OUVRIER. OUVRIERE
p^tt^ral qui. pour les ooTricrs, est senlement rensel^ement primaire; Tapprentissage , et enfln renseignement professionnel spécial, qui n'est qa*nn apprentissage mieux dirigé. Si l'on entend par écoles professionnelles, des écoles destinées à foire des tisseurs, on des mécaniciens, ou des dessinateurs pour étoffes, rien de mieux. Mais de prétendues écoles professionnelles» qui seront les mêmes pour toute la France, et qui prépareront également les enfuis à toutes les professions . ou seront purement et simplement des écoles primaires sous un titre foux et ambitieux . ou ne seront rien.
L'instruction spéciale professionnelle, ou pour parier plus clairement, les écoles d'apprentissage sont très-nécessaires pour quelques professions qui demandent des connaissances techniques. Par exemple, une bonne école d'horlogerie serait le meilleur moyen de conquérir à rborlogerie française la supériorité sur l'horiogerie de Genéte. On comprend aussi de quelle importance serait la fondation d'une école de dessin d'oraementaîioii. scit pour l'industrie des tissus brochés ou imprimes, soit pour la décoratii>tt de la porcelaine. Il en est de m<?mo des écoles de mêcjintoteus. et même de chauff^un. des tvoles de chimie, de tissa^. etc. Outre que dans les ateliers Tapprentis^age se ftiit irrégulièrement et sous U direction de simples ouvriers, j arrive trop souvent que l apprenti passe son temps à faire des courses . à nettoyer l'atelier et à rendre d'autres senioes inutiles à son instructii^u.
On pourrait fiiire une classification des métiers au point de tue de l'éducation professionnelle, en pla4^*ant au plus haut degrx^ de la hiérarchie ceux qui exigent une bonne ins: motion générale, couime la profession de typographe, ou des connaissances technii^-^es . conuBO celle de mécanicien. On mettrait aussi au premier rang celles qoi demandent du goût. psr exemple, l'^béulsterie d'art, ou de la précision et de rhabitete. comme Ihoriotrerie. Viendraient ensuite les professions qui n'exigent que de la force . ou simplement de l'assiduité.
La division du tnTail. qui est la principale cause des progrès de T industrie . eu augmentant ThatHieté spéciale de l'ouvrier, l'a peutêtre un peu dimiuué au point de vue tuceîlectttri : il but le relever par ^edttca^:on. U est que celui qui fait toujours la même >. h Eût mieux: maïs aussi, à force de toujours la même chose, on eu vient à ne plus savoir fure que cela. Eu Ang{eC(.*rre . oè ià dirision du travail est poussée trés-lotu . le tn^ail est l>eaucoup mieux foit. et le tra- ▼aflleor beaucoup moins inteiligent qu'eu Ita- Ge. oà chacpie ouvrier est oblige de savoir piuieiirs métiers. Le travail varie . duos le*iuel oa dépense plus d'adresse et d lutelligeuce . est d'ailleurs beaucoup plus attrayant L'iotrodocCioa croissante des machines augmente eaeore U division et par conséquent la monotmie du travail On doit reconnaître que la pféieacg de ces puissants moteurs, et tn vue de cet ■crvelUco opérées pw le gMe ho*
main, onvreiit l'esprit de Fonfiier et tqgaatent son boriion; mais Û n*en est pas nriv vrai que les praires de rindnslrfe mècsaifie et de la fabrication en grand nugmenlnl h division et par conséquent U monotonie É travaU; ce qui concourt, aree d^antres molA, à rendre Tinstractiott de pins en pins néeei' saîre; car s'il fant. ponrla bonne hygiénet^ le corps traraille, il bat anssi qne Feipil pense.
