‹ Dictionnaire général de la politique (volume 2)Chapitre 111 sur 260 · Hiêtoire du Contulat et de VEmpire, t. XVIII, p. 1T · texte numérisé non relu

Hiêtoire du Contulat et de VEmpire, t. XVIII, p. 1T

"'•»n« préfùrona cependant que les Chambres

avec le pouvoir executif le droit d'initia-

^ons pensons que le député ne devrait en

'Ma-rar« uiafc. {Voy. laltUtive parlemMi-

les assemblées législatiTci,]iirr6i droit d'initiative est racore préieil les mémoires. Quand ce droit existe, possible de ne pas faire dus le r^ tout au moins, de ne pas accorder, A tique, une assez large part i lagun résulte qne les assemblées perdest précieux à examiner, dans des on et à discuter, dans des séances pubi propositions qui n'ont pas la inoiiid d'être adoptées, propositions dont le être, dont l'eflét est souvent d'igil ment les esprits. Biais autre cliose est de demander au gouvernement de tiens ou de lui adresser des vtt sur des événements, sur des faits qui seront bientôt des faits aceomi^ présentants du pays ne doîTent pas cas, rencontrer, dans le règlement • blées, des obstacles insurmontable des questions soient posées, en \i aux dépositaires du pouvoir cxécoti rite doit être libre d'autoriser Tlnti à laquelle, d'ailleurs, l'usage, d'ace raison, permet aux ministres, sou ponsabililé, de refuser ou d'ajoarr ponse. Sur tous les points qui vien sommairement passés en revue, I tivcs des deux Chambres sont égal( les gouvernements où les pouvoir pondérés; mais il est de règle, à F néralc, que la priorité du vote des des lois (le finances appartienne à des députés uu au corps, quel q nom, qui est le plus directemen fréquemment renouvelé par Télect

Le concours du pouvoir exécutil Chambres est indispensable pour I Chacune des Chambres peut rejeté lui sont présentées, et le souver fuser de sanctionner celles que 1 ont amendées. Grâce à ces préci taires, aucune des trois volontés s'accorder, pour changer une pr loi de l'Etat, n'est exposée à si seule en antagonisme avec une a 11 y a toujours deux avis dans le et, d'ordinaire, le troisième finit p:

Lorsque, entre le souverain, re les ministres, et les Chambres re| pays, lu Constitution a étabU des permettent uue action réciproque les autres, qui unissent les uns dans une solidarité morale et qu souverain, non pas à dépendre d gislatif, mais à s'associer, dans 1 pouvoir exécutif, des honunes Chambres accordent leur confia concours, il devieut inévitable < péraments nécessaires ne s'imp tous. Des concessions sont faite d'autre; aucun des pouvoirs n'ol blemcnt, mais aucun ne se voit ce qu'il désire. Le souverain peut gêné dans ses projets, entravé i bien qu'il voudrait faire; mais, p compensation, il est protégé oont

POPULACE. — POPULABITÉ.

sont tous ceux qui tendent à enconrager Tesprit de famille et d'économie, à augmenter l'instruction et rattachement au pays nataL Ces moyens sont les seuls qui puissent diminuer le Tice et la misère qui en est la conséquence habituelle. F. HÊLIE flls.

POPULARITÉ. La popolarité deyrait être toujours la marque de Testime publique, honorant les hommes qui la méritent ; mais elle n'est trop souTent que la fayeur du peuple, attribuant des honneurs ou une influence éphémères à des personnages qui sont loin de Justifier la prédilection ou l'engouement dont ils sont l'objet. Les anciens l'ont bien caractérisée en la nommant aura popularis , car elle est eflTectiTement semblable au ?ent qui «souffle où il Teut», et son instabilité peut seule égaler la plupart du temps son injustice. Elle est de nature diverse, suivant qu'elle s'applique aux princes, aux honmies d'État, aux simples citoyens , suivant qu'elle se manifeste dans un àtat monarchique ou dans une démocratie.

Pour le premier cas, il serait difficile detrou- Ter une meilleure définition et de plus sages paroles que celles que M. de Las Cases a recueillies de la bouche môme du captif de Sainte- Hélène. «Qu'est-ce que la popularité? disait-il. C'est la débonnaireté. Qui fut plus populaire, plus débonnaire, que le malheureux Louis XYl? Pourtant quelle a été sa destinée! Il a pùri ! C'est qu'il faut servir dignement le peuple et ne pas s'occuper de lui plaire: la belle manière de le gagner, c'est de lui faire du bien. Rien n'est plus dangereux que de le flatter : s'il n'a pas ensuite tout ce qu'il veut, il s'irrite et pense qu'on lui a manqué de parole; et si alors on lui résiste, il hait d'autant plus qu'il se dit trompé. — Le premier devoir du prince , sans doute, est de faire ce que veut le peuple; mais ce que veut le peuple n'est presque jamais ce qu'il dit : sa volonté, ses besoins, doivent moins se trouver dans sa bouche que dans le cœur du prince.» (Mémorial.)

