RÉPUBLIQUE
désintéressement, le dévouement, ajontons-y la popularité avec les honneurs qa*elle décerne. Si tous croient trouver leur avantagée à cette forme, c*est à la condition suprême de défendre an prix des plus grandes luttes un bien précieux au double point de vue de la dignité individuelle et de Tutilité. Voilà pourquoi les rêveurs les plus généreux comme les logiciens les plus rigoureux vont en quelque sorte d*instinct vers l'idée de la république. Voilà pourquoi elle a engendré tant de vertus de Tordre le plus sublime, proposées par Thistoire à Tadmiration des générations futures.
Mais ce qui fait la grandeur de cette forme de gouvernement en fait aussi les dilDcultés et les périls qu*aucun républicain clairvoyant ne peut méconnaître. L'égalité qui est Fàme des républiques rencontre deux redoutables ennemis : Tambition qui conspire contre elle, et Tenvie qui Texagére. Celle-là ne peut se résigner à accepter le joug de la loi commune, celle-ci se révolte contre la supériorité de la fortune et celle du mérite, elle essaye de niveler l'une et s'attache à injurier l'autre. Les imp<>ts dirigés contre les riches, les projets de loi agraire, les privilèges en faveur des pauvres, les suspicions contre la partie aisée et éclairée de la population, y prennent naissance. fCar, dit le vieux publiciste, Jean Bodin, avec une sévérité qui n'a rien d'exagéré si on l'applique au passé, le vrai naturel d'un peuple , c'est d'avoir pleine liberté sans frein ni mors quelconque et que tous soient égaux en biens , en honneurs , en peines . en loyers , sans faire état ni estime de noblesse, ni de savoir, ni de vertu quelconque. » Qui ne sait que jusqu'à présent dans les républiques les grands citoyens ont toujours eu à se défendre et quelquefois sans succès contre la calomnie? Si la faveur a ses retours sous la monarchie, combien peu de réputations dans les républiques résistent à l'exercice du pouvoir pour peu qu'il soit prolongé! Â quels outrages ne furent pas exposés dans la plus irréprochable des républiques, dans cette Amérique du Xord si souvent citée comme modèle, les Washington. les llamilton, les Madisonl Quelles accusations contre les généraux dans les anciennes républiques Je la Grèce! Quels terribles retours de la popularité et quels sanglants holocaustes à cette capricieuse puissance dans le court et orageux essai que la France a fait de la république en 1793! La république honnête et modérée de 1848 ne 8*est point souillée de sang; elle n*en a versé que dans Taràie de la guerre civile ou celui des meilleurs citoyens coulait volontairement au service de rtrdre public. Y a-t-il pourtant une popularité qui y ait dure plus de trois mois? Fut-ce uniquement la faute des hoomies qui gouvernèrent? Quoi qu'il en soit, pas un historien . pas un publiciste éclairé , qui n'aient eoDstatè que la jalousie, les brigues, les soupçons, l'esprit de versatilité ne soient les écueils particuliers des républiques comme le favoritinae et Tîntrigue sont ceux des moDarcliie& Hais les premiers vices sont ceux de la majoiM; les seconds n'appartiennent qu'à un pe^
tit nombre. De là Tient cette eipcei ne s'applique Jamais à la nonanàii peuple n'est pas mûr poar U lépuhliqi iité exige en elTet des mcears. mi cai une éducation appropriés. La même e ne s'étend pas moins an besoin de lîl toute république prodame comme éta essence et sans lequel U n* j aurait d'; Iité que la triste et honteuse égalité d tude. Kul doute qu'une fbnne de goui qui engage à chaque instant et qui so vent à de fortes épreuves la resf individuelle n'offre des difCcultés pai U faut, pour se gouTemer soî-méo prendre part au gouvernement de publique, une souune de lumières, m de fermeté et de modération , qn point partout répartis à dose suffis asseoir un état de choses régulier Le nombre étant, au nom de régalit éléments essentiels de l'institotioi caine, si les corrompus, les incap esprits faciles à séduire et à entrai portent, tout est perdu. Ou l'anarch maître, nul milieu. Ce sont si bien là 1 de la république qu'il n'y a pas de ce républicaine qui ne s'applique plus à les prévoir et à chercher dans qui sure à les éviter, ^ais elles ue le fou jours suffisamment ou elles ne sonteU que des digues impuissantes emport courant impétueux des passions hun
Il est de l'essence de la rèpubliq cratique de confier à l'élection une | charges pour lesquelles la monarchi met à l'hérédité. C'est la raison seu censée gouverner. Or, la raison exe sard et ces privilèges artificiels instii un intérêt de conservation. Les me même les monarchies constitutionnel remplies de Uctions et de conveotioi publique les juge indignes d'homuM ù la maturité politique et inutiles \ server les sociétés des révolutions, i quence elle les élimine, étant rempli liance dans la droite voloDtë et dans h éclairée du peuple. Cette coniiaiice justitiée. la forme républicaine se ma prospère. Est-elle trompée, la forme caine s'altère et se détruit soit par i dissolution, soit par une chute tîoImiI
Montesquieu dit : c Le gouvemei comme toutes les choses du monde conserver, il fiut l'aimer. On n'a ja dire que les rois n'aimassent pas la m et que les despotes baissent le des| La Republique ne saurait faire excepci qu'elle s'implante dans un pays, il pas qu'ime minorité la veuille, et mèn l'imposer. tV /ftui une hation de rêp\ aussi disposée à ia receroir qhe capa supporter.
Vieux enfants de la régence et du :
• Louis \V. spiritueis et radDKcê^. en va
seau et llably tous vantent la repnbt
vain vous cniyei-Tous faits pour elle
pour vous, vous aboutisses à traie r$ M
BESI8TANCE (DROH
dicUona mis en pfailosoi
JmboDrg et Baslcs, 1579 ■), od e de Franeo-GalKa [GenëTe, it le ca« où riDsnrrecUan deaienl ëlë poussés par d'atroces lOrmer le droit de rtalatauce.
BËme droit est reTeodlqaë par , Jean fioncher {DejuHa Htm- Htme, 1549) ou par un autre e époque, Pigeuat, ou par le De rege et régit iiutilritione , {u'i préconiser le tj/rannieide, lie ces apiniona cxlrËmes réi un conrant d'idtei ssseï ré-
ingea et la théorie d'une obéts- HÛns paaslTe l'emporta dans len que dans les Urres. Hais iJ4 d'une manière moins abso- Si Filmer [Obtervalioru eonn Qfgopernmenl, elc. London, icore qu'on doit obéissance au ut lorsqu'il commande quelque e aux Itria humaiues, mais euanz lois dîTines*. Pascal n'adance que pour les choaes hu- *c la religion. Kant prend un il pense que les lois émanent nKNus il conseille i ce même s trop raisonner sur l'origine eut que dans la pratique on rite, dussent ses commandeeints d'un abus Insupportable der Mechltlehre). Ces contre-
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