‹ Dictionnaire général de la politique (volume 2)Chapitre 90 sur 260 · NEUTRALITÉ · texte numérisé non relu

NEUTRALITÉ

éléments diTors de richesse et de force, que la neutralité dcTint, comme les ligues d*États, un moyen politique de contre-poids et de balance. Mais ce nioyen fat, d'abord, plus à l'usage des petits États que des grands empires. Dâ Tilles commerçantes la recherchèrent pour protéger leur isolement: d'autres s'en firent un instrument pour développer leur puissance. La neutralité de la Suisse fat constituée nonseulement au profit de ce peuple, mais aussi pour l'aTantage réciproque de ses puissants voisins et comme un expédient pour tenir à l'abri d'invasions soudaines les frontières respectives de leurs États. C'est dans des conditions analogues que, de nos jours, a été fondée la neutralité du royaume de Belgique. Mais toute neutralité imposée par les traités a quelque chose qui sçnt la faiblesse. Pour être complète, l'idée de neutralité implique la liberté de choisir entre la paix et la guerre : elle suppose, dans le peuple neutre, la force de défendre au besoin la position qu'il s'est faite par ce libre choix. Si l'État qui veut rester neutre ne trouve pas en lui seul assez de force de résistance , il peut se concerter avec d'autres peuples de qui les intérêts sont les mêmes. De là ces ligues armées par lesquelles la neutralité a commencé à faire reconualtrc ses droits contre les prétentions injustes des belligérants. De telles Ugues sont plus faciles à former dans les guerres maritimes que dans les guerres terrestres, car, sur terre, les forces neutres ne pourraient, à moins d'appartenir à des États limitrophes, se combiner ensemble sans traverser les États belligérants, tandis que» les routes de la mer devant toujours rester libres, les forces navales des neutres y trouvent un vaste champ pour se rallier et s'appuyer mutuellement. Aussi c'est en ce qui touche les peuples maritimes que Thistoire de la neutralité offire le plus d'importance, et c'est surtout parmi les États confinant à la mer du Kord que se rencontrèrent d'abord des intérêts permanents qui tendaient à faire de la neutralité maritime le fond de leur politique. Au premier rang de ces nations maritimes, vint se placer la Hollande.

Dans le nouvel ordre de choses créé par la découverte de l'Amérique, le commerce de la mer, ens'élargissant avec les bornes du monde connu, s'était divisé en deux parts. L'une, celle du conmierce transatlantique, demeura longtemps aux mains des Espagnols et des Portugais : mais une fois rendus en Europe , les produits de l'Amérique et de l'Inde se chargeaient sur des vaisseaux hollandais pour se distribuer de port en port. Aussi du moment que la Hollande eut conquis son indépendance, elle eut besoin, pour l'assurer, de la liberté des mers. L'Angleterre, plus ambitieuse, voulut fonder partout sur le monopole et le privilège sa domination maritime. Elle disputa, en même temps, à l'Espagne le commerce de TAmérique, et à la Hollande le commerce d'économie dans les mers d'Europe. Elle n'hésita donc pas à poser nettement, à son profit, la thèse de l'asservissement des mers. D'une part.

