I-i^ge
Limhoiirif . . .
Luxembourg. .
Namur
Lerovanmc . . 2,564 2,945,516 5,021,-335
1. Cette ob.servation, bien entendu, e!>t personnelle à l'aateur. M B.
En 1856 la population était ainsi dinsée sous le rapport des professions: agriculture et sylviculture, 1.062,1 15; exploitation des mines, minières et caméres, 73,292; industrie métallurgique et travail des métaux, 58,657; verreries, céramique, etc.. 6.012; industrie du lin et du chanvre, 199,779; industrie lainière, 22,044; industrie cotonnière, 24.746; industrie sètifère, 4,486; industrie des cuirs, peaux, carrosserie, sellerie, etc., 30,021; industrie ayant pour objet l'alimentation, 45, 146; le vêtement, 252.517; la construction, 108,418; l'ameublement et l'ornement, 16, 167; produits chimiques, imprimerie , industries diverses, 25, 6G2; commerce, 1 56,803; administrationgénérale, 15,888; administration de la justice , 9,100; cultes, 22,450; instruction publique, 9,005; service de santé, 5,206; lettres, sciences et arts, 5,862; force publique, 36,106; propriétaires, rentiers, pensionnés, 50,314; domestiques, 86,974. Le surplus, de 2,202,790 habitants, c'est-à-dire près de la moitié de la population totale , comprend les personnes sans profession ou inoccupées, les vieillards, les femmes et les enfants.
Le recensement de 1866 constate que la population sédentaire domine en Belgique : en moyenne, sur 1.000 habitants d'une commune, on en compte 694 qui sont nés dans son sein, 227 nés dans la même province, et 63 dans une autre province; de sorte qu'il reste 16 pour le chiffre des étrangers au royaume. L'élément étranger, qui était de 21 en 1856, a donc diminué depuis dix ans.
La Belgique est au nombre des pays qui comptent le plus de grandes villes, comparativement à la population totale : elle en possède quatre de plus de cent mille âmes : Bruxelles, capitale du royaume, 171.277 habitants au 31 décembre 1869; Anvers, 126,668; Gand, 121,469; Liège, 106.442.
Deux langues distinctes sont parlées dans le pays : le flamand au nord, dans les provinces des deux Flandres. d'Anvers, de Limbourg, et les arrondissements de Bruxelles et de Louvain dans le Brabant, et le français ou wallon au midi, comprenant Nivelles et son arrondissement dans le Brabant, les provinces de Hainaut, de Aamur, de Luxembourg et de Liège. Une telle juxtaposition de langues, et. par conséquent de races, s'explique par cette circonstance que les premiers Belges ne parvinrent pas à se substituer partout aux aborigènes; ceux de ces derniers qui restèrent, s'appelèrent Wallons, dénomination qui provient, par corruption, de Gaule; tandis que le flamand est un dialecte bas-allemand perfectionné au treizième siècle. 11 est assez remarquable que la démarcation des deux langues est à peu près la même qui sépare le pays en deux grands bassins : l'Escaut au nord et la Meuse au midi. Numériquement, les quatre septièmes de la po- [lulation belge sont flamands ou d'origine germanique, et trois septièmes, wallons ou gaulois. Sur 35,356 Allemands, relevés par le recensement de 1866, 20,799 habitent la frontière orientale de la province de Luxembourg, et 10,793 celle de Liège,
BELGIQL^E.
L'emploi des langues est facultatif en Belgique : tel est le principe consacré par l'article 23 de la constitution; mais le français prévaut généralement, môme chez les Flamands, malgré leurs incessantes réclamations, plus patriotiques qu'intelligentes. Qu'ils se rassurent, du reste : l'usage du français, sélendant dans les provinces flamandes , n'empêchera pas la langue primitive de se maintenir.
Organisalion politique et administrative.
La constitution belge, du 7 février 1831 , consacre les principes les plus larges eu matière de droit public; il sullira de rappeler ici les principaux.
Art. 6. Il n'y a dans l'État aucune distinction d'ordres. Les Belges sont égaux devant la loi ; seuls ils sont admissibles aux emplois civils et miUtaires, sauf les exceptions qui peuvent être établies par une loi pour des cas particuliers.
Art. 14. La liberté des cultes , celle de leur exercice public, ainsi que la liberté de manifester ses opinions en toute matière, sont garanties, sauf la répression des délits commis à l'occasion de l'usage de ces libertés.
Art. 17. L'enseignement est libre; toute mesure préventive est interdite; la répression des délits n'est réglée que par la loi.
L'instruction publique donnée aux frais de l'État est également réglée par la loi.
Art. 18. La presse est libre; la censure ne pourra jamais être établie; il ne peut être exigé de cautionnement des écrivains , éditeurs et imprimeurs.
Lorsque l'auteur est connu et domicilié en Belgique, l'éditeur, l'imprimeur ou le distributeur ne peut être poursuivi.
Art. 20. Les Belges ont le droit de s'associer; ce droit ne peut être soumis à aucune autre mesure préventive.
Art. 25. Tous les pouvoirs émanent de la nation. Us sont exercés de la manière établie par la constitution.
