LIGUE ANSÉATIQUE. — LISTE CIVILE
U ligue auséatiquc a pour origine un traité catre les Tilles de Lubeck et de Hambourg toDcia en 1241 dans le but de se défendre cootre le n>t de Danemark. Peu à peu d'autres Tilles se joignirent à elles , et lors de sa plus grande extension, la confédération compta jusqu'à 85 Tilles*. Lubeck en fut le chef-lieu, et à 5oa inflnencc , ainsi qu'à celle des autres villes maritimes , la %ue dut ses succès à la mer et dans le conmiercc extérieur. A cette époque €U:itaît une division assez tranchée du travail entre les TiUcs et les campagnes: celles-ci ttaient condamnées (ce mot n'est pas trop fort) àragriculture» celles-là s'étaient réservé l'indcstrie et le commerce. Pendant que les campaimes , peuplées de serfs , croupissaient dans b pauTTCtù et se trouvaient à la merci de tout chef de brigands qui avait un manoir fortilié pour abriter le produit de ses rapines, les villes jouissaient d'une sécurité relative derrière leurs murs crénelés. Leur union les mit à môme dVtendre leur conmierce à tous les pays de l'Europe , à faire la guerre avec succès , d'acipiérir des privQéges en Angleterre , en Suède, eu Xorwôge, en Russie et de devenir une véritable puissance maritime et commerciale. Si la lijrue a souvent abusé de sa puissance , elle a rendu de véritables services en détruisant la piraterie et en fondant le droit maritime. Nous u'avuns pa:< à raconter ici l'histoire de la célè- *:>re confédération *. 11 suffit de dire qu'elle cessa «i exister en 1 G30, et que sa dissolution fui pro- Doncéc dans une assemblée de délégués tenue 1 Lubeck; cette ville resta néanmoins unie ■jiicore longtemps avec Hamhourg et Brème.
La ligue dut cesser avec les causes qui l'arjcnt fait naître. Dès que la sécurité s'est ôta- "•lie à l'intérieur do l'Allemagne, les villes r>KLtinen talcs s'en sont détachées; elles n'a- \dicut plus d'intérêt à contribuer aux armes^ents maritimes de Lubeck et de Ihmibourg. U plupart des villes maritimes ont été forcées 1' >c mettre dans une dépendance plus étroite le leur suzerain , et les autres virent leur -Silendcur effacée par l'éclat de la découverte jc l'Amérique et du chemin de l'Inde. Le centre In commerce se déplaça, l'Espagne uniflce , 'imrlelerre enrichie, la France pacidée , pri-
]. Eu Toici les nom.t par ordre alphabétique : An- 'laa . Andernach ( Khin ) , ÂAcherslebcn , Bergeu 3»'>nrvg^e), Berlin, Hiclefeld, BolAward. Brandu- '•"XT^, Braunnberi;, BrouHwick, Brume, Buxtehudc, *.j.m^n , Colo>?nc , Cracovic , Danzig, Dcmmin (Poi;;:<:raaie), Dcventcr. Dorpat, Dortmund, Duisburg, t.ai.beck, Elbing, Elburg, Euiniorich, Francfort* 'ix-rOder , Golnow . Goslnr , Gœttingue , Grcifsvild ^ OrœniMguc, Ilalberstadt , Halle, Uambourg, iUarln f UAium(Weittphalie), Hanovre, Hardewyek, Il%iiaitedc , Ilcrforden , Hildc^hcim , Kiel, Kœsfeld, k.>n».>rç, Kflpnigiberg (Prusse), Kulm, Lcmgo, Lixk' im ^Lorraine) , Lubeck, Luucbonrg, Magdebourg, Mio'lro, Mfinvter, Nimëguc , N'ordheim, O^nabrUck, ••■iterbarg, Paderboru, Quedliuburg, Ilcval, Kiga, K>»io€k, Rngenwaldc, iiœrnionde, Balzwedcl, 8cckMirn , t^asut. Stade, Stargard, 8tavcrn, Stondal, ^>:nn, Stolpe, StralHund, Thorni Ulzen , Unna, V*a;,»o, Warbcrg (Suéde), Werbon, Wcscl , Wiaby «^itliland ), Wirtmar, Zutphen , Zwoll.
î. Votj. ronrraffe de Sarlorius ; Urkundlicht Gt- '^k*eJU« d€» Urtprung* der deuttchen Ilarua. H vol., •''•tttingne, 1802-1908, avec la continuation do M. do liUrcubvrg. Hambourg, 18»0, 2 vol.
rent au soleil la place qui convenait à ces grands pays , et les villes allemandes durent passer au second plan. La Hanse n*en est pas moins un grand fait digne des méditations de Thistorien. L. Schwartz.
LIPPE. Principauté faisant partie de la Confédération germanique, (Voy, ce mot.) Elle est située dans le nord-ouest de TAllemagne entre la Prusse , province de Westphalie , la liesse électorale , le Hanovre. Sa superflcie est de 20.6 milles carrés géographiques (de 15 au degré), sa population de 108,513 habitants. La constitution de 183G a été rétablie en 1853; d'après ses dispositions, l*' les propriétaires de biens équestres , 2° les villes et 3» les propriétaires des campjigncs élisent 7 représentants, en tout 2 1 , divisés en deux chambres , la première comprenant les 7 propriétaires de biens nobles. L'administration commiAiale est assez libérale. Les revenus de la principauté de Lippe s'élèvent à plus de 250,000 thalers et sa dette était, en 18G0, de 332,755 thalers.
LIS. Vot/. Fleurs de lis.
LISTE CIVILE. Cette dénomination, sous laquelle on désigne la sonmie allouée pour les dépenses annuelles de la couronne, est d'origine anglaise et remonte au règne de Charles 11, lorsque le Parlement lui assigna un revenu de 1,200,000 livres sterhng. La liste civile n'existe que dans les États constitutionnels, où les finances sont soumises au vote et au contrôle des représentants du peuple. Le souverain absolu n'a pas de liste civile et n'en a pas besoin, puisqu'il dispose à son gré de tous les revenus publics. La liste civile est généralement llxée pour toute la durée du règne, et si elle est votée tous les ans, c'est une simple formalité qu'on remplit; il ne saurait y avoir de discussion.
Le chifl're de la liste civile, ou le traitement du souverain, est naturellement en proportion avec l'imporlance de l'État. Cependant les rapports ne sont pas partout les mêmes, d'une part parce qu'on tient plus ou moins compte des revenus des domaines nationaux ou de la couronne qui sont à la disposition du souverain, et de l'autre, parce que toutes les contrées ne sont pas également riches.
D'après des calculs faits pour dix-neuf États, la proportion entre le montant de la liste civile et le produit net du budget des recettes varie de 0.8G à 18; M. Uau en a publié le tableau détaillé dans ses Principes de la science financière, 4« édition, 1859. Pour les grands États, tels que l'Angleterre, l'Autriche, la France et la Prusse, eu y comprenant les Pays-Bas et la Belgique, la proportion n'atteint pas 3 p. 100.
C'est de Louis XVI que date en France la première liste civile, Oxée, dès 1790, à 25 millions de francs et conllrmée par le décret du 2G mai de l'année suivante. Sous Louis XIV, les dépenses de la cour avaient été de 45 millions, chiiïre de 1685. Néamuoins Versailles avec Trianon et Marly, coQStniiU ^ovxt \ea\i