‹ Dictionnaire général de la politiqueChapitre 128 sur 557 · BUREAU, BUREAUX · texte numérisé non relu

BUREAU, BUREAUX

n'est que le premier entre ses pairs. Ce président est lié par le vote du comité.

On trouve dans tous les pays Fcmploi simultané de ces deux modes d'administration. Cependant, en France, c'est le système indivitluel qui est préféré; en Allemagne, peut-être aussi en Angleterre et dans quelques pays du Nord, c'est le système collectif. Le fonctionnaire, ne pouvant pas, à lui seul, exécuter le travail matériel qu'accompUt facilement un comité , eu le distribuant entre ses membres , doit s'adjoindre des employés réunis en bureau, mais auxquels la loi ne reconnaît aucune autorité. C'est de cette circonstance que les Allemands ont déduit le nom de bureaucratique qu'ils donnent au système.

Autrefois, le système collectif était assez répandu en France. II y avait des conseils, des chambres, des bureaux assez nombreux. Sous la première République, on lui donna même de l'extension, puisque les conmmnes et les départements, et, pendant un moment, même le gouvernement étaient entre les mains de directoires. Actuellement, on ne trouve plus guère que le conseil des ministres, les conseils d'administration au ministère des fmances, le conseil de fabrique, le bureau de bienfaisance, la caisse d'épargne et la plupart des grandes entreprises privées (chemins de fer) qui pussent être rangés parmi les administrations collectives'. En Allemagne, le système individue' ou bureaucratique n'est guère représenté que parles sous-préfets [Landrath, en Prusse) et par les bourgmestres ou Schulze (maires) des petites communes. Dans les villes, le magistrat

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