INSTRUCTION PRIMAIRE
Tenté économique se démontre par l'évidence. Bornons-nous à établir que, sous ce double rapport , ii reste à la France beaucoup à faire.
Pour prouver d'une manière irréfutable combien il est urgent de saisir par l'école primaire ces nouvelles générations dont les masses profondes contiennent nos futures destinées, il faut tracer rapidement le tableau de la situation actuelle.
Au milieu des vicissitudes qu'elle a traversées depuis le commencement du siècle, l'instruction du peuple a fait chez nous des progrès qu'il serait injuste de méconnaître. Le temps avait manqué au premier Empire pour fonder l'enseignement populaire, •seul et véritable moyen, disait Gamot dans son célèbre rapport de 1815 , d'élever succeuivement à la dignité d'homme tous les individus de l'espèce humaine ». Dédaignée, ou peu s'en faut, par l'esprit aristocratique et clérical de la Restauration, l'instruction primaire ne date réellement en France que de la loi mémorable du 28 Juin 1833 dont les lacunes et l'application imparfaite ne doivent pas faire oublier les heureux firuits et qui honorera dans l'histoire le souvenir du gouvernement de la bourgeoisie ; ralentie un moment dans sa marche ascendante par les tendances de l'époque transitoire où la loi du suffrage restreint (3 1 mai 1850) suivait à deux mois d'intervalle la loi sur l'enseignement afRuibli, Tinstruction primaire n'a pas tardé à surmonter les obstacles accumulés autour d'elle , et dans le cours de la période décennale qui suivit la loi de 1850, le second Empire, préoccupé des besoins nouveaux, s'est efforcé d'y pourvoir. Mais il s'agit d'une tâche immense, d'une entreprise difficile, soit à raison des grands sacrifices pécuniaires qu'elle comporte, soit à cause des Uens nombreux qui rattachent de toutes parts rinstruction publique à l'administration , à la politique, aux rapports de l'État avec l'Église. C'est un monde à remuer. Plaise à Dieu qu'il reçoive bientôt l'impulsion 1 Faire pénétrer la civilisation dans les masses , chasser les ténèbres de l'ignorance par la lumière de l'enseignement, c'est l'œuvre que Gharicmagne avait commencée au milieu de la barbarie du neuvième siècle et que nous n'avons pas encore achevée.
Un regard jeté sur l'état présent des choses permettra de mesurer la distance qui nous sépare encore du but à atteindre, c'est-à-dire du jour où chaque enfant , instruit dans une belle école par un maître capable, honoré et bien rétribué, la fréquentera régulièrement pour y recevoir, de manière à les conserver toute sa vie , les notions élémentaires indispensables à l'homme, ne fût-il ni citoyen ni électeur.
Pour plus d'un motif et à divers points de vue, l'instruction primaire est en souffrance dans notre pays ; bien que dans beaucoup de départements les efforts du gouvernement, des conseils généraux et des municipalités aient été largement récompensés par les résultats obtenus, elle languit en quelque sorte au milieu ^ progrès général. Les populations des cames sont plongées , il faut le dire, dans une mde ignorance. Tandis que Paris ressemble
à un soleil dont les rayons Toot briller i de nos frontières, d'épaisses tënèbro portes de la splendide capitale, oonvn core nos villages. Un Français sur trois i pas lire 1 La statistique constate , en effiE le tiers des hommes et plus de la moifl femmes ne savent pas signer leur nom» i s'agit pas ici, qu'on le remarque bien, é nérations nées ou élevées sous laRestinj mais des jeunes gens de vingt et un a ceux qui avaient l'âge d'école en 1850, le été conçue et votée par rAssemblëe légi la fameuse loi du 1 5 mars ! Quant anx pen plus âgées , nous pouvons affirmer, d*api documents certains , que le nombre des il est tantôt des trois qiûrts, comme dans! et le Gard, tantôt de cinq sixièmes, ( dans Indre-et-Loire, et s'élève parîbi qu'aux neuf dixièmes, dans la Loirê-Inf2 et les Gôtes-du-Nord, par exemple. Ici, une conunune de l'Indre, on ne trouTO qu personnes sur cent sachant lire, écrire c frer passablement ; là, dans Seiine-et-1 pays de grande culture , il n'y a gvère travailleur sur dix qui puisse écrire son Sur les 1,200 habitants d'une commune Gharente-lnférieure, six mettent i'orthog mais quatre seulement savent rédiger une Dans une commune rurale de la Vienn compte 2,000 habitants, nul ne sait lire, es quelques familles riches qui possédait i « Presque personne ne sait pins signe nom dans les campagnes,» cdt un insti de Saône-et-Loire.
