LANDWEHR — LEADER
garde nationale, est bien délerminé, et 8*ii vaut mieux les utiliser à Fintérieur du territoire national, le moment le plus flructueux de cet emploi reste indécis et dépend des circonstances plus ou moins graves que Ton traverse, ainsi que de Tesprit public qui anime le milieu où Ton vit ÉD. DE LA Barre-Duparcq.
LA PLAT A. Foy. République argontine.
LATINISME. Encouragés peut-être par les idées de panslavisme et de seandinatrisme , quelques auteurs ont cru devoir inventer un latinisme, c'est-à-dire, une alliance entre la France, Tltalle, TEspagne et le Portugal. Pourquoi? Parce que les langues de tous ces pays dérivent du latin, parce que les populations sont catholiques et— ajoute un patriotisme mal entendu — parce que nous serons à la tête de cette ligue et que nous exercerons ainsi une grande influence.
Nous considérons cette idée comme contraire à Tintérét de la civilisation. Celle-ci tire bien plus de profit des rapports qui s'établissent entre des nationalités différentes qu'entre nationalités trop rapprochées; l'identité de religion est un motif trés-peu politique d'alliance (le cardinal Richelieu envoie les fils des ligueurs au secours des protestants qui combattent T empereur d'Autriche chargé par le pape d'exterminer les hérétiques). Quant à la prépondérance (voy.), c'est une cause de guerre, donc une vue anticivilisatrice.
La France peut s'allier à l'Italie et à l'Espagne, nous n'y voyons aucune objection, mais ces alliances ne doivent pas être exclusives. Nous ne demanderions pas mieux que de voir se fonder une union universelle; mais tant que cet idéal ne sera pas réalisé, nous préférerons à toute autre l'alliance qui pourra le mieux assurer la paix à l'Europe. Or, ce serait, soit une alliance avec l'Angleterre, soit une alliance avec l'Allemagne. M. B.
LATINS, RAGE LATINE. Vop. Races.
LAZARETS. Établissements où Ton séquestre les personnes ou les objets soupçonnés de pouvoir communiquer des maladies contagieuses. C'est là que se font les quarantaines. Us se composent de bâtiments et d'une portion de rade où stationnent les navires suspects. (Voy. Régime sanitaire.) J. de B.
LEADER, conducteur, chef (du verbe io lead, conduire). — On donne ce nom en Angleterre au chef reconnu d'un grand parti dans Tune des deux chambres. On sait que les partis sont loin d*ôtre aussi nombreux chez nos voisins que chez nous. En dehors de quelques divisions accidentelles et passagères , le parti tory et le parti whig ont seuls une existence permanente, parce que seuls ils représentent deux tendances impérissables de l'esprit humain: la conservation et le progrès. 11 y a donc d'ordinaire quatre leaders: deux dans la Chambre haute, deux dans la Chambre des communes.
On se tromperait si Ton ast l'autorité dont ils Jouissent, voirs qui leur sont confiés, le à nos chefs de partis. Geux-c souvent au poste qu'ils occup heureux plutôt que par le cl leurs adhérents politiques , i qu'un pouvoir précaire et ce voisins la désignation d'un < de mûres réfleâons : on ne ti< compte des talents oratoires < attache aussi une grande imp précisément à la fortune (can plus illustres leaders étaient la situation sociale, aux rela nage qu'il est question de ch< de sa vie privée. La maturité d d'ordinaire l'efficacité; et si c vent parfois contre l'autorité bien rare qu'elles réussisseni
Enfin les occupations d'un <
çais ne sont pas comparables
der anglais. Chez nous, mêm*
gime parlementaire, quand
poste de premier ministre avi
une session trois ou quatre
soigneusement étudiés , il se
tcnt , et son parti ne lui en d
vantage. Devenu ministre, il
raltre plus fréquenunent à '.
hors ce cas, le chef d'un parti
orateurs de ce parti, celui qu
souvent la parole. En Anglete
autrement Le feoder, soit au
l'opposition, est obligé de dé{
constante. C'est à lui qu'il aj
toutes les discussions de que
c'est à lui de débattre avec l
opposé la fixation de l'ordre d
de répondre à mille questions
de les faire, s'il est à la tête '
ne se passe presque pas de s
ders des deux partis ne soi<
lever à une ou à plusieurs rei
prononcer dix paroles, tani
grand discours. 11 est vrai qi
nible leur est rendue plus fa
de l'éloquence anglaise, qui <
d'honmies d'affaires et non pi
Mais si l'on songe que les i
ment se prolongent fort avan
les votes les plus important
tardés Jusqu'à deux ou trois
et que le leader, prenant la p
la discussion , doit conserver
dernier moment toute la fore
toute la fraîcheur de sa tête, l
ces de sa parole; si l'on cous
souvent le même homme qu
passe de longues heures apr
salle des séances de la Chai
nés, dirige pendant le Jour i
pliquée, dont les calculs, i
les intérêts s'étendent sur
on comprendra tout ce qi
fonctions ont de pénible, et *
la vie de nos honunes d'É(
LEADEB. — LËOIOK DHONKEUB.
