OCÉANIE
unes de ces lies ont vne étendue considéraîble, comme laTi, Geylan« Sumatra et Bornéo ; Tune d*entre elles pent prendre rang parmi les continents, e*est rAustralie; la plupart, de dimensions restreintes, forment de nombreux arcUpels séparés par des détroits, bordés de récifis ooraUcMdes et habités par des races distinctes, arrifèes a des degrés divers de civilisation.
Ces terres sont les parties élevées d'un sol submergé, sommets ou plateaux de chaînes de montagnes, dont le soulèvement obéit à des lois régolUres. Considérées à ce point de vue, leur position et leur groupement n'ont plus rien d*arfoifraire; elles forment un système complet qui d'une part, contourne le continent asiatigoe, pull Jette hardiment à travers TOcéan une série de Jalons vers rimërique; de i*autre, semble se détacher vers les régions polaires, se relève en plateau pour former TAustralie, la KouveUe-Zélande, la terre de Yan-Diémen et donne ainsi un contre-poids aux grands prolongements qui terminent les continents africain et américain.
On estime à cinq cent mUle lieues carrées la snpcffleie de Farcliipel océanien et à vingt-cinq milUons drames sa populatlou. Les géographes, se basant sur des divisions ethnographiques un peo arbitraires, ont partagé T Océan ie en qnatre aones: la Polynésie, la Malaisie, la Micronésle et la Mélanésie; nous les diviserons poiitiqiiement en :
Colonies hollanoaises, comprenant: les lies delà Sonde, les lies Sumbawa-Timor, les lies Molaqnes; partie de Célèbes et de Bornéo; Tile TbBor.
GoLOHiss ANGLAISES , Comprenant: Tile Labvan, sur la cOte de Bornéo, 111e Peel. la Nouv^e-HoUande , la terre de Yan-Diémcn , Tile Sorfott et la Nouvelle-Zélande.
GoLOiciES FBANÇAiSES, Comprenant: les lies Marquises, les lies TaVti et Mooréa, les TuabmCus, les lies Gambier, les lies Waliis et Fontoona, la Nouvelle-Calédonie, Tlle des Pins.
G<H^3iiE8 ESPAGNOLES , Comprenant: les lies Variannes et les lies Philippines.
L*état de civilisation de ces diverses possessions Tarie considérablement, depuis la barbarie la plus voisine de ranûnalité jusqu'à Torganisatfon politique et sociale la plus rapprochée de la nôtre. Tandis que les Endamènes de TÂustfille et de la Tasmanie et les peuplades qui oeeipent les parties hautes de Bornéo et de Smiiatn se montrent presque absolument réfraetaires i la culture iiiteliectuelle et étrangers anx premiers arts de la civilisation, nous voyons les Polynésiens des lies Sandwich , des des Marquises et deTaïti, s*élever jusqu'aux institntimis constitutionnelles; adopter le gouvernement représentatif et les mœurs policées des biropéens avec lesquels ils sont en contact. Les ethnographes reconnaissent d'ailleurs une gmide différence entre les races polynésienne et malaise qui paraissent d'origine asiatique et les Papoos et nègres océaniens, il est probable qae les premières de ces races ont subjugué, chassé et quelquefois anéanti les races n^es aatoehtfaones. Quand elles se sont mélangées
arec elles, elles ouf créé un type intermédiaire comme celui des lies Viti. Les langues établissent et constatent les mêmes divisions; tandis que les langues haval, malaise et tsitienne oflirent des formes multiples et peuvent exprhner des nuanoes nombreuses d'idées et de senthoients, les dialectes des indigènes de la Tasmanie et de rAustralie ne contiennent qu'un petit nombre de mots et varient de district à district
La monarchie, limitée par le pouvoir d*une noblesse organisée féodalement, est le gouvernement des peuples malais. La royauté y est héréditaire ou le produit de l'élection, rarement elle est absolue conmie dans Tile de Baly. Dans les lies Moluques on reconnaît une organisation qui rappelle la tribu arabe et le clan écossais; en quelques parties del'Ocèanie, l'autorité du chef de famille est indépendante de tout contrôle. Dans la Polynésie, le gouvernement revêt la forme théocratique , le roi réunit l'autorité religieuse et l'autorité civile; son pouvoir est toutefois balancé par l'influence d'un certain nombre de familles, dont les chefli forment un conseil d'administration, qui statue sur les traités d'alliance, devant lequel se discutent toutes les affaires intérieures, police générale, perception et répartition de l'hnpôt, questions de paix ou de guerre, et une haute cour de justice (cour des toohitus) qui connaît de tous les délits et crimes politiques et arrête le cérémonial des fêtes publiques; l'interdiction religieuse (tabou) est l'un de ses moyens d'action les plus puissants.
