TIMBRE. — TIMES
en Autriche; 1,210,343 11. )0 fr. en Belgique; 109,021 ) c.) au ChUi; 101,860,000
28 millions de francs en de 2 fr. 14 c.) en Hollande; (de 1 fr. 40 c.) en Suède ; le 5 fr. GO c.) en Norwége ; [uie; 800,000 p. (de 36 c.)
Danubiennes; et 4,160,000 1 l^russe. Paul Boiteau.
il fut fondé en 1785 sous le iy universal Register par iont la famille en possède la propriété. Les inconvére que présentait une telle adopter, en janvier 1788, )mme étant d'une pronon- — Dès le commencement mes se faisait une place à en étant presque toujours • les nouvelles politiques, Priorité de sa reproduction ntaires et la valeur de sa il était du nombre des oriublique avec lesquels le !s partis comptaient. Initudcs des journaux dont u pour base que Tappui ssion du pouvoir ou de la 3S fondateurs du Times^ ir concours aux hommes •uvaient la politique, veilit à ce que ces relations rop étroites et surtout ne actère d'une alliance. Ils ir intact leur droit d'apprégouvernement et des pari faculté de rejeter au becations. Leur sagacité vit lays libre, il y avait heaumes à s'enrôler sous la banopulaire, si puissant qu'il vouer au service des intérmanents du pays et à se ses sentiments. Cette étude ments de l'esprit public et s'en faire l'écho et le reflet, I)osé le Times au reproche )litique, ni unité, ni tenue, linsi qu'on l'a vu se faire aire et le partisan de la Mesures politiques, éconoes et financières qui tienplace dans l'histoire cou- 3rre. A dire vrai, ce qu'eu •ombattit, ce furent moins lents en eux-mêmes, que moyens proposés pour les t la valeur politique des les mener à On.
ire, le Times n'aime pas T les questions , à moins ur des améliorations stric- , ou sur des éclaircissesquels l'opinion publique e se fusse. Dès que des
questions de ce genre arrivent à être soulevées , les talents et les capacités de toute nature, qui sont à son service, lui permettent de les discuter à fond et à tous les points de vue. Si la solution de ces questions est urgente, si les moyens de renseignement que le gouvernement et le parlement ont à leur disposition lui paraissent insufOsants ou trop peu expéditifs, il n'hésite pas à placer son action à côté de celle des autorités publiques. Ainsi, pour ne parler que de quelques circonstances mémorables, les mesures prises en 1846 et 1847 pour venir au secours de l'Irlande, et les changements apportés plus tard à la législation civile de ce pays dans le but d'atteindre quelques-unes des causes de sa misère séculaire, se rattachent tout autant aux observations et faits mis en lumière, par l'enquête individuelle ouverte par le Times pendant la disette à côté des enquêtes ofllcielles , qu'aux conclusions des commissions parlementaires elles-mêmes. En 1855 l'enquête ordonnée par la Chambre des communes sur la conduite de la guerre de Crimée et la situation de l'armée fut en grande partie provoquée par les lettres de son correspondant. Toutes les fois que des situations semblables se présentent, le Times, pour rappeler les partis, le gouvernement, le parlement, le public au sentiment de ce qu'il y a à faire, a des procédés de discussion tout particuliers. La sensation que ces procédés produisent parfois dans le pays leur a valu l'appellation de coups de tonnerre, et au journeû qui se les permet , le surnom de Jupiter tonnani de Printing house Square. Si violentes, si acerbes que soient souvent ces critiques , elles se font toujours , il faut le reconnaître , dans des conditions très-loyales. Censure-t-on les actes ou les discours d'un homme politique, ou ne se permet ni de les altérer, ni de les déflgurer. Les uns et les autres sont, avant toute critique, sincèrement et complètement exposés sous les yeux du public, qui, possédant ainsi tous les éléments du procès , se trouve en somme être juge en dernier ressort.
Comme œuvre de renseignement, le Times a une supériorité marquée, non - seulement sur les autres journaux anglais , mais encore sur tous les journaux du monde. Il est assez riche pour entretenir, dans toutes les capitales, des correspondants qui le tiennent au courant de tous les événements politiques hnportants. Le caractère de ces correspondances ne ressemble en rien à celui des correspondances belges destinées au public français et surtout parisien. 11 ne s'y trouve que des faits exclusivement poUtiques, et d'un intérêt général. Quand par hasard il s'en trouve d'autres, qui nont pas tout à fait ce caractère, c'est que leur conuaissance est nécessaire à l'intelligence d'une situation donnée. En dehors de ces correspondants ordinaires, le Times en a d'autres qui sont présents à tous les grands événements qui sont en train de s'accomplir. En cette année 1804 il a eu, pour lui rendre compte jour par jour des grandes luttes engagées en Amérique , entre les Fédéraux et les Co^C^N^â-
TIMES. — TITBES NOBILIAIRES.