C'est sous l'égide de ces libertés, loyalement pratiquées par les dépositaires du pouvoir, que la Belgique a progressé dans toutes les directions. Le souverain, s'identifiant avec le caractère de la nation , est aimé des Belges, comme était aimée la duchesse de Parme, gouvernante pour son frère le roi Philippe II, et qui, au rapport de Strada , dans son Histoire des guerres des Pays-Bas, avait pour maxime que la terreur était un mauvais moyen pour s'attacher les Belges et se concilier leurs respects. Une loi du 23 décembre 18(55 a fixé la liste civile à 3,300,000 francs, plus la disposition des habitations royales; la dotation du frère du roi est de 200,000 francs.
L'article 08 de la constitution, qui confère au roi le droit de déclarer lag-uerre et de faire les traités de paix, dispose en outre que nulle cession, nul échange , nulle adjonction de territoire ne peut avoir lieu (|u'en vertu d'une loi.
Trois lois principales fixent le droit public de la Belgique et la position du nouveau royaume vis-à-vis des puissances étrangères; ce sont:
1" La loi du 7 uovenUjre 1831 , autorisant le gouvernement à signer le traité dit des vingtquatre articles , qui fut conclu le 1 5 novembre 1831 , entre la Belgique et les plénipotentiaires des cinq grandes puissances , réunies en conférence à Londres , mais dont le roi des Pays- Bus n'accepta les bases qu'en 1839 ;
2° La loi du 4 avril 183'J, autorisant le roi à conclure et à signer les traités qui règlent la séparation entre la Belgique et la Hollande d'après les bases posées par la conférence de Londres le 23 janvier précédent;
3° La loi du 3 février 1843, approuvant les limites entre la Belgique et les Pays-Bas , délinitivement arrêtées par le traité conclu à la Haye le 5 novembre de l'année précédente.
Comme conséquence du principe constitutionnel énoncé plus haut, que tout pouvoir émane de la nation , les Belges ont le droit d'élection directe aux chaml^res législatives , aux conseils provinciaux et aux conseils communaux. Le corps électoral se compose de ci- 'toyens payant des impôts directs, dont le minimum est fixé par la loi; précédemment , en 1830, les professions libérales étaient également admises, sans condition de cens, pour les élections au congrès nationaL
La loi électorale pour la formation des chambres est du 3 mars 1831, modifiée par diverses lois successives: depuis qu'elles existent, la loi communale et la loi provinciale ont été modifiées dix-sept fois chacune, et la loi électorale vingt-cinq fois. Aux termes de l'article 26 de la constitution , le corps législatif se compose de la chambre des représentants et du sénat. Depuis la loi du 2 juin 1856, un recensement général de la population du royaume, opéré tous les dix ans, sert de base à la répartition des membres des chambres législatives. Leur nombre, fixé en dernier lieu par la loi du 7 mai 186G, est de 124 pour la chambre des représentants , à raison d'un représentant pour 40,000 habitants, et de 62 sénateurs. Les chambres se renouvellent, celle des représentants par moitié tous les deux ans, et le sénat tous les quatre ans.
Les lois des 3 juin 1859 et 29 fénier 1860 fixent le nombre des conseillers provinciaux et communaux d'après le chiffre le plus récent de la population; eu voici la répartition par province , précédée de celle des sénateurs et des représentants , dont le nombre total est déjà indiqué plus haut.
Conseillers
Provinces. Séna- Repré- provia- comiiiu-
teurs. scntaols. ciaux. iiau\.
Anvers 6 12 56 1,331
Brabant il 22 69 2,866
Flandre occidentale . 8 16 68 2,255
Flandre orientale. . . 10 20 77 2,631
Hainaut 11 22 72 3,612
Liège 7 14 63 2,651
Limbourg 2 5 40 1,557
Luxembourg 3 5 41 1,569
.Namur 4 8 52 2,589
Totaux
BELGIQUE
Les nombres des conseillers, provinciaux et communaux, seront de nouveau augmentés par des lois annoncées pour 1872.
Les dénominations consacrées par les lois organiques, du 30 mars et du 30 avril 1836, sont, en ce qui concerne l'administration communale: bourgmestre, échevins. collège des bourgmestre et échevins, conseil communal; et , quant à l'administration provinciale : gouverneur, conseil proA'incial, députation permanente du conseU provincial , commissaire d'arrondissement.
Les gouverneurs et les commissaires d'arrondissement, qui correspondent aux préfets et sous-préfets , sont nommés par le roi , ainsi que les bourgmestres et les échevins , qui sontj en France, les maires et leurs adjoints.
Les conseillers provinciaux sont élus pour le terme de quatre ans, et les conseillers communaux pour six ans; les bourgmestres et les échevins sont également nommés pour le terme de six ans.
Les ministres du roi , au nombre de six (justice, alTaires étrangères, intérieur, travaux publics, guerre, finances), sont les chefs de l'administration générale, chacun en ce qui le concerne. Réunis en conseil , ils délibèrent sur les objets que Je roi leur soumet ou que l'un d'eux indique. 11 y a des ministres sans portefeuille . qui ont le titre de ministres d'État . avec ou sans entrée au conseil.
