-pensées hostiles à M. Kossuth, le président de la république hongroise, on annula volontairement toutes les signatures de 1848, et après la victoire , l'empereur pouvait arguer d'un nouveau droit, celui du conquérant.
Et on usa du droit de conquête, droit reconnu, hélas! par les lois internationales de l'Europe. Si cet événement était arrivé il y a trois ou quatre siècles, nous trouverions peut-être grandes et admirables les mesures prises par l'Autriche sous l'administration de Schwaraenberg: la centralisation aurait fait un bien réel, le pays aurait été pacifié, l'unité de langue , de mœurs, de nationalité établie. La grandeur des résultats aurait fait passer sur la nature des moyens employés.
Mais de nos jours on ne gouverne pas un peuple contre sa volonté, et on ne lui refuse pas longtemps impunément la satisfaction de ses besoins moraux et politiques. L'empereur d'Autriche le sentit et promulgua le diplôme du 20 octobre 18G0. C'était le premier pas dans ime nouvelle voie, et comme le gouvernement autrichien l'a poursuivie depuis avec persévérance , il s'est conquis beaucoup de sympathie en Europe. Voici les parties essentielles de ce diplôme : *
Voulant conrIIIer lu» dlvcrMtA» qni ontexinté
mntérienremont dann no< royaume* ot payn et faire coopérer réguliôrcment nos sujet» à la législation et à Tadmlnlstration, nous avons trouvé bon , sur la ba^e de la pragmatique sanction et en vertu de notre souveraineté, do décréter ot d'ordonner ce qni suit comme loi fondamentale de l'Etat, perpétuelle et irrévocable, pour notre propre gouverne, comme pour celle de nos héritiers légitimeM au trAne :
t I. Le droit de faire changer ou supprimer des lois sera exercé par nous et nos succeHsours, seulement avec le concours dos diètes légalement réqnies, et, relativement, du Conseil do l'empire, auquel les diètes enverront le nombre de députés âxé par nous.
t II. Tons les objets de léginlation qui concernent les droits, obligations, et intérêts communs àtou5
1. Bien que nous ayons sous les yeux le texte ori- Al de la plupart des documents que nous aurons à 'T, noas croyons devoir prendre nos extraits dans knMvtê diplomMttque». Paris , Amyot, 1. 1 à IV.
nés royaumes et pays, notamment U lé^slati las monnaies, les finances et le crédit pabl douanes et les affaires commerciales, ensnite principes des banques d'émission ; la lé^islati nérale concernant les postes , télégraphes et cl de fer, l'organisation dn service militaire, s< ravenir discutés, dans et par le Conseil d« pire , et il en sera décidé avec son conooors < tntionnel.
« De même, l'introdnction de nonveaaz im] charges, l'augmentation des impôts et redevant tnellement existants, et notamment Télévati prix dn sel, et la conclusion de nouveaux em; en conformité de notre résolution dn 17 Juille* la conversion des dettes de l'Eut existantes, la le changement de destination et les charges d< priétés immobilières de l'État, ne peuvent dl donnés qu'avec le consentement dn Conseil de pire; enfin, l'examen et la fixation dn bnd| dépenses pour l'exercice suivant, ainsi que l'e: des comptes financiers de l'état et des résulta nnels de l'administration des finances, doivei faits avec le concours du Conseil de l'empire.
« m. Tous les autres objets de la législation sont pas compris dans l'article précédent aero oidés eonstitutionnellement dans et avec les respectives, à savoir : dans nos royaumes et pa partenant à la couronne de Hongrie, dans l'esi leors constitutions antérieures, et dans nos . royaumes et pays , dans l'esprit ( m Sinne ) de constitutions provinciales et en conformité celles-ci.
• Cependant, comme depuis un grand nombre nées il a existé pour nos autres pays , à l'exce des pays de la couronne de Hongrie , une légis et une administration communes pour des obji gislatifs qui ne sont pas dn ressort exclnsif dn seil de l'empire complet, nous nous réserve faire régler aussi ces objets avec le concours c tntionnel dn Conseil de l'empire, et en 7 appels conseillers appartenant anxdits pays >
Le diplôme fut commenté et développ* une série de lettres impériales datées du n jour. Voici un extrait d'une de celles qu été adressées au baron Vay, « chancelier de c ou ministre d'État pour la Hongrie.
