‹ Dictionnaire général de la politique (volume 2)Chapitre 210 sur 260 · TOLÉRANCE. — TORY ET WHIG · texte numérisé non relu

TOLÉRANCE. — TORY ET WHIG

empocher. S'agit-il d'une faelle, d'un privilège? il ne veut érer à l'avantage de quelques-

êtes contraint de refuser au tre. Il entend que rien n'est à

qu'il vous est obligatoire de )utes les lois, comme d'en obles et le texte et l'esprit, et )artient aucunement de mettre s votre bon plaisir, votre gra-

B. Hauréau.

IIG. Qu'est-ce qu'un whig? — pouvoir (a tory ont of place) ^ 3hnson. — Détlnition pleine de le seule un long article, si on it de côté les principes alléisidérer que des faits patents, lu dire, en d'autres pays plae parlementaire, que tel mem- >n était un ministériel en exlistre en disponibilité d'emploi, urions nous contenter ici de que du malin docteur; il faut e fut l'origine historique du iggisme, et quelles idées polilénominations représentent.

9t irlandais, ayant le sens de né aux paysans irlandais recrurent, sous Charles I*"»", les nde. C'était donc un équivalus, de bandit, de voleur de 'assassin même, et cet outraut appliqué par les ennemis du s qu'ils accusaient de favori- 'Irlande. De là, il en est venu immes attachés à la royauté, à la grande propriété territoles hommes opposés aux rénovations, le parti conscrvales aménités du vocabulaire

ol écossais. Scion les uns, il oeau, et fut donné aux puriit de ces petits chapeaux pour autres et qui étaient en armes lement, sous Jacques l«f *. Seurnet est du nombre), whig, higgamer^ est le nom donné les comtés sud-ouest de l'Éit à Lcith s'approvisionner des e servaient du mot whiggam , }Our stimuler leurs chevaux.

t, avant la nouvelle de la démilton, le peuple soulevé se )urg, eu se livrant aux actes lue exaltation, on appela cela whiggamers {whiggamer's in- [ue chose comme les gueux huguenots de France, quali-

a dit dans une de ses charmantes

e>n in ofBco a nhort vear or Iwo ,

T , ail tiiru into Tories.

ggitvic et du Torysmey par de Cize.

12, p. 21. Kapin-Thoyras y voit

Itfl écossais analogaus aux tories

flcations d'abord injurieuses qui ont perdu ensuite ce caractère. A dater de ce moment, on donna à tous ceux qui s'opposaient à la cour ce sobriquet de whigs, et d'Ecosse le mot passa en Angleterre, oui , perdant peu à peu son caractère d'origine, il resta dans la langue des partis, pour désigner les adversaires des tories.

Ainsi, les cavaliers, ou royalistes, sont peu à peu devenus les tories; ils ont aussi été appelés high-flyers (gens de haut vol) , parti de la cour, parti rigide , parti de la haute Église. Les têtes rondes, ou partisans du parlement, sont devenus les whigs; on les a aussi appelés puritains, républicains, parti modéré, parti de la basse Église.

L'histoire de ces deux partis n'est autre que celle des diverses phases de la politique dans le Royaume-Uni, à partir du règne de Charles h^

Le parti tory (auquel se rattachèrent tout d'abord les catholiques romains) comprenait deux intérêts : celui du roi et de la couronne , et celui de l'Église anglicane. De là le nom d'^piscopaux , donné aux ecclésiastiques d'entre les tories, tandis que ceux d'entre les i^liigs s'appelèrent pre56^^^rte/t4, comme, de fait, ils l'étaient pour la plupart.

C'est en 1678 que les dénominations de tories et de whigs commencèrent surtout à être usitées, à la suite de la découverte de la conspiration de Titus Oates. Le nom de whig fut donné à ceux qui croyaient la conspiration des catholiques réelle; celui de tory à ceux qui la crurent supposée. Le premier, qui avait été appliqué aux puritains révoltés contre le gouvernement, désigna conséquemment ceux qui ne voulaient pas se soumettre aux volontés ou entrer dans les vues de la cour : c'était les qualiller de rebelles. Le second, qui signifiait voleur de grand chemin , servit à dénommer ceux qui, par leurs idées absolutistes en matière de politique ou de religion, étaient accusés de vouloir dépouiller les citoyens de leur hberté.

La réaction violente du règne de Charles II parut se faire au profit des tories; mais les tendances subversives de Jacques II Unirent par rapprocher les deux partis, ou du moins par leur donner un but commun, et c'est à tort que l'on a dit que les whigs avaient fait la révolution de 1688. Les tories y ont contribué aussi bien qu'eux, seulement il est vrai que ceux-ci en profltùrent d'abord plus que les autres et exercèrent une prépondérance marquée dans les années qui suivirent l'avènement de Guillaume IlL Cette prépondérance fut souvent fort gênante pour ce monarque et mit à de grandes épreuves sa patience et son habileté.

L'appui déclaré et hautain que Louis XIV donnait au prétendant venait de faire appeler les whigs au ministère et de leur donner une force nouvelle, lorsque la mort de Guillaume III (1702) mit sur le trône la reine Anne, dont la sympathie pour les tories était bien connue. Elle ne tarda pas, en effet, à les appeler au gouvernement, et ils s'y maintinrent jusqu'en 1707, pour y revenir en 1711 et y rester jusqu'au changement de règne (1714).

L'électeur de Hanovre, eu devenant c<\v%<(^^^

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