‹ Dictionnaire général de la politique (volume 2)Chapitre 171 sur 260 · SOLIDARITÉ. — SOPHISMES POLITIQUES · texte numérisé non relu

SOLIDARITÉ. — SOPHISMES POLITIQUES

e dans des limites plus étroites et à loir l'idée de les prévenir par une mmnne ; car elle apprend aux naeur intérêt est de s*aider mutuellen de se nuire, et elle doit leur in- ^sir de se concerter pour assurer le 3 la paix et seconder partout le proci?ilisalion. L. Foubert.

MES POLITIQUES. On peut voir, au [ne parlementaire , que cette désipplique , non à la substance même 'ations d'un corps politique, c'est-àflucnce que peuvent avoir sur ses rôle ou les manœuvres particulières 'S, mais spécialement aux formes, iitions réglementaires d'après lésion vient de délibérer, pour que la 1 elle-mên]^e soit digne et fructueuse, 3, pour qu'elle soit possible. C'est s le nom de sophismes politiques, vous à nous occuper de la question ite de la logique parlementaire, on, I termes, du mode d'agir dans le dé« ;, du mode de parler et de raisonner.

que parlementaire , c'est l'art de 'ordre dans les mouvements de l'arrative, de se défendre contre la cone désarroi, c'est l'école de peloton Jon. La logique parlementaire, c'est mettre en garde contre les erreurs 'ises , contre les pièges et les fraudes ssion ; c'est l'art d'y faire régner la d'y faire prévaloir i'honnétcté et la re les suggestions de l'intérêt. C'est ; propre à déjouer les stratagèmes

sme, ou faux raisonnement, est en 'mi redoutable, subtil, acharné, que ve sans cesse en face de soi sur ce )ataille; et telle est sa profonde baest son empire, que l'on ne saurait )rtement armé , trop vigilant , si l'on sir et le terrasser; car Tarène polit son terrain par excellence, huit : il a chance de l'emporter sur un rsaire et de se faire décerner le ar les juges du camp, ir s'est rencontré qui a enseigné ex plaider, suivant les besoins de la Tai ou le faux, avec une égale force succès. C'est Gérard Uamiiton, le imilton- Single- Speech, qui, après un grand rôle dans le l'arlement ne prononça jamais qu'un seul disla Chambre des communes. Son ouapplication de la maxime : Qui veut t les moyens, et sa théorie est celle quand même. Voici quelques-unes mules : « Exagérez et aggravez ce lit contre vous, et alors vous serez prouver que cela n'est pas vrai; ou et réduisez les faits, et alors ad- ; en partie et avec apologie (avec • Il est rare qu'il n'y ait pas queldans le cours du débat, mette en ique chose d'outré, de ridicule et

d'insoutenable ; avec un peu d'art, vous représenterez ceci coDune étant l'opinion commune de tout le parti. — Admettez et exposez avec un air de candeur, comme le point en question le plus fort contre vous , ce que vous êtes sûr de pouvoir réfuter. — En changeant l'ordre chronologique des événements, vous pouvez changer non-seulement leur apparence, mais leur oature. — En faisant un exposé, supprimez quelques-unes des circonstances les plus défavorables, mais retenez -en sufflsanunent pour ne pas rendre l'imposture manifeste. — Si le total de la question est contre vous , ne parlez qne d'une partie comme si c'était le tout

— N'omettez pas entièrement, mais placez dans l'ombre les circonstances essentielles qui sont contre vous. — En prenant seulement une partie de ce qui a été dit, le commencement et la lin , et en omettant les chaînons intermédiaires on peut rendre un bon argument entièrement ridicule. — Si le point principal est fortement contre vous, considérez ce qui est le plus i votre avantage, et ce qui prendra faveur : insistez là-dessQS et touchez le reste légèrement.

— Une définition est une ènumération des principaux attributs de la chose ; énumérez ceux qui conviennent à votre but, et supprimez ce qui serait contre vous. — Notez soigtieusement les endroits faibles de vos adversaires, répondez-y et ne faites aucune attention aux arguments les plus forts. — Si vobs ne pouvez pas embrouiller l'argument dès le début, avisez à changer la question en introduisant dans le cours du débat quelque chose qui lui ressemble.

— Pour attaquer ce qui a été dit ou défendre ce que vous avez dit vous-même, ajoutez ou substituez quelques termes plus doux ou plus forts , selon votre convenance. — Si vous ne pouvez pas réfuter un fait, ne le falsifiez qu'autant qu'il faut, pour vous mettre en état de le réfuter. »

Que l'on suppose ces moyens sophistiques mis en œuvre avec talent et autorité, ces cyniques préceptes adroitement suivis (ils ne le sont que trop souvent) , et l'on comprendra tout le danger que court la vérité et combien il importe d'être prémuni contre de* pareilles attaques. Elles se supportent Jusqu'à un certain point au barreau, où le rôle de l'avocat est un rôle obligé; elles se pardonnent aux nécessités de la défense d'un client. Là d'ailleurs on a afllaire à des magistrats qui savent à quoi 8*eQ tenir sur ces dires de la partie passant par la bouche de l'avocat. Mais l'orateur politique ne doit représenter que l'intérêt public et la vérité; il parle en son propre nom, il faudrait que sa sincérité ne pût pas être révoquée en doute. On l'a dit avec raison : « S'il est une position où Ton soit plus particulièrement tenu d'être vrai, où il soit plus honteux de ne l'être pas , c'est celle d'un mandataire public, organe de la patrie dans un conseil national. •

Et pourtant, lorsqu'on passe en revue la longue liste des sophismes, ingénieux ou grossiers, auxquels peuvent avoir recours les hommes d'Etat, que de faits historiqoi^ ou récents, que de portraits, que i

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