La popularité d'un souverain , pour être de bon aloi, pour avoir chance d'être utile et de durer, doit en effet lui venir d'un heureux mélange de force et de souplesse, de calcul et d'habileté. Aussi le type le plus accompli du monarque populaire est ce Henri I Y, qui sut conquérir son trône sur les factions aussi bien que sur l'étranger, qui se montra tour à tour sévère, généreux, plein de grâce familière et d'afllabilité, qui fut vraiment le père de ses sujets, après en avoir été le vainqueur, qui racheta de coupables errements par de rares qualités, et mérita de rester à bon droit

Le seul roi dont le peuple ait gardé la mémoire.

Il y a des popularités de situation : un héritier présomptif de la couronne, un prétendant, sont aisément populaires. Ils sont l'espérance, on se tourne naturellement vers eux; ils ont pour eux tous ceux qui comptent sur l'avenir. C'est affaire à eux de ménager ce précieux trésor et de ne point le dissiper trop vite, après s'en être fait comme un don de joyeux avènement.

11 y a aussi des popularités de di d'expédient : popularités eonpic avilissantes même , qui valeat e qu'elles ont coûté. Elles s'obtiesM renfort de caresses, de promesses, de main. On a beau faire et beu s'évanouissent à vue d*œU; Une de près la désaffection, et les effet de l'autre se font sentir tôt ou tan larités-là s'appeUent popîdaritm

ccrxc.

Quand ce n'est pas un prince, toyen, un tribun ambitieux, qiécli ter la faveur de la foule, la chose plus louable , ni le spectacle pins toire n'en présente que trop d'e sait à quelles chutes profondes sont le plus souvent réservées 1 cette multitude , que l'on peut i comme la fortune , et qui manque brûler de ses propres mains ce qn Et l'on sait aussi quelle }u8te i alors portée sur eux par l'opinion

Qui* tulerii Gracehoê de teditione ^

Qui pourrait en effet les plaindrec semé le vent, ils recueillent la tei qu'ayant tout sacrifié au monstre, premiers sacriflés et dévorés pa d'ailleurs un châtiment qui pèse d'abord, à peine sont-ils parveni leurs efforts, à peine sont-ils en ] talisman tant désiré; ce chitini lourde chaîne qui les asservit aux caprices incessants de ceux don venus les maîtres, de nom, les est Car il en est, sous ce rapport auss larité comme de la fortune: elle « croit qu'elle donne » ; et tel, aprèf immolé, n'est en fin de compte q jouet de ceux qu'il lui a fallu gs lui faut encore incessamment fla De là ce mot d'une naïve ironie la force des choses à l'un de ces qui, après avoir cueilli le rame popularité, î^e voyait condamné même de qui il le tenait aux évolu fâcheuses : «Que voulez- vous ? ( des amis surpris de son peu d'il son peu d'influence dans une couj grave) n'élais-je pas leur chef?

que je les suivisse!»

Combien est différent en ses son langage, l'homme d'État qui i recherche qu'une popularité de l le consul Titus Quintius Capitolin aux tiibuns, insistant sur le pér l'obligation de prendre les armes, ainsi : Hts ego gratiora dicta al sed me vera pro gratis loçui, etsi nium iion moneret, 7iecessitas equidem vobis placere , QuiritBi MALO vos SALvos ESSE, çualicun animo fuluri estis, (Til.-Liv. III, avant le Romain, le grand orateur < rendant à lui-même devant le pei ce glorieux témoignage: • Pour a

POPULATION

mnlisatioiiB» sans colonies, les citoyenB peonient et malUpUent daTantage, est infUlUblement le mellleiir • (Contrai sùciai, Ut. lil, ch. ix). Ainri sur rimportance poUtiqDe du chifllre de U population U n*7 a qu*aoe Toix, et rarement on conteste 10 mot de Vanban.