Partout encore, beaucoup de paysans
nte répètent qu'ils ont bien vécu et bien li
sans savoir lire ni écrire, et que leui
fants feront de même. Les préjugés, le
tûmes funestes, les habitudes contrai
l'hygiène, cette malpropreté rebutante
met si souvent obstacle aux relations
riches et pauvres , le caractère cynique
dicule du langage , l'usage persistant des
locaux qui varient d'un arrondissement à F
enfin l'emploi des anciennes mfsnres s
pétuent ainsi de génération en gënéi
N'ayant aucune notion des lois qui nous
sent, le paysan, poursuivi par l'odieux i
nir des privilèges, des dîmes et de la o
ne voit assez souvent dans l'impôt qu'i
juste prélèvement sur le produit de son
au proût de ceux qui gouvernent. Diffër
cet égard, de rAliemand et de l'Anglais
lit pas , et c'est au cabaret, rendes - voi
esprits forts et des savants de village , q
chercher à la fois des idées et des distrtft
n écrit encore moins qu'il ne lit , et le c
teur forcé de répoudre à une lettre, la ]
mère dont le fils est au Mexique ou en
sont obligés d'emprunter une main étn
et de confier aux oreilles d'un tiers l'un
cret de ses affaires , l'autre celui de son
Beaucoup de villageoises ne savent ni o
ni tricoter, ni entretenir le linge et lei
ments, ni soigner le ménage et les e;
L'agriculture, livrée à la routine la plus av
ne donne pas au cultivateur tout ce que 1
ixsTErcnox primaiee.
*iwi*yj'^*;'at . fcuccL Irtii'jïiit Lt û«Tnti: rester
}>UM*jh de prçiiir* b o»^: ertr: pknni îes jieuj-iei eu luoii^e. A fe^tîe }iUkr^ qui ciiLn^L^t & sol
Mj*Tw.a*ruT xxi'.ïôle. le* lit e* î*rvoxiifi oozi: tiîe fc jf; '>pOt bbcr*:. bi; pr^pOïi^eniiOii; poiiiîqi2e, sa prv«i;**rîi*.*: iiuit*;rjtli*: tî toute* let rioiree joûî r*-tpîei44iî u wuf.iLLe.. elie ceste c iv^ir drjii siu pr*rii:ier nmg . 't*^: qu il E a^il d j:;»:n]Ciio:: »t "j «rCu^tivL ;i7ptilta-eÉ. U }ci Ijil: *.-jrè liiibtr y^tt^T ^f\kL: elle. ji'-Hir e jJiernietireiiiL i'^iL oernereeuX; hrussiens. fci4*.'iâi. Suisses >^ urtexkher^eoifc' . Ssxoxtc. Bbr&roiç. Âiie2.âL>L ^e tous le& i'sitè iremisuiqueë. AiLèrioaùii^ . bau'jîE . 5aë4i>i£ et S'jrwtineht ' (/UDpkrêâ a ce? l^upieE. bOQï KjmmeE dûi^ un état d iiifehonlé JOir-irmai, LuioiiixDt. iiiCoiitestaLJe. et qu L' bot STouer hstutemeot, d&t-on Mes ser l'amourpropre lutiozjaJ daii£ ee qa'U » de plus seusiblr:. et faire crier le nuUde eu sondant sa plaie, four que iiotre parg , trop enclin a £C flatter Ini-jxifwe. se décide â foire les frais d'uneirrande fvjerre a l'ifrnoraDce, croisade pacifique qui coOfera peut-être autant de millious qu'une guerre sanfriaote, il faut lui montrer sans ména^eueut et lui rappeler sans relâche la supériorit^f de ses rivaux. Pour ne parler que de la Prusse, nous citerons le passage suivant dan» lequel un instituteur de la Moselle compare notre î^orance à l'instruction de nos voisins : • Je siiiB instituteur dans une commune peu distante de la frontière prussienne. J'ai eu occasion de voir des écoles de mes confrères alleujands. Je suis en contact assez fréquent avec les populations prussiennes de la frontière. Quoiqu'il soit liuuiiliaut de le dire, je dois confesKcr l'infériorité manifeste de l'instruction élémentaire de notre population rurale comparée a celle de la population voisine, bien que l'aisance générale y soit inférieure à celle de la plupart des cantons de la Moselle. En Allemagne, le premier paysan venu sait lire t:i crtmprendre un livre; il écrit, il connaît les éléments de la grammaire et du calcul, la géographie et l'hisUiire élémentaire de son pays; il pf)SKéde une teinture d'histoire naturelle et des notioit - pratiques d'agriculture et d'économie nir.'ilc; l.i iniisiqiw vocale lui est familière. D'où vient donc rcltc (iifTérence énorme entre des populations voisines? De ce qu'en Prusse l'instruction est obligatoire. Nos maîtres ne sont ni moins capables, ni moins zélés que les instituteurs allemands, mais ils travaillent dans des conditions différentes. Chez nous, le paysan est ignorant, et comme tel, n'apprécie pas rinstrncllon. Dès que son enfant a atteint l'âge de sept ou huit ans, il Tutilisc aux travaux champélres. La première communion faite, à douze ans, adieu l'école. L'enfant l'aura fréquentée pendant quelques mois d'hiver. Hcun;ux le maître qui sera parvenu à lui enseigner â lire, à écrire, à calculer un peu, à lui inculqncr queUpies préceptes de morale et de religion I Arrivera l'âge de la cimscription, et peu (le CCS enfants seront en état d'écrire la lettre
