SIAM (ROYAUME DE). — SIBÉRIE
bien qui a été fait. La religion n^olTrirait 3DSoIation, ni secours. Le bouddhisme, ;e du despotisme oriental, ne prêche idiflTérence et Tanéantissement.
le royaume de Siam, de même que Chine , la Gocbinchine et Tempire d^Ava, aération ne peut lenix que du dehors, îtion de Tinfluence européenne. Cette s'exerce au moyen de la conquête, du rce ou de la propagande religieuse. La te est pleine d'embarras et de périls, u'elle est le plus souvent contraire aux la justice. La propagande religieuse, ses ardeurs, ne procède que lentement, i a peu de prise sur des âmes indiffëou démoralisées; reste le commerce, le seul moyen qui puisse être employé ni pour préparer la régénération de ces mpires de Textrême Orient. Depuis quelinées, le royaume de Siam parait se tre volontiers à Texpérience que TEu- Qte sur lui. Il mérite, sous ce rapport, mtion honorable, et il donne un bon e à ses voisins.* C. Lavollée.
!RIE. Ce vaste pays qui s'étend sur une ^ie de 560,000 lieues, c*est-à-dire dixis rétendue de la France, n'était pas ies anciens qui y plaçaient l'océan Scy- Cette erreur n'était pas absolue, caries ; salines qui couvrent une partie de son re prouvent qu'à une époque qui ne doit e trés-reculée , il a été envahi par la Q 1242, les Tatars fondèrent sur les le rirtiche et de l'Obi un khanat appelé de là sans doute le nom de Sibérie qui ppliqué plus tard à tonte cette r^ion $e entre les monts Curais, l'océan Claies monts Dalar et Altaï. Les Russes s'y nt dés le treizième siècle, ils y trouou y importèrent l'industrie des mines ,
Ivan III Yasiliéwitch l'exploitation des its ouraliens était commencée. En 1628, Peodorowitch flt construire la première Qétallurgique à Nitzinck , dans le gouent de Tobolsk ; en 1639, il y avait des es de fer et de cuivre à Toula, Katchina, 9lavetz, etc. Pierre le Crand, dont le géiside à tous les développements de la lion russe, comprit bien vite l'importance lesscs minières de la Sibérie; car il éta- Dscou une chancellerie spéciale chargée iscr l'exploitation sur tous les points de la de l'Oural où Ion reconnaîtrait la trace lux utiles. Ce n'est pourtant qu'en 1 739 ; premiers gisements aurifères furent prts près d'Ekaterinebourg; depuis, sous Ire I^, de nouvelles mines d'or furent si-
ct aujourd'hui il est prouvé que la rétière de l'Oural et la plupart des districts lans le parcours des monts Dalaï et Altair nent de l'or, de l'argent, du cuivre, du
onTr*flr«a let plat réeenti et lei plni eomr le royaume de Siam aont : DMcrlp/Jo» dm Thta ou Siam, par Mgr. Pallegoiz, 1864; et dom andpeople ofSiamf by ilr John Bowring,
platine, du fer, de l'osmium, de l'irridinm et du plomb.
Outre ces richesses métallurgiques, la Sibérie, en dépit d'un climat exceptionnellement rude, possède d'immenses ressources agricoles et forestières; mais la population manque pour exploiter cette vaste surface, et la Russie d'Europe est trop mal peuplée elle-même pour y favoriser l'immigration slave. Couverte de steppes, les unes comparables aux savanes de l'Amérique, les autres désolées et envahies par les efflorescences salines, les marécages et les forêts de pins et de bouleaux , arrosée par de grands fleuves qui, comme l'Obi, l'Irtiche, l'Ienisseï et la Lena , ont en moyenne un parcours de 7 à 800 lieues, sillonnée par des centaines de lacs dont l'un , le Baïkal , a 466 lieues de circonférence, la Sibérie se partage en deux zones, dont l'une, celle an-dessus du 60* degré de latitude septentrionale, est presque absolument impropre à la culture, mais dont l'autre, qui s'étend sur une superflcie de 225,000 lieues carrées, est non moins cultivable que la Russie d'Europe placée sous la même latitude. Malheureusement on n'y compte que 1,932,000 habitants répartis si inégalement que souvent on ne trouve que 2 à 4 habitants par kilomètre carré. La Sibérie est peuplée de races distinctes qui ont des mœurs et des religions diflTérentes. Outre les Russes, Polonais, Allenands, Circassiens et Arméniens que la déportation . l'exil , la colonisation plus on moins volontaire y ont établis, la Sibérie possède des Tatars qui sont mahométans ; des Mongols et des Tongouses, qui sont chamanistes et lamanistes ; des Takoutes, des Vogondes, Ostiaks et Samoyèdes, idolâtres; des Koriakis, Tchouksis, nomades; des Kalmouks et vingt antres peuplades plus ou moins importantes.
Nous avons parlé des déportés , ceux-ci se divisent en deux grandes catégories, les exilés {Pûssilenjfé) et les condamnés aux travaux forcés (Kalorga). Les déportés sont partagés en cinq classes: Pies grands criminels, condamnés aux travaux des mines; ils y sont employés pendant vingt ans, après quoi ils deviennent colons et sont internés dans les districts les plus reculés, sous une surveillance stricte qui ne permet pas les évasions; 2* les ouvriers, qui sont placés dans les usines , les tanneries et distilleries du gouvernement pendant six années, après lesquelles ils deviennent libres et peuvent s'établir en Sibérie ; 3* les domestiques, astreints au service, à ce titre, pendant h uit années ; 4* les laboureurs, qui sont employés aux défrichements et distribués en colonies dans les districts fertiles; ils doivent se marier avec les femmes indigènes ou déportées, le gouvernement leur fait les avances nécessaires et ils sont traités conune les paysans de la couronne ainsi que tous les déportés après libération ; 5* les vieillards et inflrmes qui sont répartis par communes et à la charge de celles -cL M. Demidoff évaluait à 15 ou 20,000 par an le nombre des déportations. Ce chilflre doit être exagéré, car, en 1S40, on ne oompt bérie que 131,630 déportés rccmtAi