SOCIÉTÉS SECRÈTES
tels que MM. de firoglie et Destutt de s de France, d'Argeosoo, Lafayette, snjamin GoDStant, pour obtenir IV des lois d'exception récemment voir d'elle Tesprit public groupe presôt de nombreux adhérents et elle Société des amis de la presse, tolérée r le gouTernement, puis poursuivie c société secrète et dissoute par un le décembre 1819. Elle était en effet )ciété secrète, car son action était ' un comité dont les noms n'étaient i. En dehors de ces deux sociétés, la même époque, sans adliérents, s, un Comité d'action qui se tenait tous les hasards et qui ne \'0ulait rant aucun. Lafayette est encore là.
us tard, en 1820, un autre centre s'organisait publiquement sous le mité directeur , pour assister les ciatteindraient les lois de répression ^s le meurtre du duc de fierry. Une ses membres étendaient plus loin e et prirent part a la conspiration 1 19 août.
e véritable et redoutable société secette même année 1820, venait, ans, poursuivre l'exécution de l'idée i 5 , avait présidé à la formation de la \ Chevaliers de la liberté. Ce fut à l'un banquet offert à Benjamin Gonle son passage à Saumur, que , dans l'ancien chef de ces chevaliers rei coup ses projets. On convint de mais un mot, de ne former jamais e et de recruter sans cesse, en liant X autres tous les affiliés réunis en ! dix personnes, par un simple signe 3nt, la formation du nombre 5 au doigts de la main. Les soldats, les 3s paysans s'enrôlèrent, et. Tannée sa résurrection, la société comptait mbres dans la seule vallée de la
le des campagnes avait là son point ^nt. Deux des conspirateurs du 19 Joubcrt et Dugied, allaient bientôt talie après un exil volontaire , et e Naples les statuts du carbonarisme ient devenus membres. Au mois de 1 , dans une pauvre chambre d'étulédecine, où M. Buchex les réunit autres jeunes gens, ils convinrent r du prestige attaché alors au nom ari , pour réunir en un même corps toujours éparses de la bourgeoisie; écrit la charte de la conspiration, ils rcnt leur propagande , avec cette haïtien d'imaginer un comité suprême lont ils n'étaient que les délégués.
i proche en proche on fut arrivé à ce grand citoyen fut aussitôt le chef née nouvelle et , en peu de temps, la rie française, héritant de toutes les ; essayées avant elle, devkit l'unique égulière que la Restauration eût à
En Italie, les Carbonari dataient de loin. On prétend même qu'ils remontaient au temps des guerres de Charles YIIl et de François I«^ La hutte des charbonniers fut leur premier lieu de réunion, et de là vint le nom qu'ils portèrent. Sous Napoléon ils reparurent, plus épris, et avec raison , de l'indépendance nationale que de la liberté civile et politique, et conspirant d'abord contre le bienfait d'une civilisation étrangère. Ils ne réussirent, après la chute de ^'apoléon, qu'à troubler la sécurité des rois qui remontèrent sur leurs trônes pour y régner à la façon d'autrefois; et leur nom ne serait pas si connu si les sociétés secrètes de France ne l'avaient pris pour elles.
Voici, d'après M. A. de Vaulabeile, qui Ta bien connue, conmient était établie la Gharbonnerie française : t La société se composait d'une haute Vente, de Ventes centrales et de Ventes particulières. La haute Vente, autorité suprême, souveraine, qui élisait elle-même ses membres, était unique; le nombre des Ventes particulières et centrales était illimité. Ghaque réunion de vingt carbonari formait une Vente particulière qui élisait dans son sein un président, un censeur et un député. Lorsque ces Ventes atteignaient le nombre de vingt dans la même ville, la même localité ou le même département, leurs vingt députes se réunissaient et formaient une Vente centrale, ayant à son tour son député, son censeur et son président. Les députés des Ventes centrales conmiuniquaient seuls avec la haute Vente. Les réceptions n'avaient rien de l'appareil fantastique que l'exagération de l'esprit de parti leur a prêté. Les admissions se faisaient, au contraire, avec la plus grande simplicité; elles avaient lieu, dans chaque Vente particulière, sur la présentation d'un ou de plusieurs membres, sans solennité, dans le premier local venu, après l'engagement pris par le récipiendaire de garder le secret sur l'existence de la société et sur ses actes, de n'en conserver aucune trace écrite , de ne tenir aucune note, aucune liste, de ne pas copier même un seul article du règlement , de se pourvoir d'un fusil de munition et de vingtcinq cartouches, et de verser chaque mois une cotisation d'un franc. •
Deux ou trois fois les charbonniers de France faillirent saisir l'occasion qu'ils poursuivaient et mirent en péril la royauté de Louis XVllI; mais après l'exécution des sergents de La Rochelle et l'expédition d'Espagne, il fallut dissoudre les forces coalisées ou du moins ajourner la réalisation des plans conçus par les chefs de cet intrépide parti du drapeau tricolore. D'autres sociétés se formèrent à côté de la Gharbonnerie, non pour entraver, mais pour tenter par d'autres moyens l'exécution de ses projets. Elles ne portaient pas non pliu si loin leur audace, car la Gharbonnerie française en voulait, non-seulement au roi de France, mais à tous les rois. Personne peut-être n'espérait plus entendre sonner l'heure du triomphe, lorsque les fautes du gouvernement de Charles X» en quelques années, donnèrent raison à ses ennemis les plus hardis et la Fia t
maîtresse d'elle-inËme. La Charbonnerie n'était pis entiëremeni dissoute au moment de cette Tictoire soudaine; mais ses derniers cbeto renoncèrent à la conduire lers un autre but. Q se tonna alors encore d'autres sociËtés, DOtamment celle des Droit* de l'homwe; mais lea circonstances ëtaient cbangtes et il n'était pi» pennis de conspirer mélLodiquement contre un Kouiemement peut-être désapprouve d'on grand nombre, mais euliD national. Les SQclètta des Droiti de l'heniiiue, des Saitont et d'autrea <inl éparpillaient l'énergie d'une résistance impatiente ue purent dooc Jamais disposer de rassentinent public et ne niireul en train qoe d'impuissantes et d'inutiles Ëmeules.