Tonte industrie a pour bnt gteéfil d'appui prier la matière à un usage déterminé ; tort trarailleur, soit chef d'industrie, soif sinik ouvrier, a pour but spécial d*obtenir nn bésèfice par son travail. Ce bénéflce garde phi particulièrement ce nom quand il est soonii aux chances ordinaires dn commerce. Qmid il est indépendant de ces chances, il prend le nom de salaire. Par exemple, nn patron mk convient arec ses ouvriers d'augmenter ou Se diniinuer le prix de leur journée dans la pioportion de son gain, les prend en réalité potr associés: il donne son capital, les onrrien donnent leur travail: ou si l'on Tent, car cette transformation est très-aisée, il donne imopital reprcsenté par son crédit et ses Taleais, et les ouvriers donnent un capital reprësenlé par leur traTiil. U est juste que , dans ee cai, :is travaillent pour rien« lorsque le bteéAcede l'entreprise descend à zéro. On doit ni6ae ajouter que b société à leur égard est torons une so*:ieté à responsabilité limita, pute ■|u'en l'absence de bénéfice, leur capital devient complètement nuL 11 ne fant pas fondre cette situation d'ouvriers , assodéi ^'h onces bonnes ou mauvaises de l'entreprise, ivec celle d'ouvriers dont le salaire anigaente avec le beueiîce du patron, sans povfoirdefcendre au-dessous d'une limite Axe. L*aflfmentotioo éventuelle est. dans ce denier ctt, Que prime: elle ne constitue pas une asaoei»' tion. La forme la plus oriinaire, eC même h plus reârulière . du travail mannel est le it* loire. *9jr. ce moO
Le salaire est rê^ par deox lois également impérieuses . et qu il n'est pas tonjoun Cidie de concilier. La première est cellMi: régler la ftibrication et les dépenses de la ftMeilion ie telle sorte que le capital engagé pnisw produire des bénédces . et se défendre contre la concurrence. Voici la seccn>le : obtenir de sm travail manuel un tel résultat, qu'on vivre et ftiire vivre sa femme et ses
Il est trés-erident. pour tont le monde, qM la force de la seconde loi est absolue. Vt né* oessalr? est le nécessaire. On le place arfaMifir*.';nent uu peu pîus haut ou on pen plM bas: il est même vrai -{u'il Tarie nn pen aiee les proiçrès de la civi!i:Nition : le Téffemeil. par exemple, est pliis nécessaire dans FéM civilise <{ue dons letat sauvage. Mais enfin, fl y 1 une limite extrême . au-dessODS de laqadto personne ne peut consentir à descendre; li sature elle-même s y oppose: et quand cette limite est atteinte. Tourner ne peut pins souffrir de réduction à son salaire. Anssîtét qnll est pnmvé que son salaire ne lai donnera plos
OUVBIEB. OUVBIÈBE.
MIS de TiTre et de (aire virre s> fo- Hrt de Ift classe des UsTsilIeurs, et is celle des assistés, î peine si la première loi est moms le que la seconde. 11 s'agit, pour le dustrie qui oe peut plus soutenir la DCe, ou de IraTaillcr sans gagner, ce ibsurde, ou de travailler à perle, ce leul coupable quand on compromet btèrëls BTcc les siens. Il s'agit ausi^i, lenl, de la faillite, c'est-à-dire du eut. n est donc vrai de dire que le ■t siiltorilonné à deux lois loutes-puisqui peuvent se résumer ainsi : pour reoenr, la coDCurrence; pour l'ouvrier,
eux lois, on le comprend, sont en itÎDuelle, parce que l'uue tend tou- Mminucrlc prix de main-d'œuvre, et k l'augmenter ou à le muiotcnir. Dans ualion donnée de l'industrie, an es- È, Impartial, complètement au courant ualion du marctiË, pour la marcliun- ■our la consommai ion , pourrait dètcr- : chiffre de la plus grande dépense de !U*re que puisse faire le fabricant, et lus grande rédaction de salaire que onsenlir l'ouvrier. Mais indcpeodaui' l'ignorance, des clianccâ aléatoires, de gain et de bien-être des deux cùiont des questions qui ? c jugent rareine manière impersonnelle et scienU- Unios et ouvriers sont eogagés dans S mortelle : lutte du capital contre le |)our le patron; lutte de l'Iiomnie con- «oin, pourl'ouvricr.
setle situation, l'tlatpeul prendre un eux partis: régler le tarif de la loaln- ; protéger la liberté des contractants.
ire les droits réciproques de ceux qui 1 de ceux qui. sont payés.
