‹ Dictionnaire général de la politique (volume 2)Chapitre 215 sur 260 · II · texte numérisé non relu

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iiiiaiitcs; il est de son devoir de dire la vérité, et toute la vérité.

Après tant d'attaques violentes auxquelles ces traités ont (té en butte, il y a peut-être (|U('lque mérite à plaider les circonstances atténuantes : il y a dans tous les cas quel(|ue couraf^c à le faire, et nous croyons aussi quelque utilité. La passion, en politique, est de mauvais conseil. Partout elle aveugle, ici elle inspire encore des rancunes et quelquefois des actes (|ui seraient regrettables, lors même qu'ils ne seraient pas nuisibles. Et pourquoi, après cinquante ans, conserverions-nous des sentiments passionnés, n'avons-nous pas réussi à défaire une jurande partie de ce qui a été fait contre nous? Si la Del^ique et la Hollande sont séparées , c'est que lépée de la France a trancbé les liens qui les unissaient: si l'Italie est unifiée, c'est ^n\ce au sang français versé sur les champs de bataille de Magenta et de Solferino; la Savoie et Nice ont été réunies à la France sans compter les autres moditications que nous avons fait subir aux traités de Vienne.

Nous avons donc eu notre revanche, assez pour que les dernières rancunes tombent. Ces rancunes étaient aussi parfois portées trop loin par quelqiics-uns de nos compatriotes; il est des choses que l'amour de la patrie ne nous commande pas. II ne nous commande pas, notamment, de pousser l'exagération au point de nous proclamer abaissés là où il est évident que nous ne le sommes pas. Que d'hyperboles n'a-t-on pas débitées sur la perte de la bataille de Waterloo! Après vingt-cinq ans de guerre, pendant lesquels les victoires se comptent par centaines — est-il un de nos lecteurs qui en snche par cœur la longue et glorieuse liste?! — après tant de victoires, disons-nous, nous essuyons une défaite, et il est des hommes qui croient que le patriotisme leur commande de ne parler de Waterloo qu'on poussant des cris de vongoance! 0"e dirait-on d'un joueur constamment heui*eux qui ne saurait pas subir une porto do bonne grâce? D'ailleurs, au point de vue militaire surtout, n'est-il pas ghrieux pour nous, nous soulignons le mot, que les armées de toute l'Europe, que des populations dix fois plus nombreuses que nous aient dû se réunir pour nous vaincre, et que — chose plus glorieuse encore — après nous avoir vaincus, on se soit encore senti obligé, malgré tant de griefs, de nous rospoclor. Écoutons, sur ce point, notre grand historien national, auquel l'otranger ue repn>che qu'une chose, c'est d'être trop Pranfais : -Pu reste, dit -il en résumant les travaux du congrès de Vienne, à l'époque dont nous parlo.is. cotte politique itait naturelle, elle résultait foroomont d'une loncue et efTrovablo lutte, et iî no faut pas la reprooher trop amèrouionl aux liiplomntos qui. on ochafaudaut coîîi^ p.^litiquo d'a!îta:roni>mo contre la France, so orin\.iont on otat »!o dofonse 1 gilimo. Il ne f.tu: p.:S non pîv.jî ouMior quo lo< porsc^nnages qui v'.iri^-o iont lo ooiviès. qi:v^:.î'.:o cnr.omis de la K:v.:ko. surtoi:: i*o Ki ^o^v^î;:îion fr.-nçaise 0, ii ' i ". < ;i N à » 0 : . t ooiîi b ». l : u o vi n et - c i u .] a :: s . et en traii.c< i'ar v.r.e rt.3Ciiou xioiciitc. tfforcfrf^it

eepetidani de contenir cette rëoctiM ài^ certaines iimites. En beaucoup de ehoei se conduisirent en esprits parfaitement i car ils étaient, après tout, les premiers mes de leur siècle, les plus habiles, le éclairés , et quoique a la tête de la codI volutiou européenne, ils se montrèrei raisonnables que les contre -révolntioi allemands, suisses, italiens, espagnch çais ne l'étaient chez eux. Poufant arré contre -révolutionnaires suisses, ils le et réduits à ne donner que des conseils d'Espagne et de France, ils leur en doi d'excellents. Enfin, en écoutant cbacir bition de leur pays dans le tracé des bv des États, ils laissèrent néanmoins, d traités de cette époque, sur TaboUtion i clavage, sur la liberté des fleuves, des pes dignes de la Révolution française, i étaient par naissance et par devoir lèse inflexibles. »

Qu'on cesse donc d'exploiter les tra 1815, pour surexciter le sentiment franc esprits chagrins* qui se plaisent à ceji gereux pourraient, à un moment donn tre en péril la paix du monde. C'est, i traire, la concorde entre les peuples ( que nous voudrions prêcher, conconi dépendent les progrès des intérêts mon tant que des intérêts matériels. Nous nous pas à maintenir intacts les arraog de 1815. La plupart de ces arrangemen sont indifférents, nous en désapprouvât très et. somme toute, nous n'avons < rares éloges à donner, ^ous Tondrions mont que les modiQcations qui ponrraic core paraître désirables se fissent aux mi frais possibles; nous n'osons pas espërei réalisera un changement important san en coûte plus ou moins de sang et d' Encore, si l'on était sûr de faire du d< Mais les opinions, les idées, les inlért circonstances changent, et ce qui a par rable hier sera pout-étre répudié demain pour les gouvernés. Quant aux gouve:

l'ambition, l'esprit de domiuaiion les rera dans l'avenir aussi souvent que d passé, et les effets de ces passions se sentir sous toutes les formes de gouvcnt les républiques n'ont pas été moins a **antes que les monarchies.

Il nous resterait à faire connaître leà cipales dispositions des traitas de 18! j ci-mment analyser en quelques colorir '2.C00 pages du recueil de M. Amyot Je C

1. On entend encore, mai* de xaoic* «b des personnes g-arder ane rire razesce asx : qni . dan» ne intôrèt de Iê^:ic:e -iéff &«« . cbi notre territoire, ei ce* m^ce* i-*r*onr« îr tnnt naturel qae eoc# aj -.-:.> *itAht '.< vrri: cf* cations rfan* c:; ta: dir c- = --3r:e. l.r* i •ini ne$e ^*=e::: ja* de =vr:-vr &;&:'; \:i .'.-> .: poiJ* et jeax cie?::?**. fvrai^r: er.:-e ^s . draïïê» de tos: *r-;:-e = t i-?- ;^»T:ce Dai* i ca* leur patr:o:>s:.* ►*: aal T:.: = = i- . : . zr cr o-.'rnsïe îe jesîixs^ =.*. ie za:-.:-a:::e i* i:ts -*» ^;--'en =ze Laiae av,--:*-:< i^ :'r-ra7^#-. Es laan: :e«pe=p:«* ia-* iesii^f* ia=.:;ra;ii# \z ti.»::a:e. os =e co=:r-.ï-:e ^m^r^ a e.'r#v-:id*r L el à a^>Brer >* p rofrc-?- d« .a ci ...««£.hZ

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