BEVUE DES DEUX-MONDES. — BÉVUES ANGLAISES
La Revue des Deux-Mondes a appartena à deux propriétaires jusqu'en 1845, époque où elle se transforma et fut mise en actions, restant toujours d'ailleurs sous la direction du premier fondateur qui deyenait et est encore aujourd'hui le principal propriétaire, M. Buloz. Quant à la rédaction, il serait difficUe d'en préciser les limites et d'énumérer les noms de tous ceux qui y ont pris part. Il est peu d'écrivains de quelque réputation depuis trente ans qui soient restés absolument étrangers à la Revue des Deux-Mondes. M. Thiers y a écrit quelques articles à une époque où il était président du conseil. M. Guizot y a publié un certain nombre de travaux depuis quelques années. Il y a eu quelquefois des articles d'une origine princiére à peine dissimulée. M. Sainte- Beuve, après une séparation prolongée, est revenu dans ces derniers temps à la Revue où son nom a reparu. Gustave Planche a travaillé à ce recueil jusqu'à sa mort. Il reste désormais peu des preoiiers rédacteurs. Alfred de Musset, Vigny, Augustin Thierry. Ampère, Lo6ve-Veimars, Lerminier, Léon Faucher, Brizeux et bien d'autres sont morts. Les principaux collaborateurs sont aujourd'hui M^^ Sand, M. Octave Feuillet, M. Gherbuliez. MM. de Rémusat, Saint- Marc-Girardin, Vitet, Eugène Forcade, Charles de Mazade, Emile Montégut, Quatrefages, Quinet, Léonce de Lavergne, Amédée Thierry, fifichel Chevalier, Alphonse Esqniros , Cousin, Geffiroy. Louis Reybaud, Gaston Boissier, Amédée Achard, Saint-René Taillandier, Jules Sandeau, Ernest Renan, Elisée Reclus, Forgues, Maxime Ducamp, Charles Lavollée, Scudo, Beulé, Payen, etc., etc. Nous ne citons pas tous les noms; il en est qui sans paraître aussi souvent contribuent néanmoins à assurer l'importance littéraire et politique de la Revue des Deux- Mondes et à maintenir son succès.
Ch. de Percin.
REVUE NATIONALE. Le Magasin de la librairie, revue non politique, publiée, à partir du 10 novembre 1858, par M. Charpentier, libraire, fut autorisé à traiter de matières politiques, et à compter du 10 novembre 1860, il parait sous le titre de Revue nationale et étrangère. C'est une publication essentiellement libérale qui compte parmi ses collaborateurs plusieurs des écrivains les plus distingués de la France; nommons seulement MM. Laboulaye, Lanfrey, Ulbach, Louis de Loménie, Théophile Gauthier, Ed. de Pressensë, Elias Regnault, Ronchand et tant d'autres. La Revue nationale parait le 10 de chaque mois.
REVUE TRIMESTRIELLE ALLEMANDE {Deutsche Vierleljahrs-Schrift). C'est une création de la librairie Cotta à Stuttgart, dont le chef, le baron de Cotta, l'a dirigée depuis sa fondation, en janvier 1838. Cette revue traite toutes les matières politiques, scientifiques et littéraires, et de nombreux articles sont dus aux meilleures plumes de l'Allemagne. Elle est consacrée à l'opinion conservatrice. Noos n'essayerons pas de signaler les travaux les plus
remarquables qui ont paru dans cette série d'années déjà si longue; nous nous bornons à dire que, destinée à être un miroir « fidèle » des événements et des progrès de l'époque, elle a abordé toutes les questions, et qu'on trouvera sur toutes une étude quelquefois excellente, quelquefois dune valeur mohidre, mais toujours utile à celui qui la consulte. Depuis quelques années la Revue trimestrielle tend à paraître plus fréquemment; le numéro est souvent divisé en deux parties paraissant successivement, ce qui* ferait, si la division était constante, une périodicité de six semaines.
REVUES ANGLAISES. Les grandes revues trimestrielles, telles que les comprennent aujourd'hui les Anglais, datent du commencement du siècle. Le cadre des matières et le mode de publication en ont été trouvés par les fondateurs de la Revue d'Edimbourg. Rien n'a été changé à ce cadre et à ce mode de publication , tant par ceux qui les ont inaugurés que par ceux qui les ont imités.
Revu^ d'Edimbourg. — Les circonstances qui donnèrent lieu à la création de cette publication sont en général assez peu connues sur le continent. Vers le milieu du dix-huitième siècle, les jeunes gens qui suivaient les cours de l'Université tenaient des réunions particulières dans lesquelles étaient discutées, à un point de vue tout spéculatif, les grandes questions historiques, politiques, économiques, religieuses, qu'allait soulever l'avenir, et sur lesquelles l'enseignement ofûciel, par des raisons diverses, était plus ou moins muet, et dans tous les cas fort discret Le personnel de ces réunions appartenait tout entier à cette jeunesse universitaire destinée à occuper de grandes positions dans l'État, le Parlement, l'Église, le Barreau et les autres professions libérales. La plus célèbre de ces réunions fut la Société spéculative ^ fondée en 1764.
