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nement, le tien Mml est la plu penérÉn la plus puissante des forces qnl ont pris notre cirilisatîoii.
Ce bit est nniqne dans l'Ustoiie dn n On rertmiult , dans les destinées des prl les nations de l'Asie el de l'ancienne E presque tons les grands bits qui obI i nAlre; on y reneoDlrs le mélaiige de n verses, la «nqnâte d'on peuple par tn pie, de profondes inégalïIëB entre lei t de fréquentes virij^sitndes dans les fim gonvememeni el l'eleodae du ponvoii.
part on ne voit apparaître une classe qn tant de trés-bas , faible . méprisée, p imperceptible à son origine, s'élèîe | mouvement continu et on travail n liche, se fortifie d'époque en époque , a successivement tout ce qni lui manqi chesses, lumières, influence, pouvoir, < la nature de la société, la nature du g nement, et i^cvient enfa tellement ioa qu'on se puisse hasarder â dire qu'elle pays même. Tlus d'une fors, dans l'hijli monde, les apparences extérieures de !< telle société ont été les mêmes que ccll' Je rappelle ici: mais ce sont de pures ip ces. Dans l'Inde, par exemple, les im étrangères, le passade et rùtablisseox races diverses sur le même sol se ^ quemmeni renouTelês : qu'en est-il rê La permanence des castes n'en a point (eiuie: la société est restée divisét- en ( distinctes et à pen prûs immobiles; poin valiissement d'une caste par une aube; d'abolition générale du régime des ra^l le Iriompbc de l'une d'entre elles. ipri'S prcneilaCbine: là aussi rbisloircmoalrt coup de conquêtes analogues à celle Ue fl par les Germains; là aussi, plus d'uaclui vainqueurs barbares se sont élabbs an d'un peuple de vaincus, (.'ti'cn est-il a Les vaincus ont à peu prés nbsorhé lei queurs, et l'immobilité a été encore k tére dominant de l'état social. Dsns l'ii cidenlale, après les iiiTasions des Tiir séparation des vainqueurs et des vainc:
demeurée invincible; aucune classe de ciété, aucun événement de ^bii^toire d abolir ce premier elTet de la conquélc. P Perse, des événements analogues se son cédé; des races diverses se snntcombain mêlées; elles n'ont abouti qu'à une uu insurmontable, qui dure depuis des j sans que l'état social du pays cban».
qu'on y entrevoie le développement d'à vilisation.
Je laisse là l'.lsie; j'aborde l'Earopc pu et romaine. .\u prciuicr moment, on cro connaître quelque analogie entre le pr de CCS brillaules sociétés et celui de la c mais l'an alo;;ic n'est qu*apparente: la au n'y a rien qui ressemble à notre tiers t-lJ son histoire. Le seul fait qui ait pani. bons esprits, un peu scmbl3l>lc à la lutte bourgeoisie du moyen âge contre l'aristoi féod.ite, c'est la lutte des plébéiens et Jc; Iricieiis de itome ; ou les u quelquefois coi
de leur gouvernemenl , de leur èlendiie, de leur durée, des geurca et des degrés de leur civilisation, on trouvera, dans toutes, troia types de situation sociale, toujours les mômes au rond, quoique sons des Tonnes diverses et diversement distribués : I" des liouimes vivaol du revenu de leurs propriétés, foaciëres ou mobiliÈres, terres ou capitaux, sans cbercher à les accroître par leur propre et assidu travail; 2° des tiomoies uppliqui^s à exploiter el à accroître, par leur propre et assidu travail, les propriétés, foncières ou mobilières, terres ou capilaux qu'Us possèdent ; 3° des hommes vivant de leur travail quotidien, sans terres ni capitaux qui leur donnent un revenu. Et CCS diversités, ces inégalités dans la situation sociale des hommes ne sont point des faits accidentels ni spéciaux à tel ou tel temps, i tel ou tel pays; ce sout des fUts universels, qui se produisent naturellement dans toute société humaine, au milieu des circonslauces et sous l'empire des lois les jilus différentes.