Dans les lies où le protectorat européen s'est établi conmie à Tarti ; aux lies Sandwich où la vie politique s'exerce par des assemblées régulièrement élues et par la presse (car il y a une presse et des journaux périodiques, écrits en langue havaï); les formes du gouvernement se sont assez rapprochées des nOtres pour en reproduire les vices et les exagérations. Nous allons maintenant ajouter quelques détails àee qui a été dit au mot Colonies.
Possessions néerlanoaises oe l'Ogêanh. — Â partir de la Nouvelle-Guinée jusqu'au continent d'Asie, le grand archipel qu'on a nommé l'Océanie, est terminé du côté qui regarde le pôle austral, par une inunense chaîne de montagnes marines dont les sommités forment un croissant gigantesque qui a plus de 4,000 kilomètres d'étendue. Dans Flntérieur de ce croissant, on trouve les nombreuses lies Moluques dont la plus occidentale porte le nom de Célèbes , l'Ile Bornéo et les lies de la Sonde. De tous les établissements formés par les HoUandals dans ces mers, ce sont les seuls qui se soient maintenus. Les conquérants de race batave, en succédant aux conquérants de race arabe, ont respecté les institutions politiques et religieuses que ceux-ci avaient imposées aux habitants primitifs. Ce respect fait partie des moyens de gouvernement des Hollandais; et ils en ont tiré un merveilleux parti pour le maintien de leur domination. Ils ont pratiqué d'ailleurs la même tolérance avec quelques peuplades catholim"'^ de Timor et du pays d*Ambohie.
On estime A 16 millions la populatkM
(menl on la directement «mmise i l'iDloiilé Déeilandaiie. Dus ce chlDïei'lle de Jh« compte ponr 1 1 millioDs, Suinitn pour I milliOD, Timor pour 1,800,000. Vlenaent eniuJle Imbolne, Cëlèbes, BUUton, Heoido, Bencoaleo, fiandi. Ternale, Umpoogs, Rlonw, Palembing et Banca. Ceit im qui contlltne U force et la ricbesse de l'empire iadlen dont les HoliftadalH commencèrent i ]eler les bues tbts le conuDCDcement da dlx-septlëme siècle. Oo peut dire que leor domination l'est uaise sur la lolénnce religiene et polltiqne, car c'est à elle qn'ils doiveiit leurs succès; Je n'en dirai pas autant de lenr système eommerdal qui a ëtë et qoi est encore ezdnsif et antilibènL
Le gonTeneur général est nommé par le roi des Pays-Bas, ses fonctions durent trois ans, il est assisté par un conseil conaaltaUf de cinq membres, mais seul. Il nomme et deslllue les ImctieniiBlreB, il dispose à son grè des forces da terre et de mer. 11 conclut et signe les traités : ses attribotlons sont celles d'une riceroysutë. A Bala*is siègent nne direction des fiaances, nne chambre des comptes, une direction centrale de l'inslruction publique et les HsQlei Cours de Justice et de guerre. Ces autorités supérieures composées d'anpetitnombre d'admlnistrateura suffisent an goureniemeat d'oD empire qol a trois fols retendue de la France et est partagé en trente-deux proTinces on résidences composées elles-mêmes de plusieurs régences Indiennes arec chefs indigènes élus par les habitants et soumis an aèsidenL Les Hollandais ont délégué l'autorité locale à l'aristocratie indigène, qui est rattachée & la population par le choix des anciens dont l'élection est hlle par l'uniTersalité du penpie; mais Us se sont rëserré la ferme des impdts et la perception de tous les rerenus, même ceux qui sont destinés i défrayer les souTerains et princes indigéoes.