Finances. Les documents officiels établissent que la Belgique, pendant les quinze années de sa réunion à la Hollande, a contribué annuellement pour plus de 81 millions de francs aux charges de l'État: c'était uij des principaux griefs qui ont amené la révolution de 1 830. La séparation faite, il y a eu accroissement de dépenses, au lien de la diminution qu'on s'était promise; en eflet. pour la période de vingtsept ans , comprise entre 1831 et 1857 , la recette moyenne a été de 127.220,100 fr.. et la dépense moyenne de 127,439,900 fr. ; soit une insuffisance de ressources de 219,800 fr. par an, à laquelle il a été pourvu par l'émission de bons du Trésor.
Ces moyennes ont été fortement dépassées dans les années suivantes , les comptes définitifs donnent.cn recettes, 155,880,739 francs pour 1858, 1 58,349,6 iB francs pour 1859 et 169,709,218 francs pour 1860; puis 209.641.495 francs pour 1868. contre 223,404,893 francs, chiCfre de l'année 1867, qui n'a jamais été dépassé. Il est à remarquer que dans le montant de 1867 sont compris 50 millions d'emprunt, et 33 millions dans celui de 1808.
Chaque année , les chambres arrêtent la loi des comptes et votent le budget; toute loi relative aux recettes et aux dépenses de l'État , ou au contingent de l'armée , doit d'abord être votée par la chambre des représentants (art. 27 et 1 1 5 de la constitution).
Voici le résumé, par chapitres de recettes et de dépenses , d'après les comptes définitifs arrêtés pour l'exercice 1868 :
Recettes.
Contribution foncière (principal
et centimes additionnels) . . 18,909,284fr.
Personnelle 11,614,055
Droits des patentes 4,211,114
Redevance sur les mines .... 746,834 Droit de débit de boissons alcooliques (supprimé depuis) ... 1 ,452.432 Droits de débit de tabacs. . . . 235,948
— de douanes 14,673,529
— d'accises 28,284,610
— de marques de matières
d'or et d'argent 153,470
Recettes diverses 62,411
Droits d'enregistrement, etc. . 18,040,542
— de greffe 347,847
— d'hypothèque 3,252.292
— de succession 11,372,400
— de mutations en ligne di-
recte 2,050,070
— dus par les époux survi-
vants 226,890
— de timbre et naturalisation 4.382,821
Produit des amendes 649,582
Droit du péage sur les rivières,
canaux et routes appartenant
à l'État, postes 6,188,479
Chemins de fer 38.194,891
Autres capitaux et revenus. . . 9,21 0,9 il
Remboursements 2,033^927
Ressources spéciales provenant
d'emprunts 33,347,120
Total 209,641. 495 fr.
Dépenses.
Dette publique et pensions. . . 48,600,336 fr.
Dotations 4,246,013
Ministère de la justice 14,600,473
— des affaires étrangères 3,769,211
— de l'intérieur 12,909,487
— des travaux publics. . 37,833,583
— de la guerre 36,557,720
— des finances 13,205,198
Non-valeurs etremboursements. 915,608
Total 1 72,697,629 fr.
Services spéciaux pour chemins de fer, télégraphes électriques, canaux et rivières, routes , raccordements , voirie vicinale, ports et côtes, édifices et monuments, œuvres d'art, travaux de défense, travaux et services de toute
nature 19,223,311
Total général 191, 920,940 fr.
L'excédant des recettes sur les dépenses sert de voies et moj^ens pour couvrir les dépenses résultant des crédits extraordinaires qui peuvent éventuellement être demandés à la législature après le vote du budget.
La situation de la dette publique de la Belgique a été comme il suif à la fin de l'année 1868:
P.ELGIQUE.
Emprunts et dettes 2 «/. % 220,105,631 fr. 74 c.
Total de la dette consolidée. G91,878,013fr. 96 c. Dette flottante (bons du Trésor) 9,250,000
Ensemble 701,128,013fr.96 c.
Deux nouveaux emprunts ont été contractés en 1871: l'un de 76,963,600 fr. à 4 V2 p. 100, affecté à la reprise de matériel de chemins de fer; l'autre de 51,000,000 à 4 p. 100, à des travaux d'utilité publique.
Les recettes provinciales se forment principalement, outre quelques revenus patrimoniaux, des centimes additionnels aux contributions de l'État , du fermage des barrières de routes , du produit des péages des canaux et rivières et de la taxe sur les chiens. Elles ont donné, en 1869 :
Revenus patrimoniaux 1 2,379 fr.
Produit des impositions 5,498,121
Subsides de l'État 142,827
Autres recettes 2,821,748
Total 8,475,075 fr.