Acation par l'État a tous les inconvËxfljblca: 1° suppression de la liberté ille, iaconrénieiit qui, au besoin, nous rait d'éuumèrer tous les autres ; 2' Inoce absolue de l'État ; 2" uniformité e à loule réglementa trou olllcielle, e dans le monde nécessairement vadivers de l'induslric; 4° transformaonles les questions d'atelier en qucsen dangers polillriucs.
location faite par les chambres de coma des syndicats a des inconvénients », quoiqu'à un degré moindre. Elle ne I acceptée que comme convention amia- ; les parties contractantes, et dans ce ! n'a que la signiilcatiou et la valeur ■cfaé. Cela revient à dire qu'il n'y a pas ■lioD olDcielle. L'État, itaus le principe, rifèi poifl il s'est rcUrË presque par-
rib ODi poor bnt, non pas toujours ■t, de protéger les intérêts des con- ■DS dépens de leur liberté. Il est iDl sBseï généralement reconnu que «Hil inutiles ou dangereux pour les et qn'ils détruisent la liberté. On re-
vient donc de tontes parla an système ofpoaé, c'est-i-dire an système du laissei-passer et du laissez-faire. Jusqu'ici la loi française, pour protéger la liberté, défendait les coalitions. On vient tout récemment de s'apercevoir qu'il fallait, BU contraire, les permettre, et que cette permission seule était libérale. 11 y a donc tout lieu de croire que l'article 4U du Code civil ts être aboli.
Voici quel était le principe de l'article 414. Une coalition est une association entre les cafdtaui pour imposer des conditions au travail, ou entre les ouvriers pour imposer des conditions au capital. Or, cette associatlou, qui, lorsqu'elle est générale, constitue une force redoutable, paraissait contraire an libre développement de la volonté personnelle. On l'avait donc interdite, soit au travail, soit au capital; et le législateur se croyait juste parce qu'il avait imposé la même défense, sous les mêmes peines, aux patrons et aux ouvriers.
On se trompait en cela doublement. D'abord en principe: l'association est une des formes cl des conditions de la liberté; il fiuini qu'où soit libre d'r entrer, et qu'on n'y subisse d'autres lois que celles qu'on a volontairemcnl acceptées. Il s'en faut tellement que l'associalioD soit contraire à la liberté, que , dans un irésgrand nombre de cas, la liberté serait condamnée à l'inaction et à l'impuissance, sans l'association. On se trompait aussi en fait; car la coalition des ouvriers peut être aisémoDl signalée, surveillée, réprimée. Il n'en est pas de même des maîtres qui, grlce i leurs habitudes, à leur petit nombre et i leurs ressources, peuvent se coaliser sans qu'il soit possible à la Justice de constater le délit. Il peut , d'ailleurs, arriver, et il arrive souvent, que, dans une localité donnée, les ouvriers se trouvent en présence d'un patron unique. Le seul système avoué par la Justice, et conaéquemmenl par la liberté, consiste donc à permettre les coalitions au lieu de les défendre.
Il va sans dire que le droit de se coaliser n'implique ni le droit de contraindre à entrer dans la coalition, ni le droit de contrevenir, par tumulle ou violence, aux lois de police. Il va sans dire,aussi,queles coalitionsqui, certainement, doivent être permises, ne doivent pas être désirées. Toute perle de force, et par conséquent, toute cessation de travail , prive l'humanité d'une richesse qu'elle devait avoir, en la privant d'un résultat utile qu'elle pouvait produire. Cette perle est très-sensîbio dans le lieu même ou la coalition existe. Prolongée un peu long^ temps, elle peut entralncrlaruinede l'industrie, celle du commerce, celle des ouvriers, celle même des simples consommateurs. Elle est plus funeste aux ouvriers qu'aux patrons; et la raison en est simple; c'est que le patron perd l'argent qu'il a, et l'ouvrier l'argeul qu'il n'a pas. Or, il est plus aisé de se ruiner, qne de ne pas manger. On doit donc souhaiter que la liberté de coalition soit donnée, et qu'elle ne soit pas exercée.
