‹ Dictionnaire général de la politique (volume 2)Chapitre 12 sur 260 · HONGRIE. — HONNEUR · texte numérisé non relu

HONGRIE. — HONNEUR

AoCriche comme à la HoDgrie elle-même : icbe, afin d'assurer TaTeoir du système nao^uré par le diplôme du 20 octobre tirer les conséquences qu'il renferme; à Tîe. parce que les Madgyars forment loritë incapable de s'assimiler les autres jtés aTec lesquelles ils sont entremêlés mrraient bien tendre à émietter le pays, ladgyars n'étaient pas appuyés sur le \ rintricbe.

sir d'une séparation est d^ailleurs une tation d'ingratitude de la part des Hon- I principale raison qui leur a fait choisir i un prince autrichien, c'était le besoin pfooTaient de chasser les Turcs duterri- Qgrois, c'était la nécessité d'avoir l'aptroopes allemandes contre le croissant, nint pins la Turquie maintenant, sans nais la Russie serait un adversaire bien iùi formidable : la Hongrie croit-elle pousapporter le choc? Que parle-t-on alors fts distincts du reste de la monarchie ! fédération germanique n'a rien à voir • débat, elle ne demande rien à la Hon- Ue revendique au besoin la coopération

00 hommes de troupes allematides , et erre était de telle sorte que l'Autriche tloyer toutes ses forces, les circonstances t probablement telles que la Hongrieveris doute avec joie le drapeau de la GonioD flotter à coté du sien.

des questions d'une importance si élevée vent pas être discutées dans deux aset souveraines que de mesquines rivaliivent rendre antagonistes : si leurs votes

opposés , il en résulterait uue véritable ie. Or personne ne saurait sympathiser

désordre. Cette demande des Hongrois \c anti-politique. La séparation complète inces — en ce qui concerne les intérêts Dx et nécessairement communs — ne l'amener des frottements nuisibles à la

1 pays et produire souvent une inégalité re a la justice.

éparation aussi tranchée que celle qu'on it introduire n'a d'ailleurs jamais existé, exemples qu'on cite ne prouvent qu'une c'est qu'autrefois l'administration n'était ssi bien réglée que de nos jours. Les mis, divisés en départements ministériels, le invention moderne. Bien des mots ont m changé designiflcationavec le temps; idre à la lettre tons les anciens textes, e rendre inintelligible ou rétrograder.

este, la Hongrie ayant toutes les garanties ubies de son autonomie, ses 85 membres cfasrath , avec les 9 de la Croatie , les 26 Transylvanie , sans parler de ceux de la e et des provinces slaves {voy. Autriche, ), lui donneraient une très-grande ine, sinon la majorité dans le ConseU de re.

t espérons donc qu'on ne tardera pas à oncilier. Qu'on recherche les bases d'une ction. Persister dans la bouderie, c'est foire à Tarrière-pensée de briser le lien ^ngmatiqne sanction, et de dissoudre une

union aussi nécessaire à rEurope qu'A l'Aatriche et à la Hongrie. Maurice Block.

HONNEUR. U en est un peu des mots comme des titres de noblesse; ils sont souvent plus anciens que la chose qu'ils désignent, de même que le titre est souvent plus ancien que la famille qui le porte. Une vieille chose a péri, et cependant le mot qui servait à la nommer lui a survécu; une chose nouvelle, encore sans nom et sans titre, s'en empare, et le voilà qui recommence une nouvelle carrière plus glorieuse souvent que la première. C'est là en particulier rhistoire du mot honneur. Le mot est ancien, la chose qu'il représente est toute moderne. D'origine latine , comme l'indique son étymologie, ce mot désignait dans l'antiquité romaine non pas cette vertu susceptible et délicate qui fut l'àme de nos pères, mais cette dignité extérieure qui s'attache pour ainsi dire à l'individu avec les charges dont il est investi, cet éclat qui rejaiUit de certaines fonctions et de certaines magistratures sur celui qui est appelé à les exercer. Un homme honorable, dans l'antiquité, était synonyme non d'homme vertueux, ni d'homme d'une conscience délicate, mais d'honune qui a été longtemps investi de magistratures qui appellent le respect et de fonctions qui commandent la déférence. L'honneur antique n'était donc pas autre chose que la marque de considération que l'exercice des hautes charges politiques et civiles imprime à l'individu.

Lorsque la société féodale eut remplacé définitivement et la société antique et les sociétés imparfaites qui lui succédèrent jusqu'à la complète dissolution de l'empire de Charlemagne, ce vieux mot subit un rajeunissement admirable et servit à désigner un sentiment d'un ordre tout nouveau. Chaque société enfante ses vertus particulières qu'elle ajoute à ce fonds de vertus élémentaires qui est commun à toute la race humaine. L'honneur fut la création vraiment originale de la société féodale, le joyau moral qu'elle ajouta à la richesse de l'âme humaine : c'est un sentiment inconnu avant elle et dont aucune civilisation antérieure ne donne l'idée la plus lointaine. 11 sortit des mœurs et des principes de la chevalerie dont il fut le résultat le plus pur, le plus net et le plus lumineux. L'honneur, ce n'est plus cette sorte d'éclat qui rejaillit des fonctions sur l'honune, c'est un éclat tout moral qui rejaillit de la vie intérieure de Tàme sur la personne extérieure, qui l'enveloppe tout entière comme d'une atmosphère invisible pour la protéger et la défendre. L'honneur de l'individu, c'est l'œuvre même de l'àme, le renom qu'elle se crée, l'armure protectrice dont elle s'entoure et qu'elle met un soin persévérant et délicat à ne laisser jamais souiller ni ternir. 11 s'agit pour l'individu de préserver et contre lui-même et contre les autres cette renommée qu'U s'est acquise on qui lui a été transmise avec le sang comme un héritage plus précieux que la richesse et le pouvoir. Rien n'est plus difficile à conquérir et à créer que cette renommée, car l'individu ne Tac»

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