Les leaders, aYons-nous dit, ont la direction efléctiTe des discnssions. n résulte de lÂque le speaker de la Chambre des commanes, n*interyenant an inOien des débats qne dans de rares occasions, pent conserrer nne impartialité bien rare chei les présidents de nos assemblées firançaises. On sait da reste qne ce personnage n*a pas entrée dans le cabinet. La présidence de la Chambre haute, il est Trai, est confiée an lord-chancelier, qui fait partie du ministère et qui quelquefi^ même remplit les fonctions de ieader de son parti. Mais les discussions de la noble assemblée étant moins passionnées que celles de la Chambre populaire, ce cumul d*attiibutions ne présente pas d'inconyènients sérieux.
- Les leaders, afons-nons dit encore , sont de droit appelés aux places les plus importantes du cabta^t, lorsque leur parti arrive au pouvoir, et Fun d* entre eux devient premier lord de la Trésorerie. 11 résulte de là qu*il n^y a jamais en Angleterre plus de quatre ou cinq candidats à ce poste: en France chacun se croit capable d*étre premier ministre.
L'importance considérable attribuée à ces personnages a encore un autre avantage: elle rendmoins ardente cette guerre de portefeuilles qu'on a tant reprochée à nos hommes d'État. Bn ^gleterre, un chef de parti n'a pas besoin du titre de n^nistre pour Jouer un grand rôle. Lord Deiby , premier lord de la Trésorerie, n'a Jamais été aussi puissant que lord Derby, chef de l'opposition conservatrice. Fox , qui n'a fait que passer au pouvoir , a exercé autant d'influence sur l'avenir de son pays que Pitt et Walgple, malgré leurs vingt années de ministère.
Ceux qui ne voient en Angleterre que l'aristocratie feront liien d'y étudier l'organisation à la fois si simple et si ingénieuse des partis. Qti'ils suppriment par la pensée Thérédité de la pairie; qu'ils remplacent la Chambre des lords par un Sénat électif comme celui de Belgique ou des États-Unis; et rorganisation que Je viens de décrire ne deviendra ni plus inapplicable, ni moins utile.
ÉnouABD Hervé.
LÉGALISATION. Note par laquelle un fonctionnaire certifie l'authenticité d'une signature. La légalisation peut quelquefois être utile on nécessaire , mais il est certain qu'on multiplie cette formalité quelquefois jusqu'à l'abus. Le plus grand abus cependant qu'on puisse commettre en ce qui la concerne, c'est de la refuser, lorsqu'on est convaincu de son authenticité. Ces refus, dont l'histoire politique a enregistré quelques cas, devraient être puni^sévérement: c'est un véritable déni de justice. M. B.
LÉGION D'HONNEUR. L'ordre de chevalerie appelé la Légion d'honneur a été créé en 1802 , le 19 mai, par Tempereur Napoléon I*r. Il fut destiné à récompenser les services civils et militaires, le mérite et les belles actions. Mais plus généralement et plus fréquemment conféré, dés sa fondation, aux oCBciers
et aux soldats , il sembla un qu'un ordre militaire. Son véri lid fut toutefois fidèlement cm fondateur, et les événements venus depuis 1802 ne Font janu les gouvernements qui se son respecté la Légion d'honneur, ei Louis XVIII par un décret du Louis -Philippe par une des pr nances d'août 1830.
Une modification asseï impor fois apportée au dessin de la m forme est suffisamment connue soyons dispensé de la décrire fondation plaçait au centre de branches refllîg:ie de Napoléon I' ment de la Restauration fit subst Henri lY à celle de l'Kmpereur.
ment de Juillet s'associa à la m( république de 1848 eut seule Y blir le dessin primitif d'une croi tige était resté trop grand pour ger, même sous l'infiuence de d'alors, à détruire l'œuvre de Ni
Au rétablissement de TEmpi remit en vigueur toutes les <3Ùs| cret de 1802. Il ne modifia qu répondaient plus aux exigences où les services civils, où le méi artistique, industriel, commercia tif le disputent, heureusement f du pays, aux services et au m( Des règlements nouveaux fbre duits qui fixèrent les droits d l'ordre ou les chances des aspi tain temps de services réguliers maintenant des titres à la crc aux employés qu'aux militaires service.
