‹ Dictionnaire général de la politique (volume 2)Chapitre 166 sur 260 · SIBÉRIE. — SIÈCLE (LE · texte numérisé non relu

SIBÉRIE. — SIÈCLE (LE

condamnés politiques, les yagabonds et les serfs insoumis indépendamment des condamnés ordinaires.

A Tarrivée en Sibérie, les déportés passent devant la commission supérieure de Tobolsk, composée du gouverneur général, des inspecteurs des mines et manufactures et des principaux propriétaires de mines on de fabriques auxquels les condamnés sont cédés par l*État moyennant redevance. Cette commission fixe la résidence et détermine Tordre des travaux auxquels les prisonniers seront appliqués. La Kûtorga (travaux forcés) s'accomplit dans les distilleries et fabriques du gouvernement. Le régime le plus dur est ceini des mines de Nertschinsk. En cas de rébellion /de refus de travail, de tentatives d^évasion, les déportés sont envoyés aux compagnies disciplinaires d*Orembourg, où le knout, les verges leur sont souvent appliqués. Âpres les mines de veri-de-gris qui sont trés-rédoutées à cause de leurs émanations mortelles, les condamnés craignent surtout le traitement qui leur est iufligé dans la forteresse d*Âkatouïa, prés de Nertschinsk. Ces peines sont réservées aux grands criminels en rupture de ban, mais hélas! plus d'un condamné politique a dft les subir en vertu d'ordres impitoyables.

Dans la majorité des cas, le condamné ne peut quitter la Sibérie après sa libération. Il ne peut se marier qu'avec l'autorisation du gouverneur de la province, et ses enfants sont déclarés serfs de la couronne.

Au point de vue de Fimporiance politique, industrielle et commerciale, la Sibérie ne compte encore que par sa richesse minière qui fournit à l'État de grandes ressources , ses vastes forêts, les immenses troupeaux que nourrissent ses steppes. Ces produits s'accroîtront facilement sous une meilleure administration et par la fixation des populations nomades qui errent encore à travers des plaines sans culture régulière. Des tentatives encore récentes prouvent que la production végétale peut y affh)nter le climat Jusque par delà le 60« degré de latitude septentrionale. Dans cette zone, le sol pourrait nourrir plus de quatre-vingts millions d*habitants , en prenant la moyenne de^ provinces européennes russes placées sous la même latitude; c'est à peine si, aujourd'hui, la quarantième partie peut y vivre. L'armée russe s'y recrute de troupes irrégulières et s'y remonte de chevaux infatigables.

F. Édouaro HERvé-THÉ:^'ENARn.

SIÈCLE (LE). Ce Journal a été fondé en 1836. L'entreprise commerciale de cette feuille a été constituée au capital de 600,000 fr. divisés en actions de 200 fr., dont 2,500 seulement ont été émises. Les cinq cents actions restantes sont à la souche comme réserve. Les actions émises ont été progressivement remboursées tout en recevant un dividende qui s'est élevé en 1864 à 160 flr. Elles se négocient aujourd'hui entre 1,300 et 1,500 fr. Le tirage du Siècle est de 55,000 exemplaires et quelquefois plus. Il

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à sa fondation, c'est-à-dire, à la principes de souveraineté Datiooale,d et d'égalité, proclamés en 1789 etea direction de ce Journal se divise dey en direction matérielle, directk» poi rédaction en chef littéraire. Les dirai ciaux ou directeurs chargés de hgt la société (administrateurs) ont été sa ment MM. D.utacq , fondateur, M. Loi mort en 1851 et qui a réuni les demi administrative et politique, N. Pladéc M. Lehodey, ancien préfet de la Ita rédacteurs en chef de la partie politiiii successivement MM. Guillemot, aajoa recteur de la caisse des dépèts eteoas M. Ghambolle, M. Louis Perrëe et M. 1 a pris le titre de directeur politiqat tion en chef littéraire a été eiercie fondation par M. Louis Desnoyers.

responsable depuis l'origine est X auquel on a adjoint M. Auguste Hosat

Parmi les principaux collaboraU Journal depuis 1836, il faut compter lyte Lamarche, M Drouyn de Uni] Faucher, M. Pierre Bernard, M. Hao Simon, Auguste Jullien, Du Chètelet, et les rédacteurs actuels, MM. Léon Jonrdan, Auguste Hu.sson, Taiile mond Texier, Emile de Labédolliè Delaforge, Gros.selin, Frédéric The Guson, Alfred Michiels, Th. fiéaanl mettant, A. Lucliet, Dauriac, Victor) Durier, André Pasquet, Henri Marlii Gorbon, Sarrans jeune, Hèrold, L Richard du Gantai, Gayla, Laverri( quelques autres. Presque tons les i vains contemporains ont collaboré littéraire. Nous nommerons parmi tinc, Dumas, George Sand, Eugèi Les rédacteurs littéraires habituels Biéville, successeur de M. de Malbi nés, Ghadeuil, Hippolyte Lucas, I Félix Deriége. Adrien Paul, etc., • Guinot y a fait longtemps la revQ maine.

La direction de ce Journal a ce!

quable qu'elle s'est toujours mo nelle et disposée à entrer dans U lions. G' est ainsi qu'en 1860, det le conseil de surveillance, présidé] elle a admis les rédacteurs en titi ployés à la participation aux bénél treprise. Depuis 1855 un médecine Journal et soigne gratuitement les e médecin actuel est M. Morel Lavalléc du célèbre Aussandon. Les médic donnés aussi gratuitement aux réda employés sur une ordonnance du personnel du Siècle forme un cbiH 300 personnes y compris les onvr primerie. 11 paye chaque année ao pour le timbre que pour les droi environ douze cent mille francs, s'il y avait en France douie cen aussi répandus, le budget tout en venait payé par la seule presse fi ^cand nombre de célébrités ont p^

SmÉCUBE. — SOCIALISME.

JouiBsent d*nne ooDSidëration oa d'un pouvoir dont la yaleur pourrait être tarifée en argent. Le mieux et le plus sûr, en attendant que rëducation politique ait fait des progrès, c'est donc de ne pas admettre de sinécures, de quelque prétexte que Ton se serve pour expliquer leur existence. S'il y a lieu de récompenser un citoyen, l'institution des pensions se Justifie firancbement et publiquement; et s'il ne s'agit que de retraites, l'économie ne perdra rien i dépenser ce qu'il faut pour y subvenir en même temps qu'aucun service public ne risquera d'être compromis par l'insuffisance légale des employés. Paul Boiteau.

SIRE. Ce mot a été très-longtemps synonyme de seigneur. On disait le sire de Goucy , de Roban. Aussi le feit-on venir de senior (ancien). Rabelais, grand étymologiste , écrit toujours Gyre, de Kupto; {kerus , Herr) , seigneur (maître). Des auteurs veulent que sire «oit bien la véritable ortliographe , et le font venir d'un vieux mot Scandinave synonyme ûe/atkêr, père. Cette étymologie parait plus vraisemblable, comme représentant mieux la tendresse un peu mystique que les premiers Oermains témoignaient à leurs supérieurs.

Jusqu'au quinzième siècle, sire s'adressait un peu à tout le monde*. Actuellement le titre être ne se donne qu^aux rois et aux empereurs.

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