le ijfstême colonial, d*autre put, VaeU ék mvigaiion furent ses instruments pour appeteri elle et concentrer, s'il était possible, entra lei puissantes mains les deux bnocbes du OQ» merce maritime dans l'univers. Pour résistera ces prétentions do l'Angleterre, les satrcs petples du Nord sentiront le besoin éù se eonee»* ter et de s'unhr. Les anciennes TiUes bsnié^ tiques de la Hollande retrouveront id psv alliés ces royaumes Scandinaves qn*elles avâesl voulu dominer autrefois. La Suède et snrtoiA le Danemark feront preuve , comme *^i>Mwpims du droit des neutres, d'une énei;gie qui servin puissanunent cette sainte cause. Mais pour m assurer le succès, il faudra que de ganéiÊ puissances maritimes se mettent à la tète ds ces ligues formées non-seulement ponr Is é^ fense d'un peuple, mais pour la défense d*aa principe. La France, sous Louis XVI « prcndn cette généreuse initiative par la déclaration de 1778, et, seule entre tous les grands tlali, elle ne cessera pas un instant de prêter i h cause de la neutralité, dans la guerre coosm dans la paix, l'appui de son influence on ds ses armes, jusqu'à ce qu'elle en ait piocnè définitivement le triomphe. La Russie» sens Catherine et sous Paul I*', concourra, povrn part virile, à cette œuvre de justice en pfoioquant, par ses manifestes de 1780 et de IM^ les neutres du Kord à se liguer contre TAngl^ terre ; mais ce concours intermittent montma le but sans Tatteindre. L'événement capMÉI qui, préparé par la France, fera prendre a parti des neutres une attitude nouvelle dansls monde, sera la formation, par delà les men, d'un grand Etat maritûne, adoptant la nentiallè comme base de sa politique et comme pobtf ds départ du développement de sa puissance. Qi peut trouver que les États-Unis d'Amèdqis n'ont pas toujours défendu d'une main asssi ferme tous les principes dont le droit des nevtres se compose; mais le fait seul deFexistenos de cette neutralité permanente d*nn gaaA État, traversant toute la période de nos gnenes européennes de la révolution française d di premier Empire presque sans dévier desspo» litique expectante et pacifique, a donné Ml naturellement à la position des neutres dms le monde une force qu'elle n'avait jamais eoeair paravant. En face dos maximes surannées dS tyrannie maritime que la vieUie AnyhÊtm persistait à soutenir dans notre Enrope, sa dressèrent les maximes de libre nsTf^rite' que professaient en Amérique les coIcnds alBrai» chis composant la nouvelle Angieierre. CSes maximes, la France les avait constsmmefll proclamées : c'était même en leur nom qn*dlS avait établi le blocus continental qui cependaal»' en fait, allait jusqu'à violenter et détruire Um les droits. Aussi n'était-ce pas par cet eoqiM désordonné de la force que devait être vainese; la résistance de l'Angleterre. C'est par Itnfluence salutaire de la paix que la Fiance a obtenu, en 1856, de son ancienne rivale, dC" venue son alliée, la reconnaissance tardive def principes servant de base aux droits des neutres. Mais, chose remarquable, ce sontmaiotenast

NEUTRALITË.

e dans l'art de la navigation et dans la engins de gDPrre, roatsurgir.àcha- [Qe, des queslîoaa nouvelles. Pour t qn'iioe , ou s'est demande, de nos la bouille, cet aliment dn feu des », ne devenait pas, par son Indispea- )lôt dans la QotCe à vapeur, susceptinber soUs le coup de la protiibilioD lopart des grands (rattés européens è le soufre et le salpêtre; mais la ralqtie protesterait contre ce classement; 1 les lobstances minérales que recèle en est-il une seule qui soit plus inore sa Quture el qui doive moins au Iralooiinc, puisqu'elle passe, à l'êlal naaleriea de nos miacs au fofer de nos t à vapeur!

e telles limites , l'interdiction de pornemi de la contrebande de guerre est nt la plus raisonnable e[ la plus jiisie :es imposées 3ii:t neutres par le droit Ofl aurait même peine à comprendre cette défense ponmildisparallre, sans notions naturelles de la paix et de la I fussent profondËmeiit altérées. N'estléjà beaucoup que le neutre puisse prolU l'inimunilé de son Éerriloire pour et vendre aux belligérants les muoi- !s armes qui servent d'instruments à ibats! Transporter ces armes par ses aisseaux jusque sur le théâtre de la le sera-ce pas toujours, aux yeux de .franchir lit derniorc hinilc qui sépare erce paisible de la participation aux ïLe marchand qui,moycnnant salaire, sil tout armé aux mains du soldat, failoins un acte de guerre que le soldat ' qui, en posant le doigt sur la détcute, rectement la mort?

pourtant le reconnaître, l'inlcrdiclinn, streinlc. de la l'oiilrcbaude de guérie, , pour les neutres, une regrettable inee. C'est l'obligation de soumettre re neutre, inâmc eu pleine mer, à la i belli^^'éranls. Il n'est peut-être pas de rtiitraire et violente qui, duos la pracausé plue de niccontentemeols et dus de haine que les abus du droit de ea n'irrite un peuple généreux et Der, !s vexations et les rroisscmenis aux- I nationaux restent exposés chaque I les abus du droit de visite sont-ils :eui qu'aucun ellorl ne peut réussira En réduisant la chose à ce que leuom en assujettissant a des ri^jles certaiïriticalion des papiers de bord, sans des recherches vexatoJres dans l'in- ) uavire, ne serait-il pas, non-seuielible, mais facile, d'entourer la visite e |>olilcsse el d'égards, qu'elle peraraclère de mesure de pidice. pour iresqn'une simple formalité ï Sou seul lent serait alors, pour le navire inof- I l^r relard.