Un historien, qui leur est faTorable, M. Louis Blanc, n'a pas dissimulé qu'elles u'STalent pas i compter sur nn grand rûle poliliqne :
(La Société des Droits de l'homme, dll-il, avait dans le tieui Buonarolli un Juge bleu pins sé- TËre qn' Armand Carrel, et bien plus imposant. Directeur suprême des mouTements mystérieux de ta Cbarbonnerie , Buonarotti n'arait nulle confiance dans une conspiration qui déroulait sa trame en plein Jour, qui publiait chaque matin le nom de ses chefs, qui se recrutait i la face du soleil. Il aTall raison , au point de vue du combat. Uue association hostile au pouTOir ne saurait réussir dans ses projets, même quand elle u'est pas secrète, qu'A la condition d'être conduite par un gouvernement inconnu. Le fait est , que la Société des Droits de l'bomme avait tous les incoménients des sociétés secrètes sans en avoir les avantages. Bonne ponr une œuvre de propagande, il était impossible qu'à la veille d'une bataille , elle ne fût pas désorganisée par le seul fait de l'arrestation des chefs. Ceux qui la fondèrent avaient commis une tante en isolant sou action de celle de la Cbarbonnerie.» &t cepeudanl, un a dit aussi que ces sociétés Qrenl la révolution de 184S. C'est encore une erreur. La royauté de Louis-rbilippe se perdit par sa propre faiblesse et par l'imprévoyance des classes moyennes qui, elles-mêmes, désarmèrent le pouvoir et en cou ragèrent l'insurrection. IVog. Révolntion de 1848.) Quant aux sociétés secrètes, elles ne comptaient, surtout au commencemenide l'année 1818, qu'un tréspelit nombre d'adhérents.
Depuis qu'existe le second Empire et même depuis que le gouvernement de la nouvelle République était tombé dans des mains dont la démocratie pouvait se déQer, il a été sauvent queslioo d'une société secrète, ia Marianne (ivy. ce mot), qui devait couvrir le pays tout entier d'un vaste réseau cl à qui un avenir prochain ue pouvait manquer d'assurer un grand et terrible triomphe. Exagération de la crainte, et peut-être aussi de l'audacel Dételles sociétés n'ont rien à faire de nos jours , quand le vrai souverain, c'est le suffrage universel, et lorsque l'accomplissement du programme entier de 1789 n'est plus qu'uue affaire de temps.
tième sou» la Restauration un homme, dont laBévolution ne récusera pas le témoignage, Bè-
SOCIÉTÉ BECBÈTEB.
ranger, s âoaté qu'éUtnluL, a^i blm efflocmient U aam frihi^ 1830. Ce qu'il ea dit mt a^^^ Bonmies henmix de poimiri TiAtm:
■Kn tant tempi. J'ai tnp pie ponr ^pronver Im n«IWimM| tables oonapiraUt
créent nue lûDltt de peiftai mâÊÊmt et snbordonnent des lalMIs*^
tBmmmm aamt*Ml
enbntw les itOwacea, de trahisons même, et appelle les cUsses ooTrièni, |b ta i pre au lieu de les ielsiref. i Maf vance Ici, )e poomls affattaétp J'ai sn toiil ce gue ces sodéUxiliii ai su du moins assea ponr iAbbk ^ peuvent convenir qn'i des pesphXR par l'étranger. Sans Intilltè, dotf Iil put croire que serait un Jour I lltique, ce grand citoyen eût sim Mi|
faire partie des Carboitari, maiilkM tourner plusieurs de mes anai, ellbiri autres, d'entrer dans cette asiocialiDa.k
volution de 1830 a prouvé que, taiM où les mœurs , sous quelque rtpMf soit, assurent toujours nne certwKtf liberté, on n'a besoin ni de sodtHia ni de conspIraHoBB ponr qu'à soojNrk pie montre sa volonté. La sodélé ItM eiet t'aidera, qui agissait oaleuiiUM seule rendu do véritables senini cause; car, en dépit de tout ce qaiiH écrit par les lëgilimistes , ancua o^l cune aOtlialion secrète n'a présidé ik reuse insurrection qui renversa 11 t Binée des Bourbons: j'ai vu mène 11 bien surpris que la victoire ait Hti sans eux. On peut m'en croire, noif si bien placé alors pour en être iuln suis si bien placé aujourd'hui eocorcr toute la vérité.'
Les sociétés secrètes n'ont en cfc leur ou d'eOlcacité que cfaei les pe^i mis à un maître étranger. Mais cbes a libre, en ce siècle-ci, la raison piAI condamne. 11 est possible qu'un hcM grand caractère en fonde nne pour du impulsion plus vive à des f^énaoe l'allente l'irrite, mais ce ne seront qM prits légers ou des imprudents qui i roui sous cette enseigne. La liberté «v est le prix de la patience et ne i'itA par la lutte au grand Jour.
11 est malheureux toutefois, et frtc parce que la scnle lutte légitime ni la grand Jour, que nos lois, en ce qui M sociétés secrêtcs et le drcàt de iM soient pas encore et ne soient pas de lit être réformées.
Parmi les droits que garantit au < la Constitution de 1791 Qgnre «IsB s'assembler paisiblement et sans atM* tisfsisant aux lois de police. • C'eri (B