D aiUeurs, ai ce n'est le chilfre de la popnlatkm qni rneanrc U grande» d on Sut, seraitce le terrttolreT Fant-il rappeler, par Texemple dfi la Sibérie ou da Groenland, que retendue mnerfldeUe ne dit rien i elle seule. Serait-ce le chiffre de l'année? MaisUest éjidentque ce chiffre dépend du nombre des liabitants.

Et pourtant, malgré Tëloquence du chiffre de la Dooulation , le nombre des habitants ne sufDt DirM>ur donner une idée nette et exacte de la ^^îssimce d'un Étot. Éritons, pour ne blesser aucun amour -propre national, de citer des noms mais tout homme histruit ne sait-U pas . Que tel paya est plus puissant que tel autre, bien que sa population soit moins nombreuse? (Test qu'il y a homme et honmiel Oa'est-ce donc qui différencie les popula-

tiims?

Serait-ce la race?

U y a sans doute des différences aeiueiies dans les aptitudes des diverses nations, mais nous les considérons coomie acquises; nous ne comprenons pas qu on puisse soutenir Tinéga- Utéoriginelle des races humaines, sans nier Funité de l'espèce. Nous ne saTons quelles circonstances ont pu donner tant de consianeewaL caractère national : le milieu y est pour beaucoup; mais il semble que toutes les races doi- Tcnt pouToir atteindre le même degré de civillsation. Si réellement il y aTsit des races inférieures, le contact de la ciTilisation les tuerait; ce serait Sémélé deraut Jupiter dans toute sa gloire. Toutefois, si cette inégalité se trouve quelque part, ce n'est pas en Europe.

Existe-t-il d'ailleurs en Europe quelque race pure? L'histoire répond que non , et la physiologie enseigne que le mélange a été un bienfait Mais seulement, ajoute la politique, dans les pays où la fusion a été parfaite; là où elle n*a pas eu le temps de s'achCTcr, les nationalités, animées d'un nouvel esprit, répugnent à se fondre et se pénétrent de plus en plus d'une haine naturelle nuisible à la civilisation. (Kojr. Hatîonalitéa.) L*fitat qui renferme des nationalités variées se trouve actuellement, à population égale, plus fiûble qu'un État où Tunilé est établie d'une manière solide. Ainsi, ce n*est pas dans l'infériorité de Tune ou Tautre race que nous voyons la cause de la faiblesse, mais dans leur hostilité réciproque. L'aittle, comme VunioH, Uït la force.

Une autre circonstance qui différencie la puissance des États, c'est la richesse. Tas n'est besoin de rappeler que « Targent est le nerf de la guerre • ou que les gros sacs valent les gros bataUions. La richesse donne la puissance de diverses façons. D'abord, elle ne tombe pas du del : il fiiut l'acquérir par le travail.

Le travail donne la santé, le bien-être, la

vertu, la force physique et la force morale. La

chesse dénote rexistcnce et l'accumulation

de beaucoup de travatU d*wMeépi grands capitaux applierite i toUi d'entreprises productives et. kéliil i ves. Une population riche cMteB, i égal, plus puissante qu'une popilirtii

L'instruction ijoute des foncsmai portantes que la richesse à la pain peuple. Nous ne savons quircofcrta nation instruite et pauvre ou d'us Ml et ignorante; mais noua ne fienaïaai intellectuel pour résoodre ee prabi nous sommes convaincu que, dush le savoir produit des riehesseSiiat Yé rechercher l'instruction. Enbieiéci voir c'est pouvoir. Le savoir, l'eqiériB pléent souvent an taloit, et la ida apprend à aaai^ettir dea esdar» q plaignent pas, qui n'ezdteot la pii sonne, et qu'aucune InterventioD étn cherchera à émanciper : nous vouia des forces de la nature.

Une population homogène, ricbeet sera donc toujours plus forte, i tm qu'une population pauvre. ToviioifsTl seule exception, asseï rare, il ot i lorsque la population pauvre et IgM libre! Qu'on ne s'y trompe pas, bl rencontre bien plus souvent associée sauce et rinstniclion qu'avec la ibM berté, l'babitude de se gouveiner s fait un héros de chaque citoyen, et ( nation réunit la liberté à tous les !

nous avons énumérés auparavant, e vincibic.

^*ous avons jusqu'à présent eniia constances morales et politiques qn tent ou diminuent la force des popt reste encore quelques ciroonslancci dont il faut tenir compte.