pu, au contraire, dans tout le droit , de principe dont l'application procoDSé'iueuccs pins graves, plus irré-

parables, et en apparence pins déreiso que le droit de 6/ocui, pour ce qui c les neutres. En tonte autre matière, c les belligérants qne pèsent priocipalei maux de la guerre, el c'est jQSlice; cai ligérant qui soufft'e de Uguerre, atouj mofeu d'y mettre un terme, en offl^i acceptant la paix. Hsis le neutre qui so blocus, quel moyen a-t-ll de faire o guerre, si ses offres de médiation sont n 11 pourra donc voir sa mine sortir d'un choses qu'il aura tout fait pour empêi n'est pas ici le lieu d'approfondir une ( si grave , qui a été déjà traitée ailleurs, mot Blocus.) Rappelons seulement daj termes elle se pose aujourd'hui. Ou s'ai reconnaître que, dans certains cas, la de siège est, comme la guerre en rase gne, un droit incontestable du belligèi la guerre de siège entraîne la néces blocus, et le blocus ne peut se compr des commnnicaliODS commerciales coni entre les assiégés et les neutres. Mai demande si ce mode de guerre est ap uoiquemcot aux places fortes dont I cherche as'emparerparuniovestissem ou moins complet, ou si, par une eitej même principe, il est permis de Ulc simples ports de mer, et Jusqu'à des ouverts, dans le but d'intercepter to raerce maritime avec les portions du ti ennemi cojinnant à ces rivages. Les e ces Inouïes que lé blocus maritime di de la coufcdération américaine iiiDIge trois années, à nos industries cotoi nous laissent à peine le sang-froid né pour Juger impartialement la quesliooi Hais, quelque désastreuse que soit ce séquence d'un blocus, n'est-ce pas Ici 1 lal d'un mat préexîsiaut, auquel il étai lie porter rcmédc? Si, au lieu de cett indolence qui laissait au seul travail eS' Sud américain le soin d'approvisionné ton l'Europe entlérc.nous avions appliq industrie à faire produire celte maiii miére de nos fabriques, aux contrées i que la Providence a dotées d'un climal prié a de telles cultures, le blocus de d'un seul Ëtal u'aurail pas réduit au c tous nos ateliers. Il est donc possible meilleure répartition des forces prod dans l'univers sorte plus tard de ce i passager. Uaîs ta question de savoir si h est applicable aux rivages ouverts n'en pas moins au nombre de celles qui a; au plus haut degré l'attenlton des puti La civilisation ne peut eunliiiuer ses qu'à la condition de restreindre el de I de plus en plus les conséquences du guerre , et le droit de bloci:s est presque qui aoil resté. Jusqu'à préscul, alTrancl resiric'lions salulaires.

l\. Oroiltdet neutres.— Quelle (inet taie nécessité de la guerre, quelles que [ être, dans une occasion donnée , sa Jut dignité, sa gloire, elle n'est, grâces àDlei état exceptionnel et anormal dons la

880 VSXJTBÈJATL

peopte* ctrUlBés. Ce qa'on q>pdla les dnitt da* betKçérajili, ce lonl des moyeiu de force et de TJolence qui. pour avtdr niion d'un Jasle nier, troublent toutes les lâOIoas ordiuiirei des peuples. 11 ea est tout anlremenl (tel droite dei mutrtt, La nentnlité, lUias l'aTOos dit. re-

SrÉsente le commerce, la drtliiatfon, la paix. I D<â)Ie mlsiloD est de coDtiiraer cette paix aa milieu même de la barbarie des anerres. Ses droits ne sont antre chose que le droit commun du genre humain ; et pour les exposer U n'est pas besoin de dËSnltlons subtiles. Sul- Tant la pensée d'HDbner, tout ce qui n'est pas défendu aux neutres par une restriction formelle, Tésnltaul des droits de la guerre, leur est prâmia. Et d'atrard. Us ont droit, un droit absolu, au respect de leurs personnes et de leurs biens.

