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hms ne ferons pas remonter Torigine des maux aux acia divma et aux œta
de Rome, puisque les archéologues oonfessent de ne connaître ni la forme, ni I^contenu de ces actes. G*étaient probablement des affiches cÎBdélies qui ne dispensaient pas les riches d'entretenir des esclaTes-nouTellistes. Pour nous, la naissance, nous ne disons pas riuTention du journal, est postérieure i Gutemberg. Chose curieuse ! Torigine des plus grandes acquittions de la société humaine, la fabrication du fer, la poudre, la boussole, Timprimerie (on en conteste TinTention à Outemberg) , la machine à Tapeur, les Journaux, enfin, est enreloppée de mystère. £t nous pourrions allonger cette énumération, on le sait !
L'Italie, rAllemagne, TÀngleterre, la France, la Hollande même se disputent la création de la première feuille périodique. Les prétentions de ritalie sont basées sur les Notizie scritte (Notices écrites) que publiait dès le milieu du seizième siècle le gouTernement Tënitien aux temps des guerres avec la Turquie, qu'il faisait lire sur les places publiques et dont on vendait la relation imprimée pour une pièce de monnaie appelée gastetta. Et comme les premiers journaux s'appelaient gazettes, on considère ce nom conune une preuve de leur origine itaUenne. M. Hatin* n'accepte cette étymologie que sous bénéfloe d'inventaire. Qijoute: t vâlà la tradition, et il serait presque i désirer qu'elle fût vraie : ne serait-il pas curieux, en effet, que le journal moderne, ce raisonneur bruyant et bavard, cet instrument de discussion et de publicité, soit né, ait bégayé ses premiers mots dans un pays qui avait fait du silence le dogme fondamental de sa politique? N'eût-il pas été piquant de voir le gouvernement absolu et mystérieux de Venise, le défiant et soupçonneux conseil des Dix, encourager les premiers essais de ces petites feuilles destinées i devenir les plus formidables machines de guerre qui aient jamais été inventées contre l'autorité des gouvernements'? Par malheur on ne trouve en Italie aucune trace de ces gazettes vénitiennes. »
Sans compter les feuilles volantes, qui remontent au quinzième siècle, les premiers journaux allemands furent rédigés sous les auspices de l'illustre maison (actuellement princière) des Fugger à Âugsboui^. Vers la fin du seizième siècle cette maison (alors commerciale) entretenait des rapports étendus avec la plupart des nations civilisées, et ses nombreux correspondants lui fournissaient des nouvelles de toutes sortes qui furent publiées presque tous les jours sous le nom de Ordinari Zeittungen (nouvelles ordinaires), souvent avec des suppléments portant le titre de Exlraordinari Zeittungen, Le prix d'un numéro ou d'un supplément était à Âugsboci^méme de 4 kreutzers; toute l'année, y compris les frais de distribution i domicile, coûtait 25 fi. et les suppléments seuls 14 fl. Une collection de ces journaux d'Augsbourg qui em-