‹ Dictionnaire général de la politique (volume 2)Chapitre 170 sur 260 · SOCIÉTÉS SECRÈTES. — SOLIDARITÉ · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉS SECRÈTES. — SOLIDARITÉ

it OD jouit en ÂDgIcterre où la loi ue ]es serments prêtés et les subsociétés. I) est inutile de dire que ce nsacré encore par la Constitution de )Si par celle de l'an III qui ne proscrit lorations et les associations exprèstraires à Tordre public. Le droit ne e, comme tant d'autres , que deTant ion de Tan VIII qui devait être, dans I législateur, le port de la Révolui résenrait tant d'orages à une imécurité. Mais c'est le Code pénal, 810, sous l'Empire, qui est devenu le texte de l'article 29 1 :

lutorisation de plus de vingt pérît le but sera de se réunir tous les certains jours marqués pour s'ocets religieux, littéraires, politiques ae pourra se former qu'avec l'agrémvernement et sous les conditions à l'autorité publique d'imposer à la n voulait interdire les sociétés seiucune loi ne peut atteindre, et l'on le droit de réunion et de discusl'un des éléments féconds de la vie 1 manière même dont on le frappait inte de cette brutalité qui gâte même DUS d'ordre de l'Empire. A peine reles voies de 1789 par la noble révo- )30, la France crut que les promes- ?mblèc constituante se réaliseraient upart des hommes d^État qui arrilouvoir, dévoués à leur pays plus incc, ue demandaient pas mieux, mier moment de la générosité pud'aider cette nation à reprendre , à n des droits les plus naturels des lemblés. M. Guizot {voy. le Moniteur mbre 1 830) conseillait d'attendre et Ce n'est que plus tard que le parti ance, devant les manœuvres impruparti de l'action, refusa déflnitive- ^ner la charte où le droit de réunion it. Les sociétés secrètes ou soi-dies foisonnaient alors sur toute la France, sans proUt pour la cause é, et menaçaient incessamment la ue. C'est alors que fut votée la loi f 83 ï qui venait briser les associaes par la fragmentation indéfinie de mposés de moins de vingt et un eliés les uns aux autres par un statut ; un même mot d'ordre, sinon par visée. Les libéraux de la Restaurat combattu l'article 291 de la loi de e se firent pas faute de voter pour \'ï qui devait déterminer une guerre clc 29 1 n'atteignait que les réunions ; la loi nouvelle ne tenait aucun la périodicité. L'article 291 (ou plu- 292) ne menaçait que les chefs des I illicites; la loi nouvelle frappait iociés. Enfin , dérogeant à la Charte législateur ne déférait pas an Jut}-, les infractions aux tribunaux cor- Le règne de Louis-Philippe passé , République eut le malheur de ne

pas être assez forte pour qu*on lui permit de revoir en paix toutes ces lois restrictives. Le 22 juin 1849, l'Assemblée nationale interdit même les réunions publiques , demandant du reste qu'avant un an il fût délibéré un règlement de l'exercice du droit de réunion. Mais dès le 12 juin 1850 une autre loi ajoutait ce règlement, ajourné encore, et à toujours en apparence, par le décret dictatorial du 2 avril 1852 qui appliquait à toute réunion publique, de quelque nature qu elle fût, les articles 291, 292 et 294 du Code pénal et les articles 1, 2 et 3 de la loi du 10 avril 1834. Aucun changement n'a été introduit, depuis ces jours néfastes, dans la législation qui a confisqué en France le droit de réunion (vop. Réimion), et l'on n'entrevoit pas le jour où l'esprit public exigera que l'on distingue la réunion patente et légitime de la société mystérieuse et condamnable.

Paul Boiteau.

SOGINIENS. Vop. Églises protestantes.

SOLIDARITÉ. C'est une des grandes lois qui régissent le développement de l'humanité et dominent la science politique.

L'homme ne peut pas plus s'en affranchir qu il ne peut se soustraire à la gravitation universelle; mais de même qu'en apprenant à connaître les lois de la pesanteur qui l'attache au sol, il a découvert le moyen de s'élever jusque dans les plus hautes régions de l'air, peutêtre parviendra-t-il à donner un plus large et plus rapide essor au progrès politique en étudiant davantage cette loi de solidarité qui relie l'un à l'autre par un lien invisible tous les membres de la famille humaine.

Déjà, malgré tant de conflits déplorables, ensanglantant encore si fréquemment les diverses régions du globe, l'esprit d'antagonisme qui a régné trop longtemps entre les peuples, tend à faire place à des sentiments meilleurs et à des idées plus saines, et l'on conmience à comprendre tout ce qu'il y avait de chimérique à vouloir fonder la grandeur et la prospérité d'une nation sur l'abaissement et la ruine des autres pays.

Chaque Jour ne se charge-t-il pas d'ailleurs de nous apporter un enseignement nouveau sur les effets de la solidarité universelle des peuples? Ne ressentons-nous pas à chaque instant le contre-coup d'événements qui s'accomplissent à des centaines et même à des milliers de lieues de nous? Qui n'a été fhippë du trouble qu^occasionnent les luttes intestines des populations américaines dans le mouvement économique des sociétés européennes?

Qui n'aperçoit aujourd'hui combien l'état d'ignorance et d'affaiblissement des peuples orientaux peut engendrer de cruels déchirements et entraver le progrès de la civilisation chez les nations occidentales?

Mais la loi de la solidarité ne se manifeste pas seulement de peuple à peuple , elle étend son empire sur tous les citoyens de chaq[ae pays.