Le n^tel du ttrrileire est la première condlÛon de l'indépendance des neutres: c'est aussi U plus belle i observer, car ici la ligne (te démarcation entre la paix et la guerre se trouve géométriquement tracée. On a cependut soutenu autrefois que le belligërant arall le droit de faire passer ses troupes, pourruque ce nu d'une manière InolTeuslTe, sur le territoire neutre. C'est ce que Grolius et son École appelaient Irarintv* innoxiut. Vstlel n'a-t-il pas été Jusqu'à prétendre qu'un belligérant pouTail, en cas de nécessité extrême, mettre pour un temps garnison daus une forteresse située en pays neutre I Uaia an s'accorde aujourd'hui à reconnaître qu'emprunter de force le territoire neutre pour le faire servir aux opérations de la guerre, serait une Tiolation Ssgrante des droits de la neutralité.

Ou entend par teniloire neutre non -seulement les possessions continentales ou insulaires de l'Etat neutre, mais encore les parties de mer Toislnes des rivages, que le droit des gens rattache au tenllaire sons le nom de tnerj terrilorialeë : nous examinerons tout à l'heure la question de savoir al l'on ne doit pas aussi considérer le nivlre neutre comme une portion déUchée du territoire.

L'immunité du territoire neutre protège ualarellemenl tout ce qui s'y trouve, tant les biens et les personnes des neutres eux-mêmes que les biens et les personnes des belligËrants. C'est eu cela que consiste le droit d'aiile. Haia, pour participer ainsi au privilège de la neutralité, U faut que le belligéraul qui réside on qoi se réfugie sur le territoire neutre, demeure, tant qu'il Jouit de cet asile, dans une altuation analogue i celle des neutres euxmêmes, c'est-i-dire, qu'il s'abstienne de tout acte d'hostilité.

Uue troupe ennemie, serrée de prés par une poursuite acharnée , aura la vie sauve , si elle parvient i gagner la frontière de l'État neutre; mais elle devra déposer aussitôt ses armes. Tout navire de guerre des belligérants pourra trouver le même abri dans un port neutre ou dans la mer lerrilorlale qui l'avoisine. Une fols reçu dans ce port, l'équipage d'un navire de guerre belligérant (fût-ce même d'un corsaire pour les pays où la course n'est pas encore abo-

lie], pourra tj raïUaiO demeroadeeonibat, vivre en paix arec les i chances $e la teaqMÛe Jetés emHiu lui dans plus: it M saiire armé le droit des gens, daoi permettra de sortir du après le départ d'au n précédé. Lea droits si imposé aux droits de la salutaire connue sooa 1 heure».

SI le droit des gens i neutre, Jnsqu'i la per l'eDDeml, i plus Ibrte n les biens et la penonni le terrihdre des beUigér réciprocité, les citoyen) dant sur le Ihéfltre de li prêvaldr de ce droit .

qu'Os demeureront neu comme ils le sont quant prennent une part pers devront en subir les loi tiennent de toute imi leur privilège de nei quelque Isolés qu'ils u gère, leur cause ne sa celle du peuple auqne ment mêlés. Comment ( point de vue de la Jn.

lesquelles, au momeni guerre, un belligérant i vires neutres amanés c lea retenir arbilralrem barço, soit pour les em tains transports de tiog guene en vertu d'un pr Ces mesures sont évid< droits des neutres, et i prétexte que dana cette temps de guerre tonl i néceuilé, même aux d{ viendrait excusable ou

HouB avons réscrré, nière, la série de quesl plus débattue, celle qui par mer entre les beUl Sur la terre ferme, la e et la guerre se fait ns llnctioo des territoires, séparation est toute m d'existence et de fbrc tracées par le droit des de la mer ne sont le elles appartiennent en pies, et servent égalei de la paix et de la gn grande roule commerci cations pacifiques des champ de combat poui Cest au moyen du pai

NEUTRAIiITé.

pnbllqne de l'ÉlDt dont ils portent )e et comme Ils «ont armËs poar le dëes diDlli dn pairillon oentre an respect M belUgènntsn'oDtJamafs été mis en lis en ce qnl tanche les usTires marnoffëiulh et dësarmèB, on a peine i ijonrd'bnl combien les régies do dnril ionteteiODgiemps rari ablesetconfuses.