Les revenus des communes consistent eu produits de rentes sur l'État , sur les établissements publics et sur les particuliers; intérêts de fonds placés au Trésor public; produits de ventes de coupes de bois et d'autres immeubles; produits de location d'emplacements dans les foires et marchés; droits de mesurage, de pe- .sage et de jaugeage; droits de péage de chaus- .sées et de passages ; fermage de boues ; centimes additionnels aux contributions de l'État. Une loi du 18 juillet 1860 a aboli ]es octrois communaux et les a remplacés par une augmentation des droits de douane et d'accise sur le café et le sucre, la bière, les vins et eauxde-vie perçus par l'État. Le produit de cette .surtaxe, plus une part dans le produit du service des postes, sont répartis entre les communes. Comme cette surtaxe d'impôts de consommation pèse également sur les habitants des commîmes qui n'avaient pas eu d'octroi, ces communes en reçoivent tous les ans une part proportionnelle à titre de restitution , laquelle, par l'accroissement prévu, leur permettra, en outre, de réduire, peut-être même de supprimer, leurs propres cotisations personnelles. Toutes les communes perçoivent donc leur part dans un impôt général '{fonds communal) et le coKiplètent selon les nécessités par leurs revenus propres et leurs cotisations. D'après les comptes déllnitifs de l'exercice 1865 , les l'evenus des communes se sont élevés aux sommes suivantes:
Revenus patrimoniaux 7,038,489 fr.
Produit des impôts communaux
et taxes 8.409,782
Fonds communal 16.895,246
-autres recettes ordinaires . . . . 5!855,011
Report 38,198,528 fr.
Subsides des provinces et de l'État 7,082,868
Centimes additionnels extraordinaires 1,651.083
Autres recettes extraordinaires,
emprunts 43,335,300
Total
. 90,267,779 fr.
\ reporter.
38,I98,528lr.
Organisation militaire. L'armée belge se compose, sur le pied de paix, de 42,933 hommes, officiers et troupes, et de 8,791 chevaux; sur le pied de guerre, de 104,658 hommes, officiers et troupes, et de 1 5,052 chevaux. Dans , ces chiffres, la geudarmerie compte pour 1.562 1 hommes et 1,114 chevaux. T
L'armée se recrute par enrôlement volontaire et par la voie du sort. En temps de paix, la durée du service des volontaires et des miliciens est de huit années; l'âge est de dix-neuf à vingt-six ans.
La taille des hommes, variant suivant les armes, est de 1"\,55 au minimum pour l'infanterie de ligne et de l'",64 et au-dessus pour les autres armes.
Les casernes sont étabhes dans trente-huit locahtés, et peuvent contenir 80,000 hommes et 10,000 chevaux.
Les fournitures de couchage appartiennent à une compagnie et aux A'illes, qui se sont chargées, moyennant indemnité, à pourvoir au casernement des troupes.
L'arsenal de construction et l'école de pyrotechnie sont placés à Anvers; Liège possède une fonderie de canons et une manufacture d'armes.
Le nombre des places fortes, forts et postes fortifiés du royaume est de 11; les villes de garnison ou postes non fortiflés occupés par les troupes sont au nombre de 20.
Des boulangeries militaires sont établies dans 18 villes du royaume. La ration de vivres de campagne se compose de 75 décagr. de pain . 25 décagr. de viande , 3 décagr. de riz, 16 grammes de sel, 5 centilitres de genièvre, 4 centilitres de vinaigre. La ration de bois de chauffage est de '/375 de stère. Les troupes campées reçoivent 5 kilogr. de paille de couchage par homme, tous les quinze jours.
La ration de fourrages est composée : pour les chevaux de grosse cavalerie et d'artillerie . de 4 '/s kil. d'avoine, 4 kil. de foin, 4 kil. de paille; pour les chcA^aux de cavalerie légère, de 4 kil. d'avoine, 3 '/j kil. de foin et de 4 kil. de paille.
Les pensions mihtaires inscrites en faveur des miUtaires admis à la retraite depuis ! 830 jusqu'au 1*"' janvier 1872, y compris les pensions reprises à la Hollande, sont au nombre de 13,534, réduites, par les extinctions, à 4,08 i. et s'élevant à 3,815,162 fr. Les pensions do.veuves s'élèvent à 4.198 fr.
La marine de l'État, naguère réduite à un brick et une goélette, se compose aujourd'hui de cinq steamers; une allocation au budget est proposée pour en établir un sixième.
La garde civique est en Belgique ce que l;i
BELGIQUE
garde nationale était eu France ; elle compte envii-on 30,000 hommes. L'eflfectif en 1870 est de 30,184 hommes, dont 26,262 d'infanterie en 75 bataillons, 1,424 chasseurs éclaireurs, 231 chasseurs belges, 1,537 artilleurs, 391 cavaliers et 339 sapeurs-pompiers.
Indépendamment de cette garde civique active, il existe encore dans le pays 668 bataillons de garde civique non active, présentant un effectif de 200,400 hommes, et ayant leurs commandants et leur état-major.