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'j'J*-i ào!! tirt a I enrd de J'e ; rjLkirr .e rile de TtHx* Son aeti LeceiSL-rtziifLt d après la situ mT'jr» de cLa^uf pays, est régie o un rriBCii't iL^jûai^le el fondu jrr'-t : "Ujoiirs e: icii! quelquefois o4 tj:»n Ji;LS les eroief oarertes pai la coiiiiJM ie respecter la lîbert ilvl: e: k àr>i: qm appartient ch'^ii-T 1 instizuteur de ses enfanti a la '^Sil^r sc'US prétexte d'édo conversion, est un attentat impi< seoiLIe en rien à 1 instruction ob qu'on la demaaie aifjoard'hnL Si publiques païennes, an moyen Lo'jii XIV. cet:e confiscation de le communisme on la persecntioi des avocats et m^e des adm:
ne peut apparaître an sein de noti demes . sans soulever de toutes i probation unanime qui a flétri de i lévement de l'eniant juif Mortar théorie qui voudrait refuser à l'Êt vention en matière d'enseigneme ment la faculté d'organiser un > public, elle ne peut se soutenir. L plus jaloux des droits de l'initiatîT gleterre si riche en sociétés eni Suisse, les États-Unis, n'ont pas appel à l'action du gonvememeni du budget pour répandre l'instni masses. Le système suivi en Fra.
bine la liberté d'enseignement i tion d'une école publique dans mune, serait irrèprochad}le si la 1 1850 avait laissé intact ce dem posé par la loi du 28 juin 1 833. 1 devoir y déroger en permettant a partemcntal de dispenser la comi tenir une école publique, à con poun'oira à l'enseignement grat école libre, de tous les enfants in faculté répond trop bien aux veugle parcûnonie qui font agir seils municipaux, pour ne pas m tence d'un grand nombre d'écoles K'offre-t-elle pas un solide point e [Torts par lesquels l'enseignemc niste cherche à se substituer par gnement laïque ? Ces efforts et le ployés pour arriver au succès soi bien connus. N'est-il pas certain vent le clergé des paroisses, ai pauvre maître laïque des pouvoi an curé 1 article 44 de la loi de 1 St brèche par laquelle les congrèga trées dans l'enseignement public notoire qu'à l'aide des puissants lluence et d'action, et des avant:
dont elles disposent , ces corporal en progrès depuis 1850, sont d dans beaucoup de départements drapeau sur les communes les tantes? La lutte ouverte commen
INSTRUCTION PRUiAIRE.
eon»enrer an premier raiif . (Enre.) — C'est en tremblant que J'Aborde cette question si délicate. Dieu Teuille que beaucoup d'autres aient émis une opinion semblable à la mienne I Qu'on ne Tienne pas dire que l'oblif ation est une utopie : la chose est parfaitement réalisable , et ce serait le plus grand •enrice qu'on pût rendre à l'humanité. ( Vienne. ) — Qui s'en plaindrait? peut-être certains propriétaires qui ne sont pas contents de ce que tous les enfants pauvres Tont i l'école parce qu'ils ne trouvent plus, disent-ils, de domestiques pour leurs fermes. (Maineet-Loire.) — Nous sommes convaincu de la nécessité (l'une loi qui , pendant un laps de temps déterminé, établirait sous une sanction pénale Tobligation de l'enseignement. Un quart de siècle suffirait; peu 4 peu , par suite de la diffusion des lumières, cette loi tomberait en désuétude. (Puy-de-Dôme.) — Qu'il soit seulement décrété que tout citoyen qui n« saura ni lire ni écrire, ne sera pas électeur , et nos écoles se rempliront. Qu'on ne s'y trompe pas, le paysan tient beaucoup à ses droits politiques, quoiqu'il n'en fasse pas toujours usage. ( Haute-Loire. ) — L'obligation est néeessaire surtout pour empêcher les déclassements ; lorsque dans un village un seul individu sait lire et écrire , il sn croit un savant et ses voisins le croient aussi. ( Oordogne.) — Eclairé par une expérience da vingt-trois ans d'exercice , nous pensons qu'il faut poser le principe, sauf à l'appliquer moins hévérement qu'en Allemagne et en Suisse. (Gard.) — 11 faut priver du droit de suffraj^e, dans un temps <ionné, les citoyens qui, devenant miO^^^rs à cette époque, ne sauraient ni lire ni écrire. La loi sur le jury li>s on a bien exclus * I Le roi de Suéde Jean III, en 1674, a bien décrété que, tout gentilhomme qui ne saurait pas lire, perdrait sa noblesse ! (Aude. )