poaniliang doute contesteràlaneatreitsmiee deseafreuclilses, lorsqaele na- X ettgilBon étalent à la tais la propriété trei. Ce qu'on déniait aQx neutres, c'ë- Irott de transporter sur leurs naTlrei cbiadises, même innocenles, apparlerenneml. U fnt une époqoe où l'on Hre noD-BeuIemenl Juste, mais Indulen les Deolres, en se bornant à confla- I morcliandtses eanemles trouTées i oniffre neotrc, pourvu qu'on laissât ilnl-mème continuer sa roule en liberté, tint compte i l'armateur du fret qu'il erçu BUT les marchandises interceple était la disposition du Coniulal de derenu presque le droit commun au ge. — Dans quelques Étals maritimes, ulërleures touchant les prises allâreni a loin : elles trappèrent <le conflscQtlon Uement les marchandises ennemies , ni le uBTlre neutre qui les transportail. lance de Louis XIV de I6SI, si sage sur itres points, consacrait l'injuste maxime be ennemie confiigue navire ami. — t Jusqu'au t>out la Tiolalioa des droits 1res, certaines lois, certains traités ^ë en principe que : • natiire ennemi I rcbe omit. • La nationalité du na- Igëninl semblait ainsi se communiquer rchandises neutres pour les perdre , [DO la nationalité du navire neulie iCée par son contact avec des marchanaemîes. Four s'expliquer une (elle déles règles du Juste et de l'injuste, il appeler que U course était alors l'int principal de la guerre maritime, el ■ordonner dn cœur aux corsaires > on It obligé, par raison d'fital, de leur li- -aeulemenl les biens des ennemis, mais I neutres. L'abolition de ce genre de a pu , seule , tarir le mal dans sa — Le progrés avait été d'abord lent Bplet. On avait cru, Jusqu'au milieu oitiËme siècle, que ce serait nue satisnfflaante pour le droit que de supprileux cas de conflscalion les plus odieux, innt le navire du neutre exempt de iOD pour transport de marcbandises lUl à l'ennemi, et la marcbandise dn UD saisissable à bord du navire de . Quant à la marcbandise ennemie tée par navire neutre, c'était une bien ■ire d'obtenir qu'elle fut partout res- U est vrai que le principe dn libre t des marcbandises ennemies par na- Dtres avait été admis dana un grand le traités européens; mais le droit pulearderàngletcrrcetméme celui delà tai«Bt retenu obtUnémenl te pdacipe

contraire, el le même désaccord q dana la pratiqve, entre les loto lnl< les traités, r^ait, dana la aclence opinions diverses des pubUcistea.

même où la Hollande avait le ptns i rét politique à ttlre reconnaître la ft paTiUdn neutre, le célèbre pablidstc Bynbersboeck déclarait qn an point droit naturel, il ne tronvalCpas de i sonstnire i la saisie du belligérant 1 dise ennemie transportée sur navlr

(Test qn'Il j a deux manières d'e navire neutre cbargé d'une carga mie. Qn peut, d'une part, s'en tenli prédation tonte matérielle, et ne va uavire • qu'unevollnre demeri, servi porter des marchandise», mais lana droit qot les r^t On pent, d'antre ver i nne théorie pins hante, et co navire de commerce comme nne p tachée dn territoire neutre, qui, su neutre par essence, cooserre le p couvrir de rinviolabilitè lerrltoiial qu'elle porte avec elle. Cette belle el théorie, qu'HQbner, le premier, a n miére, et dont H. Hanterenllle s t) force dans nne augmentation ïabl pléte, ne pouvait appartenir qn'i nn vilisation et de progrés. Elle frappe par la noble simplicité de sa Ibrmnle e'ett le territoire), elle les entraîne | deur dea Inlérèls qu'elle protège; m au même degré, celte autorité dl s'impose en vertu d'nn principe de , turelle et absoluet Je ne voudrais ri des raisons invoquées avec tant de et de chaleur, en faveur d'une cansi tontes iea sympathies de mon Ame t ses. Cependant, aujourd'hui que ce cause est gagnée , on s'expUqae mil semble, les résistances et les k éprouvés son triomphe, en admeltaj gissail, non pas tant d'accomplir un gourcuse Justice, que de réaliser 1 d'humanité; non pas tant de reco] droit des neutres, que de tempérer < un droit de la guerre. Ouel était l déniait le belligérant au pavillon ni lait celui de soustraire i sa pourst priété commerciale et privée de Vi territoire continental du neutre ne i cette propriété, qu'i la condition q Icra Immobile dana l'Ëlat neutre, devenu, par le bénéfice du droit des ritoire neutre, mais territoire Oollaii geur, iransporle la marchandise ei tous les points dn globe, la met i li tous les peuples, et rétablit, en M termédiaire des uenirea, cette poi commerce maritime de la part de Ve les belligérants préteudaienl avoir li néantir.

