LIBERTÉ
i*est qn*il rof ait toujours quelque chose et sans doute quelque chose de grand.
18 la réflexion de son intelli^nce; il as le secret: mais il est intelligent.
-ce que philosophie? Ce n*est pas remt, c'est découverte. Pendant que les sciences constatent , la philosophie ou du moins elle cherche. Son champ inir. Lors même qu'elle s'applique à s c'est pour Fayenir qu'elle trayaille, la part qui lui est propre, dans Thisest la découverte des lois générales, a trois manières de gouTemer la Soramener en arriére , la contenir dans ilité, la pousser en avant. Pour que la narche en avant dans des routes nonl fout que la philosophie Ty ait précéi lui ait ouvertes, et Ty dirige. Les eus du moyen âge disaient que la phiest la mère des hérésies. Nous ne ans presque pas la formule, en disant est la mère des nouveautés. Gela est c'est pour cela que la philosophie, la t le progrès ne font qu'un.
ne disons pas, tant s'en faut, que la oe doit Jamais reculer, jamais s'arrêter, noins qu'elle doit se jeter à l'aventure Dconnu. Il faut quelquefois reculer, rarement; il faut quelquefois s'arrêter, i regret. Mais ce sont des malheurs et options; des fautes à réparer, des hlesgnérir. L'immohilité n'est pas dans la de l'humanité. On peut dire beaucoup » sur les méthodes éprouvées, sur les et solides traditions; ces lieux corni la politique rétrograde n'auront quclïur que quand on aura prouvé ces trois iODs: 1* le monde était autrefois plus : qu'aujourd'hui; 2*> le monde était aula même matière à gouverner qu'auli; 3» il peut y avoir, dans le monde e, une autorité infaillible ou un système Si ces trois propositions sont autant resées, il faut se jeter dans les bras de Sophie.
ird*hui surtout que la science se précimmobilité politique est deux fois imt. Le monde physique est complètement mé par l'introduction de la vapeur, qui •é tontes les proportions du temps et de ;, et rapproché en tout sens l'efTet de la La vapeur ne fera pas moins de chan- 3 dans l'ordre moral. Elle change justomme même; car elle augmente Fime de la tête et diminue celle des bras. ange les rapports des sexes, car elle es femmes à prendre les habitudes des j. Elle fait des révolutions sociales, en ici des accumulations, là des déserts, ttituant la vie en commun à la vie printorité du contre-maître à celle du mari ère, et le règlement à la liberté. C'est i*en pas douter, qui a fait le traité do rce avec l'Angleterre. Et elle en est à nmencement. Gouverner ce nouveau avec les anciennes traditions, serait reprise aussi raisonnable que celle de
Don Quichotte , qui voulait réformer Fart de la guerre en supprimant la poudre.
Il faut bien se garder d'ailleurs de confondre la philosophie avec l'utopie. Les utopistes sont les éclaireurs, et un peu les enfants- perdus de la philosophie. Ds lui sont utiles, à condition de comprendre qu'ils ne font pas partie de la science à proprement parler. Ils n*ODt chez elle que voix consultative. La philosophie est la mère des nouveautés; mais elle s'appuie sur des principes éternels, qu'elle ne peut abandonner sans se nier et se détraire elle-même. Entre se donner à la science ou se livrer au hasard, il y a un abîme. Les réformes étourdies , la liberté déréglée sont autant le^ ennemis de la philosophie que Fimmobilité et la routine. Pour la Société comme pour Fhomme, la vraie liberté est la liberté éclairée.
Nous avons Fillusion de posséder la liberté philosophique; elle n'est ni dans nos mœurs, ni dans nos lois. Nous ne comprenons même pas la liberté des cultes, qui n'en est qu'une partie. Elle n'est pour nous que la liberté de choisir son culte, ou même de n'en avoir pas : liberté toute négative. Il nous suffit qu'on ne puisse pas être contraint d'aller à la messe, et qu'un protestant ou un juif puisse aspirer à tous les emplois. On ne demande même pas s'il y a égalité entre tous les cultes, si Fun des cultes jouit de droits politiques et d^immunités refusés aux autres, si les budgets et subventions de toutes sortes sont répartis proportionnellement au nombre des fidèles de chaque communion, si les églises sont m)res de se gouverner elles-mêmes en se conformant à la loi, ou si l'État, qui professe FindiflTérence des religions, intervient dans la direction de presque toutes les affaires temporelles ou spirituelles. Il nous parait à tous parfaitement indifférent qu'un culte nouveau ne puisse s'établir sans obtenir Vexsequatur du gouvernement, et qu'un culte ancien ne puisse se propager et s'étendre sans la permission municipale. Des croyants zélés qui, à ce titre, devraient réclamer la liberté de discussion pour eux et pour leurs adversaires, font appel à des lois de répression, et se croient mieux protégés par les tribunaux que par la vérité : tant nous connaissons mal la donceur et la force de la liberté. Tandis que la liberté des cultes est interprétée partout dans le sens de l'indifférence, la liberté philosophique n'est ni pratiquée ni revendiquée. Les gouvernements et les églises en ont peur, les lettrés la dédaignent, la masse, qui serait prête à écouter, à comprendre, à se passionner, n'est pas môme avertie. A en résulte qu'il y a bien un parti du progrès, comme il y a un parti de la liberté, parce que Fun ne va pas sans Fautre ; mais il n'y a pas de science de la liberté : inconséquence flagrante. Gomme si le hasard était plus rassurant que la science! Ceux qui veulent reculer ou arrêter sont seuls excusables d'entraver la philosophie. Â qui veut rester au port, point de boussole. Où est-il ce port, où on voudrait retenir le monde? Ses bassins ne suffisent plus à contenir les vaissean^ ses magasins d*approTisionnemeiil «ml i