JUSTICE ADMINISTRATIVE
gieux ou non , tous les comptes relèvent de cette cour, qui est plutôt un rouage administratif qu*une juridiction; — ies conseils de révision qui prononcent en matière de recrutement, sur les cas d*exemption, de dispense, de remplacement, déterminés par la loi; — U conseil supérieur el les conseils départementaux de t instruction publique, lesquels ont ]*unpouToirde disciplinesur tous les membres de renseignement public et même sur les étudiants; 2® un pouvoir d'interdiction sur tous les établissements libres d'instruction secondaire ou primaire; — les conseils des prises maritimes, pour distinguer le pirate du corsaire, pour opérer le partage de la cbose dûment prise, soit entre les corsaires, soit entre l'État et les corsaires, quand la prise a été le fait de l'un conune des autres; — les commissions spéciales pour dessèchement et autres travaux, pour répartir l'indenmité due par tout propriétaire dont l'immeuble doit une plus- Talue à ces travaux.
La justice administrative est-elle cbose nécessaire en soi, et dont une société bien faite ne puisse se passer? Non vraiment. Cette justice est superflue dans un pays qui n'en a pas la matière, où presque tout l'impôt est indirect, où les travaux publics s'exécutent par des compagnies moyennant péage, où l'armée se recrute par des enrôlements volontaires, où les corps enseignants ont des pouvoirs et des fonds qui leur sont propres. L'Angleterre ignore la justice administrative; mais eUe a une justice civile infiniment plus compliquée, plus mystérieuse que la nôtre. Les deux cboses tiennent au même fond, avec des inconvénients qui se valent; un pays où le gouvernement a peu d'action et par suite peu de procès, ce qui le dispense d'avoir des juges à lui, ce pays est livré, par cela même, au sens et au pouvoir individuels. Or, les droits privés se gardent, se disputent, se bérissent dans cette société individualiste, avec la même rigueur et les mêmes formalités qu'une question d'intérêt général parmi des races qui ont l'esprit centraliste, et les révolutions n'y peuvent rien. Tout comme les nôtres ont laissé debout le pouvoir exécutif, avec tout ce qu'il* eut jamais de pénétration et d'ingérence, de même celles de la Grande-Bretagne n'ont pas toucbé à ces lois civiles, à ces formules, à ces procédures dont tel est le miracle qu'un acquéreur d'inuneubles n'est jamais sur d'avoir valablement payé, ni un plaideur de mourir avant le jugement de son procès. On peut voir là-dessus les vaines tentatives de Gromwell racontées par M. Guizot. Ainsi les sociétés n'ont rien en général à s'envier, chacune abusant de ce qu'elle a de bon, et rachetant par quelque endroit ce qu'elle a de mauvais. Notre Justice administrative est le fait d'une société qui confie beaucoup de choses à l'État, non par lui-même et par aucune superstition de Tofllciel, mais pour le bien public dont elle se fait une très-haute idée, si haute qu'elle ne peut la confier aux individus et aux arbitres du droit individuel.
DUP0NT-WUIT£.
LE CONTENTIEUX ADMINISTBATnP i
Toute société politique bieo clame des institutions qui garai membres une prompte et impar non-seulement quant à leurs co viles et à l'application des dispoc aux cas prévus par la loi, mai aux nombreuses questions do constitue le domaine de Fadm blique. Ges institutions ont surto importance dans les États qui régime constitutionnel et qui ace sujets ce qu'on est convenu d'apf civils et politiques. Lorsque, au s cice de l'un de ces droits, il s'él testation, soit entre les citoyens soit entre les citoyens d'un c( représentant du gouvernement faut qu'il y ait une autorité imp pour régler les contestations de
L'ancien droit germanique a juge ordinaire la connaissance de cette nature ; il posait en pi juge est compétent partout où il quer un texte de loi à un cas ps qu'il y ait lieu d'examiner si le tion se rattache au droit civil ou i Ainsi le citoyen qui refusait de ] tributions, se trouvait dans la si dividu qui refuse de rendre à se prêt qu'il en a reçu; et l'autor lever l'impôt était obligée de d'obtenir contre lui un jugeme damnât à payer la somme due ai
A l'heure qu'il est, cette légij core en vigueur dans plusieurs l'Allemagne; par exemple à Franc les États de la Gonfédération g< ont plus d'importance la repou incompatible avec le principe i division des pouvoirs, et on s'; moins rapproché des institutions la France.