Do faite de fÉlat et des somnilU

80LIDASITÉ.

ploaeWeaiiuqiianxQMidîtHiulapluki»- léet nHwhéM 1 ecUM * Fiida ■ t>le:i,Ui09«n une Krted'Ktkms et dette»- que des idées, des hlb, ditf[M tioiu (loatul nestuMrftde ae pM mMalfr JUiJiJLliLumiiML III imMiia^^l les eJbb. $i la pctiu cni MMfcM i soaftk Joo6 plit tard m rMs aMWrib .les errans et des botes des gnDdi.lcigrMds comtlHiliOD et Om le aiiilnn— àlenrtonrioatespos^astoaleslesciriMBllét, déUs ooimUes Jurâtes dilMii 4 loDtef les eatastnifbes qni pesTcnt Milnt l'illuiUqse.

pu 1 ignonace et la airtre dn petts. L'^ Il ressort dn esraettra de pni aémie qm Tieot topper le ricbe daoa ses sAe- d'nnlTenaUté de te loi de wiMbII | tions le» plat ehëm o's qaelquefois d^ulre . - - . — .~ ^.

came que l'eicès de pasTrelë des malbetiKDZ dont a est eatoarè, et c'est surloal des soBf-

frsnce» do plu grand nombre qne missenl le*

pertnrtMlions sociales qui portent la dés^km

et la mine parmi les beureoz du monde. Qoe li, aolien de nous renfermer dans le

prËseot, DODU coDsidëront la suite des Igoi,

nous rctrouTOns la loi de la solidarité rattachant

entre elles lei génëralloDa socceisiTes avec

non moioi de Torce que Icb gf^nèratione con-

temporaiaes. C'est que, dans le bien comme

dans le mal, les faits de l'houme ont nne portée dont 11 ne lui est pas possible de mesurer

l'étendue; ce sont comme auluit de frermes

qui, lorsqu'ils tombent dans un milieu favors-

ble à leur développement, pcuvoni fnandtr et

se multiplier à l'ioUnl. Semblables an grain de

séncTé de l'âTangilo, les actbn» huniainea,

soit individuelles, aolt collcciixcs. pcuvoni devenir la racine U'évéuemenU.d'in^tiiuiioDs. de

crofanoes.depréjugM.dvsiinMàoxcrc-erlenr

influence sur le monde p(^nliult Qn« kin^e

suite de siècles. A chaque in$laDl. nous re-

IronTons dand nos sociétés modi^rnes U mce

encore vivante d'idées, de CMiiunK? . de kiès.

ensdgiiflmeiitB qae la peUi|BS fe praflL

El d'abord, c'est te nteesalK it Hi dans tonte rètonne des oMadat^ rencontrer las nesiim las pta )■• pins raisonnables, si la bansÉim A ancien au régiffle iuni*MB n*s psi tit ment ménagée, car les chsBgamMtt

qui ont prU naissance dans la :

ou dans les forêts de U lienuanie. La decaïkai.'v de l'empire nmuin e( l'invasm des Karbat^ n'ont pas encore ce&^ê de p<k«ï par lenn ni*séquences sur le« destim^es de U plu$ ^ranJe partie de TEurope. el U Ken>I-j:i^>a tnaeuse a été le point de départ d'uoe sene d'eTetk■^menls et de tiaB$t>rmati>.<ns pot^:K)ae« <c f«>ciales dont nul encucv au^>a^i h-ju ne ;«ct entrevoir le terme.

Mais li, à bMCes k:» episw^. ït Jx ito k solidarité a igi ive^- loti:: Je *.-««. «w »> tk» ne s'est pas i^ULV$:ee ïu^ ?.><£$ ■» MBps avec te même etea>iae. i.^ .m|)i.>ra.: t» ^nmiers hstiiact* de tttm m z'- ^ ^-^ssut m. Iodée, snr les bor!s in. t^iue .'u bas a presqa'Ue da ImUanJ. ce Kr;«aa i«î .'uBims. et ccpCHdaBt f'jst Je ^"es j;>yne^ :vi$-jjm> m mnnle qae •feniea: v-nj- St:} ^ici u zan»fnimiiinii K^Jttat et itcme j^ j riute w l'empire <loa: m ifOMitc .<» t>a>.!e<iKuQ!. .'«us le nuyea «k « mim* hu» es 3i-;ii»ers umfw de refAfie Biùer^e. j» idb'^ iintK>jtdcs â) U AMiimct^ «awnc. .'umne iaf» iuiitintbf. listiiesTac .'^af i stiemciU .u. « T-iit'wMî ee«am«f ;«o» m diukk ev iii>.-> i gptn

Tiolenlea qnl sonvenl n de vllalilé aux aboa qu'on vaabàt Ht a quelquefois, il est ttsi, des ^ semble qu'une société peut rvapit ment avec tout soa passé. La Bénli çaise en est on grand exemple. Cçi l'on y regarde de prâs, on vena qa't occurrence , la mptore est noiai qu'elle ne le parait, que tonte traai qui se manifeste d'une teçoo si mbJ l'organisation sociale est accomplie de temps dans les esprik et q>'ao';ai dans les cbanjfeiDeats opMs qne i quels la nation était préparée, lusî da temps les réttormalenrt n'oal-îbd qne d'avoir trop tdt raison, et ils ■ dans leur tentaliTe qoe parce qa'ils fu an préalable dégager le présent qoi l'encbaineat in»p elroileaeut n liienire qn'il s'en icii dênee de Le fnnî art de riwauiw d'Etat dob i iie renferaer dans les Umiles do an sKvaea: dooné. et il ne p«ai mi :«n>hM lin rkamp àaas leqvd i 'm

e Jeoc s<scal.

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