La première de toutes, c*est l'état Que les influences morbides proriei nature du sol, du climat, ou du gei des occupations , du mode d'alimeal qu'elles abrègent la vie, le niveau é lation ne pourra être maintenu ou ai que par la multiplicité des oaissanc point de vue des intérêts matéridi aussi bien que de ses intérêts mo naissance ne compense pas un décès i d'un vieillard décrépit). L'enfant ac en rien à la sonune de bien-être de ni à sa moralité, ni à son intelligeB ciété est obligée de lui faire une vn elle ne sera peut-être pas remboursée parmi les enfants que la mortalité c grande. Il importe donc de savoir si : des enfants, relativement i celui de est plus ou moins élevé. Cette dooi plus importante, mais ce n'est pas b plupart des autres se trouvent sur le du recrutement; c'est sur ces tabk lira la liste des inflrmités quidisyniM d'un État. Quelques-unes de ces iofli cité, surdi-mutisme, idiotisme) soni lors des recensements.

Une autre circonstance qu'il Impor tionner ici, c'est la dèiutltfde la pop

POPULATION

skmft pour iaYalider la théorie. Ce n*ëtait là qu*ime cblcane*, puisque les deux progressions, telles qu'elles août formulées, n'ont d'autre but que de ftdre saisir d'une manière bien palpable que ia popuiaiion a une tendamse à s'aeeroUre phu rapidewMni que les suMs' Umeei.

On a attaqué cette proposition malgré son évidenoe, c'est que le sentiment est souTont plus fort que la raison. Mous Tenons' de relire la plupart des oplnfons émises et nous regrettons que Tespace ne nous permette pas de les reproduire tontes*. Entoid une, exprimée par M. Dunoyer dans une séance de l'Académie des aciences morales et politiques :

■ Il n'est nullement trai, selon moi, dit-il , que, naturellement et abstraction Ikite de toute interrentton de l'actiTité et de la prudence humaine, la population tende à croître géométriquement, tandis que les subsistances ne tendraient à se multiplier que suirant une progression arithmétique. L'homme n'est certainement pas, des êtres rlTants, celui qui tend naturellement à s'accroître avec le plus de rapidité. Il est, au contraire, une multitude d'animaux et de végétaux , surtout dans le nombre de ceux qui sont destinés à l'alimentation, qui, natnreDement, toident à multiplier et à croître beaucoup plus fiadlemrat et plus rapidement que luL Ten pourrais citer mille exemples; la moindre réflexton sufDt pour en indiquer. Puis, Je parle li des choses laissées à Jeur impulsion naturelle, et les proportions vont bien autrement changer sitôt que la réflexion, l'actiTité, l'industrie, la prudence humaine, interviendront. La Tolonté de l'hoomie interTcnant, les choses destinées à le nourrir tendront à se multiplier plus rapidement encore, et il pourra arrlTer que, par réflexion et de dessein prémédité, lui-même se multiplie, au contraire, moins r^iidement II y aura des Tsriétés infinies dans les proportiODS suiTant lesquelles s'accroltrout les populattons et les subsistances, et Je ne sais s'il arrlTora Jamais qu'elles s'accroissent précisément sulrant la loi prétendue obserTée par Malthus. »

Ici nous trouTons au moins une ombre d'argument, les Tégélaux et les animaux destinés i l'alimentatton se multiplient naturellement plus Tite que Thommc. Nous l'admettons. Oui , un grain de mars, par exemple , peut se reproduire au centuple en une année, et l'homme ne peut aTOir qn^nn , rarement deux enfants. Mais oub!ie-t-on que la reproduction du grain de maïs dépend du sol dans lequel on le sème, et qu'on ne peut étendre les champa à Tolonté ? Qu'on relise ensuite ce passage : «Et il pourra

1. Bmttiat Ta réftatée en ces termet : t JanaU Maltbna n'a posé cette inepte prémiMe : les hommes maltlplient en/sir saiTantnne progression géométiiqae.a Il dit, an eotttndr«, que le Ikit ne se manifeste pas, pnisqa'll eberehe qnels sont lee obstacles qni s'y opposent, et il ne donne cette formule qne comme palssanee orfaniqne de miltipltcation. Il 7 a cependant des exemples d*nBe pareUle maltipUeation ans Btats-Unis.

a. Nous ne poQTons qne reavojer A Tezcellent on- ▼raco de M. Josepb Oamier : l« Primeimt d9 m»miI«itea. Parle , QaUlaamia. ^^ '^^

arriTor que , par réaeziQii..s QmI peut l'empêcher de s'abandanario si puissant de la reproineUoi, à i crainte de voir ses eniints nufie Et encore, oombiai de foislapwj elle pas taire les auggestions dekfi