« Ayant remis en vigueur, par mon diplôme Jour concernant l'organisation politique de li narehie, les institutions constitutionnelles de royaume de Hongrie , vous aures à me faire de positions par rapport à l'époque de la convoc de la diète, que Je désire hâter autant que posi attendu que J'ai l'intention do sceller d'une ma légale et sans retard l'organisation politique â< royaume par l'octroi d'un diplôme et par moi ronnement.
c A l'avenir le principe traditionnel du droJ blic de Hongrie, en vertu duquel le pouvoir lé tif. c'est-à-dire le droit de faire modifier, inter] ou supprimer den lois, doit être exercé par le s rain légitime, de concert avec la diète, et n< être exercé hors du pays , est remis en vigueni mon royaume de Hongrie, et détermine la comp^ de la diète hongroise, à l'exception des objets 1 Jet desquels mon diplôme aujourd'hui prom contient des dinpositions particulières.
« Tout en voulant qu'on se conforme pour h vocation de la prochaine diéto hongroise aux 1 sitions de l'article 3 de la loi do 1608* relative à I nisation et à la composition do la diète sans préj des droits octroyé^: par dos lois postérieures 1 taines corporations et en renvoyant à la pre diète hongroise la délibération concernant i'o sation définitive, indubitablement nécessaire, servée (pour des décisions ultérieures) par def luttons diétales réitérées et par des lois de ce < c'est néanmoins ma volonté ferme demaintonirl pression des privilèges de la noblesse, l'admiss
1. L'article cité ici est relatif au diplôme d ronnoment de Mathias II ; 11 y est dit qnc les é ordres [êtatUM et ordinet) qui assistent à la hongroise sont des prélats, des barons ou ma des nobles et les villes libres royales; le roi n admettre à la diète personne qui n'appartien à ces catégories.
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deiMiMlM cUaes, sans distinction de naissance, us «aploi* et an droit de poMéder , rabolition des («T^ et redcTances des paysans, l'obligation unin;wlle d« contribuer à la défense et aux charges de FEtat, et le* dispositions qui seront proTisoirement tirjtMs p«ar la réunion de la prochaine diète con- ■eitroat le droit des classes des sigets de mon njuac, qai autrefois n'en jouissaient pas, de con- (Mrir tsx élections. LêCm droits accordés à ces clasm ptr les articles 8 , 9 , 10 et 13 de la loi yotée par bttjiedans les sessions de 1847 et 1848 sont de nonnsi csnfirmés par moi ; quant aux antres lois vâa par cette diète et qui se trouvent en contralifte avec mon diplôme de ce Jour et avec mes er4»BAaces, Je aie réserve de les faire reviser et iknfirpar la diète >
hr suite de ces dispositionâ on rétablit les ontats. U juridiction hongroise; on remplaça ksloDclionnaires allemands par des fonctionlaires bongrois, la langue madgyare devint la bagne politique, tout en laissant à chaque natioîgdLté le droit de se senrir de la sienne pour ridnmistration, le culte ou Tinstniction; enlin b diète fut conToquée. Mais elle ne crut pas km entrer dans une voie de conciliation. M quelques passages de son adresse, qui nfiront pour faire ressortir ses griefo et ses prétentions :
*.«.0r, l'indépendance constitutionnelle de notre ygit cft menacée d^jà dès le premier pas de Sa MajiMcdaos la voie du régime constitutionnel. JSlle a maoaqaée lorsque le rétablissement do la Charte k«cn»i4e n'a été promis que conditionnellenieDt et ii^fxlii«ion des attributions les pins essentielles. Eîk s ëté attaquée par le diplôme du 20 octobre, qui ftKrrisa^f i de base au discours par lequel notre diète • ft* ouverte. Ce diplôme tend à priver la Hongrie l«ir toQJAurs de son antique droit constitutionnel a wrtB daqael toutes les questions d'impôt et de mnitpment militaire sont, dans toute leur cxtcn- ■iM.4e la compétence de sa propre diète; il a ôté i Siastion le droit de faire elle-même, d'accord avec Ml roi, les lois concernant les intérêts les plus esvKtie'tf, matériels et politiques. Le» affaires do fiau«*» et de crédits, les douanes, le commerce, rtt <i«»ttioas capitales de la vie nationale et politi- \tt, sont soamises 4 un Conseil de Tempire, pour •sr* <i»cid«eâ par nue assemblée étrangère, partant de ^>i«'Ji de vue différents du point de vue hongrois, rudte pas d'antres intérêts que ceux de la Hongrie.
t DsB» Its domaine administratif, ce diplôme place '* f<>aT^rnemcnt de la Hongrie sous la dépendance IsfooT^mement autrichien, c'est-à-dire d'un gou- TtrscaeDt irresponsable, et qui, alors même qu'il •»nit responsable, le serait, non pas devant la Honir.», mais drvant le Conseil de l'empire, où nos inlerrti, s'iU différaient des leurs, trouveraient A peine aefsrantie suffisante.
