‹ Dictionnaire général de la politique (volume 2)Chapitre 24 sur 260 · INDÉPENDANCE. — INDÉPENDANCE BELGE · texte numérisé non relu

INDÉPENDANCE. — INDÉPENDANCE BELGE

Ihe Datfon, en effet, n*a pas seulement des èQHi, elle a aussi des devoirs, et, pour refendre le parallèle qne noas etods établi, en csDUBençaDt, entre elle et rindiTidii, nous oofODS que lorsqu'elle enfreint ses deToirs et eonmet des foutes ou des crimes, elle doit être soumise aux arrêts de la même Justice, liinDt le mode dont cette justice peut s'exercer en passant de TindîTidu à Tètre collectif, lâf il f a à distinguer entre les fautes com- ■BM en dehors d'elle ou dans son propre KiB. Dans ce dernier cas son indépendance doit être respectée comme la conscience d'un jidifidn : tont au plus ses voisins auraient-iis k droit de représentations officieuses. Mais fiand elle commet des actes offensifs à l'égard êes aatres êtres collectifs au milieu desquels cBe vil, elle tombe forcément sous le coup de Inr vengeance , de leur répression.

Les natioDS sont égales entre elles, car elles mK toutes les mêmes droits et les mêmes deniiB. Grotius estime que les États, bien qu'iné- (Hxen fi>rce, sont égaux en droits. Le baron de Wolf établit comme maxime fondamentale que les différentes nations sont entre elles dans FèM d'indépendance et d'égalité naturelle. G. F. de Martens dit qu'entre les nations comme oftc les individus il y a une égalité parfaite ie droits naturels et absolus. Qui dit égalité de Érito dit en même temps égalité de devoirs.

Il vertu de l'égalité, toutes les nations ont Agit aox mêmes égards et au même respect, tf aneon peuple ne doit être exposé à rien qui pnse blesser sa personnalité. 11 faut que l'indépendance de chacune se concilie avec Téga- Uede toutes, et, réciproquement, Tindépenduce de tontes avec régallté de chacune.

Toute nation a le droit de reconnaître ou de ■e pas reconnaître le gouvernement qu'une antre f*est donné, le souverain qu'elle a choisi et le titre que prend ce souverain. Mais l'égalité demande qu'aucune nation n'ait à souffrir pour les changements de choses et de personnes qu'elle aura cru devoir faire dans son État, pourvu qu'elle n'ait causé de donunage à auenne antre.

Il est d'usage qu'un souverain ou ses reprc- •entants, lorsqu'ils se trouvent hors de leur territoire, reçoivent certains honneurs; mais oc ne pent les exiger d'un peuple qui sans affecter de mépris ne croira pas devoir donner de lefles maniues d'attention ; ni de celui à qui ses mœurs et sa constitution interdisent trop de déférence pour les télés couronnées. Ce dernier cas peut se tout dans une république. La Suisse, par exemple, n'accorde des honacun, et surtout des honneurs militaires, à aucun monarque traversant son territoire ou y séjournant. Seulement il peut arriver que ce Muverain reçoive de quelques membres d'un pmieinement cantonal ou du président du Cottseil fédéral une visite de haute courtoisie. Les Etals-Unis d'Amérique en usent à peu prés de même, bien qu'ils semblent portés à déroger sus peine à celte coutume suivant la circonstance.

Les droits de préséance ont causé des rup-

tures entre gouvernements et produit des guerres, parce qu'à la place du sentiment de l'égalité on a mis souvent l'orgueil, la présomption, la vanité. Poussées Jusque-là, les exigences du rang sont tout à la fois puériles et cruelles. Mais les hommes se laissent plus souvent inspirer par leur droit que conseiller par leur devoir, et c'est pourquoi il est nécessaire d'établir des règles et des usages, afln d'empêcher Jes froissements. Autrefois ces régies étaient nombreuses, souvent bizarres; mais actuellement la plupart de ces régies sont tombées en discrédit. (Voy. Agent diplomatique.) On a, de nos jours , des intérêts trop sérieux à débattre pour s'arrêter à des détails inspirés par la vanité et le désœuvrement

G. Ghampsbix.

INDÉPENDANCE BELGE. Ce journal s'est appelé d'abord le Mémorial belge, puis VlndépetidafU. A la suite de la révolution de Belgique de 1830, le Mémorial fut fondé par des hommes politiques et des écrivains belges et français. Parmi ces derniers on peut citer M. Gampan, qui fut depuis secrétaire de la Chambre de commerce de Bordeaux, et collaborateur d'Henri Fonfréde au Courrier de la Gironde, et M. Faure, également du département de la Gironde.

Le Mémorial ne tarda pas à se transformer en Indépendant. Le premier numéro de ce nouveaujournal parut le 6 février 1831. M. Faure, déjà rédacteur eu chef du Mémorial, conserva les mômes fonctions à \ IndépendayU.

Il eut pour collaborateurs, aux deux journaux , beaucoup d'hommes dont les noms sont étroitement liés à la fondation de la nationalité belge, notamment MM. Rogier, Van Praet, Materne, Devaux, Lebeau, etc.

A cette même époque commencèrent à se dessiner et à se séparer les deux partis qui avaient fait cause commune pour secouer la domination hollandaise. V IndépetidaiU , tout en gardant le caractère de journal de la cour qu'il avait depuis son origine , devint l'organe des libéraux opposés aux catholiques.

En 1843, quelque temps après l'arrivée du ministère Notiiomb, sorte de ministère mixte, la rédaction de VIndependant lui refusa son appui , et les propriétaires du journal décidèrent qu'il cesserait de paraître.

Mais immédiatement, une société en commandite, ayant à sa tète M. Faure, se forma et fonda \ Indépendance , laquelle eut pour but principal de battre en brèche le ministère Nothomb, et ne fut plus, comme l'avait été VIndependant, soutenue pécuniairement par la cour.

Le dernier numéro de X Indépendant parut le 30 juin, et dès le lendemain, !«' juillet 1843, paraissait le premier numéro de Y Indépendance.

M. Faure se retira en septembre 1844 et céda la place à M. Edouard Perrot, principal rédacteur du journal, et également Bordelais.

M. Perrot put racheter successivement toutes les actions de Y Indépendance , et il en devint ainsi unique propriétaire.

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