Le système français a surio Bavière et dans le Wurtemberg d'État et le conseil privé juge ressort toutes les contestations a qui, en première instance, soi les gouvernements des cercles, ments sont de^ corps de fon< l'ordre administratif et rappelle d'un rapport, les conseils de pr France <. Dans les autres États al certaine étendue, quand, au s cice des droits publics des c l'occasion de l'application des h tives, il s'élève quelque difficult est porté devant l'autorité mê l'administration, de sorte que c' compétent qui décide, en dem
1. Plaii exactement les bureaux En France, ces bureaux sont dirige nombre de chcfi< , ayant chacun so préparant les décisions des préfett fonctionnaires publics; eu Allcmagi les chefs de service sont des fonctioi titre que leur président. ( Koj^. BuTOA'
JUSTICE ADMENIBTRATIVB. — KHALIFE ET KHALE
idtninlfrtratives qui en oomiaisse&t. Ge soot donc, en AHenuigne, les antoritét chaigées de rexécotiOQ des lois flnmdtoes qui, èllesmèmes. Instruisent et Jugent TaflUre; il est pointant à remarqner qn*en Bavière les rëclamatlims contre tes décisions dn ministre des finances détient être adressées an conseil dttat
Dans les denx pays, en France anssi bien que dans les fitats allemands, il est cependant des contestations snr certains droits purement drils et reconnus comme tds qne lalégidation a nësnmoins distraites de la conqpétence des tribonanx poor en renTOfer Tinstmction et la décision smz antoiités admintstrattres. Gesprescrlptions exceptionnelles <mt surgi i Tépoque où FsbsdntiBme gonronsit sans rencontrer d*obstac]e; on tenait à enlerer ans Juges dont on redoutait rind^>endsnce, laconnsissancede certaines afhires qn*on entendait tndtœ à sa guise. Ge demter genre de Justice admintotratnre a tovdours été combattn en Allemsgne par les hommes les plus autorisés de la science; et il
en est résulté que le noml»e< tionnels a depuis qoctoie tei ment diminué, 14^ qiril en i denrs dans les diTerettats di Gomme, d*ailleurs, les mot!
appnfé en édictant les dispos nelles en question, manquent clarté, il n est pss étonnant qi des différents pays s'accord* Fapplication de ces dispositioi culiers qui penyent se présen cordent, en effet, si peu qn< dorant Fadministration dans i Fautre, compris an nombre daires, et vice versé.
n faut ajouter, an demenn exceptionnels où la compéten a été arbitrairement écartée, térêt an point de me de l crsindrions donc, i les énum guer le lecteur, quand même saire pour cette Numération cordé.
IHAUFB et UALIFAT. Le mot UMlife signifie IfnilsiiaMr on raMptofonl; ils été appliquépar les Arsbes aux successeurs deMabomet u>n-lhaldoun déllnit ainsi cette dignité : t Celui qui en est chargé estle remplaçant dnlégislatenr inspiré pour te maintien de la religion et le gouTemement dn monde par elle.» Gette idée implique la possession des deux pouroirs, spirituel et temporel, que les successeurs de Malimnetont exercés; mais tes deux fonctions réunies dans leurs personnes n*ont pourtant Jamais été entièrement confbndues, et les légistes musulmans ont de bonne heure bit une distinction entre eUes, et ont attribué à chacune sa part des droits inhérents à la qualité de khalife. Mais la qualité de chef spirituel, <miifii, est la plus essentidte et la première. Les khalifes ont pu être prirés de tout pou?oir tonporel, sans cesser d^être khalifes, mais il n*7 a pas de khailfot sans pouYoir spirituel La fonction royale découlait de la fonction spirituelle, parce qu^elte était utile pour répandre et sauvegarder la religion dans le monde, mats elle n'était pas indispensable.