Instruction publique. Au 31 décembre 1869 on comptait en Belgique, pour renseignement primaire, 1,522 écoles pour les garçons, l,8.j4 pour les fdles, et 2,265 pour les deux sexes; ensemble, 5,641 écoles publiques et privées. Le personnel enseignant à la même époque était composé de 5,178 instituteurs, sous-instituteurs et assistants, et de 4,350 institutrices, sous-institutrices et assistantes. Le nombre d'élèves était: en 1830, de 293,000, dont 157,100 garçons et 135,900 filles; en 1840, de 453,381, divisés en 243,900 garçons et 209,481 lilles; en 1850, de 493,773, doût 268,186 garçons et 225,587 filles; au 31 décembre 1869, de 593,379, dont 290,510 garçons et 302,809 ûUes; 366,572 des deux sexes étaient admis gratuitement. En rapprochant le chiffre de 593,379 élèves de celui de 753,200 qui représente le nombre des enfants en âge de fréquenter l'école, de 7 à 14 ans, il y aurait encore en Belgique 159,821 enfants privés d'instruction. .Mais on peut diminuer ce nombre d'u ne vingtaine de mille, au moins, d'élèves qui fréquentent les écoles moyennes , les athénées et les collèges ou des établissements spéciaux, tels que les écoles des hospices, des dépôts de mendicité, des maisons pénitentiaires, les écoles de réforme de Ruysselede et de Beernem, l'école des enfants de troupe, ainsi que les élèves qui sont instruits à domicile. Le nombre d'écoles est à la population dans le rapport de 1 à 1,009 habitants en 1830, 1 à 783 en 1840, 1 à 797 en 1850, 1 à 808 en 1857 et à 890 en 1869, et la proportion du uombre des élèves à la population, de 7.2 élèves sur 100 habitants en 1830, 11.8 en 1840, 10.8 en 1850. 9 en 1857 et 11.8 en 1869. Siir 44,179 miliciens inscrits pour la levée de 1869, 16,337 savaient lire, écrire et calculer; 13,811, seulement lire et écrire; 2,620, Ure seulement; 10,943 étaient entièrement dépourvus d'instruction; plus, 462 dont le degré d'instruction était inconnu. Indépendamment des écoles primaires, il y avait, au 31 décembre 1869, dans les salles d'asile ou écoles gardiennes, 27,219 garçons et 33,371 lilles; ensemble, 60,590 élèves, dont' 37,133 admis gratuitement; dans les écoles du midi, du soir et du dunanche, pour les adultes, 112,787 garçons et 104,381 lilles; ensemble, 217,168 élèves, dont 214,213 admis gratuitement. Parmi ces 217,168 élèves sont compris 97,737 enfants âgés de moins de quinze ans et dont une grande partie fréquente aussi les écoles primaires ou les ouvroirs. Dans les ouvroirs, écoles-manufactures et ateliers de charité. ],3I0 garçons et 25,873 lilles; CJi-
semble, 27,183 élèves, dont 18,928 gratuitement; dans les écoles annexées aux hospices, aux dépôts de mendicité , aux écoles de réforme et aux prisons, 3,713 garçons et 1.851 filles; ensemble, 6,564 élèves. Les ouvroirs, les écolesmanufactures , les atehers de charité et d'apprentissage, etc., n'existent guère que dans les provinces de Hainaut et des deux Flandi'es ; la plupart des élèves de ces écoles fréquentent en même temps les écoles dominicales et figurent dans le chiffre indiqué ci-dessus de la population de ces étabhssements. Les dépenses faites pour le service ordinaire de l'instruction primaire, en 1869, s'élèvent à la somme de 14,500,518 fr. 18 c, ainsi répartie: encaisse des exercices antérieurs, 236.155 fr. 22 c. ; l'État, 5,675,036 fr.; les provinces, I,633,318fr.
24 c. ; les communes, 5,258,366 fi*. 85 c. ; la bienfaisance pubhque et privée, 487,990 fr.
25 c, et les rétributions des élèves solvables, 1,009,651 fr. 62 c. Les frais de constructions, d'acquisitions, etc., de maisons d'école et de logements d'instituteurs, ont occasionné, pendant les années 1867 à 1869 , une dépense de 12,370,910 fr. 17 c. Il existe deux écoles normales de l'État, à Lierre et à Nivelles; sept écoles normales épiscopales et cinq sections normales annexées aux écoles moyennes de Bruges, de Gand, de Huy, de Couvin et de Yirton, où sont formés les élèves-instituteurs. Les élèves-institutrices sont formées dans les cours normaux annexés à quinze étabhssements d'instruction pour demoiselles, situés dans les diverses provinces du pays. Il y a, en outre , à l'institut royal de Messines , pour les filles de militaires, une école normale comprenant une section d'élèves-institutrices et une section d'élèves-maitresses de salle d'asile.