2. A Tobjection tirée de ce que les droits sacrés de la conscience pourraient être méconnus si un enfant était contraint de fréquenter une école où un culte autre que le sien serait professé, nous répondons d'abord que cet enfant serait dispensé de prendre part aux exercices religieux. G*est ainsi que les choses se passent en Allemagne, et il en serait de même en France. D'ailleurs sur prés de 65,000 écoles publiques ou libres on n*en compte pas 500 qui soient mixtes quant au culte. La liberté d'enseignement permet d'ouvrir des écoles spéciales à chaque culte dans toutes les localités où cette création sera jugée opportune par un citoyen remplissant les conditions légales ; mais pour que cet argument devienne pèremptoire, il faut que la liberté d'enseignement, si chère aux auteurs de la loi du 15 mars 1850, soit a l'avenir sauvegardée par des garanties qu'ils ont oublié d'établir; il fkut qu'un droit de recours soit ouvert contre les décisions jusqu'à présent souveraines, par lesquelles les conseils départementaux peuvent, sur Topposition du préfet, empêcher, dans i'intéréi des mœurs pubkques, Touverture d'une école libre.
Il est arrivé, en effet , que certains conseils départementaux, par des décisions qui, suivant nous, auraient pu être déférées au conseil d'État pour excès de pouvoirs, ont fait riMitrer dans t'intéréi des mœurs publiques celui du culte dominant , et ont interdit Tonverture d'une école libre, par ce seul motif, que la religion protestante devait y être professée. D'après le texte de la loi du 15 mars 1 850. le ministre et le conseil impérial ne peuvent réprimer un pareil abus. 11 disparaîtra si, en ofl^cant de l'article 28 de cette loi les mots "S , on permet à Tinslituteur lésé de
ttelS»,art.4.
réclamer devant le conseil impérial de l'i tion publique contre la violation de so
3. L'objection faite à l'instniction obi au nom de la liberté de conscience est i futée. A celle qu'on tire souvent de la pri impossibilité pratique d'appliquer ce s] nous opposons lès législations étranger
Dans les pays où l'Église est plus oi intimement unie à l'État, le catholici trouve aussi bien de l'enseignement obi que le protestantisme: dans ceux où et l'État sont entièrement séparés, il i d'incompatible avec la tolérance de toi sectes; des républiques jeunes ou Tiei] louses à l'excès de leurs libertés, l'api sans hésitation en même temps que < narchies aussi diverses par leur origine leurs tendances ; consacré par d'antiq> ditions dans certaines contrées où il est des siècles, il s'introduit sans dilficnl des colonies nées d'hier, en Austral exemple ; acclimaté près des glaces d il prospère sous toutes les sones tem] et résiste aux ardeurs du tropiqne. On le au nord , au centre et an midi de l'Earo
Dans les États Scandinaves, les sa pénales s'emploient concurremment ai moyens indirects très -efficaces. Kd Sué Norwége, en Danemaric, la confirmât refusée à tout illettré par les ministres d Les parents qui ne font pas instruire le fants sont passibles d'amende. La loi gienne du 16 mai 1860 rend obligatoii tous un examen annuel. En Danemark liberté d" enseignement n'existe pas, publique est imposée aux parents.
La Prusse et les autres Etats de l'Alk du Nord doivent à l'instniction obligati progrès remarquables qu'on y admire, l'essor date généralement de 181 5. Les r: de M. Cousin, les publications de M. ] Rendu ont fait connaître la législation i de ces diflTérents États. C'est par des pr analogues que l'instruction primaire ei eu Autriche, en Bavière, en Wnrtembei) le grand-duché de Bade. Les parents nég y sont passibles d'amende, et les illettii pés d'incapacités légales. Aussi a-t-on o en 1861 qu'en Bavière le nombre des soldats illettrés n'était que de 4 sur i,0(
L'instniction est rigoureusement obli dans presque tous les cantons suisses
Si les peuples du midi sont restés b arriére de ceux du centre et dn non ches eux le principe de l'obligation n guère que sur le papier, il faut cependa savoir gre de l'y avoir écrit. La Constitui Cladix, en date de 1812. portait qu'à pa 1830, tout Espagnol qui ne saurait pas écrire . serait privé de l'exercice des dr citoyen. De plus, rinstruction primaire déclarée obligatoire en Espagne, par i du 9 septembre 1857. En ce qui conce Portugal, les parents négligents sont pas d'après une loi de 1844, d'une amende c privation de leurs droi:$ politiques pour cîi