Gomme imam, chef spirituel, le khalife arait ayant tout à maintenir la religion, et c*est pourquoi il dorait présider au prône du rendredi, la Khotba, et comme cette prière devait être prononcée dans toutes les mosquées cathédrales, il déléguait ce deroir à ses gourerneurs, qui les prononçaient dans les piorinces en son nom; les prononcer dans un autre nom était un acte de rébellion. Gomme imam. Il avait à faire exécuter la loi et à rendre justice, mais il n*était pas législateur. Gar selon le droit musulman toute la loi est contenue dansleGoràn,
dans la tradition sur Mahomi dans la pratique reconnue des mans. Mais on pouvait dérelo] qu'elle contenait» et c'est ce q les écoles de droit, dont les d par être codiûées par les qui tours orthodoxes, Hanefl, Se Hanbali, qui ont donné ainsi que nous appelons très-im quatre sectes orthodoxes mus le khalife n'était pas législatei exécuter la loi, et c'est con conférait à ses gouremeurs claires et qu'il nommait les Jui assesseurs et tout le personn Gonune la Jurisprudence étal taine, et comme les Jugement fois prononcés, étaient inatti moyen légal quelconque, te ou reconnaissait dans les gran< pulation des nwfii, qui étai légistes renommés. Leur fond la Jurisprudence, et les kadi • ser à eux dans des cas difQcil< les parties pouraient leur dei sultation avant d'dler devant 1 C'est encore conune iman avait à maintenir la police e ce qu'il faisait par le moyeu ( rie montée, appelée la choria, nûssaires de police, muhtes^ était d'inspecter les marchés de vérifier les poids et mesu les Jeux défendus , l'ivrog désordres. Enfin c'est encore c avait le drot^ de frapper mono
LAMATHMK,
lïies dans lesquels, diaprés Eugène les éléments purement bouddhiques ne sensibles, reçut de nourelles aldsns le Tibet, où il ne put se propaf^santdes concessions aux croyances enses qni y étaient établies. La reUîrienre des Tibétains ne consistait s pratiques magiques par lesquelles is conjuraient Taction malfkisante des s Tair et des montagnes. Ce grossier* isme qui se maintient encore dans Tallées reculées du Tibet inférieur, fortes empreintes dans le bouddhisme Les saints personnages de la légende fs tiennent toi:|]ours par quelque côté er, et les habitants du Tibet, de la et du Boutan, n*ont Jamais cessé de la maligne inlQuence des esprits, dant de bonne heure et à diverses re- 1 tenta d'introduire des réformes dans n tibétaine. Elles ayaient pour but d*y îT le bouddhisme des Tantras par celui tras. Le principe de ce mouvement ms doute des couvents bouddhiques de , dans lesquels était professée la doc- Mabàjàna (le grand véhicule). Pendant )s ces tentatives échouèrent; mais à quatorzième siècle la réforme fut dét accomplie par Tsong-Kha-Pa, relié vers 1330 dans la contrée d'Âmdo, lu Konkou-Noor, et mis, aussi bien Tibet que dans la Mongolie, presque éme ligne que le Bouddha.
t du réformateur fut sans le moindre rétablissement du bouddhisme primitif, anqnait des connaissances nécessaires rouver Toeuvre du Bouddha sous les ises couches d*interprétations dont elle b successivement recouverte. 11 s'ardoctrine du Mahâyâna qu*il prit pour bisme primitif, et il s'attacha à faire re les pratiques magiques dérivées des et des anciennes superstitions tibé- }t à rétablir Tascétisme qui est bien en n des traits saillants et authentiques Kinddhisme.
premier point , il n'obtint que des réicomplets. La pratique de la magie fut te; elle ne fut pas abolie. Il est resté I couvents les plus considér2d)Ies du 1 devin en titre qui, dans certaines inces graves , est chargé oflicielleprédire Tavenir, de conjurer les èléetc.
; second point, le succès ne laissa rien r. Les pratiques ascétiques constituent pale alTaire dans les couvents, et les i sont soumis au célibat, à la confesles jeûnes fréquents, à de nombreuses spirituelles.
lalsme, conforme sur ce point à Tancien sme, n*a pas de clergé séculier; ses de tous les rangs, sont des religieux, ms des couvents (en tibétain gonpa, monasterium). Leur nom générique est g (pratiquant la vertu), nom que leur iong-Kha-Pa, en leur rendant le bon-
net jaune, la couleur distinctive du bouddhisme primitif. Là où la réformation n*a pas pénétré et où s* est maintenu Tancien lamaïsme rouge, les religieux jouissent encore de la faculté de se marier et de vivre en famille.