Trop longtemps, ce prètendn drc primer tout commerce de l'ennemi abusivement Invoqué par l'inglelerr qu'elle vonlall interdire aux nentres de substllaet peudanl U goerre leur

OBÉIBBAHCE. — OCCUPATION.

son deTOir, s'il n'a pas codhv Md lin, SOD général en chef Mais lorsqu'il Vous ne passerei pas, fugGies-Tous le aporoi» (l'Bmperenr), il dépasse le bnl ibe dans l'absurde. S'il doit une obéispusiTC, areugle à son cbef immédiat oa , par exemple, an caporal, il peut dé- ; da caporal d'ordonner au soldat de .ur son officier, sur l'Empereur lui-même, it ]niqo'où irait la siricle application dn pe'. L'bonune n'élant pas une brute, maia ■e intelli^nt, il ne doit rien, absolument aire ateuglément. Il doit une obéissance ïe, cl il est facile de démontrer que celleploB pnissante que l'obéissance aveugle.

li, l'obéissance aveugle, quand elle n'est réaallat de la slupidilë, est l'elTel de la s; elle ne s'exerce donc que si elle se irreitlée, lorsqu'il y a une sanction. L'once éclairée dérive, soit du sentiment 'Oir, soit de l'ulilitë, de la nécessité de ibéissance; par conséquent, elle aurait a tout cas. Ajoutons qu'un des mérites s auteurs français et étrangers sont uoaâ reconnaître au soldat français, c'est sa atiilé, mérite qui ne s'accorde pas avec léissance aveugle,

nntraire de l'obéissance, c'est la désonce, qu'on appelle aussi résistance pasc'est quelquefois davantage. Or, nous consacré un a ri ici e spécial à cette qaesoous renvofous donc le lecteur au mot ancs. Maurice Block.

SR6B8PAN. C'est le titre du tbnctionupérleur du comifof en Hongrie. (Voy. cet t Anlriche.)

tRWALO. Vog. Snim.

.ICATIOR. Lorsque plusieurs personnes tient pour une entreprise , les fonds v ont à verser pour former le capital éoéralement divisés en unités qui por-

ama A' actioru. (Voff.) L'acliono aire est m associé. Lorsque le capital ainsi réuni St pas, et que les directeurs de l'enlrele décident à contracter un emprunt,

do prél s'appelle obligation et les dérs d'obligations sont des créanciers.

si les obligations porlent-elles intérêts, que les actionnaires louchent un divi- Le lani des intérêts est toujours le ; il a été Qxé au moment de rémission Dpmnt. Le dividende varie, il s'élève ou ■Me avec les profits que l'entreprise réa- ;i 11 7 a nn élément aléatoire, là tout est I. Il en résulte que, dans les situations les, l'action est un peu plus productive ibligalion.

Inlérèts des obli^tions sont nalurellcpaj'ès avant le dividende; ces intérêts

entrent pour ainsi dire dans les fri lation; généralement, les obligation qne les actions sontamortieB par ti au sort, dans un nombre d'années Des combinaisons flnanciéres IrËsappliquées aux obligations , mai croyons pas devoir en aborder la d

l'itat emprunte quelquefois, ma sous forme d'émission d'obligalioi prunts remboursables prennent d€ le nom de bons du Trésor; quant ai qui sont censés non rembonrsable s'appellent titres de rentes, onlne renies, et ces parts n'ont pas d'c bien qu'on s'arrête i un minimum duquel on n'admet plus d'inscriptii communes émettent des obligation que des compagnies.

On peut dire que l'obligation se i l'inscription de rcote, noo-seutcmi unité, mais encore par le fait qu boursemenl est toujours prévu.

