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CAISSE DE RETRAITES

constituant le boni des déposants à la date du l^r janvier 1860, étaient placés comme suit:

Thalers. P. 100.

Prêts anx communes, corporations, etc 4,688,358 ou 10.1

— sur propriétés urbaines. . 10,983,487 » 23.6

— — — rurales . . 11,434,137 . 24.7

— — fonds publics 11,285,496 . 24.4

— contre nautissemeut . . . 2,&91,4t)9 » 6.5

— sur garantie 4,970,443 • 10.7

Ce régime de placements productifs , dont nous n'entendons cependant pas approuver tous les détails, n"a pas empêché linstitution des caisses d'épargne de progresser d'une façon bien autrement rapide qu'en Angleterre et qu'en France. Ainsi, la Prusse n'avait compté en 1839 que 85 caisses d'épargne; elle en possède 220 en 1849 et 462 en 1859; le solde dû aux dépo.sants , de 6,076,788 thalers au 1 " janvier 1840, s'élève en 1850 (même date) à 16,557,390 thalers, et en 1860 à 45,281,087 thalers; le nombre des liM*ets, de 261,714 en 1850, a monté dix ans après à 564,986, se répartissant comme suit par quotités: 197,762 dépôts de 20 thalers et au-dessous; 135,022, de 20 à 50; 106,521, de 50 à 100; 80,039, de 100 à 200; enfln 45,642 dépôts d'au-dessus de 200 thalers. La moyenne du livret est de 80.14 thalers.

Le système des caisses d'épargne est beaucoup moins développé en Autriche , quoique leur étabUssement y soit , comme en France et en Prusse, antérieur à 1820; elles sont régies notamment par l'ordonnance de septembre 1844; elles ne connaissent pas de maximum pour les dépôts , et l'État , si besoigneux pourtant, n'a guère pensé à faire entrer les versements faits aux caisses d'épargne dans les éléments de sa dette flottante; les caisses font l'escompte , prêtent sur lettres de gage hypothécaires et sur fonds publics. Leur nombre, de 25 en 1842, s'est élevé en 1851 à 52 et en 1860 à 110, et il a encore augmenté depuis; les capitaux qui leur sont confiés, de 110.9 millions de florins en 1854, ont atteint 133.7 millions en 1857 pour toute la monarchie; en 1860, le total est de 108 millions sans les pays hongrois. En 1869, les caisses d'épargne de la Cisleilliauie comptent 824,373 livrets et les sommes dues se montent à 244 millions de florins (2 fr. 50 c). C'est en Hongrie que l'action des caisses d'épargne est le plus fortement développée; la caisse d'épargne dePesth a placé en 1859: 229,360 0. en prêts sur fonds publics; 9,133,023 fl. en escompte; 746,834 fl. sur propriétés foncières. Le pays, veuf de banques, se félicite de ce faible remplacement; les déposants s'en trouvent bien, et les actionnaires touchent à Pesth et dans les autres caisses d'épargne hongroises des dividendes de 40 à 60 p. 100 l'anl Dans des pays encore où les banques , grandes et petites, ne manquent guère — en Suisse, par exemple, et dans le Nord allemand et Scandinave — on ne dédaigne guère de faire des caisses d'épargne l'auxiliaire des banques de dépôts , et l'on s'en trouve fort bien ; en Suisse,

la caisse d'épargne est une annexe importante de plusieurs banques qui y puisent une grande partie de leurs ressources ; en Amérique aussi, où le grand développement des banques locales restreint quelque peu la tâche de la caisse d'épargne , celle-ci n'en rend pas moins d'importants services. En Belgique, il a été créé, en 1865, une caisse d'épargne sous la surveillance de l'État qui a successivement centralisé les autres institutions semblables existant dans le pays.

Ajoutons ici les indications statistiques qni suivent: Italie (1867), 436,856 livrets; crédit, 238 millions. Suisse (1862), 353,855 livrets; crédit, 131 millions et demi. Saxe royale (1865); 370.000 livrets; crédit, 101 millions et demi. Bavière (1865), 243,227 livrets; crédit, 52 millions. Suède, 218,335 livrets. Espagne (1868), 31,944 livrets; crédit, près de 15 millions.

Le placement des épargnes exige , certes , une circonspection tout exceptionnelle : il faut que l'argent ne coure pas le moindre risque et qu'il soit toujours disponible quand le propriétaire du livret le réclame. Par ces raisons, l'emploi en prêts hypothécaires ne saurait être admis que pour une partie resti'einte des versements; pour les mêmes raisons, les avances sur fonds publics et les escomptes veulent être faits avec une prudence plus méticuleuse encore que dans les banques ordinaires. Mais avec la libre concurrence et l'obligation d'une sérieuse publicité périodique, l'intérêt bien entendu de la direction et la vigilance des déposants olTriront des garanties suffisantes. Le fait est que les caisses d'épargne plus ou moins indépendantes de l'Allemagne, de la Hollande , de maint autre pays , de l'Autriche même, ont parfaitement résisté à la tempête de 1848 dont les effets ont été si désastreux pour les déposants des caisses d'épargne françaises. Pour l'observateur éclairé et impartial, U ne saurait exister de doute làdessus: les caisses d'épargne sont appelées à un grand rôle; mais elles ne le rempliront que lorsqu'on aura cessé de les étoulTer sous la tutelle administrative, en les considérant comme établissements charitables, pour les laisser plutôt, comme une es[)èce de banques populaires , se développer librement à l'air forliflant de l'autonomie . de la concurrence et de la publicité. J. E. HoRî».

Mis à jour par M. B.

CAISSE DE RETRAITES POUR LA VIEIL- LESSE. Il y a une profonde vérité dans cet adage connu: Aide-loi, le ciel t'aidera; on pourrait presque le considérer comme le principe fondamental , la base de tout un système de morale pratique.

Ainsi, pourrait-on dire, aide-toi et forme des sociétés de secours mutuels ivoi/. ce mol), si tu veux ne devoir qu'à toi-même ton entretien pendant la maladie ou même pendant le chômage ;

Aide- toi et dépose à la caisse d'épargne {ooy.), serait-ce au prix de quelques sacrifices, voire même de quelques privations , si tu veux

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