TORY ET WHIG. — TOUAREGS
le nom de George 1", se montra feTorable aux wliigs; il donna toute sa contiance à Robert Walpole, qui sut aussi garder celle de George II, son successeur (1727), mais qui, malheureusement, signala sa longue présence au ministère par les pratiques d*nne fâcheuse corruption autant que par ses talents. Sa chute (1742) livra euûn le pouvoir au parti tory, qui bientôt, personnifié avec éclat dans le premier Tilt, lord Chatham, acquit un prestige qui ne devait être effacé que par celui auquel atteignit le Dis de ce même Pilt, rival et vainqueur de Fox , qu*il remplaça, comme premier ministre, en 1783, à râgc (le vingt-quatre ans. Aussi le long régne de George III (1760-1820) fut-il, pour ainsi dire, le régne non interrompu du torysme, qui n'eut même pas besoin de faire alors de concessions à ses adversaires, tant sa force était grande. Mais après la mort de Pitt, après celle de Gastlereagh et de Canning, qui déjà avaient dû mitiger leur torysme, en présence de circonstances toutes nouvelles et des efforts redoublés des whigs pour reconquérir une influence depuis si longtemps perdue, il fallut que les membres émincnts du parti, les Robert Peel et les Pahncrston, s'humanisassent avec leurs antagonistes, parmi lesquels s'élevaient des chefs tels ([ue John Russell. On se rappelle ces bills fameux, pour le rappel des lois contre les dissidents ot réninncipation des catholiques, qui n'empêchèrent pas le ministère tory d'éprouver le contre-coup de la révolution de France, en juillet 1830.
Les whigs triomphaient enfin ; ils inaugurèrent leur reprise de possession du gouvernement en proposant le rc/orm billy la réforme électorale, que lopposition réclamait depuis cinquante années. On connaît cette lutte mémorable de la Chambre des communes contre celle des lords, qui se termina, au bout de dixhuit mois, par la défaite du parti tory et la consolidation du ministère whig. On pourrait dire que cette défaite, d'une i)art, et cette consolidation, de l'autre, furent définitives, en ce sens que les deux extrêmes du torysme et du whiggisme cessèrent alors d'exister réellement: le parti tory, devenu parti conservateur^ dut consentir, pour retrouver un rôle , à partager le pouvoir avec le parti whig, devenu parti libéral. Que de changements accomplis, le jour où lord Palmcrston et lord John Russell purent figurer l'un à côté de l'autre dans un même cabinet ! Charles Read.
TOUAREGS. Nom que les Arabes, et d'après o\\\ les Européens, donnent aux peuples qui habitent le centre du Sahara ou Grand-Désert, vaste région aride d'Afrique, et qui se nomment cux-niènics Imochar^ hommes libres. Ce sont les descendants des races berbères qui occupaient primitivement le sol de l'Afrique septentrionale, ot dont les uns furent refoulés par les invasions dans les montagnes , où ris reçurent le nom (\iiKahyics, les autres dans les déserts sous le non» de Touaregs. Ils forment des sociétés qui , sans èlvc sowiûisiis à aucune forme de gouvcracmunl vèguWct, ouV ItTi^^tï^t Vi^ ^v^^Vi^^w
vertu de la cohésion qui naît des reb parenté et de la communauté d'intèri subir de modifications profondes, ■ nombreuses pérégrinations, des goen tin es et des luttes moltiplièes coDtref pour conserver leur indépendance.!
sur le trajet obligé des caravanes qoi de l'Afrique se rendent dans le Soudafii viennent, ces peuplades ont tiré parti position pour se procurer les nrres et chandises que la nature leur refusait!
lèvent sur les caravanes qui travera territoires des coutumes, ou tributs, l'équivalent des droits de douane doDl civilisés grèvent, en cas pareil, les étrangers. Moyennant le payementdec elles guident et protègent les conTWi meaux, et répondent des accidents. Si fondent sur les caravanes et les pOle une réputation de brigands do désert ont faite les tribus ennemies, mais qui justifiée à l'égard des Sahariens qn'àl États européens, car dans la prime pa; sert le risque d'assurance est pombi tarif douanier.
L^ensemble de la nomade nation dei se divise en quatre grandes divisions correspondant à autant de divisions les: ce sont l» les Azd/er^ an nord-»
Ahaggar ou Hoggar au nord-est; 3* Asbeii au sud-est, 4» les Aovélimii ouest. Les deux premières confédér stituent les Touaregs du nord, dont h commerciales sont avec les oasis de de R'at et du Fezzan (capitale Moiirzo bus du sud de T Algérie, les villages d Touat (capitale Insalah); les deuider fédérations constituent les Touaregs communiquent avec la lisière sep du Soudan , dont les marchés princ Kano vers le sud -est, Tomboucton^ ouest.
Le conunerce que les Touaregs chez leurs amis et leurs clients, qi vent chez leurs ennemis ou ceui q traverser leur pays en contrebande, mêmes entreprennent fréquemment, à l'importation (du nord au sud): de coton, des verroteries, de la mercei multitude d'articles de fabrique et kabyle, juive , berbère; à l'exportati au nord) : les produits du Soudan, tel dre d'or, ivoire, dépouilles d'autn gommes, résines, séné, indigo, ciT( brutes et tannées, curiosités nature liographiques , etc. Autrefois les esc composaient le principal article de re le trafic a-t-il beaucoup baissé, dep Maroc seul reste librement ouvert è nord à la traite humaine.
Après diverses tentatives pour rapport régulier avec les Touaregs d'ouvrir le Sahara et le Soudan au enropéen par la voie la plus directe, nement général de l'Algérie a concl principaux chefs de la confédération i ^vs. mois d'octobre 1 862 , un traite qu