Ces faits subsistent de nos jours et parmi nous, comme jadis et ailleurs : qu'on les appelle ou qu'on ne les appelle pas des classes, la nouvelle société française contient el ne cessera pas de contenir des situations sociales profondément diverses el inégales. Ce qui fait son bonhcuret sa gloire, c'est que le privilège et l'immobilité ne s'altachcnl plus à celte diversité des conditions; c'est qu'il n'y a, parmi nous, plus de droits ni d'avantages spéciaux légalement attribués uui uns et inaccessibles sui autres; c'est que toutes les voies sont libres et ouvertes à tous pour monter à tout ; c'est que le mérite personnel el le travail ont, dans le sort des hommes, une part inlhiiment plus grande qu'il ne leur en était accordé jadis. Le tiers état de l'ancien régime n'existe pins; il a disparu dans sa victoire sur le privilège et le pouvoir absolu; il a pour hérilières, dans la société nouvelle, les classes moycnues, comme on les appelle aujourd'hui; mais ces classes, en héritant des conquêtes du tiers état, les possèdent à des conditions nouvelles aussi, cl naturelles autant qu'impérieuses. Four grarantir leur intérêt propre comme pour soiisfatre à leur devoir pnblic, il faut qu'elles soient eu même temps conservatrices et libérales, que, d'une part, elles attirent et rallicnl sous leur drapeau ce qui reste des anciennes supériorités sociales qui ont survécu à la chute de l'ancien régime, et que, de l'autre, elles acceptent pleinement le mouvement ascendant qui èrlale dans tout le peuple. Que, dans ses rapports avec les classes aristocratiques, le tiers étnt de l'ancien régime fût et soit resté longtemps inquiet, ombrageux, Jaloux, envieux mCmc, rien de plus naturel; il avait ses droits ù réclamer et ses conquêtes à faire; aujourd'hui les conquêtes sont faites, les droits sont reconnus, proclamés, exercés; les classes moyennes n'ont plus aucun motif d'inquiétude au d'envie; elles peuvent se cooller pleinement dans leur dignité et dans leur force. Envers les classer populaires cl la déinocralie proprement
TIERS ETAT. — TIMBHE.
dite leur siinalion n'est pu muni boiK cune barrière ae les en sépare; qid ds commencent les classes morenoes et (À Unissent I C'est au nom des principes de commun et de liberté générale qu'elles tf formées; c'est par l'actiori des mêmes ptia qu'elles se recrutent et puisent incetsan de nouvelles forces aux sources dont elle sorties, llaintenir le droit commun el la lîl d'une part contre les velléitës rëtrogni] pouvoir absolu et du privilège, de l'antre ( les folles prétentions du nivellement el i naichie, c'est là maintenant la doublem des classes moyeuDes, et pour elles let assuré de consener la prëpondërance l'Étal, au nom des intérêts généraux don sont les plus vrais el les plus etOcaces i seulants. tint
TIHBBE. Cet impAt ne date pas d'à d'hui, car il est dêjù mis eu pratique sou limen. On l'appelle alors protocole parce lie s'applique qu'au premier feuillet des ^ous le voyons reparaître on Espaftne et les Hays-ttas, vers le milieu du i^ctiiémet el bicutâl après en Allemagne et en Angle La Hollande l'adopta en lC3i, à la suiK concours ouvert entre les économistes du pour l'invention cl la description d'une qu'il fût équitable et facile de percevoir.
On essaya de l'introduire en France en sous le ministère de Mazariii ; mais les ttè. d'inipêt étaient alors extrémcmenl impopu cl l'on ne parvint ù le faire accepter qu ledit du lil mars IG73. C'était d'abord si ilgure d'un monopole que l'État se résen vendre tout imprimés , mais san« timbre modèles et des formules d'actes , destinM seulement à procurer un revenu au Ti mais à régul.iriser, ù épurer la langue procédure cl des aOïiires. Au liotit d'un : ne vendit plus ces modèles et furinules. simplement des papiers cl parchemins re d'un timbre. De là le nom de ■ papiers qués • qui se conserve encore dans nos pagnes.
La quotité du droit avait été fixée, en à un taux modéré; on l'augmenta en ICKi Hi'JO. en I7W. et ensuite ou y joignit surcharge de dix sous por livre, La Brei était, par ses privilèges de province, l'un parties de la France où de nouveaux a lie devaient pas être perçus sans le con^' ment de ses Étals. Lorsque le gt>uvi'me de Louis XIV, en 1CiT5, voulut y inlrodu marque du papier, il se déclara une insu tion générale , qu'on eut de la peine à répr On n'ignore pas que l'une des causes prem de la guerre d'Amérique ù la ilu du siècle nier, ce fut l'introduction, en 17115, del'i du timbre dans les colonies do la ^om Angleterre. Peu de temps après, en Franc taxe du linibre, remaniée par lionne de < à n'atteindre les personnes et tes cbu^cs proportionnellement à leur fortune cl ù leu leur, clevieut l'un des prétextes d'une rei lion devenue enliii inévitable. Ou i-Iait eu 1