• M cette idée venait à se réaliser, la Hongrie de* frsit cesser de fait d'être indépendante dans sa légisisiicB comnte dans son gouvernement. 1211e serait Kbordocaée pour ses intérêts les plus importants à la lerisiatlon et au gouvernement de la monarchie au- K'.thiecnc. Cette tendance dirigée contre nous et e-'Ctre notre indépendance constitutionnelle n'est pas s^alenenk contraire 4 nos lois, c'est aussi un sseatat à la pragmatique sanction, A ce pacte foniMX^MiMÏ que la Hongrie a conclu on 1723 avec la iv&adtie régnante.
• L«r«qne nos ancêtres ont transmis à la maison ic Habsbourg, en l'étendant même à la ligne fémia:ac, le droit de succession à la couronne de Hon* pi* , il» l'ont fait sons certaines conditions. Ils ont ^rsrlaaé qu'en Hongrie , comme dans les provinces luré^itaireA, la succession aurait lieu d'après l'ordre tt praogénitare , et qu'en conséquence, en Hongrie f .-SKe dans l<*s provinces héréditaires, la couronne ys*s» rsit au même membre de la dynastie. Ils ont 9c««;amé , pour la Hongrie et les pajs de la couronne Karroise comme pour les pays héréditaires, la moaarehie inséparable et indivisible
• Aajourd'huf les provinces héréditaires do l'Autncb* font partie de la Confédération germanique , tavcrs laquelle cUes ont des obligations onéreuses
ù remplir. Les décisions du pouvoir fédéral ont force obligatoire dans tous les pays appartenant à la Confédération. La Hongrie n'est pas membre de la Confédération germanique. Les intérêts allemands que les provinces autrichiennes sont tenues de défendre et de développer, sont pour nous des intérêts étrangers. Le pouvoir fédéral qui, dans les provinces autrichiennes, est souverain sous certains rapports, nous est complètement étranger.
■ L'Allemagne pourra faire une guerre dans son intérêt; ses frontières pourront être attaquées, et l'Autriche pourra être obligée de participer à cette
guerre et de défendre les frontières menacées •
« On allègue contre nous que l'intérêt de la monarchie est la considération suprême devant laquelle doivent fléchir les intérêts des diverses parties. La vérité de cette assertion ne saurait être contestée que dans une monarchie reposant sur une seule base politique , et dont les diverses parties se sont liées entre elles sans conditions , en un mot, qui sont reliées par l'union réelle.
« Or, la Hongrie a fait un pacte avec la dynastie et non pas avec les provinces héréditaires; eUe a fait un pacte sur le droit de succession et non sur une union politique plus étroite, et même dans ce paete elle a réservé son indépendance. La Hongrie sera en tout temps assujettie à tenir ce pacte , mais assurément elle n'entend pas le modifier, lui substituer des liens plus étroits, s'identifier avec les intérêts des provinces héréditaires e( renoncer ainsi à son indépendance constitutionnelle.
« Dans le domaine du droit public et privé, il existe souvent des conditions onéreuses ou désavantageuses A l'une ou l'autre partie. Mais si l'on pouvait annuler une obligation juridique parce que les / intérêts de l'une des parties exigent une modification, et si on pouvait l'annuler de manière que l'une des parties eût toujours A remplir les engagements qu'elle a contractés , tandis que l'autre ne remplirait pas les siens, parce qu'ils lui sont désavantageuoc , alors, il est vrai, ni les lois, ni les traités n'offriraient plus de sécurité, et la force seule prendrait la place du droit. >
• Nous ne pouvons partager le droit de faire
des lois pour la Hongrie avec d'autres que le roi de Hongrie, pas plus que nous n'entendons exercer ce droit en ce qui touche d'autres pays. Nous ne pouvons placer le gouvernement et l'administration de la Hongrie sous une autre dépendance que celle du roi de Hongrie, et nous ne saurions les réunir avec ceux d'autres pays.