rëa, en Europe, entre le Danemark et l'Allemagne, des corrcspoudants spéciaux, places dans le camp de chacune des parties belligËrantes, exactement comme il en avait eu en 1859 pendant la guerre d'Italie à ta suite de chacuDC des armées française et autrichienne, et en ISGO à la suite de l'aventureuse eipëdilion de Garibaldi. Pour ne parler que des évëncmcnlB encore priscols à toutes les mémoires, nous doutons Tortqu'il ïoit passible de faire une bisloîru exacte de la commotion rèvolutbonairc de 181S, de la rËacUon qui en fut la suite, de la guerre de Crimto. de la rébellion des Indes, de la guerre d'Italie, des expéditions de Garibaliii dans les Dcux-Siciles, de la dernière insurrection de Pologne, de la lutte fratricide au milieu de, laquelle le grand édillcc politique élevé aux Élats-Dnls par les hommes de t77G court si grand risque de s'eCfondrer, et de voir clair dans le conflit danoallemand, sans tenir compte de ces correspondances. Ces sortes de travaux eut en outre un grand mérite, c'est celui d'être faits par des esprits distingués ou des hommes spéciaux,'
ic limet ne s'adresse pas moins au monde des affaires qu'au monde politique. Ses résumés de la situation commerciale des Indes orientales et occidentales, du marché intérieur, sous tous les aspects, financier, commercial, manufacturier, métallurgique, minier, sont de beaucoup supérieurs à ceux des autres journaux. Depuis longtemps son Monei/ Market article [Bulletin de Bourse) s'est conquis une indisputable prëémincncc. Au point de vue po- Ltique comme au point de vue flnancier, c'est une des parties les plus importantes du journal. 11 n'est point de fait politique important qui n'y trouve son échu. Comme instrument d'appréciation exacte et impartialcdesaOiiires Unauciéres qu'enfantent chaque jour l'esprit de spéculation et l'esprit d'entreprise, ce bulletin, où se décèle très-souvent uneconnelssance approfondie de toutes les questions de llnances et d'industrie , doit assurément, comme tous les autres bulletins de bourse, ùtre lu avec une Irèsgrunde précaution.
Avant l'aliolition du droit de timbre et du droit sur le papier, en 1858 et 1860, le Times avait à lui seul un tirage à peu près double de celui de douze ou quinze autres journaux quotidiens réunis. L'abolition de ce régime liscal, dont il fut le ciiampiou Jusqu'au dernier moment, en permettant la création de la presse à un penny, a dotmé naissance à des journaux quotidiens qui ont un tirage plus considérable que le sien. Nais contrairement à ses craintes, cette nouvelle presse ne l'a guère plus entamé daus son importance commerciale que dans son importance politique.
direction dea aShires. C'est le i^fstâiie in i poussé à l'extrême. Solon anit établi mie t cratie modérée à AthèDea.
Nous n'avons pas besoin de dire que lai cratie u'a pas nos sympathies; mais goi injuste qu'il soit , le privilège de la forlim encore moins exécrable que celui de b sance. Tout le inonde peut aspirer i «cq la richesse, et quelques-uns roient leurs e couronnés de succès. La fortune est paît récompense de la capacité et du travail f véranL La naissance, an contraire, répui dons à l'aveugle; elle élève une barrièi franchissable entre les habitants duo i pays, et ce qu'il y a de plus exécrable impr^e une tache indélébile que ni le I ni la vertu, ni les services renjns ne pu nenl à effacer. Hélas ! les préjugés de naii existent encore ailleurs que dans les paji tocraliques. X
TITRES NOBILIAIRES. Les titres liaires ont une valeur réelle ou une ' d'opinion, ils ont une valeur réelle quai confèrent un droit, politique ou autre, u vil^ge enfln. Te! était le titre de due e sous l'ancienne monarchie. On peut enca considérer comme ayant une valeur récll non par eux -mêmes, au moins par ce représentent, lorsqu'ils sont le signe i saire d'une certaine puissance ou d'um taine richesse; par exemple, lorsque pouj lituler comte ou marquis, il faut être ià. d'un comté ou d'un marquisat. Aujourd'h titres n'ont plus d'autre valeur que celli l'opinion veut bien leur accorder; mais point de vue ils paraissent avoir conservé que prix, puisque, maintenant encore, trouve des gens pour les bair, les envici usurper.
Depuis un siècle, les litres ont pasf France par des fortunes diverses. La Ftéio. les proscrivit comme tout ce qui se ralt^ i. l'ancien état des choses. Napoléon, vt avoir ia noblesse, conféra des titres, déi d'en porter aucun qui n'émanât de lui et tionna celte défense par le Code pénal. Le lige des champs de bataille, où la ptujiai litres de l'Empire furent noblement gaj sauva celte noblesse du ridicule qu'il y a voir certains de ses membres, naguère culottes, travestis en ducs, comtes ou ba La charte de 1814 autorisa en même t la nouvelle noblesse à conserver ses ti l'ancienne à reprendre les siens. Le gouvi ment de Juillet supprima la sanction p qui interdisait d'usurper des litres et usa » ment de la prérogative d'en conférer do veaux. La seconde République se crut ol' de ])roscrire les titres, mais la )iroscri|ittc bénigne; le second Empire les rélahli:
conféra de nouveaux, édicta ta loi de qui frappe d'une amende l'usurpation \ que des titres nobiliaires , et rcconslilua le seil du sceau appelé à examiner les denu eu collation, conlivmalion et reconnais de titres. Les raisons qui paraisseiil avoir