D'après les prescriptions du Bouddha, le clergé lamaïque est censé vivre des aumônes des laïques; en réalité il possède des biens immenses. Les dévots Tibétains ont trouvé dans leur indigence de quoi enrichir les couvents. Le nombre des religieux et des religieuses dans le Tibet doit former environ le cinquième de la population totale, chaque famille consacrant au moins un de ses enfants à la vie monastique. Mais il faut ajouter que ce clergé n'a jamais abusé ni de sa puissance ni de ses richesses, quoique la vénération qu'il inspire soit poussée jusqu'à l'absurde.
Dans le principe, les couvents étaient indépendants les uns des autres. Au onzième siècle, le supérieur de Sa-Khya, un des plus riches monastères, prétendit à la suprématie. 11 trouva un puissant antagoniste dans le grand lama du souvent de Bri-Goung. Le premier en ayant appelé à l'arbitrage de l'empereur de la Chine, celui-ci ne manqua pas de lui donner gain de cause, et malgré les protestations des lamas de Bri-Goung, ceux de Sa-Khya, grâce à la protection du gouvernement chinois, habile à proflter de cette occasion d'intervenir en protecteur dans les affaires du Tibet, restèrent, jusqu'à l'époque de la réformation , les souverains pontifes dans l'Église lamaïque.
Tsong-Kha-Pa leur enleva cette dignité suprême. A sa mort, il légua le gouvernement des choses religieuses à deux de ses disciples, dont l'un, le Pan-Tschen-Lama, eut la charge d'enseigner, et l'autre, le Dàlai-Lama (ou mieux Talé-Lama) de veiller sur la discipline. Dans une église où tout se réduit en définitive à des pratiques, le chef de la discipline devait éclipser bientôt le chef de l'enseignement, et c'est ce qui est arrivé. Le Dalai-Lama est devenu le souverain pontife , en même temps que le souverain du Tibet. Le Pan-Tschen-Lama n'est en quelque sorte que son adjoint. Le premier réside dans un des couvents du mont Potala, à un quart de lieue de Lhassa, et le second au couvent de Lhoun-Po, dans le Tibet inférieur. Le Dalai-Lama a pour son vicaire dans la Mongolie le grand lama de Khouren.
Sans être les égaux de ces éminents personnages, les supérieurs des couvents sont, comme eux, des Ghoubilghans (ceux qui renaissent), c'est-à-dire des incarnations des Bôdhlsattvas, êtres divins qui, pour maintenir toujours parmi les faibles humains la bonne doctrine du salut, ne cessent jamais de se manifester sous une forme humaine. Il suit de cette croyance que, quand un lama meurt ou, pour parler le langage de la religion lamaïque, s'est dépouillé de son enveloppe terrestre, il faut, pour lui donner un successeur, découvrir sous quelle nouvelle enveloppe terrestre a bien voulu apparaître leBôdhisattva dont il était l'incarnation.
Voici comment les choses se passent depuis la fin du siècle dernier, c'est-à-dire depuis que
TjAMATBME.
Tempereor de la Chine, sous le prétexte de prot^er et d*honorer le Dalai-Lama, Ta débarrassé du soin de gouYemer le Tibet. Quel que soit le haut dignitaire du lamaïsme qa*il s^agisse de remplacer, on recueille et on envoie à Lhassa, au couTont de LarBrang, les noms des enfants mâles nés depuis la mort du lama auquel on cherche un successeur. Parmi les enfants Inscrits on en désigne trois qui portent la marque de Ghoubilghan, ce que les lamas et le devin en chef sont appelés à constater, sous Finspiration, bien entendu, des délégués chinois qui ont soin de choisir ceux dont les familles offlrent quelques garanties à leur gouvernement. Les trois noms sont placés dans une urne d*or envoyée pour cet usage à Lhassa eu 1792, par Tempereur de la Chine, et après que les hauts dignitaires du clergé lamalque, réunis en conclave, se sont préparés à cette cérémonie par six Jours de retraite, de Jeûnes et de prières, un des bulletins est tiré de Tume par le doyen d*dge; Tenfant désigné par le sort est proclamé successeur du lama décédé, et les deux autres reçoivent un présent comme flche de consolation. Quand il s*agit de remplacer le Dalai-Lama, le tirage au sort a lieu à Péking, en présence de hauts fonctionnaires chinois et sous la présidence du Tschan-Tscha, délégué et représentant de FÉglise lamaïque auprès de Tempereur de la Chine. Pour s*assurer que le sort ne s* est pas trompé, en désignant le nouvel élu pour le même personnage qu*il est appelé à remplacer ou, pour mieux dire, à continuer, Tenfant, arrivé à Tâgc de quatre ou cinq ans, doit prouver qu'il a quelques souvenirs de son existence antérieure. Il n'arrive Jamais que, dans cet examen, il commette quelque méprise.