U est même probable qu'excepté peut-itre dans les premiera temps la liberté de ooidltloiL
OnVBIEIt, oïTvnrifcBR-
éfard, IK Ti^ eal tria-slmple. L'usokniDC eotiinemeiit plni de confortible re piiz. lolii ce qa'eUe donne : U tVA in'elle Aie.
te ]« goût et l'hibllDde de !■ tmillle. tfaïae l'iEDTre de l'nslne, qui sipare de toal ce qui Ini e>l dier, et le Ml wigrt toi, en eommmiUle.
tut regirder comms bon tool ce qnl ■ Tie de ftmlUe, et comme dëteslable Id la détruit on almplenient la comliMKpuen commun Bnpprlment tonte , et ne sont bons ton! m plus qne pour alifrei. L'approvisionnement en comes résultats tout opposes, il augmente inrces de la famille, et il en resserre . par nne conséquence nécessaire. On dire autant de l'ontillage.
es améitorallons les plus souhaitables onnlen, c'est la réfonne des logen'ils occupent. A Paris, où le terrain 'Cber,ils sont relégués dans les liellles (tout un contraste pénible avec lea voies \tm et bien aérées , où circule ie flot de atkm. Quand on entre dans ces mes , étoufTées entre des maisons d'une démesurée, et qui semblent prêtes i •m mine , 11 semble que l'air respirable ilére diaparaisseul i la fois. De longnes irea allées, des escaliers étroits et dands méchantes cloisons, des cheminées aïs longtemps ne connaissent plus le miirt lésardés, des planchers ellbnèlrolles fenêtres, dont quelques-unes icbéet pour éTJter l'impûl, une seule I oâ s'entassent souvent cinq ou six es dea deux sexes , Toili les logements opart des ourrlers de Paris; c'est là, I donie heures de fatigue. Ils Tiennent r les consolations de la famille et le re- 'arrive-t-ilT c'est que personne ne se la cet Intérieur. Le p^rc va au cabaret, et les enfants. Dieu sait où. H est ceflrlclemenl irai, que l'on peut amégli chambres pour tous les usages de mesllque, les décorer de bons papiers, tenir proprement, les louer aux ouTriers même prii, cl réaliser encore de beaux s. n n'f a qu'i saioir et à vouloir. C'est itcetsalre, le plus grand et le plus faoos les progrès. Il ne s'agit pas de btasemes i bon droit suspectes aux onoaa le nom de cités ouTrléres; ni de ner dans des quartiers i part, comme t sorte de Ghetto. Non. ils p eurent et tire partout au milieu de nous, non donte dans les quartiers riches, où le ) terrain se rend de 500 i 1,000 tr.; I prés de li, car un habile architecte er des logements à bon marché, même I beaux quartiers. Sat-ce seulement 'glinequ'll but réformer les logements?
loul pour l'hygiène morale, (iat Touque tksse nne femme dsns un loge- In'en esIpasunT Klley afrold; elle y m ait corrompu ; elle n'y toII pas clair railler. D hil estimpossible d'établlrun
peu d'ordre et de propreté dini cet bon péle-méle de tara lea Tètements rt de les ustensiles. luutlla chei elle, elle va n de l'argent i l'atelier; elle se fklt ounlëre; dés lora. Il n'y a plus de fkmUle.
Or, U est iDoontestable qne les feniiaM le droit absolu d'entrer dans I«s nlellen, ta les hommea; lei patroM ont le ixtSt at d'employer dei tamnei, A les femmei pina bibllei, ou, ce qui retteirt n «emu y a bénéflce i les employer, de prAMreici bommea. Partout où 11 y s eu degrando p lallons agglomérées, et, par conaéquenl grands slellers, il y a eu des ileUen de : mes. Klles exercent exclualremeiit les pn sions de blancbiasenses, de repaaieosei modistes. Le triage des cbURnu, dau les peteries, le satinage, le pliage et le broel dans lea Imprlmertea, n'ont Jamali été eu qa'i dei femmes. On ae plaint anei Mm de riniroductkin des hommes dantf les magi de blanc et de noureauté; ce qui vent qu'on regrette pour les femmea une occnpt qnl les retiendrait quinae heures par jour de cbes elles. 8n rerancbe, Uyaeudespl tes asaea Tires quand elles sont entrées i lea Blatureset les tissages mécanlquei, et récemment «icore, la lypogra^ea se opposés i leur immixtion duu le tmifl i composition. La loi n'y peut ilen, ni les pab ni les ouTrlen. Les temnes ont besoin di Tre tout aussi bien que les bommea; ellea plus de peine itnTalUer, ayant molos de tl et c'eat une raison de plus pour qu'on le Torise dans les carrières qu'elles peuTenti der. Il est même Juste qu'on ait pour elles égards parlicuUers , qu'on améliore et q isole leurs ateliers , qu'on leur cboislsse tiches les moins fallgoules. On ne conçoit qi seul cas qui pourrait Justifler une ezdusl c'est quand elles ne poorraient aborder profession sans que ta décence ou la moial soutTill.
