‹ Dictionnaire général de la politique (volume 2)Chapitre 51 sur 260 · JACOBINS · texte numérisé non relu

JACOBINS

JACOBIHS. Sous ce titre sont désignés dans i'Iiistoire de la Bérolution française les plus fougueux promoteurs des mesures violentes qui agitèrent ou ensanglantèrent la grande période de transfonnation politique traTorsèe par la France de 1789 à 1794. Les Jacobins étaient membres d'une sorte d'assodation, ou club, qui s'était formée tout d'abord à Versailles, alors que l'Assemblée nationale tenait ses séances dans la Yille royale. Le titre primitif de cette association fut le Club Breton^ ainsi appelé parce qu'il avait été or^ganiié par la plupart des députés envoyés par la Bretagne aux États généraux. Composé de tels membres, ses débuts avaient été paisibles; l'élément monarchique y dominait presque exclusivement, et l'autorité royale n*aurait Jamais eu rien a redouter des discussions politiques tenues par ses membres à Versailles.

Mais lorsque l'Assemblée fut transférée à Paris, le Club firetou la suivit, et ses organisateurs choisirent pour lieu de rendes -vous le vaste bâtiment d'un ancien couvent de religieux de l'ordre des Jacobins situé dans la rue Saiut- Ilonoré. L'emplacement de ce couvent , depuis longtemps détruit, est occupé aujourd'hui par les constructions du marché Saint-Honoré. Le peuple 86 rendait en foule aux séances de Tancicu Club Breton. Aussi vit-on bientôt ses premiers fondateurs éloignés par les clameurs populaires, pour laisser la place à de fougueux orateurs, qui ouvrirent en quoique sorte une seconde assemblée délibérante à côté du Parlement national.

C'est alors qu'apparaît vraiment le club des jacobins. Son rôle politique commence. 11 a pour chef Robespierre; pour membres assidus, les orateurs de l'opposition extrême; pour auditeurs, la plèbe irritée, qui ira bientôt assister aux exécutions capitales de la Terreur. On y discute tout; on y examine, avant qu'elles ne soient portées à Tordre du Jour de l'Assemblée, les lois nouvelles; les règlements d'administration, les nominations de fonctionnaires y sont critiqués, contrôlés, repoussés ou amendés , et c'est en sortant du club des jacobins que les sectaires de Robespierre iront faire entendre à la Chambre leurs terribles déclamations et leurs sanguinaires menaces.

Sous la Convention, le club des jacobins devint un véritable pouvoir. Ses membres formèrent une secte, un parti, et Ton ne désigna plus que sous le titre de jacobins les démagogues les plus exaltés. Ce mot devint Tépithèto jetéo à la fac« de tous les complices du régime violent qui, eu renversant et en détruisant tout, lit tournoyer un moment la société française dans des ilaques de &sxng. Mais , à la mort de Robespierre, le club des jacobins se TMsentit de la perte du héros de la démagogie.

Ses séances n'ofllrirent plus tour de ses membres de se Les orateurs osèrent à peine le peuple n'entra qu'en t vieilles voûtes dont les éc après les chants des veUles e terribles accents de la fure Enfin, l'autorité songea à fei tier général du rival de Marat 1794, les derniers fidèles di durent émigrer dans la m que leurs amis avaient fo; Saint-Antoine.

Ce club du faubourg le Paris maintint encore quelq langage politique vulgaire 1 bin. Mais le mot devait d chose, et ce n'est plus que c de ces temps de convulsion plique encore, aujourd'hui, sectaires farouches des idé( les plus avancées. La langue d'autres vocables qui diseo sions des réformateurs conU

11 y a lieu, toutefois, de n sant naturellement une larg qu'ils doivent inspirer, que bins a été un moment un ^ Révolution. Si la comparais nous dirions d'eux qu'ils f robustes natures qui, d'un ( mettent sur la voie un char traînent rapidement en dout sa marche. Mais si les jac< cours des réformes politiqu fallu un moment qu'ils ne l'autre côté le char qu'ils que leurs excès ne détruisis de leur première et énergiqi tous les cas , ces excès resl tache sur leur mémoire, et longtemps professées par le enlèveront à jamais à ce par les bénéfices que lui eusseï réserve, plus de sagesse et p

Noos pensons devoir coa guements sur les jacobins , ( autre club qui a aussi sa pi; et qui fit contraste avec les < Saint-Honoré. Nous voulons Feuillants, où se réfugia h qui eut pour membres princ les Lafayette et les Bailly.

Fondé au Palais -Royal, il d abord la Sociélé de 1789. 1 nom de Cluà des Feuillants transporter, lui aussi, dans situé prés des Tuileries , et le titre de Couvent des Fei bins, on dénonçait le club (

Page 1