Ce mode de nomination aux hautes fonctions ecclésiastiques ne parait guère propre à mettre à la tète de TÉglise des hommes éminents; mais en vérité, rien n'est moins nécessaire. Toute raffkire d'un lama consiste à se laisser vénérer avec la dignité convenable, à savoir varier ses bénédictions selon le rituel et à exécuter avec la plus stricte exactitude les pratiques du culte. Il est facile de drseser un enfant à ces divers exercices. S'il se présente un cas difficile, il a auprès de lui quelques religieux habiles et rompus aux affaires; c'est entre leurs mains que se trouvent les ûls qui font mouvoir l'automate, quand il est indispensable qu'il sorte de son repos. D'ailleurs depuis 1792, les véritables directeurs sont les deux délégués chinois qui résident à Lhassa.
On se tromperait cependant, si l'on croyait qhc tous les Dalai-Lamas ont été de vaines ombres. Il y a eu parmi eux, surtout au seizième et au dix-septième siècle, des hommes qui surent conduire les affaires de leur église avec un rare talent et étendre leur influence sur les peuples voisins avec une étonnante habileté. Leur prudence égala peut-être un peu trop souvent celle du serpent, et la facilité avec laquelle ils employèrent les fraudes pieuses au proût de leur ambition, jette bien quelque onibre sur leur caractère moral; mais il ne fut pas toujours
à leur choix de se servir d'antres amo probable d'ailleurs qu'à leurs yeux la tiflait les moyens, et il faut Ajouter i bitude ne leur laissait guère de Bcruj l'emploi de la duplicité et des mirai cryphes. Tous n'ont pas cependant do les erreurs d*une poùtique tortuense.
de nobles caractères parmi les hau taires de l'Église lamalque. U faut ci' ' autres le Pan-Tschen-Erténi quimoun en 1780, victime peut-être de la polil noise, et dont il est si souvent quesl le récit de l'ambassade de Tnmer an
Le lamaïsme, ce qui précède en une preuve suffisante, est une relig peu spiritualiste, ne s'élevant gnère i du simple optu operaium. Des pèl des processions, des offices continueL temples, la répétition sans fin de d'oraison , principalement de la prièi syllabes, la constituent à peu près tière. Cette dernière prière, composé mots: ùm tnani padme hoûm, est continuellement sur les lèvres des 1 religieux et laïques. La valeur reli^ mesure sur le nombre des fois qu'on ] et la prospérité générale est en prop soin qu'on met à la reproduire par 1 l'écriture et la gravure. Elle est écrite banderoles, flottant au gré du vent ai grands mâts, sur les édifices public faite des maisons. Elle est inscrite en c gigantesques sur le flanc des montag chée sur les arbres, peinte sur les n gravée sur les ustensiles de ménage.
Pour que cette prière soit sans < mouvement et sans doute aussi dans I d'obéir au précepte donné par le Bon tourner continuellement la roue de la cepte figuré qu'on a pris à la lettre, venté la célèbre machine à prières, cylindre de bois, de cuivre ou de cuii de petites bandes de papier, sur V sont imprimées les six précieuses syl mis en mouvement par une manivelle tien des bandes de papier constitue m pie on faveur de celui qui met la ma ])ranle. On a placé de grandes machii genre dans les vestibules des temples places publiques, et dans les principa pour donner aux passants la facilité d( leurs devoirs de religion. Dans les pieuses on en a de petites, et on les mouvement aussi souvent que possi personnes riches ont un senitenr spéc chargé de cette besogne. Enfin on voî Tibet et dans la Mongolie des machines mises en Jeu par des moulms à eau cl moulins à vent
Les Tibétains et les Mongols, pas religieux que les laïques , ne se doo que cette célèbre prière qu'ils appelle pcuscment la voie de la délivrance, la salut, la barque qui porte l'âme au lumière qui dissipe les ténèbres, etqi