‹ Dictionnaire général de la politique (volume 2)Chapitre 35 sur 260 · INSTRUCTION PRIMAIRE · texte numérisé non relu

INSTRUCTION PRIMAIRE

A quoi bon les rassembler à grand'peine autour d'un magister i^orant et grossier? On a calculé que, pour le département du Loiret, la dépense à faire pour améliorer les maisons d*êcoIe s'êlèTe à 1,500,000 fr. Si Ton prend ce département conmie type moyen, on trouYe pour les 89 départements de Tempire un chiffre total de 1 33 millions à répartir entre les communes, les départements et TÉtat et à échelonner sur une période plus ou moins longue. Il faut ajouter à cette grosse dépense, celle qui résultera, d'une part, de Télévation indispensable du nombre et du traitement des instituteurs, et, d'autre part, de l'abaissement nécessaire du taux de la rétribution scolaire, si Ton ne va pas Jusqu'à rendre l'instruction gratuite. Ce sont de grands sacrifices, mais comment s'en effrayerait-on, puisqu'il s'agit d'une dépense essentiellement féconde et productive, d'un placement à gros intérêt?

S'il est utOe d'insister tout particulièrement aujourd'hui sur les avantages du principe de l'obligation, il faut rappeler en même temps les conditions dans lesquelles l'instruction primaire doit être placée pour réaliser toutes les espérances qu'elle fait concevoir. Parmi les moyens d'atteindre ce but, il faut signaler notamment: 1° l'abaissement du taux de la rétribution scolaire; 2<> la formation, dans de bonnes écoles normales, d'un personnel enseignant instruit et bien rétribué; S" l'établissement d'écoles spéciales pour les filles; 4« le développement des salles d'asile, des classes d'adultes et des bibliothèques populaires.

1. D'après l'article 24 de la loi du 15 mars 1850, l'enseignement primaire est donné gratuitement à tous les enfants dont les familles sont hors d'état de le payer. L'application de ce principe n'est pas toujours faite d'une manière assez large, et beaucoup d'enfants indigents restent ainsi hors de l'école. L'instruction rendue obligatoire, il faudrait nécessairement, sinon la déclarer absolument gratuite pour tous, au moins établir une demi-gratuité correspondant à la demi -indigence. Quant au système de la gratuité sans obligation, établi dans la plupart des États-Unis d'Amérique, dans le canton de Genève et au Chili, il peut avoir produit de bons fruits dans ces diverses contrées, mais nous inclinons à penser qu'en France son adoption augmenterait encore l'indifférence des parents qui négligent l'instruction de leurs enfants. Cette observation faite, et la gratuité absolue écartée, il nous semble opportun de faire remarquer que la trop grande élévation du taux de la rétribution scolaire présente de sérieux inconvénients. Mous ne prétendons nullement contester la valeur des arguments tirés de ce que l'homme estime davantage ce qui lui a coûté cher; mais l'ensci-

dégoûUntes , délabrées ; ce sont dei étoaffof n. Aussi queUe différence entre l'enfant de l'école et celni qui reste en plein air aux champs ! La réanion des enfants dans ces fourmilières insalubres est une des eanseï de la dégénérescence de la race.»

gncmcnt, considéré comme ai

il pas soumis a la loi écon

laquelle le haut prix de Tobjei

consommation? On a constat

riches comtés de l'Angleterre, 1

la rétribution est de 1 fr. 25 c.

augmentation de 40 c. suffit f

certain nombre d'élèves. Les ]

devant cette dépense, et sup[

tion comme trop onéreuse. Le

t-il à cet égard de TAnglais?

nombre des élèves payants a a

deux ans de plus de 200,000 ;

rétribution s'est élevé de 9 à t

il reste à rechercher si cet ace

quelques personnes font honn<

du taux de la rétrâ)ution, ne s

pli au contraire malgré cette i

durée moyenne du séjour à l'é

minué. Obligés de payer 1 fr.

2 fr. par mois, somme à laquelh

des livres et des fournitures d

coup de paysans trouvent Ti

chère, surtout quand ils ont pi

C'est parmi eux un sujet de i

plaintes quelquefois très-vives.

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