La loi du l"juin 1850, sur l'enseignement moyen , a fixé à 1 0 le nombre des athénées : 2 pour le Hainaut et 1 pour chacune des autres provinces. Les établissements du degré inférieur, au nombre de 50, portent la dénomination d'écoles moyennes de l'État, dont 18 appartiennent à la catégorie inférieure; 25 à la catégorie intermédiaire et 7 à la catégorie supérieure. 11 existe, en outre, un assez grand nombre de collèges communaux et d'écoles moyennes communales, presque tous subventionnés par le trésor public, ainsi que quelques entreprises particuhères ou pensionnats, répartis dans les diverses provinces. Le personne) enseignant était, en 1869, de 312 préfets des études , professeurs , maîtres et surveillants l)0ur les athénées; de 506 directeurs, professeurs, régents, instituteurs, assistants, maîtres et surveillants pour les écoles moyennes de l'État; de 181 directeurs, professeurs, etc., pour les collèges communaux subsidiés sur le trésor pubhc, et de 96 pour les écoles moyennes communales subsidiées; de 33 pour les écoles moyennes exclusivement communales; de 100 pour les collèges patronnés et de 43 pour les écoles moyennes patronnées par l'État. A la même époque, les élèves étaient au nonibiv de 3,509 dans les athénées royaux; de 8,313 dans les 50 écoles niovennes de l'État; de 1.4Ô3
BELGIQUE
dans les collèges communaux subsidiés; de 1,374 dans les écoles moyennes communales subsidiées; de 45G dans les écoles moyennes exclusivement communales; de 1,236 dans Ips collèges patronnés et de 723 dans les écoles moyennes patronnées par l'État. Le cLiffre des élèves dans les établissements dirigés par des particuliers n'est pas connu. Les admissions gratuites ou à prix réduit s'élèvent à 69 1 pour les athénées, à 1,911 pour les écoles moyennes de l'État; à 3'tl pour les collèges communaux subsidiés ; à 1 58 pour les écoles moyennes communales subsidiées ; à 9 pour les écoles moyennes exclusivement communales; à 19.5 pour les collèges patronnés et à 77 pour les écolesmoyennes patronnées par l'État; ensemble 3,382. Les ressources des établissements d'instruction moyenne se sont élevées, pour la môme année de 1869, à la somme de 2,391,451 fr. 70 c. L'État est intervenu pour 1,051,773 fr. 33 c. ; les provinces, pour 6,800 fr.; les communes, pour 724,298 fr. 50 c; les rétributions scolaires, pour 554,272 fr. 24 c. ; les fondations pour 19,995 fr. 14 c, et l'excédant des recettes des comptes précédents pour 34,312 fr. 49 c. L'enseignement normal, pour la formation des professeurs de l'enseignement moyen du degré supérieur, est divisé en deux sections: humanités et sciences; les cours d'humanités se donnent à Liège; ceux des sciences, à Gand. Une école normale, pour la formation de professeurs de l'enseignement moyen du degré inférieur, est étabhe à Bruges et à Nivelles. Il existe une école de médecine vétérinaire, un institut agricole et deux écoles pratiques d'agriculture; des écoles de navigation à Anvers et à Ostende ; un institut supérieur de commerce à Anvers; plus de 80 atehers d'apprentissage dans les deux Flandres; onze établissements de sourds-muets et aveugles; un institut royal exclusivement réservé aux flUes de militaires; deux écoles de réforme pour les garçons et pour les filles.
L'enseignement supérieur en Belgique est donné dans deux universités de l'État, à Gand et à Liège, dans l'université catholique à Louvain et dans une seconde université libre à Bruxelles. Une école du génie civil est annexée à l'université de Gand, et une é(îole des mines, arts et manufactures, à celle de Liège. Pendant l'année académique 1866-I8G7, la population des quatre universités, y compris les écoles spéciales annexées aux universités de Gand et de Liège, a été de 2,313 élèves. La répartition des élèves, par université et par faculté, a été ainsi qu'il suit :
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Gand. ... 14
Liège. . . . 68
Louvain . . 91
Bruxelles . 36
Aux deux universités de l'État, à Gand et à Liège, les droits d'inscription se sont élevés à 126,883 fr. 34 c. , ce qui donne une moyenne, par élève, de 1 10 fr. 23 c. pour l'année 1866- 1867. Les dépenses de l'État, en 1867, se sont
élevées à 839,509 fr. 55 c, dont 698,111 fr. 64 c. en traitements du personnel enseignant et administratif, 107,097 fr. 91 c. en matériel et 34,300 fr. en bourses d'études et de voyage. La loi du 19 décembre 1864 a eu pour efïet de remettre la gestion de toutes les fondations de bourses pour études , sauf pour études théologiques, à des commissions provinciales. Cette remise a eu heu à la fin de 1865. En outre, il existe un grand nombre de bourses particulières, affectées à l'enseignement supérieur, la plupart de création ancienne, dont l'administration et la collation sont confiées à des collèges de curateurs, aux termes des actes di' fondation. Le revenu est connu pour G39 d'entre elles; il s'élève à 37i,626 fr. 15 c. par an. Les fondations dont le revenu n'a pu être déterminé, sont au nomlire de 142.
L'école militîïire, comme l'école polytechnique de France, est destinée à former des officiers pour les armes de l'infanterie, de la cavalerie, de l'artillerie et du génie et pour la marine. Cet établissement, depuis sa création , en 1834, jusqu'au 31 décembre 1871, a reçu 1,424 jeunes gens, entrés dans les diverses armes, sans compter plusieurs sections spéciales, qui sont venues y compléter leur instruction. Les autres établissements organisés dans l'armée sont : l'école de guerre destinée à former des officiers d'état-major , l'école de tir de Fartillerie, l'école de pyrotechnie, l'école de cavalerie, Fècole spéciale des sous-oflicici-s d'infanterie et de cavalerie, les écoles règimentaires et la compagnie d'enfants de troupe, qui réunit aujourd'hui 257 élèves.