Du reste, Dunoyer, comme iKOf adTcrsaires ou plutôt eontrûikim thus, après SToir soutenu qneleiii se multiplient plus Tite que kpopi interrenir la ntoLKXiOH. Itans qnd s'abstenir. Malthus ne dit pas lotn beaucoup de personnes arrifeot i ce précepte sans le connaître, d amenées par les circonstances. D'm doute, tombent de préférence dans

On a fait intenrenir la ProTideod puyer certaines déclamations ioKfi le reconnaissons Tolootiers, par sentiments. Il nous semble qa'oi ainsi l'œuTre du Créateur. La Pr donné à chaque être animé, plaate une grande force d'expansion, p pour combattre les mille cbancei ( tion que l'espèce rencontre sor i l'a ensuite armé d*un insthict |«i seconder les efforts de la nature subit également ces lois. lf'a-t«ll ] soif, chaud et froid, ne ressent-ûi sir et la douleur , comme tout è et ces sensations ne sont-elles pu de sa conserration , de ses pngr le distingue du reste de la créatii raison: en s'en senrant, il ërit maux ici-bas; mais lorsqu'il ne s'( il est soumis absolument aux mèi ces que les autres animaux. Et ce sont nécessaires pour Taincre su follut que l'homme fût doué d'un y à la multiplication de son espèce traliser les motifs égoïstes qn*fl am s'en abstenir.

Lamennais, dans ses premlen un de ceux qui ont foit interreo dence. «Il y a, dit-il, place pour terre, et Dieu la rendue asses fé fournir abondamment aux besoini L'auteur de l'uniTers n'a pas fait pire condiilon que les animaux : te ils pas conviés au lidie banquet è Un seul d'entre eux en est-il e:

plantes des champs étendent Fui Tantre les racines dans le champ, q rit toutes , et toutes y croissent e cune d'elles n'absorbe la séTe d'an

11 s'est réfute Indirectement en autre fois {Esquisse d'une pkUosop

« Si le déTcloppement dfe chaqoi rencontrait des bornes inflranchhH ne serait. Chaque espèce tendrait i remplir seule les milieux appropr ture.... Animaux, plantes, eatr^i iiiOme mouvement dans un eerdc permutations incessantes, sont Yi uns des autres, se donnent les uni et leur être et les élémenls de len quoi aucun n'exialenit •

POPULATION

agiiient, Téquilibrc 8*établit de lut-mêiiie. Ces lois natarelles penTcnt, comme toi^oun» être nmenéeB à deux : Fimc émanaot du sentiment qni pousse à ronion des sexes; Tantre procédant de la raison et inspirant la pré? ojance.

Noos ajouterons encore nn allument essentiellement pratique contre rintenrention du gou- Temement.

U est évident qu*on ne Youdrait pas retenir raccrobsement de la population drâs un pays où die n'a pas encore atteint le degré de densité que le territoire peut supporter. Au contndre, on désire que les rangs de la population soient serrés, afln d'en stimuler les forces productives. Mojas 'avons déjà indiqué (mais non développé) les avantages de Tagglomëration ou du moins du rapprochement des bonmies; ce n'est que Texcés de population qu'on peut vouloir combattre. Or, comment reconnaître cet exc^T Gomment savoir que le nombre des habitants a dépassé la somme des subsistances disponibles? Existe-t-il une statistique qui permette d'établir ces rapports d'une manière seulement approximative?

Non, il n'existe rien de semblable.

L'excès de popuhition ne peut être reconnu que par des indices, par des symptômes qu'il est Ikcile de mal hiterprëter; l'équilibre aussi n'est quelquefois rompu que dans une locahté, dans un district peu étendu, et dans l'intérieur d'un même pays le niveau peut se rétablir sans trop de difficulté par le déplacement spontané d'une partie de la population , par des migrations partielles. Toute mesure générale porterait donc à faux, lors même qu'on aurait bien compris la signification des symptômes. On compte générafement parmi ces symptômes Tavillssement des salaires, la hausse du prix des denrées alimentaires, la mortalité excessive des enfents et d'autres faits pareils; mais ces fléaux peuvent parfaitement avoir d'autres causes, et souvent les vrais effets de l'excès de population peuvent rester cachés aux hommes d'État. Mais ils seront toujours sensibles aux individus; c'est donc à eux à se garer contre le dauger; c'est à eux a exercer leur raison pour se reudre chacun sa place en ce monde aussi bonne que possible, fions demandons la liberté individuelle et la responsabilité individuelle.

Page 1