THÉOCRATIE. — TIERS CONSOLIDÉ
luel elles pouvaient prétendre;
issent encore dans une incura-
dans laquelle elles sont tom-
2 Tcnfance, sans avoir jamais ire de force et de virilité qui nations.
} tient cependant ses destinées n peut, s'il le veut, se délivrer titutions théocratiques et pourlibrement son développement a pas sans doute par la vio- Iryas dans l'Inde, la caste des Egypte, les Hohenstaufen au n vain combattu le sacerdoce, ien toute seule dans les cboses it au domaine de l'esprit. C'est e de la raison et de la conut en appeler. La théocratie lire d'opinion. Elle est toutelongtemps qu'on croit en elle; ns le vide, dès que les âmes ?t elles lui échappent du mosentent capables de se gounes.
es qui n'ont pas besoin, pour l'appui d'une main étrangère, onde antique n'en a connu que et les Romains, les Grecs surrce qu'ils arrivèrent à la libre K-mêmes, qu'ils purent s'élepolitique comme dans les lethie et les arts , à un degré de itéra l'éternel objet de l'admis esprits cultivés.
Michel Nicolas.
. Voy. Suiss».
3n appelle ainsi cette partie de
s'étend entre la Wcrra , la
et la forèf de Thuringe. Cette
3 plusieurs duchés de Saxe, les Schwarzbourg et quelques auures. La Thuringe ne forme une es affaires du Zoilverein (voy.).
ppelait ainsi chez les anciens onct phrygien que les prêtres lient lors des cérémonies. Le peuple d'IsraOl portait égalequi était en lin avec une douune en azur et l'autre, supér laquelle était gravé le nom
e également une tiare. Elle ent formée d'un bonnet rond, le couronne à sa base. Boni- 303) en ajouta une seconde, et 1-1 342) une troisième; c'est sa La tiare «'appelle aussi, depuis e, trirègne, mot qui désigne- Iques-uns , t la triple royauté , les âmes, temporelle sur les t mixte sur tous les rois. Mys- :: Triple règne de Jésus-Christ, e son vicaire sur l'Église miliveillance de la foi , sur TÉglise
souffrante du purgatoire, par les indulgences, avec le règne du ciel pour point de mire. >
Le trirègne désigne aussi l'empire matériel , et la mitre le pouvoir épiscopal. Quand le pape va officier, il porte la tiare; quand il officie, on pose la tiare sur l'autel, et la mitre est apportée pour la remplacer.
Nous ajouterons quelques détails d'après un article publié dans le Temps, le 6 mars 1864:
« Tous les papes n'ont pas fait fabriquer une tiare à leur usage. Les tiares , au nombre de sept a huit, depuis le grand schisme , ont passé successivement aux pontifes, dans le trésor du Vatican. C'est naturellement un bien de la couronne.
« Avant la Révolution, jusqu'à Pie VI, on avait au trésor pontiflcal les tiares fameuses de Jules II, de Paul III Fernèse, de Grégoire XIII , de Clément vni Àldobrandini. Elles étaient trèsprécieuses, puisque Pie VI, au traité de Tolentino, les donna pour représenter plusieurs millions. Par ce traité , la papauté perdit absolument toutes les tiares. H n'en resta qu'une tiare en carton.
« Â la suite du concordat, Napoléon fit cadeau d'une tiare nouvelle à Pie VII. Pour fabriquer cette tiare à Paris, on employa quelques-uns des diamants des tiares anciennes, et surtout une superbe émeraude, appelée émeraude de Grégoire XIII. On ne sait d'ailleurs ce que sont devenues, à Paris , ces reliques papales. Elles auront étè^4âispersées.
« La Hnre napoléonienne, conune on rappelle, est encore au service de la papauté. Plusieurs fois réparée , elle sert à Pie IX. C'était même la seule tiare précieuse jusqu'à ces derniers temps. Elle a servi à Pie VII . à Léon XI , â Pie VIII, à Grégoire XVL Cachée en 1848 et 1849, elle a reparu depuis. Elle a une valeur de 217,000 fr. Elle pèse huit livres. Sa coupole est formée de huit rubis, de vingt-quatre perles, de r&neraude de Grégoire XIII; et la croix est composée de douze brillants. Les queues sont en rubis et en perles Deux cordons d'or la tiennent sur la tète du pape. On la porte rarement. Grégoire XVI avait une mitre de carton , à laquelle il tenait beaucoup. Pie IX a fait faire aussi une tiare en imitation.
« La tiare napoléonienne était seule, quand, en 1855 , la reine d'Espagne a envoyé la sienne. Cette tiare isabélique ne pèse que trois livres. Elle vaut environ 300,000 fr. Les trois couronnes sont semblables, tandis qu'elles sont variées dans la tiare de Napoléon. On y compte 19,000 pierres précieuses. La coupole, au lieu d'émeraudes, est faite d'un saphir. On convient que, si cette seconde tiare est plus gracieuse, plus portative , celle de Napoléon est restée plus majestueuse.
« A la fête du Corpus Domini (Fête-Dieu), le pape étant nu-téte sur le talamo, au pied du Saint-Sacrement, on porte maintenant trois tiares : celle de Napoléon , celle de la reine Isabelle et la tiare usuelle. » M. B.
TIERS CONSOLIDÉ. Voy. t. I«', p.* 206 et