VOLONTAIRES. — VOTE
Autrefois, avant 1780, un volontaire était un jeune homme de qualité, qui, sans posséder nu j:rade Uxc, s'associait de sou plein pré à une expédition militaire, soit pour son instruction , soit par désir de irloire. A la bataille de Cérisoles, l'armée française comptait, dans ses ranps . plus de cent pinlilshommes accourus en poste pour s y trouver, comme nous l'apprend Monlluc, et au début du régne de Louis XIV. Colijrny en traînait cent vingt à sa suite dans sa campagne de Hongrie. Turenne et Yillars ont débuté conmie volontaires. La fougue indisciplinée des volontaires nuisait souvent; plus d'un chef d'armée se vit obligé de la modérer.
Les volontaires de la Révolution commencent à se montrer dés 1791. Ce sont à l'origine des gardes nationaux de bonne volonté, mais cette inscription libre ne tarde pas à dégénérer en conscription obligatoire, et ces volontaires deviennent des soldats levés dans les rangs de la garde nationale. Bientôt toutes les gardes nationales actives, déclarées ù la disposition du roi en cas d'invasion, prennent le titre de volontuircs nntiotiaux. Ces bataillons de volontaires concourent, avec les bataillons de l'armée de ligne, à la formation définitive de l'infanterie française constituée en demi-brigades par la loi du *2l février 179.1: cet amalgame comprend, par demi -brigade, deux bataillons de volontaires pour un liataillon d'ancien régiment.
11 figure en 1703, dans l'armée française, des corps francs légalement constitués, soit à pied, soit à cheval, et Ion en voit reparaître pendant les Cent-Jours: ces corps temporaires, formes dans nos dé()artemonts les plus belliqueux, se composent de rvlontuires s'i-quipanl et s'arniant à leurs frais.
La Restauration fait aussi renaître, en 1815, principalomenf dans IKst et le Midi, quelques corï)S de volonlairus royaux.
Kn 18;î0. le corps des volontaires de la Charte, qui renfrrme la plupart dis combattants de juillet est promptement organisé en régiment. Une partie de ce ro^riment est peu après versée dans nos trois derniers régiments d'infanterie léL'ére et le reste envoyé en Algérie, où il devient le noyau du ii7* de figue.
La révolution de Février donne naissance à 2 \ bataillons de volontaires pjirisiens engagés pour un an. et dits de Qnrde untionule mobile: ces l>ataillons. où les gratles se donnent à l'élei'tion. rendent, conjoinîenient avec les troupes de \\\iWQ . des serviies réels pour le rétablissement de Torilre peu lanl les journées de juin, et .<ont liccneit s le Jl jan\ier 1830, après 23 mois d' existence.
Sauf le cas ou l'on créerait encore des corps transitoires ciMunie ceux dont il vient d'être question, le^o]ontai^e daujourdliui est un soldat et s'appelle plus exaetement un engagé vviOiitaire. Ni'us consi lèrerons ce dernier en Krnuee. en Angleterre, en Prusse.
¥n:nce. — L\î:jîJ'' \ulontaire forme dans notre patrie rexeeption relativement au soldat legalcmcul ^\es\::^'.o vit ^^\v Wtv^e ;iu sort. En dehors i\u lemvs 0.e cwcvic cvwK ^«^çX, ^\\V,s.^^w\
des hoinines ayant déjà servi, un engirasB! de deux ans, la durée de l'engagement tiIbtaire est de sept ans et cesse à Texpinba rigoureuse de ce terme.
Angleterre. — L'année anglaise se rexA presque exclusivement par l'enrôlemat nlontaire, avec prime de 25 fr. Un acte lê^dbtf de 1847 a limité la durée de l'cnràkMl volontaire à douze ans pour la cavalerie, lit tillerie, le génie et à dix ans pour l'iofaobi^ fixations trop élevées encore ^ (Fojf. Gnrii Bretagne.)
Prusse, — L'engagement volontaire pofe dans l'armée prussienne, un caractère tout â fércnt de ceux dont nous venons de parter. se contracte pour un an et perdes jeunesse qui justifient d'avoir acquis un certain dtt dinstruclion. Moyennant cet engagement, q devance l'appel , et en s' équipant entièreoe à ses frais , le volontaire d'un an se ttwr libéré des trois ans de service que cbaqne i toyen prussien doit à l'État, ou du nmas reçoit, après avoir passé une année sonsl drapeaux , un congé de deux ans a l'expi! tion duquel il compte dans le premier bu i la landwehr. Pourvu qu'il participe anx an cices militaires, le volontaire peut cootios ses études. — Il existe aussi en Prusse iioc gagement volontaire à partir de dix-sept u autorisé en faveur des jcnnes gens qui se de tinent à la carrière militaire : ceux-ci, &ubc de six mois de service, sont admis à passer i examen pour l'emploi d'enseigne, grade inlt médiaire entre ceux de sergent -major et sous-lieutenant.
On peut encore ranger parmi les volontair? les élèves des écoles militaires qui obîiesnt en France l'épaulette de sous-lieutenant apr divers examens de sortie: ils doivent éire me tiouni'S ici, puisque rien ne les coQtniDi subir l'examen d'admission et qu'ils eutit volontairement au service . soit en contnc» un engagement volontaire ordinaire cosinie l'école de Saint-Cyr, soit en se liant seuleme quand ils tombent au sort, lors du tirage < leur classe , comme à l'Ecole polytechcigne.
Éd. de l.v Barrl Ditucc-
VORORT. Sous la précédente Constitntk helvétique c'était la ville où se réUDîssAit parlement de cette république. {Voy. Sxûsii.
VOTE du latin rotum. Dans son sens le pli général ce mot est employé pour désigner concours d'un citoyen , d'un membre Ju «r] social aux actes qui régissent la sorièté.
Le cnfe électif est l'acte par lequel lesèlf teurs design enî leurs mandataires.
Le ente juridique sentend du moJeemp!^] par les juges, jurés, magistrats, pour fono la décision du tribunal ou de la cour.
1. L'.Ançltrtorre po<'ft--.lc aa*«i on*» ac:T*e".v«' voI-'Htaire* . forte 4o (Tarde nA:iori*Ic c«"-ep~»«*" j'or*'..i:rif.'î ro*tée-i dan» la tîo c:\i!o et b* » «'T',*! JaL* les arrar » ^iu'i 'eur-» Ti:i«caf nv# «ie I'>i»irB. i'*^ la cr.iipie J'nr.e inva-ion -ju- a faîi naî:rf ce r"?* qav l'Eiat a adopté: il ne dois «ervir 411'â l'ian.^ ^«^Vt^^xiet^^. H. fi.