« Par conséquent, nous ne voulons participer ni au Reichsrath , ni A aucune autre assemblée représentant la population de l'empire. Nous ne pouvons reconnaître A ces corps le droit de statuer sur les affaires de la Hongrie , et nous sommes disposés seulement, le cas échéant, A vivre avec les peuples constitutionnels de la monarchie comme une nation libre et indépendante avec une autre nation Indépendante et libre, et en réservant notre indépendance tout entière ■
Nous sommes obligé, faute d' espace, d*arr6ter ici nos extraits de l'adresse , on la trouvera in extenso dans les Archives diplomatiques (Paris, Amyot * , tome 111 ) , ainsi que la réponse de l'empereur communiquée à la diète dans sa séance du 21 juillet 1861. Voici quelques extraits de ce document:
c Si dans l'adresse susmentionnée on parle de
notre diplôme du 20 octobre comme s'il était en contradiction directe avec l'autonomie de la Hongrie, assurée par la pragmatique sanction , nous reconnaissons A la vérité que d'après ledit diplôme la diète de Hongrie aurait A délibérer sur les affaires concernant les contributions et celles qui sont relatives A la prestation de l'obligation militaire , d'une manière qui diffère des anciennes lois, savoir, en commun avec les autres représentants constitutionnels de l'ensemble de la monarchie ; nous ne pouvons tirer de lA néanmoins la conséquence que les garanties de l'autonomie constitutionaellc de la Hongrie y soient compromises.
1. Voy. aussi Dos Staùtsarchw von ^.gidi undKU** hold. Jieilage sum MUrzhe/te 1862»
HONGRIE
■ NoiM deTons erolre , au contraire , qu'elles seront fortifiées par l'entente résnltant des délibérations communes arec les représentants librement élas de nos antres rojanmes et pays sur leurs intérêts réciproques, et appelons l'intention des magnats et représentants réunis en diète, d'abord sur ce fait, que leur influence ne s'étendait auparavant que sur une plus faible partie des contributions générales et non comme à ravenir. d'après le dipidme, sur toutes les espèces d'impéts et d'affaires financières, ensuite sur le texte de la pragmatique sanction, reçu dans les articles de la loi n'> 1 et S de l'année 18S3 , qui , par suite , n'a pas été seulement rendue pour défendre plus efficacement notre royaume de Hongrie contre les attaques intérieures et extérieures et de le protéger contre les troubles, qui, comme le pays le sait, snrriennent facilement dans les interrègnes, mais aussi pour acquérir un point d'appui commun, et d'autant plus solide pour l'entente réciproque et l'union aTee nos autres royaumes et pays.
c Nos lettres royales de conrocation pour la présente diète ont déjà donné la preure que c'est notre ferme Tolonté de maintenir l'usage traditionnel concernant le diplôme du couronnement, de même que nous reconnaissons explicitement pour tranquilliser les esprits agités et pour écarter des appréhensions non fondées, que notre royaume de Hongrie doit être gouverné d'une façon paiticulière, autant en ce qui eonceme le choix des personnes que pour le système et la forme de gouTemement; que par suite, la fusion des pays appartenant à la couronne de Saint - Etienne avec ceux du reste de notre monarchie, est aussi éloignée de notre pensée que do notre cœur.
« De là nous pouvons, à la Térité , déduire une administration autonome des affaires intérieures du pays telle qu'elle est ordonnée par le 10* article de la loi de Tannée 1790 ; mais il n'en résulte nullement que le lien entre notre royaume et nos autres royaumes et pays ne forme qu'une union personnelle , prétention que le droit public de notre royaume de Honl^e, tel qu'il est sorti de fait des lois et de l'histoire, réftite clairement.
c L'union du trône , le commandement de l'armée et la direction centrale des finances communes de l'ensemble de la monarchie sont les conséquences nécessaires de la pragmatique sanction , qui établit l'indiTisibilité et l'indissolubilité de l'empire , et de même que notre royaume de Hongrie n'a Jamais été représenté en particulier Tis-à-vis de l'étranger depuis l'avènement de notre dynastie et encore aujourd'hui est compris toujours sons le nom de l'empire autrichien , dans rensemble des grandes puissances de l'Europe, avec nos autres royaumes et pays , de même la Hongrie a dû contribuer constamment aux besoins communs de notre empire et prendre part aux sacrifices qui ont été faits par les peuples de notre monarchie, par suite des événements militaires , ainsi qu'il résulte des articles de la loi 68 de 1741, 9 de 1796, 1 de 1806, S de 1807, 6 de 1808 et d'autres encore.
c Par les destinées qu'il a subies sous un gouvernement commun pendant trois siècles avec nos autres pays, notre royaume de Hongrie est entré dans une union beaucoup trop étroite avec ces pays pour que l'on puisse dire qu'il n'y a là qu'une union personnelle. Oette union plus intime est indiquée de manière à ne pouvoir être méconnue dans les articles 1 et S de la loi de 1783 , aussi bien dans le texte que dans les conséquences. Non-seulement les articles 91 et 98 de la même année , dans leur troisième paragraphe, et les articles 104 et 114 se référant à ce gouvernement central, qui dirige les affaires communes avec les autres pays de la monarchie, mais la législation hongroise a déposé un témoignage éclatant de son soin à sauvegarder les intérêts communs de l'empire dans le paragraphe 4 de l'article 4 de l'année 1741.