Voilà le droit; mais autre chose est le d: autre chose l'exercice du droit. De même < fsul donner aux ouvriers le droit de coaUl et s'eObrcer aussitôt de lUre en sorte q n'en usent Jamais, il hut ouvrir anz teasat plupart des ateliers, et souhaiter qn'ellea entrent pas. Comment les empêcher d'y IrerT II n'y a qu'un moyeu, c'est de les ocô chez elles.
Disonsbardlmentquec'estUlebut auquel Teut tendre le gouv émanent, les communet chambres de commerce, les corps saTanti, les gens de bien qui s'intéressent i Fat des classes ouvrières. Les femmes ne peu être lieureuses qne cbes elles, lea ouviief peuvent être heureux quepirlslliniille. 0 aux enfants, où donc est l'homme de ccsui s pu voir sans frémir ces bondes d'or|Ae de déshérilés, qui errent comme déjeunes Tsges dans les rues d'une grande vUe, eq» à tous les accidents et i tous lee Tfceel 1 mère, pendant ce temps-11, tiavollle loin S pendant dbnae heures pour leur gagner pain 1 Kst-ce qne cela peut durerf Ron, tt
OUVRIEB. OUVBIÈBB.
▼ider les afeliers de femmes, en donnant aux femmes du tratail à domicile.
Bst-ce donc si difficile ? Il y a la couture, les modes, les plumes, la ganterie, la broderie, la dentelle, la cordonnerie; tous métiers sédentaires. U y a Tenluminure , la peinture, Thoriogerie. L*épincetage peut se fiiire i domicile, la graTore sur bois, la graTure de musique. Dans & plupart de ces professions les femmes ne feraient pas concurrence aux hommes. Ce qui rend la concurrence des femmes redoutable, en général, ce n'est pas le nombre; c'est ^*ayant moins de besoins, elles s'offrent à moindre prix et avilissent les salaires. De là une double nécessité : leur trouver des occupations ehea elles, et des occupations faites pour elles.
Il y en a une qui est leur yocation, leur devoir et leur bonheur, c'est d'être épouses et mères. Il faut souhaiter ardemment que le tra- Tail salarié auquel elles se livrent par nécessité, ne les empêche pas de remplir les obligations sacrées que la nature leur impose. On peut faire à ce sujet une remarque économique : c'est que la valeur du travail de la mère de famille augmente avec l'aisance de la famille. Dans un grenier étroit, où il n'y a ni Jour ni place, c'est à peine si elle peut utiliser ses forces. Dès que Tordre est possible, et qu'elle peut faire un peu de cuisine et quelques réparations aux vêtements, elle rend un grand service, nonseulement par les avantages qu'elle procure, mais par les dépenses qu'elle remplace. Plus la maison devient spacieuse et les ressources abondantes, plus elle trouve à s'occuper et à travailler pour le bonheur commun. La meilleure sorte de travail, à tous les points de vue, est toujours celle qui est indiquée et commandée par la nature.
