‹ Dictionnaire général de la politique (volume 2)Chapitre 198 sur 260 · THÉÂTRE · texte numérisé non relu

THÉÂTRE

oos rimportancc d'une chaire reine école. On peut demander s'il y nfluences qui puissent lutter arec re dans un temps où la religion a tie de son empire et où la morale ise ^ur des bases incertaines. Ce on et d'assimilation rapide qui est pie français, fait donc du théâtre icole où le public, au gré d'un aune qui ne relève que de sa fantai-

aimer la vertu ou à aimer le vice, > lois ou à leur désobéir. Le carac- 'essions du spectateur changera ; du spectacle , mais non pas la ie ardent et souple d'où naît cette otion. Quel que soit le spectacle sente, l'aptitude du spectateur à a également sollicitée. Qui n'a vn lême public qui pleurait la veiUe fortunes de la vertu persécutée, évreusement devant le spectacle ^porter sur les héros du bagne et

la même admiration qu'il avait : héros du dévouement et de la 3ut donc dire à la rigueur que les itiques ont le pouvoir de faire au t le peuple qu'il leur plaît, un

ou immoral, soumis ou indiscitueux ou anarchiquc. Il peut y 3 sorte de concurrence entre l'au- ;ur dramatique, car la faculté par îur dramatique émeut son spec- \ est exactement la même par laté le gouverne, de manière que ramatiquc n'est pas pour l'autorité les auxiliaires, il devient le plus s ennemis.

du théâtre sur les mœurs est istatée ; il n'en est pas tout à fait on innucnce sur la politique: la e la tutelle de TÉtat a toujours ii, a empoché jusqu'à présent de isqu'où peut être poussée son ac- 2nce n'a pas été faite complctedant on peut juger, par 1 action nr les mœurs générales, de celle it au besoin sur les intérêts polil'ailleurs dans notre histoire conus d'un exemple qui attesterait an lue de cette action. Chacun sait vacité le gouvernement de Juillet plusieurs reprises sur les planktres, et comment l'autorité fut îrdire la représentation de plu- . Plus récemment encore, on a ;nt attribué en partie la chute de 'épublique aux attaques de ces instance que l'on a surnommées «fionnaircs. Par ce que le théâtre tellement à cette époque, on peut î qu'il pourrait faire, uelques exemples, le théâtre n'a ipports fort indirects avec la po- •uibre des pièces pureoient poliipte aisément. Parmi les œuvres mportance, il n'en est qu'une qui re, le Mariage de Figaro, et en-

core doit-elle ce caractère à certaines circonstances exceptionnelles. Ce sont les mœurs générales de la société et non la politique qui font la matière du théâtre. Mais d'un autre côté n'est-il pas vrai que les mœurs générales d'une nation sont une partie de sa politique, et la plus importante ?

Nous nous sommes longuement étendu sur les raisons par lesquelles l'État pouvait justifier les entraves qu'il a toujours imposées à la liberté du théâtre. Est-ce à dire que nous approuvions ces entraves? Non, certes; mais notre but a été de montrer que ces raisons avaient leur poids et qu'elles sont même si bonnes qu'il est impossible d'y répondre si l'on n'est pas un ami sincère et absolu de la liberté , si l'on ne croit pas en toutes choses à son efficacité souveraine. Ceux-là seulement qui tiennent pour article de foi que les blessures de la liberté sont toujours inofTensives , parce qu'elle porte en elle-même la guérison des maux qu'elle fait , ceux-là seulement qui tiennent pour article de morale qu'on a le droit de retourner contre eux la liberté dont ils usent, ceux que la violence et l'injustice attristent mais n'étonnent ni ne scandalisent, ont des arguments décisifs contre les arguments de l'autorité politique. Quant à ces libéraux à préjugés despotiques qui n'aiment la liberté que jusqu'à concurrence de leurs Intérêts et qui ne savent pas lui pardonner les blessures qu'elle leur fait, qui la flattent lorsqu'elle leur est propice , et la maudissent lorsqu'elle leur est contraire , qui ne veulent d'adversaires qu'enchaînés et de contradicteurs que soumis, les arguments dont ils usent contre l'autorité n'ont qu'une médiocre importance. Ils raillent le gouvernement des entraves qu'il apporte à la liberté des théâtres, mais ils trouvent bon qu'il tienne sous sa domination la religion et l'enseignement. Ils trouvent ridicule que l'État ait la prétention de se connaître en drames et en vaudevilles, mais ils trouvent tout simple qu'il se connaisse en discipline ecclésiastique ou en matière d'éducation et de pédagogie. De quel droit réclament-ils pour le théâtre une liberté qu'ils refusent à des intérêts bien autrement sacrés? Ils ne prétendront pas que les intérêts du théâtre soient plus respectables que ceux de la religion et de la conscience ; pourquoi donc s'étonnent-Us des entraves que l'État lui impose? Est-ce au contraire parce que ces intérêts leur semblent de nature secondaire qu'ils se scandalisent de voir l'État s'occuper d'une matière si infime? Mais alors il n'y a plus là aucune question de principe engagée, il n'y a qu'une sorte de question de dignité et de convenance qu'il appartient à l'État seul de décider. Les libéraux qui professent sur l'autorité politique exactement la même opinion qu'elle a d'elle-même, c'est-àdire qui reconnaissent à l'État la tutelle des intérêts moraux de la nation, ne sont pas sur cette question des contradicteurs sérieux. Les vrais contradicteurs sont ceux qui ont de TÉtat une notion toute différente et qui le regardent simplement comme le ^t^Veii ^<^\^^T\te&^

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