« Cet article , en effet , statue précisément afin que le gouvernement de la Hongrie ne soit pas séparé de celui des autres parties de l'empire, et contrairement à l'article 2 de l'année 1785, relatif aux droits de tutelle du palatin , cité dans l'adresse de la diète , que l'empereur François, époux de Marie-Thérèse, de glorieuse mémoire, non -seulement est nommé eorégent, mais aussi, pour le cas de la minorité de l'héritier de la couronne de Hongrie , tuteur légal de ee prince, afin qiril puisse gouverner la Hongrie avec puissance de père et de tuteur, comme les autres parties de la monarchie.
« La direction ou l'administration commune dei affaires militaires est certifiée par toute une série de [ faits inconciliables avec les idées d'une union per- y sonnelle , et le premier paragraphe de l'article 11 4e 1 1741 par lequel le pays demande la nomination 4e [ membres hongrois pour faire partie du ministèiu j d'Etat ne serait nullement explicable sans una «Bira I plus étroite.
• Par les lois de 1848 on a voulu , il est rraf , erétr l'union personnelle, en contradicUon évidente avee la déclaration faite dans la préface de ces lois, qae l'unité de la couronne et les obligations ▼ia-à-vis fie la monarchie ne devaient pas subir d'atteinte; mati précisément l'exécution de ces lois a montré dès ea premier semestre le danger qui menaçait l'empin, y* compris la Hongrie, parce que, oubliant eompléle» ment le droit public et l'histoire de la Hongrie , et voulait réduire les intérêts communs à la qph^ étroite de l'union personnelle.
■ Cette séparation a causé des ébranlements das* gerenx , qui ont rendu nécessaire l'emploi d'un autre système d'administration et la suspension des inslltntions constitutionnelles de la Hongrie..... »
On sait que la diète a été dissoate, qu'an nxh ment où nous écrïTons (octobre 1863) ellen*a pas encore été réunie de nou?eau , et que k - Hon^e n'est pas représentée dans le Gonsefl de Tempire.
Le désaccord qui s'est ainsi établi entm Femperenr d'Autriche et les Madgyars est fort regrettable. Nous sympathisons avec une nation qui reyendique ses droits en invoquant les traités, la loi. Mais est-elle bien fondée de s'appuyer presque exclusivement sur des arguments juridiques? N'y a-t-il pas une certaine maladresse à rappeler de préférence une législature qui a abouti à une déclaration de déchéance? La nation hongroise n'a-t-elie pas brisé la première le pacte qui devait être perpétuel, et l'empereur n'exerce-t-il pas les droits de légitime défense en refusant de mettre l'armée entre des mains qui ont prouvé qu'elles pouvaient la conduire contre lui?
Les arguments Juridiques * — surtout dans la forme employée — paraissent donc caducs. Restent les droits imprescriptibles de liberté et d'autonomie ; pas n'est besoin de s'appuyer sur d'anciens textes pour les revendiquer. L'homme conserve toujours son droit à la liberté , f&t-O né esclave. Or, les libertés auxquelles la Hongrie a droit sont-elles en danger? Bien ne peut le faire présumer.
Le point essentiel en litige est donc la séparation complète d'avec les autres pays de la couronne autrichienne. Nous ne saurions, dans la situation actuelle de l'empire, sympathiser avec ces prétentions. En effet, au point de me européen — et ce point de vue, qui est le nôtre, est plus large que celui des Madgyars — nous ne saurions désirer la séparation. L'union purement personnelle produirait bientôt la désunion, des troubles continuels, des motifs d'intervention, — et l'Autriche se trouverait paralysée. — Or il importe pour la paix générale que l'Autriche soit forte , et la cohésion de ses différentes parties est indispensable aux progrès de la civilisation. L'union intime, réelie, de la Hongrie est néces-
1. Mous nous abstenons d'insister sur les circonstances dans lesquelles on a obtenu la signature de l'empereur Ferdinand , et nous ne nous appuyons pat sur le droit de conquête , admis par le droit des gens, parce que nous ne sommes pas adorateur de la force.