Quarante ans après, en 1802, l'idée vint à quelques-uns des membres de cette société d'en appliquer les règles à la publication d'un recueil périodique devant à la fois servir d'instrument à la dissémination de la science politique et de régulateur de l'opinion publique. La Rev%ie devait aussi s'occuper de suivre l'esprit humain dans les aris, les sciences et les lettres.
Une grande fortune était réservée aux fondateurs de la Revue dans les diverses carrières qu'ils avaient embrassées ; une non moins grande fortune était réservée à leur œuvre. L'esprit qui présidait aux discussions de la Société spéculative était très-large. Passant audessus des lois reçues, des autorités établies, des intérêts existants, ces discussions, malgré les hautes positions sociales occupées ou espérées par la plupart de ceux qui y prenaient part, ménageaient parfois aussi peu la pditique intérieure et extérieure du gouvernement, la religion de TÉtat et la monarchie elle-même que l'esclavage et la traite des ndrs. Cependant, dès le premier jour, la Revue se posa en
4^»i«lii!fl|:V<«:'p;iMi ff90#lffttr
fxm ^ffÊL lit Ê^
i^^^^B ^^^P ^f^^w ^^Ï^^W ^^S^BBP p^* B^JBBBw^ B»l^v ■•
Mllpll^ ^401^4^ filb ^l&lk Hm ^^IfSKI^fl^ ^ikwfÊkBê^
^^^Wr ^S^^^^^j^^^'H^^^^^^^ ^^^^^^^^^^^ 1^^^ ^^^^ ^pHF ^mBV«^^^^^
Jr «p^lPjBPnW' POP fnm»NPSS ^^BrWK' VmCWSlmt&i m
ml9Ê^^ €ifftMèf%k à étif|(lf ttêffrti tiS^UfittiL.
t'^fMtemkm An ànài 4e nnMrmtt, remit tfee f^^lne k r^9nf»fiie«meirt de la einie dlKimmes m4III^|«m dMiii ie fMnp(^ Himmi, tiitwMi t\n>M wwMêsft tmmat étatA ^HfnUmêftti nmn tmiMmnU poar empéefoer U MmtUUêikm à*ttn êtUHnirt pntfemaaeùUâ et tmfMMé^mUim H Umïf Mt à to torlnileiiee des nmnm, fkutm rMuirt Um kmi^ikmê do goofcriMMnent Alt ré(rre««lcm da désordre et da ertme, «Hé fient é ee rio'll ne fMie pas ce qne le pfitdle peut lo^méme lUre, m^hne à la condifkm de ne MM s'en seritiltter aussi bien. En religion, ses Idées s^;nt encore plus larges, La supéftorlté morale du prrHeslantIsme sur le catholicisme n'est pour elle Tobjet d*aacnn doute, f/es éprx/ues d'snarcble, de concentration du IMnivrHr, de réaction qu'eut à traverser l'Anl'Ieterre atant d'en arrlfer à disposer librement de M;» df!iitinées ont été, de la part de la B<f- <jw*/ l'objet d'un examen tout particulier. Un UjiS mérites les plus remarquables de ces rel'HltrcItes ù travers le paasé est d'en avoir su wjr den lr;(r;oijii parfaitement applicables au
eatioBSdela
Aeesviet, fl
I Ustoriea, qv, das le»
meiils komaiBS, doit se boner à i
qui portent aree e«x mie leçoB o« «a
gnement pour les géDénCioBs à veair.
OmarteH^ Meviem. — Le SBCCéJ de la itEMwibo'urg, renqiire qoe dès années de woù ezisteoce efle «tait cxeraè lopùikm publiqiie, le cooooars q«e W naient les notaliilités pditiqves et fittés«»ii para wblg, amena, en 1809, tafondscnideli Qtopierlif Êeview, qnl se plaça sur on ternii tout à Cait opposé. Sans entendre rereadififf pour la Constitution le mérite de la perfediOB. le moment loi paraissait mal chcMsi pov ci demander la modification, et les rèfonnes pK^ nées par la nouvelle école wtilg étaient représentées comme des réres dangereux. L'idée d'une Gbambre des communes, qoin*eùtpii été complètement sous la direction des Wr nistres , et qui , pour appuyer ou soutesir une politique, n'aurait eu qu'à consulter soi jugement et sa conscience, était traitée de cbimérique et de révolutionnaire au prenier