Bienfaisance publique. Les établissements de charité publique comprennent trois catégories principales :
1° Ceux qui assurent des secours ou un asile aux indigents en cas d'infirmité , de vieillesse, de maladie, d'abandon, de manque d'ouvrage et d'accidents de tout genre; assistance locale ;
2° Ceux qui sont particulièrement destinés à prévenir et à réprimer le vagabondage et la mendicité, à réformer les mendiants et les vagabonds, établissements de l'État;
3° Ceux qui ont spécialement pour but d'assurer Findépendance de la classe ouvrière en favorisant Fesprit de prévoyance, établissements patronnés par le gouvernement.
A côté des établissements publics il y a un grand nombre d'institutions particulières dr charité dues à l'initiative privée ou à des associations charilables s'appliquant librement à toute sorte d'œuvres et ne subissant aucun contrôle de la part de l'autorité.
L'assistance publique est confiée aux bureaux de bienfaisance et aux administrations des hospices.
Aux termes de l'arlicle 92 de la loi communale, un bureau de bienfaisance pour la distribution de secours à domicile doit èlre établi dans chaque commune.
Les établissements hospitaliers n'existent en général que dans les villes; la plupart proviennent d'anciennes fondations.
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Les ménages indigents, inscrits sur les registres des bureaux de bienfaisance . sont année moyenne au nombre de 160 à 170,000, comprenant 600 à 700.000 individus. Dans les années de disettes, ces chifTres s'élèvent à 200.000 ménages ou 800.000 individus. Les secours distribués s'élèvent à la somme de 8 à 9 millions. Une loi du 18 février 1815 a établi en principe que la conmiune où l'indigent a droit aux secours publics, est celle de sa naissance, s'il n'a cessé de 1 habiter; le domicile de secours change ou s'acquiert par une habitation de huit années consécutives. Tout indigent doit être secouru par la commune où il s.e trouve. Celle-ci a le droit de se faire rembourser ses avances par la commune domicile de secours.
Les dons et legs faits par des particuliers au profit des établissements charitables, et autorisés aux termes de l'article 910 du Code civil, se sont élevés, année moyenne, à plus d'un million de francs.
On comptait en Belgique 439 ho.spices et hôpitaux, avec une population de 30,000 individus. Les dépenses se sont élevées à environ 7,500,000 fr. par an.
Dans quelques provinces il a été créé des fermes-hospices.
Il existe des hospices spéciaux de maternité à Bruxelles, Louvain, Gand, Bruges, Kieuport, Tournai , Liège. L'hospice de maternité de Bruxelles , le plus important de tous , admet annuellement 700 à 800 femmes, qui viennent y faire leurs couches et reçoivent tous les soins nécessaires.
En outre, des sociétés de charité maternelle se sont formées dans plusieurs grandes villes du royaume , et des crèches pour la première enfance ont été instituées.
Une vingtaine de villes possèdent des hospices spéciaux pour les enfants trouvés et abandonnés; ailleurs ils sont placés en pension à la campagne chez des cultivateurs, sous la tutelle et la surveillance des administrations des hospices. Les tours qui avaient été établis, en vertu du décret impérial du 1 1 janvier 1811, ont été .successivement supprimés. Depuis cette suppression, le nombre des enfants trouvés nés de parents inconnus a notablement diminué. Les frais d'entretien de ces enfants, qui se montaient à plus de 130,000 fr., sont descendus au-dessous de 50,000 fr. Le dernier tour était resté ouvert à Anvers, il a été fermé en 1800.
Des hospices spéciaux pour les enfants malades, rachitiques et valétudinaires, ont été institués à Bruxelles, Gand et Anvers.
Il existe dix instituts spécialement affectés à l'instruction et à l'entretien des sourds-muets et des aveugles. Le nombre des élèves admis dans ces établissements aux frais des communes, de la province et de l'État, est environ de 300. Il y avait dans les établissements d'instruction, hospices, dépôts de mendicité, etc., 617 aveugles et 521 sourds-muets; 3,058 aveugles et 1,468 sourds-muets se trouvaient à domicile. Les établissements pour les aliénés sont au nombre de 58, dont 18 publics et 40
particuliers. On y comprend la colonie de Gheel, éfabhssement unique dans son genre, comptant 1,200 aliénés. L'on compte 5,000 aliénés placés dans les établissements et 2,000 soignés dans leurs familles.
Il y a trois établissements pour le traitement des maladies des yeux : à Bruxelles, à Mous et à jXamur.
Les villes manufacturières possèdent des caisses d'épargne, fondées, pour la plupart, par des sociétés financières.
11 y a 22 monts-de-piété; le montant des capitaux prêtés sur gages s'élève à plus de 10 millions. Il n'y a plus que trois dépôts de mendicité: à Stoogstrachin, Bruges et Reckheim. Les dépôts de Mons et de la Cambre ont été supprimés, mais une nouvelle colonie agricole pour les mendiants valides a été créée a Merxplas. La population des dépôts s'élève à 1,800 mendiants. Les écoles de réforme à Ruysselado et àEeermen reçoivent en outre 500 garçons et 250 filles condamnés pour mendicité ou vagabondage.