La fbrces dont dispose le OcuTerneur général hollandais pour h dérenso des colonies océanleuiBss'ëlèTenlà l&,000 hommes, Earopéens <t indigènes.
Psr le tnilé de 1814. ringleterre a restitué anxHollandalsnneparliedcs possessions qu'elle anltcapluréespendanllH guerre; elle aéchangé rile de Banca contre le comptoir de Cochin, Benconlen contre rétablissement de Ualacca, bannissant ainsi le parillon batave de l'iadoustau. L'une des clauses de ce Irailè stipule que les Anglais ne g'èlahiiront ni & Sumatra, ni dans aucune des tlea situées au midi du détroit de Halaccs, et qu'au cas d'abandon de quelquesuns de ces comptoirs par le gouTemement néerlandais, l'Angleterre pourra seule entrer en possession des territoires délaissés. Enfin dans toutes les Iles, excepté les Moluques où subsiste pour la Héertande le monopole des èpices, les Anglais Jouiront d'un libre commerce, en se confonnsnt aux lois. On Toit que par ce traité l'Angleterre s'èlail réscrré la part du lion; le traité de 1824 produisit de nouTelIoâ rences et la Hollande céda. Aujourd'hui , 1 euTahissanle de la Grande-Bretagne Dcore sur les élabllEsemenls bataves.
(Test i l'adminUliaUoa du gtoèialVn da Bosch (1830) que le gouvenieBMBt nètitoé* doit la proapèiité de Jara «t de ftnutn; J» qu'à son airlTèe ces flihllMomnila n'anU dtmnèqae de médlocna rétaltals.8MB«t> recilon leur proapèfitè l'est dtvefavpteaiM de coDsIltner pins de la moltfé des leMiaw dont dispose la HoUande^ camBe te mmnk tableau sulyant :
Budgtiê comparée
RonDiBS dci Paji-Bu. . 110,000,000
iS:
ToTiL 1 MI,000/IM
«MWi.
Si la Hollande perdait ses . .^
laies, et surtout Jara, que deTiendraieol M
Quances 7
FoeSEGSIOHG ESPAOnOLBS '""* — —
La superûcie de l'archipel d de 21,823,500 hectares, sa 3,728,075 habitants. Le sol y sous une administration ploi j développant les procédés < lionnée tnlroduits par les H pourrait nourrir 40 millions à-dIre plus de dix fols la p< Toutes les productions Inter sissent admirablement on j l'or, le plomb, la cinabre, l'i fre; mais la race espagncile d'une exploitalion active des i dispose. Le revenu tiré par admirable pays ne s'élève q francs; c'est-à-dire neuf fait qu'elle tire de Cuba,
L'Ile de Luçon, la prlnclpa est plus vaste que l'Angleteri au commerce étranger, a éU trepOt des produits de la Gbij ment pris par Hong-Eong d de Chine doit avoir senalblei situation. Cependant le moi cial de ce port avec l'Angli Cnts , l'Espagne, la France, 1 lie et les Indes orientales dé 40 millions de francs, c'eai deux tiers du commerce gè pin es.
Possessions anoijiiges hb peuple an^lala a commencé f siëme de ses grandes crëalioi l'ois et le Canada, le génie ang l'extrémité australe du globe brilaunique vingt-six lois ] l'Angleterre et rficoEse rèoni tton de l'Europe va, sans ei lopper avec son cortège d'inc d'industries Dorissanles. Dai pcl australien composé de I ment dite, de la Terre de ^ la Kouvelle-Zélande et dont le teiriloflfl plus vaste que trois fois l'Indouclan biib que, s'élève avecunen^iditèlttadroyutt-.- .