Dn mot nous suffira pour résumer notre opinion sur le travail des femmes. Les femmes ont-elles le droit de travailler dans les ateliers? Réponse : Elles y ont un droit absolu , le même dràt que les hommes. Le contester, c'est contester la liberté même du travail. — Faut-il souhaiter que les femmes travaillent en ateliers ? — 11 ne faut pas le souhaiter, et cela, pour deux raisons : l'une, c'est que leur présence dans les ateliers peut contribuer à l'avilissement des salaires; l'autre, c'est que la nature elle-même réclame impérieusement leur présence au foyer domestique. — Par quel moyen peut-on espérer de ramener les femmes dans la famille ? — Ce n'est par aucune prescription légale, par aucune interdiction: c'est en leur procurant à domicile du travail salarié, c'est surtout en améliorant la condition générale des ménages d'ouvriers par l'ordre, l'économie et la réforme des logements.
Nous assistons à une double révolution : l'une, par la science dans le monde physique; l'autre, parlapolitique dans le monde social. Cette double révolution, en modifiant profondément la condition des ouvriers, leur donne de nouveaux besoins et de nouveaux droits.
Le principal agent de la révolution physique.
c'est la vapeur; et le principal agent de hrtvolution sociale, c'est le soflhige uiivend. Qu'on regrette ravénement de ces deox força; ou qu'on y applaudisse, le monde est i dis; et voici ce qu'elles ont fait de ronnier.
D'abord elles en ont fait un citoyen uS^ Jouissant de la plénitude de ses droits civils et politiques. Or réalité politique» poorroavfier, c'est la supériorité, puisqu'il a le iiflnd»s.li réalité, c'est l'ouvrier des villes et des cnpi* gnes qui fait la plupart des éleotioiis. IKoftcfllte conséquence, qu'il a droit à être écliM» ct^ nous avons besoin qu'il le soit Oi ilisiIrcncÉ la fonction sociale arrive STec la OÊfMMè; ici la fonction a pris le devant : il flmt dose ■ plus vite ou créer ou développer la cspadlè.
La vapeur a transformé de mlUe bçooili condition de l'ouvrier, soit qu*QD rriniiim comme producteur ou comme oonsomnalBB.
Dans les villes, elle l'a tiré des stetters Mh composés de trois ou quatre compegnoas^ é Fa enrégimenté, c'est le mot propre» i sm •■• vice. Deux ou trois cents onvriefs po» wê fabrique, ce n'est plus qu'un petit 11 y a, en grand nombre, des usines qsl tent leurs ouvriers par milliers. Vitre grandes troupes, ou vivre à part, ce a'siliiH être la même force, ni le môme homme. L*Hht hausse les salaires, augmente les boaaiiM il les ressources, produit la cherté. In «M chaque jour de nouvelles forces ™f ninj^Mi elle dispense chaque Jour de pins en pks l'homme d'être une force, et Toblige d'êtwi intelligence directrice de force. Le tspear pénètre jusque dans les campagnes par les ess* mins de fer, les produits manufkotnrèa et kl machines appliquées à l'agricnltnre. Kib « sont surtout les ouvriers des ailles ni ant transformés, parce qu'ils sont scconinus.
Outre la vapeur et la démocratie» iTSfll troisième agent de transformation» law de ÏWÊi et de l'autre, et qui n'est pas le moinsaclif: tfsÉ le libre échange. Il a commencé à niAbe assil Turgot, par l'abolition des confréries. Il s Ml lentement son chemin, le volli presqoc wùnL Encore un douanier de moins, et nonltaM. Le libre échange, c'est la libre concnrrsMeint l'effet infaillible est d'arriver en pen de teapi à utiliser toutes les forces rémunéralrisa si toutes les forces productrices. OrftM i eDe^ il les capitaux, ni les esprits inventib» ni lesbni ne chômeront. Grâce à elle anasi la mèftiil fera des progrès incessants, c'est-à-dire qpte arrivera à manufacturer les mdlleurs pieMI.. possibles avec la moindre dépense poitihiêék force, ou, en dernière analyse, de tenvs éi^d'argent Utiliser la force, diminner les fr% ^: voilà la loi de l'industrie; loi ferribls^ PMI:î qu'elle aboutit à la restriction des frais de BriSi] d'œuvre, et que là, restreindre les fir^ o*il4i mesurer et restreindre le nécessaire. ^
Ainsi toutes les révolutions matérielles 8M| i des révolutions morales, quand il s*%tt dt i l'homme. Jmjss Smos.