Des comités cantonaux ont pour mission d'exercer le patronage sur les condamnés libérés qui témoignent le désir d'être admis à cette faveur. Par les soins de ces comités, les enfants acquittés comme ayant agi sans discernement, sont mis en apprentissage, de même que les jeunes indigents, mendiants et vagabonds. La plupart de ces comités ont cessé de fonctionner. A Nnmur , Mons , Anvers , Bruxelles, Liège et Gand. il y a des établissements de refuge pour les femmes et les filles sortant de prison ou témoignant le désir de quitter la voie du vice. Il y a aussi des ateliers de charité, ouverts à tout indigent ou à tout ouvrier sans travail.
Des sociétés de secours mutuels, au nombre de plus de 200, sont instituées pour venir en aide aux ouvriers malades. Cet objet est réglé par une loi spéciale du 3 avril 1851. 11 existe en outre des sociétés d'épargne pour l'achat et la distribution de provisions d'hiver.
Des caisses de prévoyance existent pour les oun'iers mineurs, les ouvriers attachés aux chemins de fer de l'État, les pêcheurs et les marins; elles étendent leurs bienfaits aux ouvriers malades, blessés, infirmes, invalides, et à leurs veuves et leurs enfants.
Une loi du 8 mars 1850 a créé une caisse générale de retraite , ayant pour but de fournir à toute personne prévoyante le moyen de se ménager des ressources certaines pour sa vieillesse , au moyen de la constitution d'une rente viagère. Cette institution placée sous la direction du gouvernement a été réorganisée parla loi du 10 mars 1855. qui y a réuni une caisse d'épargne. Les dépôts peuvent être opérés à cette caisse dans tons les bureaux do poste.
Citllpx. La population de la Belgique est presque exclusivement catholique; elle ne renferme que 8 à 10,000 protestants et environ 2.000 Israélites.
Le territoire est divisé en six diocèses : l'archevèchè de Malines. comprenant les provin-
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ces d'Anvers et de Brabant; l'évèclié de Bruges, composé de la Flandre occidentale ; Tévêché de Gand, comprenant la Flandre orientale ; l'évéché de Liège, composé des provinces de Liège et de Limbourg; l'évèché de Kamur, composé des provinces de Namur et de Luxembom-g, et l'évéclié de Tournai , comprenant le Hainaut, à l'exception de cinq succursales de cette province ayant fait partie du département du Kord, qui ressortissent encore aujourd'hui au diocèse de Cambrai. D'après les renseignements les plus récents sur la composition du personnel du clergé en Belgique, le clergé supérieur compte 1 archevêque , 5 évèques, 3 vicaires généraux de l'archevêché et 10 des évêchès, 12 chanoines do l'archevêché et 40 des évêchès; le clergé inférieur, 93 curés de première classe et 141 de seconde classe, 2,701 desservants, 181 chapelains, 1,638 vicaires, 115 coadjuteurs ou vicaires temporaires et G prêtres auxiliaires. Le traitement individuel, .sur le Trésor pubHc , est : cardinal-archevêque, 21,000 fr.; évêque , 14,700 fr.; vicaire général de l'archevêché, 3,600 fr.; de l'évèché, 3,200 fr.; chanoine de l'archevêché, 2,400 fr.; de l'évèché, 2,000 fr.; curé de première classe, 2,047 fr.50 c; de deuxième classe, 1,365 à 1,600 fr.;les traitements pour les desservants, de 950 à 1,200 fr.; pour les chapelains, vicaires et coadjuteurs, de 600 à 800 fr., varient suivant Yàge.
Les allocations portées au budget de lÉtat pour les traitements du clergé catholique s'élèvent à la somme de 4,630,211 fr. Indépendamment des traitements à la charge de l'Etat, les fabriques d'èghses et les communes peuvent accorder des suppléments de traitement, lesquels s'élèvent en moyenne , par année, à plus de 500,000 fr. Huit cures et succursales ont 5 vicaires , 28 en ont 4 , 69 en ont 3 , 223 en ont 2; 842 n'en ont qu'un, et 1,702 sont sans vicaire. Il y a environ 300 annexes et oratoires entretenus et desservis aux frais d'un certain nombre d'habitants. Dans le personnel ci-dessus ne sont pas compris les aumôniers iuLUtaires , ni ceux des prisons, ceux-ci au nombre de 21.
Les cultes autres que le culte cathohque coûtent à l'État, savoir: le culte protestant, 56,136 fr.; le culte anghcau, 13,200 fr., et le culte israéhte, 11,220. Les villes qui possèdent des églises protestantes , sont : Bruxelles, Gand, Anvers, Liège, Verviers et Tournai; les synagogues se trouvent à Bruxelles, Gand, Anvers, Liège et Arlon.
On compte dans le royaume 6 séminaires, correspondant aux 6 diocèses , avec un personnel enseignant de 41 professeurs. Le nombre des élèves est en moyenne de 750 à 800. Ils ne fournissent pas assez de prêtres pour pourvoir aux places vacantes qui, au l^^"" octobre 1871, étaient de 174, ainsi réparties: 30 succursales et 46 chapelles, desservies provisoirement par suite d'autorisation de biner, 27 places de chapelain et 71 de vicaire non desservies.
Le nombre et la population des couvents ou congrégations religieuses existant dans le pays,
à l'époque du recensement de 1866 , y compris les béguinages, ont été ainsi qu'il suit :
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