‹ Dictionnaire général de la politique (volume 2)Chapitre 162 sur 260 · SERBIE (PRINCIPAUTÉ DE). — SERMENT · texte numérisé non relu

SERBIE (PRINCIPAUTÉ DE). — SERMENT

Onnmeree. — La balance da commerce extérieur a doDoé pour ranoèe 1862 (dod compris le transit d'enTiron 4 millions) une valeur tolale de 30 millions de francs, contre 17 millions en 1 846. Dans ce total T Autriche ligure pour 22 millions, la Turquie pour un peu plus de 6 et la Yalachie pour un peu moins de 2 millions.

A. Ubicini.

SËBirnSSIME. Le titre d Altesse sérénissime fut pris , vers le dix-septième siècle , par divers princes souverains, et par les doges de Gènes et de Venise. Autrefois, les empereurs et les rois s* étaient fait appeler Sérënilé. Quelques princes du sang, qui ne pouvaient être AUestôi royaies; voulurent être AUesses séré" nissimes; ainsi ceux des lignes collatérales de la maison de France, excepté, à quelques époques, la famille d'Orléans. La Sérémssime signifiait Gênes ou Venise. (Kojf. AlteMe.)

SERGEANT AT LAW, avocat anglais d'un degré supérieur aux barristers. Cette classe d'avocats pouvait seule plaider, Jusqu'en 1846, devant la cour des common pleas,

SERMENT. Le serment est une forme particulière et solennelle d'afDrmation, de promesse, d'engagement. 11 communique à la parole de l'homme une vertu surhumaine qu'iî puise dans l'invocation des idées les plus saintes et du nom même de la divinité.

Dès l'origine des sociétés, l'homme a éprouvé le besoin de rechercher en dehors de lui un témoin de sa conscience; il ne s'est pas contenté de sa propre parole, et la parole d'autrui ne lui a point suffi. Pour affirmer avec plus d'autorité, pour croire avec plus de cooliouce, il a trouvé le serment Le monde païen invoquait SCS dieux; le sauvage invoque encore ses idoles ou les grandes forces de la nature, la mer, les fleuves, les montagnes, les vents ; le chrétien invoque la Bible; dans tous les temps, la tombe des aïeux, Je berceau de l'enfant, le Dom ou le souvenir des êtres les plus chers, ont été appelés en témoignage: toujours aussi, cette invocation, qui substitue en quelque sorte à la parole humaine une parole supérieure et presque divine, s'est accomplie avec une solennité appropriée au caractère religieux de Tacte, car le serment est à lui seul toute une religion. Il porte dans les âmes le respect et l'effroi: c'est une impiété que de lui faire offense, et un sentiment universel d'indignation et de mépris s'attache au parjure.

Le serment est donc entré tout d'abord dans les habitudes et dans les mœurs de l'humanité. Chez les nations primitives, à défaut d'engagement écrit, il complétait la parole en la confirmant, comme aujourd'hui encore chez les sauvages il intervient à chaque instant dans les relations les plus ordinaires de la vie. Les nations civilisées Font introduit dans les lois. Le serment était pratiqué en Grèce et à Rome; il a traversé le moyen âge, et toutes les législations modernes l'ont conservé.

On distingue le serment prêté en justice.

le serment professionnel et le lenDeo; tique.

Le serment, dans la procédore jodi supplée, en certains cas, la preaTemil qui fait défaut, il donne à la dé(»oiitiQ témoin , au rapport d'un expert, au rerc juré, etc., un caractère de soleooitéqi vient à la mission sainte et redoutable justice. 11 va prendre la vérité au plus pi des consciences et la foit jaillir plus p« vaut le juge. Le légisUteurne pouîaitii de mettre au service de la justice u i ment aussi fort que le serment

Quant au serment professionnel, ilesl lement à l'abri de toute objectiou-C'eitr gement pris par celui qui le prête de le former fidèlement aux obligations de sa d eugagement qui lie la conscience à uo i nettement déUni. Le serment profession simple et clair, à ce point qu'il n'est cou le plus souvent que conmie une fonoalité les professions pour lesquelles il est [M par la loi ou par l'usage, s'honorent d' astreintes : par le serment, elles s'élérei qu'à la dignité d'une fonction: elles obtii par cela même plus d'autorité et plus 4 pect.

iNous arrivons au serment politique.

Aux temps de la féodalité, alors que ciété politique se composait de suseraô vassaux et de serfs , le serment de ttdéii toit que la consécration, sinon nécessaii moins logique, des liens de soumissiou q tachaient Tinférieur au supérieur. Flu:

quand la monarchie absolue, se fondaoi droit divin, eut survécu à la féodalité, ment de Udélité fut conservé dans U k tique, et il devait en être ainsi : car le soi représentait à la fois Dieu dont il était 1* gué , et la nation , dont il absorbait U droits. Le serment politique était alon logique que sous le régime féodal

Les cérémonies extérieures et les to du serment étaient d'accord avec le p de soumission, ou plutôt de sujétion, qii hait le sujet aux pieds du maître. Le était seul en possession de tous les dn sujet ne connaissait que des devoirs, serment le sujet s'engageait solennelle maintenir une situation qu'il n'avait poil et qu'il ne pouvait point défaire; il acoc sait son premier devoir en promettant à celui qu'il reconnaissait comme son so| et maître. Rien n'était plus rationnel i simple.

Le droit politique moderne, tel du qu'il est proclamé en France et dans la des États civilisés, repose sur un princi à fuit différent. Le droit divin a rejoint Is litc dans les reliques de l'histoire, il a é placé par le droit populaire. La dyni s'impose plus, elle doit être acceptët nation : le prince est le dëiégné, le ma de la souveraineté nationale , de tell que, par un renversement de Tancien c choses, ce serait logiqoement le pri devrait le serment de fidélité an penple

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