‹ Dictionnaire général de la politiqueChapitre 160 sur 557 · CHANCELIER. — CHARTE · texte numérisé non relu

CHANCELIER. — CHARTE

les affaires politiques et administratives de l'empire autricliieu. Après 1866, cette dignité fut conférée au baron de Beust, et elle semble destinée à être réservée au ministre commun des deux moitiés de l'empire austro-hongrois.

En Angleterre, le chuncelier (lord high-cliancellor) est regardé comme le premier fonctionnaire de l'État. Il est de droit président de la chambre des lords et chef d'une haute cour de justice, appelée cour de chancellerie [court of chancerî/.)UY n, en outre, en Angleterre, des chanceliers particuhers pour le duché de Lancaster et pour llrlande, et il y a enfin un chancelier de l'échiquier (chancellor of the Excherpœr) [voij. Échiquier), qui remplit les fonctions de ministre des finances.

En France , et sous l'ancien régime, le chancelier fut considéré comme le premier ofTicier de la couronne; il était le chef de la magistrature et il avait habituellement la garde des sceaux. En outre, il présidait le conseil d'État et il était le représentant le plus éminent du roi auprès dn parlement. A côté du chancelier de France, la reine, les enfants du roi et le premier prince du sang, ainsi que les ordres de chevalerie et les universités , avaient leurs chanceliers particuhers. L"onice de chancelier de France fut aboli en 1790. L'empereur >apoléon I" créa le titre d'archi-chancelier en faveur de Cambacérès , à qui il confia l'administration de l'état civil de la maison impériale. Sous la Restauration, la dignité de chancelier de France fut rétablie, mais elle ne conféra au titulaire d'autre droit que celui de présider la chambre des pairs. Le duc Pasquier, nommé parle roiLouis-Philippe, etmortàParis en 1862. a été, jusqu'à présent, le dernier chancelier de France. A. de Ribbe.ntrop.

CHANCELIER DE L'ÉCHIQUIER. Voij.

Échiquier.

CHANCELLERIE est souvent synonyme de grefl'e administratif. En Allemagne, Kanzlci veut souvent dire secrétariat. Chaque légation a sa chancellerie , ce qui fait quelquefois considérer ce mot comme l'équivalent d'ambassade ou de ministère des affaires étrangères. On parle aussi de la chancellerie d'un ordre, mais c'est toujours dans l'acception de secrétariat ou de grcfi'e.

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