‹ Dictionnaire général de la politique (volume 2)Chapitre 237 sur 260 · VILLES ET CAMPAGNES · texte numérisé non relu

VILLES ET CAMPAGNES

intellectuelle. Nous n'avons enfln aucune iatcnlion de traiter de nouveau ce que nous avons exposé aux mots Capitale et Population, nous nous proposons seulement de présenter quelques considérations sur les rapports entre les villes et les campagnes. Nous envisagerons ces rapports au point de vue : l*» légal , 2® économique et 3» politique.

I. Actuellement, il n'y a guère en France de différence entre les villes et les villages; les unes et les autres sont des communes. La lot ne mentionne que rarement les villes. Il en est question au Code Napoléon à Tarticle C63, où il s'agit du mur mitoyen, et on en retrouve la trace dans les règlements sur la voirie parce qu'ils datent pour la plupart du siècle dernier. Mais dans d'autres pays les différences sont ou ont été plus profondes et ont motivé des dispositions législatives spéciales pour les unes et les autres. Généralement, jusque dans ces derniers temps, une foule d'industries étaient réservées aux villes, qui jouissaient en même temps d'une organisation municipale plus indépendante et d'une représentation spéciale aux chambres. Cette représentation spéciale peut très-bien se justifier; les villes ont souvent des intérêts autres que les campagnes, elles sont animées d'un esprit différent, et il faut que tous les intérêts, toutes les opinions importantes par le nombre de leurs adhérents soient représentés dans l'assemblée nationale *. L'autonomie municipale plus étendue que quelques États ont accordée aux villes se justifierait au besoin parla concentration des lumières; le prétexte qui fait tenir les communes en tutelle ne s'applique qu'aux villages et autres petites localités. En France les grandes communes n'ont pas des attributions municipales plus étendues que les petites; les plus grandes sont même soumises à une loi de suspicion, qui les prive d'une partie de celles dont jouissent les autres villes. Ainsi ni Paris, ni Lyon ne nomment leurs conseillers municipaux, et dans les villes de 40.000 habitants et au-dessus une partie des attributions du maire ont été reportées au préfet. Les autres différences légales qui existent, non entre les villes et les campagnes, mais entre les communes peu ou /ré5-peuplées, sont d'une nature fiscale et ont pour but unique de rendre plus proportionnelle la répartition des impôts.

Le tarif fiscal , qui par son inégalité apparente tend à produire l'égalité réelle , semble inattaquable, du moins en principe; mais l'administration des villes et celle des villages devraient jouir de la môme liberté. S'il y a moins de lumières dans les villages, la tâche y est plus simple. Et si la liberté devait laisser quelques localités eu arriére sur la moveunc des corn-

munes, ce qui n'est pas certain, cet inconvénient nous parait largement compensé par les avantages généraux d'une organisation libérale.

1. Par cette raison 11 nous semble difficile d'expliquer que >\o» villos «oient découpt^cs et qu'on accouple des quartier.<i urbains à dei> coiuiuuues rurales. Df ciMto f.iv'Mi, ou la ville ou la campaj^ne n'aura pa<< le repru<-cutaut de aou choix.

II. On ne croit pi as, oomme au mofei que rindostrie doive être renfermée k villes ; les lois qai en interdisaient Fa dans les campagnes sont presque partai lies ; il est même des indnstries modoa leur insalubrité a fait reléguer entiéi hors des cités. Mais si la loi nlnterviol pour établir ou maintenir une sitoatioBl des privilèges contre nature, des rettricfi travail, il n'en est pas moins vrai que h; des choses a établi une différence eÉ villes et les campagnes. Les habtl»

conununes rurales ont pour attribution i tiver le sol et d*en tirer nos aliments matières premières; les habitants des transforment ces matières premières et des produits d'une utilité immédiate. Lm s'est domiciliée de préférence dans les parce que la plupart de ses branches s nent: il faut que le charron, le forgei tanneur, le sellier, le peintre et taot c combinent leurs travaux pour que le c puisse entrer daus la cour du seicnea que artisan , en outre, a besoin d'un nombre de clients pour subsister, et c bre se trouve rarement daus nn villa^ habitants de la campagne qui emploi produits de ces artisans, les achètent portant leurs denrées au marché de Le cultivateur trouve d'ailleurs son pro cette combinaison, si elle est librcraei sentie ; l'objet qu'il achète est mieux moins cher que s'il avait été fait daos lage et il peut l'échanger contre son n Tels sont, en résumé, les rapports hk nus entre les villes et les campagnes: U et les autres ont leurs produits partieuJ se servent mutuellement de débouché.

Quelle est la proportion ratiouDclh ces deux catégories de producteurs? Ce portion varie d'un pays à l'autre : ici les cultivateurs, là les'industriels, qui s plus nombreux. Certaines personnes assez dire de leur contrée qu'elle est < tiellement agricole» (e;oy. 1. 1. p. J0C8):(J trouvent qu'un pays est d'autant ploi que les manufactures y sont plus nomb Pour nous , nous n'examinerons pas si I ou les jambes doivent être les plus long si les uns et les autres ont des prop avantageuses. Or, ces proportions ne tent pas d'un mesurage et ne peuvent p tarifées par centimètres et millimètr apprécie les membres par les services rendent. De même pour les rapports en griculture et l'industrie. Si elles sont [»ro l'une et l'autre, tout est pour le mieux: s ou l'autre souffre — abstraction faite é accidentels — il y a lieu d'en recherc: causes et d'aviser. Si la souffrance viecl répartition qui parait (il faut y regarda fois avant de dire qui est) irrationnelle vantageuse, il faut commencer par écrir la loi, on lettres de feu, que ia iiberté i

duelie est sacrée, et puis il faut faire

médecine expeclante: laisser agirlanaru choses. Soyez sur que lu nature des cIk

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