‹ Dictionnaire général de la politique (volume 2)Chapitre 151 sur 260 · I. OnOAHISATION SOCIALS · texte numérisé non relu

I. OnOAHISATION SOCIALS

La Rnssie politique, celle puissance qui P BDJoard'hui d'un poids considérable dans detlinëc des nations, n'existe à proprem parler que depuis Pierre le Grand; avant lui Tasle pays n'Était, suivant l'expression d écrivain , • qu'une agrégation d'élcmenls ci fliB, cimentés, tant bieu que mal. par la loi Une proronde anarcliie régnait dans l'cmpi en télé de la naiioti se trouvait une noble: turbulente, peu éclairée pour ne pas dire b bare; bu bas se rencontrait une masse ine de serfs, dépoorvne de toute indépendar comme de toute initiative, protégée sculem< contre l'arbitraire le pins absolu par des in) Inlions communales qui remouttnt a la pi haute antiquité. Lorsque Pierre conçut le pro de transformer eu pays civilisé cet agrégat bordes à demi sauvages, dans lequel qu qnes corporations de marchands représeulaif seules l'Élém eut progressif, il voulut assoc la noblesse à l'œuvre giganlesqne que s génie encore fruste avait rêvée; il rencontra plus Tiie résistance et, comme il reconnut s Impuissance à en triompher en l'attaquant front, il trouva une combinaison ingéoieu qui lui permit d'opposer la noblesse conqui i la noblesse acquise et de substituer la b rarchie des fonctions â celle des naissanci En proclamant que désormais les fonctio seules donneraient le rang, la considératic l'importance dans l'Élal, il contraignit la n blesse à servir ses projets sous peine de ( cbéance. Catlierîne la Grande hérita du géi et de la politique de Pierre: elle divisa l'cmpi ea gouvernements, régularisa l'admintstralt et la Justice. Par un uliasc du 31 avril tîfi elle concéda des droits politiques aux nobi et les constitua en un corps, apnl ses mag trats et ses ton clionna ires particuliers, ii^s de l'élection. Catherine jeta également les pr miers fondemeols d'un tiers état; dans ce hi elle donna aux villes des institutions munii pales, régla leur discipline intérieure, fori des corporations, révisa les guildes pour 1 commerçants, établit des jurandes pour les : tisans. En vigueur encore aujourd'tiui, à peii modiOée, cellcorgauisalioncstdevenucrun d rouages principaux de l'a dm inist ration rus et l'organe de sa politique inlérienrc. L'éma cipalion est appelée dans l'avenir à cLang profondément l'économie de ce sysiéme ; ro; il est encore l'expression de ta société russ c'est à ce titre que nous allons l'étudier av autant de développement que le permet i'i EulIlsanI espace dont nous disposons.

Les foDClionnaircs russes' sont classés en quatorze rangs hîérarcliiqtics. La progression a lieu de la quatorzième classe à la première. Abandonné par l'empereur Paul pour l'orJre civil et maintenu pour les emplois de cour, ce Ejrsiéme a été rétabli par Alexandre I" pour les emplois civils et supprimé, au contraire, pour

ele élus par les petits propriétaires. Ces Mblcs opérations sont elles-mêmes subor*"nécs à la prérogative admiaistrative. Duu ^ élections de district et de province, les nens^ candidats qui ont obtenu le pins de Toii, 1"' chaque foncliou , sont préseotËs soit u gôff'^ oeur de la province, soit à l'cmparear (ininil

pas à pins de deux liëclei et elle a été l'une sance est

des conditions fatales de l'organisation de la pose senl

Basile en corps de nation. Les populations rus- ou non et

■es sont composées d'éléments nomades qni l'usufniil

répugnaient àtont établissement stable, encore commun)

■oJonTd'hailaproressionldèaledQpafsanrtisse dusi VÈ

est celledemarcbandambolant; pouTlesSxer affaires i

■ar le sol, il a fallu recourir à un remède bè- rendues

rolque: le prédécesseur de Pierre le Grand doit élre

rendit un uksse qui força les paysans i rester ajmt toI

où Ils se trouvaient , de là an serrage complet cjQës : le

il n'y arait qu'un pas ; Il fut bientôt franchi et mun en J<

le paysan identifié i la terre subit son sort , fut du partag

aliéné comme et avec elle. Comme tous les des pays; grands politiques, en ^néral peu farorables Daasle

i la liberté, Pierre régularisa Insorpation, Ga- à payer i

therine la confirma. Cependant en Russie tout travail, h

Ta Titc, en dépit de l'opinion reçue, les transi- ceux sou

ttoDS sont rapides; on siècle s'Était i peine assemblé

éconlë depuis la constitution régulière du ser- pensable

Tsge qu'Alexandre I" accordait un règlement de l'aequ

■nz paysans émancipés ou recbetés ; le prince commnni

Rtnaaaiow donnait la liberté à ses serfs; l'em- ministres pereur Hicolas Qiait le sort des paysans obligés L'asseï

par contrat et Instituait dans les proTtnees po- latif de la

lonaises une espèce de fermage, arec dèter- Toir eiéc

mlnation des terres allouées et du tribut i four- et fait e:

nir. (}uelqnes autres améliorations nous con- Il Tcitle

dniaeni à 1857 où, par rescrîls de l'empereur l'Ktal, d(

des 5 et 30 décembre, la noblesse de Orodno, Tinciales

Vllna, Kownoet Saint-rétersbourgest iDTitéei propriéla

se rÉunirpour aviser aux moyens d'améliorerle (assembla

sort des paysans. Eofln le 19 février 1861 parut (arbitres

le manifeste qui proclamait l'émancipation dé- avec la c

finitive des serfs. leurs déi

Le manifeste impérial ordonne •d'organiser rostesad)

dans les propriétés seigneuriales des adminis- altribulia Irations communales, et, dans ce but, de lais- La con

séries communes rurales dans leur composition plèle ind

actuelle.' Le système antérieur est donc maio- ministres

tenu dans son essence; il va subir les modill- mancipal

calions indispensables, recevoir des développe- où le paj

menls. La communauté antérieure, association vis de so

surtout privée, va se transformer en commune des prop

reconnue par l'État et responsable envers lui, slitulIonE

mais en prenant une vie politique, elle con- celle où

serve ce qui la distingue surtout, son caractère cultivent

d'administration directe des intéressés par eux- leurs en

mêmes et de solidarité entre tons les membres seuls drc

qni la composent. communi

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