Les membres de la Légion < divisés en cinq classes: grandi officiers, commandeurs , ofllcier Nul ne peut être admis dans h neur qu'avec le titre de chevali de membre de l'Ordre se perd causes qui entraînent la perte ( citoyen français. La première t tions ne s'applique pas toutefoh lesquels peuvent obtenir de p^ grades élevés, que le souveraii ralement en raison de la positif veau membre occupe dans soi
Les insignes de TOrdre se p( ment, selon le grade : le chevalier en argent, suspendue à un ruban plat ; rofficier reçoit une croix < ban est surmonté d'une rosett deur a une croix d'or, de modi attachée à un large ruban por grands officiers placent simple poitrine, à gauche, une plaqm faite sur le dessin de la croix, n ruban; enfin les grands-croix o ban qui traverse leur poitrin gauche, et à l'extrémité duquel croix en or. Les distinctions e moins variées, quand le mÎMOi i
^AMSOaUtti. T<99.
ffUf'r» *nr U ^AiUqnf: fAft noe «toile fécooile (KMir 1/^1» ft^ia «|iii « ïtdéa^Mtht aa proims •!«
/If: f^tU AluB^ A p«rt fat kmijtaaps cooiidérjitfl^ «t A A pM c/ab^ïi:ltaytbi ceué de nos
f.«: iMiftm iKti est lige 4'or dei lentes. Os y uti\n*t:hi , n /sletent, grandissent et dominent i'Àiumtti U: dit sfec Juste raison M. Bardoox* : * WUinUiïrt: lUi leur influence durant cette périinUi tiAi fAilïti de la firinnation du tiers état; ifiMTiii encore c'est le récit des origines de noire d/!fiiocniUe et de nos libertés ciiiles. ImuM les liornmes de loi, s incarna l'esprit de lii haute Itourgeolsle. Ils représentèrent long- Iruifts ci'ite classe; ils dégagèrent ses besoins r/tnls du mi Heu des indécisions et des malaises. Ils leur créèrent un but précis, Tafflranchis- Noment de l'iiomnie et du sol. Ce but, les lé- Klnlrs un le plocèrent Jamais trop loin. Ils n'iMirniiIJuiiiiils devant eux do larges horizons. f{prlN NiMiliuiient du possible et du praticable. Un Nti contentèrent du demi-conquètcs et de trannarllons. Hommes concentrés, intérieurs, ntlls pour lu lutte, ils n'éparpillaient jamais Irurs forres. N'ayant (prune idée ù la fois, ils rrunlHHuliMit autour d'elle tous leurs désirs, v\ nirlIaUnit au hitvIoo du la cause une de ces voUMilèa pulssautos et tenaces comme nous \\vn irtiuvouN plus. Ils reiHmnurent îmmédialouieut «lu'IU avaient doux ennemis : la nolileKHo ei le olerK«V Ils leur vouèrent une haine irrotHtuoiUable . et Jurèrent que le droit ne serait lit f^Hulal ni ecclésiastique. La législation i^MiMUio f^it leur stvoud évangile parce qu'elle euil un type d'unité; la niyauté f^it leur poiut d'appui. |mrw qu'elle avait les mémos inshuct». • - l.(V( li^isles s^mt les véritables Mtdateurs de U i\>yautè et do T unité. Au soi- •léme ituVIo nous le« tnmvims A leur a^Hvée: )U \^^)lpt^'nt \Uus leur sein les plus vdUUuts «^lipnl» do lC|HH|uo: ils savent CMubiuer le r\vipivl do U Kh et le seutuuent patnotique. )ftAlt)oeix'»««Huou( lU wo sur\Mit s'arrxUer. lU 'biqV^vwt ts^ttte* lo* liberté* KvaIcs en vloveîoi*iSAWl sH»tix* tt»\'*wr\» k* K"*\HU ^i enite l^aus lour \nîuv *K" l\**»^vH"s6*'^r U |H»s,<Ati>v KwU'.o. îeur ^Oiv..i>V ottiwîuv. lo* UNit*'c* AnV:0'.vitî îes
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