VOTE. — VOX POPULI, VOX DEI
âre les bulletins dn candidat adverse, coller sur son nom une feuille de papier blanc, inscrire en dessous le nom du candidat préféré, plier ensuite le papier, en sorte que extérieurement on apercevait toujours la forme et les lettres du candidat ennemi. Beaucoup de bons esprits proposent une double réforme : 1« plus de bulletins imprimés; 2° vente par TÉtat, au prix de 1 c, chez tous les débitants, de papier blanc d'une forme identique destiné au vote.
L'urne qui reçoit les bulletins du vote secret est également l'objet d'une attention générale. On veut qu'elle ne puisse même pas être soupçonnée. Parmi les améliorations proposées, celle qui semble se rapprocher davantage du but, ce seraient des globes en verre, n'ayant qu'une étroite ouverture et que Ton briserait lors du dépouillement. — Le voie par boute blanche ou noire, encore usité, remonte à la plus haute antiquité. Les Romains faisaient passer tous les citoyens électeurs par les ponts du Tibre. A l'entrée de chaque pont les faiseurs de pont (pontifices) distribuaient dos cailloux de deux sortes , blancs ou noirs. A l'autre extrémité du pont l'électeur jetait dans Fume le caillou blanc ou noir selon qu'il votait pour ou contre : puis les faiseurs d^ pont opéraient le dépouillement. Ce système n'a depuis varié que dans la matière et la grosseur des boules. — L'industrie propose aujourd'hui, pour les chambres, un mécanisme composé principalement de grands tableaux reliés au pupitre de chaque votant par un (il électrique. Une faible pression d'un bouton inscrirait sur le tableau le vote du votant à côté de son nom dans les votes publics. Dans les votes secrets un simple mouvement de mécanique rendrait impossible la connaissance du vote de chacun.
Les votes secrets ont été souvent accompagnés de formalités multiples dont la plus essentielle est celle du sermenL Sous la première République l'électeur, avant de déposer son vote, prêtait un serment qui aflirmait la pureté de ses opinions et de ses sentiments patriotiques. En Angleterre, le président du bureau et les secrétaires prêtent serment; l'électeur peut être également contraint à prêter serment si un candidat l'exige, mais ce serment a pour but de garantir la capacité électorale du votant. En général, plus un peuple est libre, plus il entoure le vote secret des garanties les plus minutieuses, moins encore pour assurer l'indépendance du vote que pour écarter jusqu'au moindre soupçon. Ces précautions sont l'expression d'une idée féconde pour la démocratie: donner à tous les votes le caractère de véritables actes de justice. Euo. Dklattre.
VOX POPULI , VOX DEI. Est-il réellement vrai que «« la voix du peuple est la voix de Dieun ? Nous le voudiions bien, car l'humanité serait heureuse s'il y avait un juge infaillible dont l'arrêt pourrait clore les débats qui la divisent et qui sont la cause de tant d'inimitiés, de persécutions et de maux de toute nature.
Mais nous hésitons â reconnaître la compétence de ce juge; du moins sa compétence n'est
pas oDlTerselIe; noos ravons si Morati pris en flagrant délit d*errear! iinri.il conunencer par en retrancher tout le doHj de la science. Il a cm et croit pent-étre «■ en partie qne le soleil tonroe autour de btai il a ajouté foi à Tastnolo^e. anx sordoi, loap-garou, aox^ sirènes et à mille antreii perstitioQS Tune plus absurde que raotre.
Serait-il plus compétent en matière âei gionT Vous ne sauriez le croire en toui venant qu'il y a 350 millions de bouddM 200 ou 250 millions de brahmanes, 200 1 lions de mahomëtans, contre 250 mllliois chrétiens, et ceux-ci se divisent enx-mèsiei catholiques romains, en grecs, en protesta de plusieurs sectes! Nous deyons aussi b tionner les israélites, bien qulls soient bc coup moins nombreux, et nous ne pom pas oublier les 100 millions de païens.
La compétence de ce juge comprend-ell philosophie? Ne nous arrêtons pas pourl'i miner. La philosophie est le privilège do ] nombre et nous sommes trop ami de Tèg pour nous occuper de privilèges.
Passons à la justice. Ah ! cette fois noos chons à un «tsentiment inné et universel* conscience ne dit-elle pas à tout honune » est juste et ce qui ne Test pas ? Du moins, sonne n'enseigne le contraire, à l'exce^ cependant de Pascal : pour lui la vérité en * des Pyrénées n'est pas toujours la véril delà de ces a frontières naturelles* delaFra
Nous ne prétendons pas que Pascal aii raison, pourtant il n'aura pas été sans que argument en faveur de sa boutade. Ke | vait-il pas dire, par exemple, que si la ya était universelle, il n'y aurait qu'un code dai monde, code formulé dès l'origine des socit 11 pouvait même considérer le code lui -m comme superflu, chacun sachant, par sa ( science, distinguer le juste de l'injusle puisque le for intérieur ne suffit pas, et qi fallu établir un for extérieur, que voyons-m Une hiérarchie de tribunaux dont le degrés rieur annule les décisions du degré infêr et dont le degré suprême contredit aujourd l'arrêt d'hier et demain celui d'aujourd D'un autre côté, combien de fois unegèn tion n'a-t-elle pas cassé le jugement de la néralion précédente î La justice ne serait donc pas plus éternelle qu'universelle' ? C! gerail-elle comme la mode? Consultez l'histi — Autre point de vue. Combien de fois d tend-on pas des gens qui grincent les dents seule pensée que leur pays a pu être en par un ennemi qui se défend contre ( parler d'envahir le territoire du voisin daa but de conquête. La justice aurait-elle c poids pour sa balance, une justice pour i une autre justice pour le voisin. Aurait-ell< bandeau , pour qu'elle ne voie pas la ver
Serait-ce à la politique que s'appliqut
1. Ce qui est éternel , c'est la proposition : V être juste ^dans le moyen âge on ajouta : *an/ ati hérétiques). Mais si vous demandez : Qu'est-c^ qo juste? c'est alors (lue le doute et la variélé ■«
sentent fréquemment.
ar sd
T fr
di.
df
bJ.
no
-' : •■-•■ .-■• o:\:;\ l < • ■ ■. ■ '■.'..> '.'}'.,: -.Ti' .:!.:; ' ;;
■ .-L.it' '■)"■ ■ '■. •■'!:.^...^t'•