‹ Dictionnaire général de la politique (volume 2)Chapitre 232 sur 260 · UTOPIE. — VAPEUR · texte numérisé non relu

UTOPIE. — VAPEUR

tablir, au profit do panthéisme , la théocratie universelle de Grégoire VII. 11 livre les destinées, non -seulement de TÉtat, mais deThumanité à la discrétion d'un seul homme, à la fois prince, pontife et arbitre infaillible des œuvres de la pensée. Point de refuge contre ce despotisme universel, puisque la propriété et la famille ont cessé d^exister. Le fouriérisme, lui aussi, détruit ces deux institutions fondamentales : la propriété et la famille. La première sera remplacée par des actions que Tantoritë publique délivrera à chaque membre de la société en raison de son travail, de son talent et de son capital. De la seconde, grâce à la consécration du libre amour, il ne restera plus la moindre trace. Cependant ce n'est point directement par rétablissement du despotisme, mais d'une manière indirecte, par la licence des mœurs, parle déchaînement de toutes les passions que le système de Fourier anéantit la liberté. L'homme pour lui n'est qu'une machine, dont la passion est le ressort, et qui, s'engrenant avec une machine analogue , produit à son insu l'effet désiré. Il arrive au fatalisme par le sensualisme et tire du sensualisme les conséquences les plus extravagantes et les plus immondes qui puissent se présenter à la pensée humaine. Enfin, dans l'utopie matérialiste d'Auguste Comte les prêtres de l'humanité, ou pour mieux dire les prêtres de l'athéisme, auront un pouvoir non moins exorbitant que le Père-Suprême saint -simonien. Ils auront droit de vie et de mort sur tous les ouvrages de

Tesprit, anciens et nouretox. aetoda existants ou à naître. Ils seront les mata solus de rédacation publique et de Xhà même. Hs disposeront en outre de rki des citoyens et régleront à lenr guiie k privée, ne laissant an ponroir laïque 41 gestion des Intérêts matériels. Le pniâ sera une institution publique^ les sajon les substitutions seront rétablis sous imei forme, et s'étendront de la propriété fond la propriété comm^ciale et indostrieDe. Les conclusions qn*on pent tirer de succession de chimères, c'est qne le pn le perfectionnement des institutions sot n'est pas une création soudaine, sortie d tes pièces d'un cenreau bumain et âo par une seule idée, mais le fruit de Texpè et du temps , des méditations et des épi d'une longue suite de générations: qu'il de société durable et perfectible que cel se fonde sur la liberté, qui respecte les de l'individu et lui laisse la responsabil ses actes, le gouvernement et l'usage 1 facultés; que la liberté est inséparable propriété et qu'il est impossible ou de le primer ou de les conserver l'une sans l' que la liberté et la propriété supposent tour la dignité morale et l'inviolabilité de sonne humaine. Les utopies ont cet avant donner plus de relief à ces vérités et de l'esprit humain à ne pas séparer désorn progrès de Tordre social des conquête liberté civile et politique. Ad. Fra

VAGABONDAGE. Fo;^. Mendicité. (Toy. aussi le Moniteur du 9 décembre 1863. Séance du Sénat, après le projet d'adresse.)

VALAGHIE. Voy, Principautés-Unies.

VALAIS. Voy, Suisse.

VAPEUR. Il en est des machines à vapeur comme de quelques-unes des plus grandes inventions dont s'honore l'humanité: on ne saurait préciser le nom de celui auquel ce bienfait est dû. Il n'entre pas dans notre cadre de chercher, après tant d'autres, àéclaircirce mystère, à résoudre cette inconnue de l'histoire ^ La vapeur existe, son emploi comme force motrice est de «late récente, cela nous suffît, pour que nous en indiquions, en quelques traits, l'influence sociale et politique.

La société a conquis en la vapeur un esclave infatigable, puissant, qui ne se plaint jamais et dont l'entretien se réduit au minimum. On l'a

1. Foy. , par exemple, Examen de la queêtion de priorité relative à l'invention deê machine» à vapeur^ par Ârago | ainsV qn'un granCL TvoTnbtt àe \V-<ïtc.% el d« traités en toutes langues but \çsmac^i\u^* iNa^ç^TiT.

chargé d'une foule de travaux des plus p< qui étaient autrefois exécutés à bras d'Ii la vapeur a pu même s'acquitter de tâch sans elle, seraient restées au-dessus forces. Son concours a permis de multip grand nombre de produits au point de fai cendre leur prix au niveau des plus bourses; le bien-être des masses s'en cru, la vie humaine s'est allongée, V gence du plus grand nombre s'est élarj mœurs se sont adoucies. En un mot, 1 vices sociaux que la vapeur a rendus , dra , sont incalculables.

Mais la vapeur est aussi un agent p( de premier ordre, et elle égale en imp< presque la poudre elle-mônïe. Qu'elle ■ les distances» , qu'elle procure aux Et puissants engins de destruction , ce r pas là les points sur lesquels nous insis le plus. Nous aimons mieux mettre en li les côtés qu'on a plus ou moins négligi qu'à ce jour.

Et d'abord, la vapeur, comme la pond

à un degré bieu plus élevé , tend à conf

Tintelligence la supériorité sur la force bi

ks^^X^'^^AoÀx^xffliV^Vlft capitaine pouvn

Page 1