TEMPI
le souTcnir des temps plus purs , jamais les grands esprits du christianisme n'ont admis ni la nËcessilË, ni même l'utilité de cette matérialisation du pouvoir spirituel de la papauté. Qui d'entre eux ne saurait pas que, si le christianisme a triomphé du paganisme, c'est Justement parce qu'il Tenait prolester, puis combattre contre la réuaiou dans une même main de t'autorité religieuse et de l'autorité civile, contre la conrusion des tribuos et des pontifes dans les CËsars I
Au moment où commence la poursuite do cette royauté Icniporellc, c'est-à-dire la corruption du principe de son Institution, te plus grand docteur, saint Bernant, dit au pape:
• Vous représentez Pierre, et jamais on ne te tII habillé de soie et d'or, couvert do pierres précieuses au milieu d'un cort^e de soldats et de valets tremblants, il a cni'pouvoir, sans cela, remplir sa mission. SouvcnCE-vous des paroles du Sauveur: «Si vous m'aimez, paisses mes
• brebis. • En cela vous êtes te successeur de Pierre et non celui de Constantin. » Et quand tout fut depuis longtemps consooiiné, Bossuet écrivait encore : • Autrcrois ou n'avait pas la moindre idée du pouvoir dans lequel ou Tait aujourd'hui consister toute l'espérance de l'Ëglise et que l'on regarde comme te plus terme rempart de l'autorité pontificate. •
C'est donc au seizième siècle qu'aprûs huit cents ans d'eRlirts soutenus, le successeur de Pierre, pauvre péclieur, pauvre prêtre et martyr de ta loi, ceint son Iront de la couronne des rois, comme un Henri VIII ou un François I". Il Importe de bien établir qu'à la du du quiosième siècle, leur royauté temporelle n'était encore qu'un révc qui pouvait ne pas se réaliser.
Voici quelle. était alors la situation véritable des États de l'Église':
Venise possédait, dans la Homagne, Ravcnnc et Corïla, en vertu de traltéis faits avec tes souverains pontifes, et tenait à sa solde les Malalesli, seigneurs de Rimini, et tes Manfrcdl de FacQza.
Ferrare, Comacchio etModéne appartenaient à la maison d'Ëstc. Parme cl Plaisance avalent èlë vendues par les Corcggio au duc de llllan. Bologne était aux Bcnlivogllo- Camerlao aux Varani, et Fermo àJean dcFogliano; Slnigaglia aux delta Rovere; le duché d'Urbino aux Uontefellri et CItta di Caslcllo aux Yitelli.
Baglioni gouTCrnait Pérouse. Riario, à Forli et à hnola, était à la solde et sous la proteclion de ta république de Florence.
Tous ces princes consentaient à se dire vicaires ponlillcaux et auraient dû payer à la cour romaine un cens de quelques florins, qu'ils ne payaient pas; mats ils transmettaient héréditairement leurs seigneuries à leurs enfants, à leurs proches, ou les vendaient. Ils faisaient la guerre, ils faisaient la paix ou se mettaient au service de puissances étrangères; ils agissaient enfln en souverains et l'o talent.
Aucune, Spolèle, Assise, Terni, Kami s'ad-