OCGIDEIIT. C'est à deux pointi tiéremeut différents qoe uons avi lionner ici ce mot.

L'un est humanitaire. On a consi qu'à présent la civilisation a march eu Occident, puisque l'Asie a éclB et qne l'Europe a communiqué sei l'Amérique. On a roula en conclun le foyer de la civilisation sera en i que l'Europe est vouée à la mëmi que l'Asie. Itous considérons ces comme de pures rêveries.

L'autre poiul de vue est enropi dent Y comprend la France et l'îi opposition à YEst et même au Nor:

puissances du Kordi, la Russie, 1 l'Autriche.

C'était à une certaine époque Ëlats libéraux aux États absolutisti époques changent, les alliances se constitutions surgissent où on ne ] pas, d'autres modiScations survieo combinaisons nouvelles s'établisi moins, malgré tout ce qui est arri' du dii-neuviéme siècle, l'alliance a terre est encore celle que les home en France préfèrent i toute autre, | parait offrir le plus de gages à U progrés'. Une alliance avec l'Aile:

drait le même service à l'humanité

L'Occident est souvent aussi of rient simplement comme la civlli barbarie, ou comme le christianisni mélisme.

OCCUPATION. Le rapport, l'ai l'homme et la terre qu'il habite se bord comme une loi nécessaire de tence physique et devient bienlât aussi nécessaire de notre existe

HU

OCCUPATION. — OCÉAMIS.

et poHtiqiie. De là Bortent progressiTement la propriété, la nationalité, la patrie. Dans la pérkxde nomade caractérisée par la lie aienturense do pâtre et du chasseur, par risolement des ftmiiles et des races qni changent sans cesse de séjour et n*obéissént qo*anz caprices de la nature, il n'y a pas d'occupation de territoire, de lien arec le sol, parce qu'il n'y a pas d'agglomération d'individus ; mais c'est là un état si passager de l'humanité que politiquement il n'a pas de nom dans l'histoire. Il feut arriTor jusqu'à l'antique Egypte pour trouTer des traces d'occupation terrienne et saisir dans leur activité tantôt féconde, tantôt stérile oes ouTriers aux millions de bras qui arrosent le sol de leurs sueurs, creusent le lac Mœris et bâtissent les pyramides. Voilà une prise de possession Tigoureuse qui est l'affirmation d'un état de société, de propriété, de nationalité et qui restera dans les annales du genre humain écrite en caractères inelbçables.

Qu'à côté de tel peuple dont l'histoire salue l'avènement, se trouve une autre race, peuplade ou tribu, il est naturel que celle-ci s'enquiére de ce qui se passe au delà de la montagne qni la sépare et la protège de ses flancs escarpés. Maisii est deFessencedela civilisation de se communiquer, de s'étendre. Les peuples sont imitateurs par nature. La terre devient Tunique théâtre de l'industrie de ces sociétés naissantes; le père de femille ou le plus ancien de la race qui n'avaient jusque-là partagé que de précaires pâturages, divisent le champ commun en autant de psurties prenantes qu'il y a de droits égaux; c'est alors que roccupation se limite et que la propriété se fonde.

Que plus tard le plus fort, le despote, le prêtre ou le guerrier, vienne détruire cette égalité, cette loi naturelle de correspondance entre l'homme et la terre, ce n'est là qu'un accident, et la loi sociale, se dégageant bientôt de fait qui Topprime momentanément, rétablira, un jour ou l'autre, l'équilibre en substituant le droit à la force. C'est ce qui a fait dire à un publidste: tLa propriété existe de par la société; la société a trouvé que le meilleur moyen de flaire jouir ses membres des biens communs à tous, ou disputés par tons avant son institution, était d'en concéder une partie à chacun, ou plutôt de maintenir chacun dans la partie qu'il se trouvait occuper, en lui en garantissant la jouissance, avec les changements que cette jouissance pourrait éprouver, soit par les chances multipliées du hasard, soit par les degrés inégaux de l'industrie*. »

Ce qui est vrai des individus est également vrai des peuples, qui sont les grandes individualités de l'humanité. Seulement au lieu qu'il s'agisse de quelques champs, il s'agit de territoires; au lieu que ce soit la loi civile qui règle les conditions de cette appropriation, c'est un

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